17/11/2020

La Grèce a officialisé une commande de F-35 !

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Athènes a officialisé à Washington une demande d’achat immédiate concernant l’avion de combat Lockheed-Martin F-35A de cinquième génération. La lettre officielle de demande (LOR) du ministère de la Défense a été envoyée au gouvernement américain au début du mois de novembre.

Livraison rapide :

Selon la presse du pays, « La décision d’inscrire la Grèce dans le programme de combat d’attaque interarmées F-35 sera basée sur divers facteurs, tels que le calendrier de livraison des avions, le plan de remboursement, la configuration de l’avion et une combinaison possible pour obtenir un total de 18 à 24 appareils », le tout ponctué de l’intérêt du ministère grec de la Défense nationale. De plus. On apprend que la Grèce a également fait mention pour que les livraisons puissent débuter très rapidement, soit en 2021 déjà. Le directeur général des équipements et investissements de défense, invite les responsables américains à se rendre en Grèce le plus tôt possible afin que les discussions sur les 18 à 24 avions de combat F-35 puissent être engagées.

Une nouvelle structure pour l’armée grecque :

Les provocations d’Ankara de ces dernières semaines ont finalement eu un impact salutaire pour l’avenir de la Défense grecque, en gestation depuis quelques années. Athènes se voit maintenant soutenue par la France et les USA avec une certaine vigueur, ce qui accélère la mise en place de la nouvelle structure de commandement et des forces des forces armées 2020-2034. La liste des systèmes d'armes que la Défense grecque devra désormais se procurer comprend la modernisation des systèmes de défense aérienne. Le renforcement avec des avions de chasse de 5e génération. Le gouvernement et le ministère de la Défense s'orientent vers l'achat d'au moins un escadron F-35. Mise à niveau des 4 frégates de type MEKO. Renforcement avec des véhicules de combat blindés pour l'armée. Prise en charge des véhicules aériens sans pilote. Mise en place d’un plan d'opérations des forces spéciales sous une administration et un esprit unifié. 

Photo : F-35A au décollage @ Ivan Voukadinov

30/10/2020

Washington avance dans la vente de F-35A aux EAU !

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Le département d'État américain soutient la vente de 50 avions de combat Lockheed-Martin F-35 aux Émirats arabes unis (EAU) dans le cadre d'un contrat d'armement d'une valeur estimée à 10,4 milliards de dollars.

La nouvelle est venue alors que l'administration Trump informait de manière informelle le Congrès de son projet de vendre jeudi aux Émirats arabes unis des F-35. Il fait suite à des semaines de spéculations et de débats en coulisses sur la manière de structurer un accord sur le F-35 à destination des Émirats arabes unis sans nuire à l'avantage militaire qualitatif d'Israël. Si la vente est autorisée par le Congrès et que les Émirats arabes unis choisissent d’acheter le F-35A couvertes par l’accord, obtiendra la parité avec Israël, qui possède 50 avions F-35 « Adir » .

Au milieu des informations selon lesquelles l'administration Trump accélère les ventes de F-35, les principaux législateurs démocrates continuent d'exhorter à une approche délibérée, invoquant des préoccupations pour la sécurité d'Israël et la sécurité de la technologie sensible de l'avion de combat.

L'exportation de cet avion nécessite un examen très attentif et le Congrès doit analyser toutes les ramifications. Accélérer ces ventes n’est dans l’intérêt de personne. » Les consultations ont eu lieu quelques jours après qu'Israël a déclaré la semaine dernière qu'il ne s'opposerait pas à la vente par les États-Unis de « certains systèmes d'armes », généralement considérés comme des F-35. Cela faisait suite à un accord entre Israël et les États-Unis pour améliorer ses capacités afin de préserver son avantage.

Des F-35 bridés :

Le Congrès veut connaître de quelle manière les F-35 potentiellement destinés aux EAU seront bridés électroniquement pour les rendre moins performants que ceux en service en Israël. Mais il se peut aussi qu’un autre dispositif puisse être installé à bord des F-35 des EAU. Ce dernier pourrait avoir comme effet de réduire les capacités de furtivité de l’avion.

