15/03/2018

Accélération en vue pour le futur avion d’attaque légère !

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La secrétaire de la Force aérienne américaine, Heather Wilson, va demander au Congrès de réaffecter des fonds au programme d'avions d'attaque légère, ce qui accélérerait l'achat d'un an par le ministère soit en 2019. Le financement de l'acquisition de l'avion d'attaque léger est actuellement prévu pour l'année fiscale 2020 et il y a environ 2,5 milliards de dollars prévus au cours des cinq prochaines années pour le programme, selon la Force aérienne.

Palier les faiblesses du F-35 :

L'armée de l'air est intéressée par l'achat d'avions à hélice pour les missions de surveillance et d'attaque légères comme alternative moins coûteuse à l'utilisation d'aéronefs tels que Lockheed Martin F-35, qui ne répond que partiellement aux besoins. De plus cette solution permettra d’économiser un peu l’usage des Fairchild A-10

Une fois relevés de leurs tâches d'attaque légère, les avions plus avancés, qui sont également plus coûteux à exploiter, seraient redéployés pour contrer les menaces d'adversaires plus compétents, par exemple, comme la Russie et la Chine. En d’autres termes, les avions légers seront principalement utilisés pour combattre des unités dites « terroristes » comme les Talibans ou Daesch ou Al Nosra.

Les A-10 garderont la pointe de l’attaque au sol et l’appuis direct aux soldats dans un conflit de grande intensité. Le F-35 ne pourra être utilisé que de manière limitée. D’une part, du fait de sa faible maniabilité à basse altitude et d’un emport d’armement limité.

Deux concurrents :

Deux avions sont finalistes pour le programme d'avions légers d'attaque OA-X,le Beechcraft AT-6 "Wolverine" de Textron Aviation et A-29 "Super Tucano" d'Embraer.

L’AT-6 « Wolverine » :

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Basé sur la cellule de son avion d’entraînement militaire AT-6, Beechcraft a développé une version d’attaque au sol & surveillance pour répondre aux besoins d’appui au sol des unités antiguérillas et de lutte contre les narcotrafiquants. Cette solution devrait convenir selon son constructeur d’évoluer à proximité directe des Forces au sol et ceci de manière plus proches que les actuels A-10.  La réalisation de l’AT-6 Light Attack est la conclusion de nombreux essais effectués entre le constructeur et  l’Air National Guard Reserve Command Test de l’Arizona. L’appareil intègre un système de gestion NetCentric  de combat dérivé de l’A-10, permettant l’utilisation d’un viseur de casque, une tourelle FLIR couplée à un armement complet. La cellule est renforcée et permet de résister aux impacts d’armes légères. L’AT-6 dispose également d’une turbine plus puissante que sont petit frère, une Pratt&Whitney PT6A-68D de 1600 chevaux.

L’appareil doit donc pouvoir évoluer et surveiller les frontières, ainsi que les secteurs proches d’unités au sol. Permettre de détecter tout mouvement adverse et d’apporter si besoin une réponse armée.

Embraer A-29 « Super Tucano » :

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Le « Super Tucano » A-29 est doté d’un turbopropulseur Pratt & Whitney Canada PT6A-68C deux fois plus puissant que celui du Tucano de base et dispose d’une hélice Hartzell à cinq pales. Son fuselage est également plus long et deux mitrailleuses de 12,7mm Herstal M3P sont incorporées dans des ailes, dotées d’un nouveau profil. Effectuant fréquemment des missions à basse altitude et donc exposé à des tirs terrestres, l’habitacle du « Super Tucano » est protégé par un blindage en Kevlar. Un train d’atterrissage renforcé permet d’utiliser des pistes sommairement aménagées. L’appareil possède 5 points d’accrochage, dont un sous le fuselage, permettant d’emporter jusqu’à 1’500 kg d’armement selon diverses combinaisons. Ainsi, un canon de 20 mm peut être installé sous le fuselage, auquel s’ajoute, soit des bombes en chute libre ou guidées, des roquettes ou des missiles de types : AIM-9 Sidewinder, des MAA-1 Piranha ou des Python 3/4. Des réservoirs extérieurs de carburant peuvent également être utilisés pour augmenter l’autonomie de l’appareil. 

