28/12/2017

Un rapport anglais critique le programme F-35 !

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Après le Danemark en novembre dernier, c’est au tour du Royaume-Uni de s’interroger sur le programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35 et de son acquisition par le pays.

Le Comité de défense de la Chambre des communes (HCDC) a mené une enquête sur l'acquisition par le Royaume-Uni des chasseurs furtifs Lockheed-Martin F-35B « Lightning II ». Cet organe de surveillance du Parlement britannique a publié un rapport détaillé et critique. D’une part il s'est dit déçu par les réponses obtenues lors des témoignages écrits et oraux de l’avionneur Lockheed-Martin et des responsables du ministère de la Défense britannique (MoD). Le rapport a été publié quelques jours avant que le 14e F-35B destiné au Royaume-Uni soit livré en Caroline du Sud, où le premier escadron britannique travaille sur le nouvel avion.

Défaillances à répétition et surcoûts :

L'enquête du HCDC a été motivée par de sérieuses défaillances du programme et des augmentations de coûts. En effet, du côté anglais, on a commencé à s’inquiéter des révélations signalées aux Etats-Unis par les récents rapports du Directeur des tests opérationnels et de l'évaluation (DOT & E) et du Government Accountability Office (GAO).

Selon ce rapport, le HCDC a déclaré que dans l'ensemble, ses préoccupations "n'ont pas été atténuées" par Lockheed-Martin et le ministère de la Défense. Le comité a déclaré que "l'incapacité du MoD à fournir des estimations de coûts adéquates pour ses achats de F-35 ... est totalement insatisfaisante."

Par ailleurs, le rapport révèle que le F-35B ne pourra pas communiquer avec en terme de liaison de données avec les futurs bâtiments de la Navy ni avec les Eurofighter « Typhoon II ». De fait, le

ministère de la Défense va devoir financer un programme permettant au F-35 de transmettre des informations de son Advanced DataLink (MADL) multifonctionnel sécurisé en direction des « Typhoon » , et aux bâtiments de surface.

Cyberguerre et ALIS :

Le rapport confirme également les craintes déjà mentionnées par les Israéliens en ce qui concerne les risques de pouvoir « hacker » le système de maintenance ALIS  (Autonomic Logistics information System) centralisé aux Etats-Unis.

Cependant, le rapport du comité concède que «les assurances concernant le niveau rigoureux de cyber-tests du logiciel ALIS du F-35 sont les bienvenues, tout comme l'assurance que le Royaume-Uni aura une utilisation complète et sans entrave. Mais le rapport demande à Lockheed-Martin de clarifier le niveau de protection en place pour les données techniques recueillies par ALIS par rapport à la flotte de F-35 du Royaume-Uni, y compris, si ces données relèvent de la licence de droits illimitées du gouvernement des États-Unis.

Limitation de la flotte :

Le Royaume-Uni recevra trois autres F-35B à Beaufort l'année prochaine, et un de plus, son 18ème au total au début de l’année 2019. Certains de ces avions voleront au Royaume-Uni l'été prochain.

Par ailleurs le Royaume-Uni conserve trois F-35B d'essai et d'évaluation à Edwards AFB, durant les trois prochaines années.

À ce jour, le Royaume-Uni n'a acheté que 18 F-35B. Cependant, en janvier 2017, le ministère de la Défense a prévu 30 autres avions qui doivent normalement être livré entre 2020 et 2025. La provision était de 3 milliards de livres, soutien initial compris, soit près de 134 millions de dollars par avion au taux de change actuel. Les 18 premiers avions pour le Royaume-Uni semblent avoir coûtés plus de 150 millions de livres sterling (200 millions de dollars) chacun.

Initialement le Royaume-Unis prévoyait d’acquérir 138 F-35. Mais, Il semble aujourd’hui que cela soit improbable. Le mois prochain, le ministère de la Défense devrait révéler une nouvelle série de réductions de personnel et d'équipement, 26 mois seulement après qu'un examen stratégique de la défense et de la sécurité (SDSR) ait établi un budget qui devait durer cinq ans au départ.

De fait, le Royaume-Uni pourrait économiser à la fois sur les coûts d'acquisition et d'exploitation en achetant des versions conventionnelles du F-35A. Cela a longtemps été le désir de la Royal Air Force, en raison de la plus grande portée et la charge d'armes du F-35A par rapport au F-35B. Lockheed Martin a promis de réduire le coût récurrent de l'unité (URFC) du F-35A à environ 80 millions de dollars. De l’autre, les réductions de budget devraient également réduire le nombre de F-35 qui seront au final achetés par le Royaume-Unis.