Pour le Congrès, il s’agit également d’avoir les garanties nécessaires à ce que la technologie du F-35 soit également être protégée de ses plus grands adversaires mondiaux. La Russie et la Chine étant actives dans la région, le peuple américain aura besoin d’assurances irréprochables que les capacités militaires les plus avancées seront protégées. 

Rappel : 

La sophistication technique du F-35 qui intéresse énormément les clients potentiels est intimement liée à ses systèmes de mission et à sa puissance de traitement. C’est cette puissance de calcul intégrée dans le F-35 qui le rend, si efficace dans l’analyse des données qui vont permettre d’obtenir une vision de la situation quasi parfaite. Cette même puissance et au cœur du système en réseau qui apporte les véritables changements de la gestion du combat aérien. Mais qu’en est-il de la valeur du F-35, si ce système si performant est « ainsi bridé » pour les clients étrangers de l’avion ? Certes, il restera plus performant que d’autres appareils plus anciens, mais qu’adviendra-t-il, lorsque la concurrence mettra prochainement sur le marché des aéronefs disposant d’une capacité de calcul équivalente ? 

Photo : F-35 au décollage en soirée dans le désert @ IAF

 

 

16/10/2020

Les radars AESA opérationnels sur les F-16 !

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L'US Air Force a annoncé avoir atteint la pleine capacité opérationnelle (FOC) en ce qui concerne l’utilisation du radar AESA à bord des F-16 de l’Air National Guard.

En septembre dernier, l'US Air Force a commencé l'installation des premiers radar Northrop-Grumman AN/APG APG-83 SABR (Scalabre Agile Beam Radar) à matrice à balayage électronique actif (AESA) sur des F-16 du 85th Test and Evaluation Squadron. L’installation a montré une intégration sans poser de problème de structure, d'alimentation et de refroidissement sur le F-16. Ces essais ont confirmé la parfaite intégration du radar et ont démontrés les excellentes capacités de détection, de suivi et d’identification d’un plus grand nombre de cibles, plus rapidement et à plus longue portée et de fonctionner dans des environnements électroniques hostiles. L’USAF va maintenant poursuivre la mise à jour des F-16 avec le nouveau radar.

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L'APG-83 AESA offre les améliorations de capacités suivantes par rapport aux anciens radars à balayage mécanique.  Il permet : 

Ciblage de précision autonome, tout environnement.

Cartes haute résolution étendues BIG SAR.

Génération de coordonnées de haute qualité.

Plus grande plage de détection et de suivi des cibles.

Recherche et acquisition de cibles plus rapides.

Détection de cibles plus petites

Suivi multi-cibles.

Protection électronique robuste (A / A et A / G).

ID de combat amélioré.

Opérations en mode entrelacé pour une meilleure connaissance de la situation.

Modes maritimes.

3 à 5 fois plus de fiabilité et de disponibilité.

Modernisation des F-16 : 

Dans un premier temps ce sont 72 chasseurs F-16 de l'Air National Guard (ANG) qui vont recevoir progressivement le radar APG-83. Mais au total, se sont tous les avions F-16 de l'USAF qui devraient être équipés de ces radars d'ici 2025 y comprit l’ANG. 

Northrop Grumman a conclu un contrat de 3,2 milliards de dollars pour le développement et la production d'un maximum de 372 radars AESA pour la flotte de F-16 « Fighting Falcon » en service au sein de l’USAF et l’ANG. Le contrat, annoncé le 19 décembre, est géré par le Air Force Life Cycle Management Center, Fighter Bomber Directorate, F-16 Division, Wright Patterson AFB dans l'Ohio.

Le Congrès a approuvé le projet de loi de 2020 sur les dépenses de défense. Les premier F-16 en cours de mise à jour proviennent de la Joint Base Andrews dans le Maryland, aux États-Unis. La mise à niveau du radar a été effectuée pour répondre aux besoins opérationnels émergents interarmées du Commandement Nord Américain (JEON). L’adaptation du nouveau radar APG-83 a été spécialement conçu pour maximiser les performances du F-16 avec une architecture abordable et évolutive, basée sur les progrès réalisés grâce à l'introduction de l'APG-77 AESA de Northrop Grumman pour le F-22 Raptor et de l'APG-81 AESA pour le F-35 « Lightning II ». Les appareils pourront dorénavant étendre la viabilité opérationnelle et la fiabilité de la flotte tout en offrant aux pilotes des capacités de radar de combat de 5e génération.