 

Photos : 1 A-29 & AT-6 2 AT-6 Wolverine @ Beechcraft 3 A-29 Super Tucano@ Embraer

08/03/2018

F-35 : trop cher et problèmes de logiciels !

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Les nouvelles du programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35 ne sont pas véritablement bonnes, les problèmes s’accumulent encore. Deux éléments sont toujours montrés du doigt, les coûts et les problèmes du logiciel de maintenance.

Plus cher que prévu :

Le Bureau du Programme conjoint (JPO) estime que le développement continu du F-35 pour faire face à l'évolution des menaces et à l'évolution des environnements de guerre coûtera au gouvernement américain plus de 1 milliard de dollars par an entre 2018 et 2024. Ce chiffre a été révélé lors du témoignage du vice-amiral Mathias Winter au Comité des forces armées américaines le 7 mars dernier.

Au total, le JPO estime que le développement et la fourniture continus de capacités (C2D2) des F-35 coûteront 16,4 milliards de dollars sur une période de sept ans, avec environ 11 milliards de dollars pour le développement et 5,4 milliards de dollars pour l'approvisionnement. Le vice-amiral Winter, qui dirige le JPO, a déclaré que les coûts de développement seraient partagés avec les alliés des États-Unis, laissant le ministère de la Défense avec une facture estimée à 7,2 milliards de dollars.

"Ce coût de 16 milliards de dollars est un montant étonnamment élevé et, autant que je sache, dépasse largement tous les coûts précédemment prévus ", a déclaré le porte-parole du congrès américain.

Pour le vice-amiral Winter le prix du F-35A est tombé en dessous de 100 millions de dollars pour la première fois dans le lot 10 du LRIP à 94,3 millions de dollars, soit une baisse de 7,5% du lot 9. Les prix des avions de production devraient continuer à baisser alors que le JPO continue de négocier le lot 11. Mais pour le JPO, la baisse du coût de production du F-35A ne doit pas faire oublier que les clients doivent compenser les améliorations de l’avion et qu’une fois pris en compte l’addition n’est au final pas avantageuse.

La Marine aux prises avec ALIS :

Le logiciel de maintenance à distance Autonomic Logistics Information System (ALIS) continue de fairte des vagues au sein de la navy. La marine américaine reste frustrée par son incapacité à connecter le logiciel de logistique du F-35 avec les autres logiciels de logistique qu'elle utilise.

Les efforts d'intégration du ALIS des F-35 aux autres systèmes logistiques internes de la Navy sont contrecarrés par l'insistance du développeur Lockheed Martin à considérer que le code du logiciel est sa propriété a déclaré le vice-amiral Paul Grosklags Marine et Marine Corps Aviation Programs.

La Marine ne pouvant disposer des codes sources d’ALIS, celle-ci ne peut intégrer le logiciel du F-35 avec ceux déjà en activités soit le DECKPLATE et l’AMSRR qui sont utilisés pour tous les autres types d'avions. Pour le vice-amiral Paul Grosklags les problèmes de logiciels sont le talon d'Achille du programme F-35.

 

Photo : le F-35A @ USAF

12/02/2018

Lockheed-Martin a livré le 400ème C-130J !

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Lockheed-Martin a franchi une étape importante avec la livraison de son 400ème C-130J « Super Hercules » le 9 février. Ce « Super Hercules » est un avion d'opérations spéciales de type MC-130J « Commando II » qui est affecté au commandement des opérations spéciales de l'US Air Force (AFSOC).

