03/08/2017

Manille va moderniser ses C-130 « Hercules » !

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Les Philippines vont mettre à niveau l'avionique de trois avions de transport Lockheed-Martin C-130 « Hercules ». Les appareils concernés sont Deux C-130H et un C-130T. L'âge moyen de ces avions est de 40,2 ans. La mise à jour est basée sur celle des C-130 de l’US Air Force.

La mise à niveau de l’avionique des appareils C-130 «Hercules» s’articule autour d’un cockpit numérique "verre" doté de six écrans multifonctions. Les  pilotes disposent d’un affichages tête haute, d’un nouveau système de communication numérique sécurisé. Les panneaux de commande de navigation sont compatible avec la vision nocturne. Cette modernisation permettra à moyen terme d’uniformisé les configurations cockpit des C-130 philippins qui sont aujourd’hui particulièrement disparates. Ce nouveau cockpit permettra également de rendre les C-130 en conformité avec les exigences moderne de gestion du trafic et permettra à la flotte de continuer de servir durant 30 années supplémentaires.

 

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Photos : 1 C-130H philippins@ PAF futur cockpit@ Lockheed Martin

 

Le prototype du S-97 « Raider » rate son atterrissage !

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Le prototype de l’hélicoptère tactique léger S-97 « Raider » a raté son atterrissage après un vol d’essai, au centre de vol de Sikorsky Development à West Palm Beach. Deux pilotes étaient à bord, mais aucun n’a été blessé selon les déclarations de Sikorsky. Il faudra plusieurs semaines avant que l'appareil puisse être réparé et reprenne sa campagne de vol. Mais il semble déjà que cet incident ne remette pas en cause la participation de l'appareil, lors de la compétition pour venir équiper l'US Army.

Le « Raider » de Sikorsky a débuté sa campagne d’essai en vol en mai 2015. Le S-97 « Raider » avec son rotor coaxial rigidedoit être testé à des vitesse jusqu'à 220kt - soit environ 50 kt plus vite que la limite de vitesse de la plupart des hélicoptères classiques.

Le Sikorsky S-97 « Raider » :

Le «Raider» est basé sur la technologie du X-2 développé par Sikorsky à la fin des années 2000. Le démonstrateur X-2 est une plate-forme de 5’000 livres, alors que le «Raider» est d'environ 11’000  livres et permettra d’emporter jusqu’à six soldats en mode assaut. En mode reconnaissance, cet espace pourrait être utilisé pour l'équipement supplémentaire ou des munitions avec 2 pilotes et réservoirs de carburant auxiliaire. Outre, sa vitesse maximale presque deux fois supérieure, à 250 nœuds, le S-97 sera plus manœuvrable et aura une signature acoustique plus faible qu’un hélicoptère standard.

Le principe des rotors contrarotatifs coaxiaux à hélices propulsives offrent des vitesses de croisière allant jusqu'à 250 kt (253 mph), plus du double de la vitesse des hélicoptères classiques, selon Sikorsky. Le S-97 est propulsé par un moteur General Electric YT706, une variante du CT7. 

Pour Sikorsky, ces attributs permettront au S-97 d’égaler ou dépasser les exigences de l’US Army pour son prochain hélicoptère léger polyvalent, car celui-ci, sera en plus, très performant dans les opérations à haute altitude qui posent problème aux hélicoptères légers actuels.

 

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Photos : 1 Le 97 accidenté 2 lors de son premier vol en 2015@ Sikorsky

01/08/2017

1 août 1955, premier vol de l’U-2 « Dragon lady » !

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Si, le 1 août est l’anniversaire de la Suisse, ce même jour en 1955 l’avion a effectué par accident son vol inaugural.

Le premier vol de l’avion espion Lockheed l'U-2 « Dragon Lady » a eu lieu accidentellement le 1er août 1955, lorsque les ailes ont soulevé celui-ci par inadvertance le prototype qui effectuait des essais de roulage à grande vitesse.

Le véritable premier vol planifié eu lieu trois jours plus tard avec le légendaire pilote de test de Lockheed, Tony LeViera aux commandes.

Le Lockheed-Martin U-2 : 

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

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Photos : 1 Un U-2 en vol au-dessus de la zone 51 2 U-2 en vol @ USAF

 

16/07/2017

Bahreïn, nacelles Sniper pour les F-16 !

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Bahreïn, la Royal Air Force de Bahreïn est en pahse finale de la modernisation de sa flotte d’avions de combat Lockheed-Martin F-16 en service depuis 1990. Un contrat de 22,45 millions de dollars vient d’être signé pour l’achat auprès de Lockheed-martin de nacelles « Sniper ».

