11/11/2016

Encore un incendie à bord d’un F-35 !

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L’information a été gardée secrète le plus longtemps possible, mais elle vient d’être réveillée, un nouvel incendie a éclaté à bord d’un avion de type Lockheed-Martin F-35 « Lightning II ».

L’incident a eu lieu le 27 octobre dernier à bord d’un avion de combat Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » en service au sein de l’US Marine Corps (USMC). L’incendie s’est déclaré à l’intérieur de la baie d’arme ventrale de l’avion au court d’une d'une mission d'entraînement. L’avion appartient à l’escadron VMFAT 501 du Marine Aircraft Group 31.

Quatrième incendie :

Ce nouvel incendie porte à quatre le nombre d’incidents de ce type à venir frapper les F-35. Le premier incident du genre s’était déroulé en 2011 sur l’avion d’essais AF-4. Une défaillance du système électrique intégré avait causé le départ du feu. En 2014, le F-35 n°AF-27 avait pris feu suite à une défaillance qui s'est produite à hauteur du troisième étage du rotor de la soufflante. Il semble que l’avion ne sera jamais réparé et restera cloué au sol. Et puis en septembre dernier, un incendie s’est déclaré lors du démarrage du moteur d’un F-35 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho. L'avion endommagé est l'un des sept F-35A de l'escadron 61 basé à Luke en déplacement à Mountain Home.

Une série noire :

Avec ce quatrième incendie, le terme de « série noire » commence à être employé à propos du programme F-35. Des incidents qui viennent s’ajouter aux trop nombreux déboires de l’avion. Si certains problèmes dont l’isolation des réservoirs sont aujourd’hui réglés, les incendies sont eux issus de problèmes plus graves et qui rendent l’avion peu fiable. L’image du F-35 ne cesse d’être écornée par la révélation constante de nouveaux problèmes, comme ceux apparus ce printemps avec le « bug » du système d’exploitation qui perturbait le bon fonctionnement du radar AESA.

 

Photo : F-35B du VMFAT 501@ USMC

04/11/2016

C-5M « Super Galalxy » pour la Garde Nationale !

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Marietta, Lockheed-Martin a livré un nouvel exemplaire du C-5M « Super Galaxy ». Ce C 5M sera affecté à la 433e Escadre aérienne américaine, soit une unité de commandement de la Réserve aérienne de la Base de San Antonio-Lackland au Texas.

L’aéronef numéro de série 87-0038 de la US Air Force numéro 124 avait été livré à l'armée de l'air en décembre 1988 en tant que C-5B et avait enregistré environ 18’950 heures de vol avant le vol.

A ce jour l’ensemble des C-5M « Super Galaxy » ont été livré à l’US Air Force, soit un total de 32 appareils. Les appareils encore en cours de rénovation sont tous affectés à la Garde Nationale.

Le C-5M «Super Galaxy»: 

Le C-5 «Super Galaxy» modernisé est doté d’un nouveau tableau de bord est d’une avionique modernisée, dont des écrans plats, un nouveau système de communication, un nouveau système de pilotage automatique. Question motorisation, l’avion est doté de moteurs General Electric CF6-80C2 qui offrent 22% de puissance supplémentaire, permettant une course au décollage plus courte de 30% et un taux de montée supérieur de 38% par rapport aux versions antérieures.

Le C-5M peut dès lors, transporter une charge de 176,610 lb (80,110 kg) à plus de 41.100 pieds (12.500 m) en 23 minutes, 59 secondes. Le C-5M à d’ailleurs battu le record du monde de transport de charge utile à la plus haute altitude, soit une charge de 294,690 kg à 2.000 mètres.

Les C-5M  «Super Galaxy» devront pouvoir rester en service durant les quarante prochaines années au sein de l’US Air Force. L’USAF a décidé de convertir l’ensemble des C-5B et C en version M. L’ensemble de la flotte sera convertie comme prévu, d’ici 2016.

 

Photos :  C-5M Super Galaxy  @ Lockheed-Martin

 

18/10/2016

Quatrième C-130J pour Israël !

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Lockheed-Martin a livré le quatrième C-130J « Super Hercules » "Samson" de transport tactique à l’Etat Hébreu. Deux autres appareils arriveront encore cette année au sein de la Force aérienne.

L'escadron "des éléphants" basé à Nevatim qui exploite la nouvelle génération d’Hercules, a déjà testé le C-130J au cours de missions de ravitaillement en vol avec un Boeing B707. De plus, les C-130J israéliens disposent d’un nouveau système de vol à basse altitude développé en Israël.

Le C-130J « Super Hercules » :

Le C-130J «Super Hercules» est la version la plus avancée du célèbre  C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté de nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE 2100D3 dotés d’hélices à six pales. 

Du point de vue de l’extérieur, le C-130J semble n’être qu’une version allongée du célèbre Hercules, cependant, il est équipé d’un poste de pilotage informatisé permettant de réduire le nombre de pilotes à deux. Il a une capacité de 26.000 kg de carburant et il est configuré pour recevoir des réservoirs additionnels de 11.000kg de carburant.

 

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Photos : C-130J israéliens @ FAI

24/08/2016

Le F-35 block 3F testé !

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Lockheed-Martin vient de terminer une importante phase d’essais avec de l’armement et le nouveau logiciel block 3F. Au total se sont pas moins de douze types d’armes qui ont été être tirées avec l’appareil.

Des F-35 basé à Edward ont réalisé plusieurs séries de vol avec des tirs. Ceux-ci ont permis de valider la séparation avec l’avion avec précision. Une trentaine de systèmes d’arme comme le Raytheon AIM-120C7 « AMRAAM », des AIM-9X « Sidewinder » ainsi que des bombes Boeing JDAM (Joint Direct Attack Munition) ainsi que des bombes Paveway de divers calibres ont pu être tirées.

Cependant, les capacités offensives du F-35 sont encore restreintes et les livraisons de F-35 ayant une pleine capacité ne pourront pas être effectuées avant deux ans au minimum selon les responsables de Lockheed-Martin.

 

Photo : F-35A avec bombes Paveway et missiles AIM-9X @ Lockheed-Martin

07/03/2016

Le F-35 trop sensible à la cyberguerre !

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Trop d’informatique peut s’avérer dangereux en matière de cybersécurité, c’est le constat qui vient d’être fait, par le directeur des essais opérationnels et d’évaluation (DOT & E) du programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35.

 Ces prochains mois, le programme F-35 va recevoir une nouvelle version de son logiciel ALIS (Autonomic Logistics information System) mais des inquiétudes demeurent sur les performances et la sécurité de celui-ci. En effet, un rapport remis par le directeur des essais opérationnel et d’évaluation (DOT & E) publié en janvier dernier, suggère que le logiciel ALIS ne doit en aucun cas être mis en service dans sa version actuelle, en vue de la mise en capacité opérationnelle initiale (COI) du F-35 au sein de l’US Air Force. En effet, toujours selon le rapport le système n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. La mouture actuelle du logiciel est trop perméable face à une cyber attaque destinée à pénétrer le système du F-35 !

Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Certes, le programme pourra être modifié pour offrir plus de sécurité, mais les critiques sur le « tout informatique » ne cessent d’augmenter à propos du F-35 et qui pour certains experts en cyberguerre estiment que l’électronique, si importante pour cet avion va se retourner contre lui.

 

Photo : F-35 C @ Lockheed-Martin