Le C-130J « Super Hercules » est le modèle de production actuel du légendaire avion C-130 Hercules, avec des opérateurs dans 17 pays. À ce jour, la flotte mondiale de C-130J a dépassé plus de 1,7 million d'heures de vol pour répondre à presque toutes les exigences de la mission à tout moment et en tout lieu.

«Nous célébrons cet accomplissement avec nos employés, nos partenaires de l'industrie et la communauté des opérateurs Super Hercules qui s'étend sur 17 pays», a déclaré George Shultz, vice-président et directeur général, Air Mobility & Maritime Missions chez Lockheed Martin.

Le C-130J est défini par sa polyvalence. À ce jour, le C-130J prend en charge 17 configurations de mission différentes pour inclure le transport (militaire et commercial), la lutte contre les incendies, la recherche et le sauvetage, les opérations spéciales, la reconnaissance météorologique et le ravitaillement aérien.

Cet avion a une autre distinction en plus d'être le 400ème C-130J livré, c'est le 13ème MC-130J qui sera converti en AC-130J « Ghostrider ». Il sera affecté à la 1ère escadre des opérations spéciales au Hurlburt Field, en Floride. L'AC-130J est un C-130J hautement modifié qui offre un soutien aérien, une interdiction aérienne et une reconnaissance armée.

L’AC-130J «Ghostrider»:

C’est au tout début du mois de janvier 2013 que le premier MC-130J est arrivé pour commencer sa transformation en AC-130J «Ghostrider». L’AC-130J «Ghostrider» est doté d’un radar à ouverture synthétique, de capteurs infrarouge d’un canon de 30mm, de missiles AGM-176 «Griffin». L’avion pourra également mettre en oeuvre la bombe de petit diamètre de type GBU-39 (SDB laser). Les capteurs permettent d’identifier visuellement ou électroniquement,  les forces et les cibles terrestres amies à tout moment, même dans des conditions météorologiques défavorables.L'avion est optimisé pour le ravitaillement en vol en mode universelle avec le système  «Air Prise Slipway». Pour répondre aux exigences de puissance imposées par l’avionique et les différents systèmes, l'AC-130J est équipé de 60 générateurs d'amplification qui offrent une production accrue en électricité.

Le gouvernement des États-Unis exploite la plus grande flotte de C-130J Super Hercules au monde. Cette livraison représente la transition continue du gouvernement américain vers le C-130J en tant que plate-forme commune entre le Commandement de la mobilité aérienne, l'AFSOC, le Commandement de combat aérien, la Garde côtière américaine et le US Marine Corps. La Garde nationale aérienne et la Réserve exploitent encore une flotte mixte de C-130J et d'avions anciens.

 

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Photos : 1 Le 400ème MC-130J qui sera modifié en AS-130J 2 L’AC-130J Ghostrider@ Lockheed-Martin

 

21/01/2018

Belgique, autorisation de vente et rapprochements industriels pour F-35 !

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Le département d'Etat américain a approuvé une éventuelle vente de 34 avions de combat Lockheed- Martin F-35A à la Belgique. Le contrat est estimé à 6,53 milliards de dollars.

Pour une telle vente à l’étranger, l’avionneur Lockheed-Martin a toujours besoin de l'approbation du Congrès, mais la bénédiction du Département d'Etat fait en sorte que Lockheed se rapproche un peu plus de son objectif de remplacer la flotte vieillissante de 59 F-16A/B en Belgique.

Le paquet d'exportation offert à la Belgique comprend 38 moteurs Pratt & Whitney F135, dont quatre pièces de rechange, ainsi que la gamme complète de systèmes de guerre et de commandement et de contrôle électroniques, ainsi que les services de soutien et de logistique «autonomes» de Lockheed-Martin.

Lockheed-Martin se rapproche de l’industrie belge :

Par ailleurs, l’avionneur américain vient d’annoncer qu’avec l'un de ses fournisseurs, ils conclueront dans les prochaines semaines deux accords avec l'industrie belge pour répondre aux préoccupations du gouvernement en vue d’obtenir une garantie économique en cas d'achat l’appareil. Afin de garantir un partenariat futur, Lockheed-Martin prépara donc un "Memoranda of Understanding" (MoU) avec acteurs de l'industrie aéronautique en Belgique.