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Photos : 1 & 3 F-16 du 85th Test and Evaluation Squadron @ USAF/T. Mc.Intire 2 Radar AESA AN/APG-83 @ Northrop-Grumman

14/10/2020

F-35, arrivée d’ODIN et d’une protection contre la foudre !

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Le remplaçant du système de diagnostique ALIS arrive aux essais au sein de l’USMC et Lockeed-Martin va prochainement installer un système de protection contre la foudre. En parallèle, l’avionneur annonce pouvoir livrer 121 F-35 d'ici la fin de 2020, soit 20 jets de moins que les 141 initialement prévus cette année, COVID-19 en cause.

Rappel : 

A l’origine, le système d’information logistique autonome (ALIS) a été conçu pour soutenir les opérations quotidiennes de la flotte de F-35, allant de la planification des missions et de la planification des vols aux réparations et à la maintenance programmée, ainsi que le suivi et la commande de pièces. ALIS en ligne informatisé du chasseur furtif F-35 fabriqué par Lockheed Martin ne marche pas, il souffre de nombreux retards. ALIS était connu pour ses problèmes. En janvier, le Government Accountability Office a déclaré dans un rapport que le système présentait 4’700 lacunes. Ces problèmes comprenaient des données inexactes ou manquantes, des défis de déploiement du système, un besoin de plus de personnel que prévu, un processus de résolution des problèmes inefficace, une mauvaise expérience utilisateur, des applications immatures et une formation inefficace, selon le rapport.

Operational Data Integrated Network (ODIN): 

Le Pentagone a déclaré que ALIS serait remplacé par le réseau intégré de données opérationnelles (ODIN) de Lockheed Martin, qui sera rationalisé pour plus d'efficacité. Lockheed Martin, le maître d'œuvre du F-35, travaille sur ODIN (Operational Data Integrated Network) dans le cadre du profil de financement actuel d'ALIS sans frais supplémentaires pour le contribuable. Selon LM, le système ODIN aura remplacé ALIS dans tous les F-35 en décembre 2022, à l'exception de ceux déployés à distance ou sur des navires. ODIN sera basé dans le cloud et conçu pour fournir des données en temps quasi réel sur les performances des avions et des systèmes dans le cadre de dispositions de cyber sécurité renforcées.

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Premiers tests positifs :

Les premiers tests de performance d'ODIN ont montré une réduction de la charge de travail administrative et des temps de traitement considérablement réduits par rapport aux serveurs ALIS sur le terrain, une diminution de plus de 50%, réduisant la charge de travail des responsables en accélérant les interactions avec le système. Le nouveau système va permettre une surveillance en temps réel des performances du système et la collecte automatisée des informations sur les performances, ainsi qu'une gestion transparente des pièces, des commandes techniques et des données de performance du programme.

De plus, ODIN est bien plus pratique, car la taille du système est réduite. En effet, la partie au sol d'ODIN tient dans deux valises transportables de la taille d'un bagage à main au lieu du rack d'électronique et de modules d'alimentation de secours d'ALIS. ODIN pèse 32 kg, contre 363 kg pour ALIS.

Le 29 septembre dernier, un premier module d’ODIN est entré en service au sein de l’USMC sur la base aéronavale de Yuma en Arizona. Les premiers essais ont débuté le même jour avec des F-35B.

Le F-35 ne craindra bientôt plus la foudre :

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Fait incroyable à notre époque, le « nec plus ultra » de l’aviation militaire craint la foudre ! Mais ce Talon d’Achille sera bientôt une histoire ancienne. Lockheed-Martin prévoit d’installer d’ici la fin de l’année sur les F-35 sortant de la chaîne de production, un système de protection contre la foudre. Ce système résoudra les problèmes découverts plus tôt cette année. En fait le F-35 est bel est bien déjà doté d’une protection contre la foudre, mais cette dernière n’était pas véritablement fiable. 