 

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Photos : F-35B aux couleurs de la RAF @ MOD.UK

 

17/12/2017

Les F-16 indonésiens bientôt au complet !

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L'Indonésie va prochainement mettre en service les six derniers avions de combat Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon » acquis d’occasions auprès de l'US Air Force (USAF). Ces avions de type F-16 C Block 25 monoplaces font partie d’un lot remis à neuf et modernisés par l'USAF et commandés en 2014 par l’Indonésie.

Les six derniers F-16 sont maintenant modernisés et vont prochainement entreprendre leur vol de convoyage pour rejoindre la force aérienne indonésienne. Les 24 F-16 acquis par l’Indonésie viennent renforcer une flotte actuelle composée de 12 F-16 A/B Block20 livrés en 1989. Outre les F-16, la flotte de combat de première ligne comprend six chasseurs Northrop F-5E « Tiger II », cinq Sukhoi Su-27SK/SKM «Flanker-B» et 11 chasseurs multirôles «Flanker» Su-30MK/MK2, et 21 BAe Systems Hawk 200 d'attaque légère.

24 F-16 modernisés :

La mise à niveau inclut les principaux systèmes et composants suivants: lanceurs LAU-129A / A, récepteurs d'alerte radar ALR-69, radios ARC-164/186, contrôle de tir amélioré étendu (EEFC) 213 Systèmes de gestion de guerre électronique, Systèmes de distribution de contre-mesures ALE-47, dispositifs à cartouche activée / Dispositifs actionnés par propulseur (CAD / PAD), modernisation de la liaisons de données, amélioration des systèmes de localisation de position (EPLRS), LN-260 ). Adaptation des logiciels de ciblage pour nacelle AN/AAQ-33 SNIPER ou AN/AAQ-28 LITENING. Le contrat comprend également du matériel de soutien et d'essai, des pièces de rechange et de réparation, des publications et des documents techniques, des équipements de formation et de formation du personnel, des services de soutien techniques et logistiques et d'autres éléments connexes de soutien logistique. 

L'Indonésie désire que les avions F-16 modernisent la flotte de l'armée de l'air indonésienne (IAF) pour mener des opérations dans les régions frontalières les plus périphériques de l'Indonésie. La flotte actuelle des F-16 de l'IAF ne peut pas remplir ce rôle et les avions Northrop F-5 vieillissants sont coûteux à entretenir et à exploiter en raison de la diminution des ressources existantes pour soutenir l'aéronef. La modernisation de l'avionique fournira à l'IAF une capacité supplémentaire qui bénéficiera pour la sécurité en modernisant la structure des forces et en améliorant l'interopérabilité en utilisant davantage l'équipement produit par les Etats-Unis.

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Photos : 1 F-16 indonésien @ TNI AU 2 F-16 au sol @ Tri Bowo

 

13/11/2017

Les EAU modernisent le F-16 « Desert Falcon »!

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Le ministère de la Défense des Emirats Arabes Unis (EAU) vient d’annoncer avoir signé un contrat d'une valeur de environ 1,4 milliards d'euros)pour la modernisation de ses F-16 E/F « Desert Falcon ».

La mise à jour concerne principalement le changement de logiciels afin d’éviter une obsolescence de l’ensemble des systèmes.

Rappel :

L’Emirat avait choisi en 2013 de passer commande du Lockheed-Martin F-16E/F «Desert Falcon» Block60 à la surprise générale.

Le F-16E/F «Desert Falcon» : 

Le F-16E/F «Desert Falcon» est une modernisation directement dérivée du F-16 «Viper» (ex Sniper) en usage à Taïwan par exemple. La dénomination «Desert Falcon» est utilisée principalement pour les exportations au Moyen-Orient. Le «Desert Falcon» et le «Viper» sont tous deux au standard Block60 qui comprend : 

L'avion dispose du radar AN/APG-80  de type AESA de Northrop-Grumman. Côté motorisation l’avion reprend le Pratt&Whitney F100-229. Le cockpit est entièrement numérique et permet l’usage de lunettes de vision nocturne.

Question armement : le «Desert Falcon» utilise le Raytheaon AIM-9X Sidewinder avec viseur de casque Boeing JHMCS, l’AIM-120 AMRAAM pour la portée moyenne. Pour l’attaque au sol, l’avion permet l’emport des bombes GBU-21v1 JDAM (Joint Direct Attack Munition) ainsi que l’ensemble des bombes GBU Enhanced Paveway à guidage laser.