Première étape :

La première étape de la modernisation de la Force aérienne a débuté en 2014 avec la mise à jour de la flotte de 20 F-16C/D actuellement en service. La modernisation comprenait l’ajout d’un radar AESA, SABR de Northrop-Grumman et de la mise à jour de l’avionique et l’ajout d’une liaison16 (Link16). Les appareils sont maintenant dotés des missiles AIM-120D «AMRAAM», de l‘AIM-9X «Sidewinder».

La seconde phase :

La seconde et dernière phase de la modernisation comprend l’ajout du pod de désignation laser «Sniper» afin de mettre en oeuvre des bombes à guidage de précision. Lockheed-martin va foournie sa nacelle « Sniper » ATP, ainsi que des pièces de rechange et des équipements de soutien pour l'intégration. Pour répondre aux besoins opérationnels urgents de la Force aérienne, les livraisons des nacelles débuteront au début de 2018. La nacelle "Sniper ATP fournira à la Royal Air Force de Bahreïn une capacité de ciblage et appuiera un plus grand succès global de la mission. La « Sniper » ATP détecte, identifie et suit automatiquement avec un laser de petites cibles tactiques à longue portée. Elle permet également l'emploi de toutes les armes guidées par laser et par GPS contre de multiples cibles fixes et mobiles.

 

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Photos :1 F-16 de la Royal Air Force de Bahreïn 2 Nacelle Sniper @ Lockheed-martin

13/07/2017

Incendie d’un F-35, personnel trop confiant !

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L’enquête de l'US Air Force concernant le l’incendie qui s’est déclaré, lors du démarrage du moteur d’un Lockheed-Martin F-35A le 23 septembre 2016 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho a rendu ses conclusion.

Rappel :

L’incendie s’est déclaré lors du démarrage du moteur le 23 septembre 2016 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho. L'avion endommagé était l'un des sept F-35A de l'escadron 61 basé à Luke en déplacement à Mountain Home. Le pilote a pu évacuer l’avion, mais a été traité à l’hôpital pour des brûlures, ainsi que trois militaires de l’équipe au sol.

Les faits :

Selon le rapport d’enquête, le feu s’est déclaré lors du démarrage du moteur par un fort vent arrière. En effet, un fort vent de 30kt était actif pendant que le moteur Pratt & Whitney F135 a commencé une séquence de démarrage, forçant un retour de l'air chaud dans l'entrée de la tuyère de l’avion.

À mesure que la température de l'air augmentait, pendant que l’APU continuait d’alimenter le démarrage de la turbine en énergie électrique, une série de dysfonctionnements s'est produite. La densité inférieure de l'air produisait un couple insuffisant nécessaire au moteur, ce qui a ralentit la rotation de la section de la turbine.

Dans le même temps, le carburant a continué à alimenter le moteur à un rythme croissant, ce qui a poussé à un feu de moteur avec les gaz d'échappement. Le vent arrière a permis à l’incendie de se propager rapidement à travers l'avion et a causé des dommages importants à l’arrière de celui-ci.

Les conclusions du rapport :

Le rapport reproche un manque de sensibilisation et de formation aux pilotes et aux mécaniciens en ce qui concerne les conditions de vent arrière lors d'un démarrage du moteur. Une liste de contrôle du pilote comprenait un avertissement que les vents arrières forts peuvent pendant le démarrage d'un moteur provoquer une panne de l’APU. Cependant, la check-list du constructeur ne précisait pas la limite de vent arrière à ne pas dépasser. Le processus de démarrage du moteur du F-35A est fortement automatisé a conduit le pilote à croire que l'avion pouvait traité la plupart des procédures de départ de manière autonome. De plus, les données du moteur sont restées au « vert » et le pilote a supposé qu'il n'y avait aucun problème pour ce démarrage.

Les faits démontrent que si le pilote avait été mieux formés et que les limites de démarrage avec un fort vent arrière avait connues, le pilote et les mécaniciens au sol auraient pu identifier le problème plus tôt. L’équipe a par ailleurs eu trop confiance dans les systèmes de l’avion.

Selon le colonel Dale Hetke, de l'USAF, qui a mené l'enquête. "Cette conscience vague a conduit à une formation insuffisante pour les démarrages de moteurs avec un vent arrière. La formation a également entraîné une complaisance et une dépendance excessive à l'automatisation des aéronefs ».

Le service n'a pas encore déterminé les coûts totaux, mais estime que les dommages a l’avion coûteront plus de 17 millions de dollars.

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Photos : 1 F-35A au démarrage 2 Une partie des dégâts de l’incendie du 23 septembre@ USAF