Un second MoU sera signé le 29 janvier entre la société Belgian Engine Center (BEC) basée à Herstal et Pratt & Whitney qui fabrique le moteur F-135 du F-35 Lightning II. Les deux entreprises "réaffirmeront également leur partenariat croissant par la signature d'un Memorandum of Understanding, qui facilitera l'accès de BEC à de nouveaux marchés et aux technologies futures", conclut le communiqué.

On apprend également qu’un second accord devrait être signé le 29 janvier entre la société Belgian Engine Center (BEC) basée à Herstal et Pratt & Whitney qui fabrique le moteur F-135 du F-35 Lightning II. Les deux entreprises "réaffirmeront également leur partenariat croissant par la signature d'un Memorandum of Understanding, qui facilitera l'accès de BEC à de nouveaux marchés et aux technologies futures", conclut le communiqué.

 

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Photos : Le F-35A @ Lockheed- Martin

 

 

20/01/2018

Lockheed-Martin rejoint le projet Aerion AS2 !

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L’avionneur américain a rejoint la société Aerion en vue de contruire le futur avion supersonique AS2. Les deux sociétés préparent un mémorandum d'accord pour définir un processus formel et contrôlé pour explorer la faisabilité d'un partenariat de développement du premier avion d'affaires supersonique au monde, l'Aerion AS2.

Au cours des 12 prochains mois, les entreprises travailleront ensemble pour développer un cadre sur toutes les phases du programme, y compris l'ingénierie, la certification et la production.

Le président d'Aerion, Robert M. Bass, a déclaré: "Cette relation est absolument essentielle à la création d'une renaissance du supersonique. Lorsqu'il s'agit d'un savoir-faire supersonique, les capacités de Lockheed-Martin sont bien connues et, en fait, légendaires au développement à long terme d'avions supersoniques civils efficaces. "

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Ces deux dernières années la société Aerion a fait progresser l'aérodynamique et la conception structurelle de l'AS2 grâce à un précédent accord de collaboration avec Airbus. Grâce à cet effort, les deux sociétés ont élaboré une conception préliminaire des structures des ailes et de la cellule, de la disposition des systèmes et des concepts préliminaires d'un système de commande de vol «fly-by-wire». Par ailleurs, le projet de jet AS2 supersonique dispose désormais d’un motoriste avec General Electric.

Aerion Corporation :

Aerion Corporation de Reno, Nevada, a été créée en 2003 pour introduire une nouvelle ère de vol supersonique pratique et efficace. En plus d'une décennie, Aerion a développé et démontré une technologie d'aile avancée en collaboration avec la NASA et d'autres institutions aéronautiques de premier plan. Cette recherche comprend des travaux révolutionnaires sur le flux laminaire naturel supersonique, la technologie clé qui sous-tend le biréacteur d'affaires AS2.

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On s'attend à ce que l'AS2 avec 12 passagers vole à une vitesse maximale de Mach 1,4 au-dessus de l'eau et, lorsque cela est autorisé par la réglementation, à des vitesses proches de Mach 1,2. Grâce à son aile à flux laminaire naturel supersonique unique, l'avion devrait atteindre une longue portée soit permettre une liaison Los Angeles à Paris et une efficacité à des vitesses supersoniques et subsoniques qui réduiront par exemple de trois heures les trajets transatlantiques, permettant aux chefs d'entreprise de faire un aller-retour entre New York et Londres en un jour.

En novembre 2015, Aerion a annoncé une commande de flotte de l'opérateur de flotte d'avions fractionnés Flexjet pour 20 avions AS2. Aerion prévoit le premier vol de l'AS2 en 2023 et sa certification en 2025.

 

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Photos : L’Aerion AS2 @ Aerion