 

Photo : F-16 E « Desert Falcon » des EAU@ Lockheed Martin

 

 

 

11/11/2017

Remplacement des Tornado, l’Allemagne joue sur deux fronts !

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L'Allemagne a envoyé une lettre de demande de prix et de disponibilité pour le F-35 au gouvernement des États-Unis. L'Allemagne a reçu un briefing classifié sur le F-35 en juillet dernier. Et pourtant le pays désire préparer l’après Eurofighter avec la France en vue d’un futur avion de combat européen.

S'exprimant lors de la même conférence, le chef d'état-major du lieutenant-général de l'armée de l'air (GAF) Karl Muellner a déclaré que la Luftwaffe cherchait à remplacer sa flotte d'avions d'attaque de type « Tornado ». Étant donné que ces avions devraient être éliminés en 2030, un successeur devrait entrer en service à partir de 2025. «Nous envisageons plusieurs candidats, avec la capacité du F-35 comme point de repère.

D’autres prétendants :

Mais la Force aérienne allemande envisage également d’autres concurrents, tels que le Boeing F-15 « Strike Eagle », le F/A-18 « Super Hornet », et réfléchit également à une nouvelle version de l’Eurofighter Tranche 4.

Le chef de la Luftwaffe a déclaré que la nouvelle acquisition "doit pouvoir survivre dans un environnement contesté grâce à une faible observabilité par radar et signature infrarouge, avoir de faibles émissions et offrir une capacité de stand-off avec ses capteurs et ses armes et être capable de fusionner les capteurs.

Autrement dit, le côté « furtif » combiné à la puissance de la fusion des données, représentent les éléments clefs des besoins allemands. A ce niveau, seul le F-35 pourrait donc convenir et être livré dans les temps.

L’Europe doit réagir :

Une fois de plus, la plateforme de combat que représente le F-35 et sa puissance électronique semble intéresser au plus haut niveau les forces aériennes européennes et tant pis, si l’avion est immature. Le lancement d’une version à forte capacité électronique comme le futur Rafale F4 et le Gripen E MS22 et pourquoi pas un Typhoon T4 sont maintenant devenus une priorité pour les avionneurs européens.

L’Allemagne se montre visiblement contrariée par l’actuel ralentissement des engagements des partenaires sur le développement de l’Eurofighter et pourrait donc bien momentanément se tourner en direction du F-35. Cette solution ne l’empêchera pas de participer à un futur avion européen, mais plus tard. Enfin, à la condition que les coûts du F-35 ne finissent pas, par avaler l’entier des moyens financiers européens !

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Photos : 1 Tornado Allemand@Luftwaffe 2 F-35 norvégien @ Lockheed Martin

 

 

08/11/2017

Un budget pour la Défense aérienne !

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Berne,lors de sa séance du 8 novembre 2017, le Conseil fédéral a pris des décisions de principe concernant le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien suisse. Il est prévu d’acquérir de nouveaux avions de combat ainsi qu’un nouveau système de défense sol-air, pour un coût maximal de 8 milliards de francs. Pour faire face à ces investissements et à d’autres, le budget de l’armée devra être augmenté annuellement de 1,4 % dès 2021. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) d’établir d’ici février 2018 plusieurs projets possibles : un arrêté de planification, une révision de la loi sur l’armée, la voie habituelle du message sur l’armée, ou d’autres possibilités.

Les moyens actuels de protection de l’espace aérien atteindront dans les années à venir la fin de leur durée d’utilisation. Les 30 jets de type F/A-18 pourront encore être engagés jusqu’en 2030 environ. Les 53 F-5 Tiger ne sont, pour leur part, aujourd’hui déjà plus adaptés aux engagements et seuls 26 de ces appareils volent encore régulièrement. Quant aux systèmes de défense sol-air, la fin de leur durée d’utilisation sera atteinte en 2025 au plus tard.

Une protection indispensable :

Pour le Conseil fédéral, il est évident que les avions de combat et les moyens de défense sol-air restent nécessaires si l’on veut protéger efficacement l’espace aérien helvétique. Sans défense aérienne, la population suisse serait, en cas de conflit armé, livrée à la merci de l’agresseur. L’engagement des troupes terrestres aurait aussi peu de chance de réussite. Le Conseil fédéral estime donc que renoncer au renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien n’est pas une option envisageable. Les avions de combat ne peuvent pas non plus être remplacés par des drones, des hélicoptères, des avions d’entraînement ou d’autres moyens – et cela vaut également pour le service de police aérienne.