En juin, le F-35 Joint Program Office a imposé des restrictions de vol sur la variante conventionnelle de décollage et d'atterrissage du F-35A, soit le modèle utilisé par l'US Air Force et la plupart des clients internationaux après que l'US Air Force ait découvert un problème avec le Système de génération de gaz inerte embarqué.

Le système OBIGGS (Onboard Inert Gas Generation System) permet à l’avion de voler en toute sécurité dans des conditions où la foudre est présente en pompant de l'air enrichi en azote dans les réservoirs de carburant pour les rendre inerte, empêchant l'avion d'exploser s'il est frappé par la foudre. Cependant, les responsables de la maintenance du complexe logistique Ogden de la base aérienne de Hill, dans l’Utah, ont constaté que l’un des tubes qui distribuait le gaz inerte dans le réservoir de carburant était endommagé, augmentant ainsi le risque que le système ne fonctionne pas comme prévu.

Alors que les restrictions de vol sont toujours en vigueur, le département de la Défense et Lockheed-Martin sont parvenus à un accord sur l’adjonction d’un correctif pour le système OBIGGS. Le correctif consiste principalement à renforcer un certain nombre de supports associés à ces tubes pour OBIGGS, ce qui permettra finalement aux tubes à l'intérieur du réservoir de carburant d'être maintenus en place plus solidement et d'empêcher tout mouvement qui pourrait entraîner des dommages.

Photos : 1 & 2 Maintenance du F-35 3 Chaîne d’assemblage de F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

18/09/2020

Des canons à laser sur les avions de combat d’ici cinq ans ?

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Verra-t-ont l’arrivée des premières armes à laser venir équiper les avions de combat dans quelques années ? La question est ouverte et du côté de Lockheed-Martin, on affirme être en mesure de faire des essais d’ici 2025.

Le responsable de la division « laser » de Lockheed-Martin, Mark Stephen, a déclaré lors d’une conférence de presse en fin de semaine, que la société travaille à l’installation d’une arme laser défensive sur les avions de combat d’ici cinq ans.

Le programme SHiELD :

Cet objectif fait partie du programme SHiELD (Self-Protect High-Energy Laser Demonstrator) de l’Air Force Research Lab et vise à installer un module « laser » défensif sur les chasseurs pour les défendre contre les missiles antiaériens. Par contre, un « laser » offensif pour abattre des avions ennemis devrait frapper plus fort et à plus longue distance et n’est pas réalisable aujourd’hui. Il s’agit d’un objectif à plus long termes.

Selon le Pentagone un « laser » offensif ne viendra pas équiper les aéronefs avant l’arrivée de la 6ème génération d’avions de combat. Par contre, le « laser » du programme SHiELD devrait être applicable sur les appareils actuels. 

Le projet SHiELD prévoit d’utiliser le prototypes IFPC-HEL (Indirect Fire Protection Capability-High Energy) Laser, soit un canon laser monté sur un camion déjà en construction qui sera opérationnel en 2024. Soit un an avant le calendrier de Lockheed-Martin pour placer un laser sur un avion de combat. Pour Lockheed-Martin, il s’agit de produire une nacelle dotée du système IFPC-HEL qui servira de prototype opérationnel. Ce dernier devra démontrer que la technologie peut réellement fonctionner, sous un avion. En effet, la technologie IFPC-HEL est avant tout développée sur une plateforme fixe, soit un camion. Hors l’utilisation de celle-ci à bord d’un avion n’est simplement pas garantie.

De plus, le camion offre plus de place pour la production d'énergie et les systèmes de refroidissement qu'une nacelle qui tient sous un avion. L’IFPC-HEL doit produire 300 kilowatts d'électricité, la puissance du SHIELD est à déterminer, mais elle sera probablement inférieure à 100 kW, ce qui permettra à l’avion de combat de charger le laser sans installer un générateur d'énergie additionnel.

On le voit, si l’on se rapproche des armes laser en vol, il faudra attendre au moins 10 ans, avant de pouvoir compter sur un système fiable de défense et probablement 10 ans de plus en ce qui concerne les armes offensives. Pour autant, 20 années ne représentent qu’une goutte d’eau temporel.

Photo :  Image de synthèse F-16 doté d’un laser de défense @ LM