Exigences en matière de politique de sécurité et coûts raisonnables :

Le Conseil fédéral a décidé d’investir huit milliards de francs au maximum pour le renouvellement des moyens de défense aérienne. Ce cadre financier devrait permettre d’atteindre les capacités souhaitées tout en satisfaisant aux exigences en matière de politique de sécurité. Les coûts restent ainsi dans des limites que le Conseil fédéral estime raisonnables et économiquement supportables.

Augmentation du budget de l’armée :

Outre le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, d’autres investissements devront être prévus au cours des prochaines décennies, notamment pour le remplacement de systèmes d’armes principaux des troupes au sol, qui arriveront aussi prochainement au terme de leur durée d’utilisation. Au total, 15 à 16 milliards de francs seront nécessaires dans le cadre des programmes d’armement de 2023 à 2032. Avec son budget actuel de quelque 5 milliards de francs par an, l’armée peut investir un milliard dans le programme d’armement.

Le Conseil fédéral veut par conséquent relever le plafond des dépenses de l’armée de manière continue durant les années à venir, afin d’être en mesure de financer les investissements nécessaires. Le budget de l’armée devra bénéficier d’un taux de croissance annuel d’environ 1,4 %. L’armée devra en outre stabiliser ses frais de fonctionnement de manière à ce que la majeure partie des moyens liés à cette croissance puissent être affectés à l’armement.

Transparence en matière d’affaires compensatoires :

Le Conseil fédéral tient au principe selon lequel les fournisseurs étrangers doivent compenser 100 % de la valeur d’un contrat par des commandes passées à l’industrie suisse. De telles commandes servent l’économie de notre pays, favorisent la création de places de travail et permettent aux entreprises helvétiques de rester à la pointe de la technologie. Dans ce contexte, il s’agira de garantir une transparence maximale sur le déroulement des affaires compensatoires. Un registre montrera quelles entreprises suisses auront reçu des mandats dépassant les 100 000 francs.

Les étapes suivantes :

Le DDPS est chargé d’établir d’ici février 2018 plusieurs projets possibles.

Plusieurs possibilités doivent être examinées. La première est un arrêté de planification au sens de l’art. 28, al. 2 et 3, de la loi sur le Parlement. Cet arrêté de planification doit préciser le but du renouvellement et expliquer pourquoi celui-ci nécessite de combiner avions de combat et système de défense sol-air. Il doit aussi fixer le cadre financier à 8 milliards de francs. Cet arrêté est soumis au référendum facultatif. La deuxième est une révision de la loi sur l’armée, en insérant un nouvel article décrivant la protection de l’espace aérien et les moyens requis. Cette révision est aussi soumise au référendum facultatif. La troisième possibilité est la voie habituelle par le biais du message sur l’armée. D’autres voies peuvent également être examinées.

Par ailleurs, le DDPS est chargé de soumettre dans l’année à venir des demandes aux fournisseurs Airbus, Boeing, Dassault, Lockheed-Martin et Saab. Après un éventuel référendum, le Conseil fédéral sera en mesure de faire, probablement en 2020, son choix sur le type d’avion de combat. Les appareils devraient être livrés dès 2025. L’évaluation et l’acquisition d’un système de défense sol-air à longue portée se feront parallèlement.

Concrètement quel sera le budget ?

Avec une enveloppe maximum de 8 milliards de nos francs, les Forces aériennes pourront compter sur une enveloppe d’environ 1,8 à 2 milliards pour le futur système sol-air et de 6 à 6,2 pour l’achat d’un nouvel avion de combat.

Grosso modo avec les prix actuels moyens, nous pouvons espérer 50à 52 avions de combat de type Gripen E ou 38 à 40 Rafale. Mais attention, il faudra pour autant que l'on puisse réellment compter sur cette somme. Car l'on parle ici d'un montant maximum. Un budget prevu à la baisse serait catastrophique ! L'autre question concerne le budget général des acquisitions, dans les domaines terrestres, là encore la décision du CF n'est pas claire en ce qui concerne la marge de manoeuvre en terme de renouvellement des équipements.

Mais le centre du problème sera d’expliquer concrètement la réalité du besoin à une partie de la population, dont la culture militaire est inexistante. Cette même partie de la population étant de facto un récipient d’air propice à la désinformation d’une gauche, dont l’incompétence et la naïveté font encore recette malgré les indices d’insécurité qui se vérifient un peu plus chaque jour. En cas de vote le travail de communication sera vital. La question sera simple : voulons-nous garantir notre neutralité et notre souveraineté aérienne ? (sources DDPS) Analyse PK.

 

Photos : les concurrents potentiels