25/06/2018

Bahreïn commande le F-16 « Viper » !

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Lockheed Martin a signé un contrat initial d'une valeur de 1,2 milliard de dollars pour lancer la production du F-16 « Viper » Block 70 sur une nouvelle ligne d'assemblage final à Greenville, en Caroline du Sud, pour la Royal Bahraini Air Force.

Rappel :

Le contrat portant sur 16 exemplaires de la dernière version du F-16 fait suite à la décision de Bahreïn de moderniser sa flotte d’avions de combat avec la modernisation des F-16 existant et l’achat d’un lot supplémentaires au standard le plus récent. Cette décision va également permettre à l’avionneur américain de maintenir en production le F-16 et de pouvoir le proposer à de nouveaux clients potentiels.

"Cette vente met en évidence la demande importante et croissante que nous voyons pour les nouveaux F-16 de production dans le monde", a déclaré Susan Outzs, vice-présidente du programme F-16 de Lockheed-Martin.

La signature du contrat intervient neuf mois après que l'administration Trump ait levé la politique de blocage de son prédécesseur jusqu'à ce que le gouvernement bahreïnite se penche sur les problèmes relatifs aux droits de l'homme.

Le F-16 au sein de la Royal Bahraini Air Force : 

Le nouveau lot de 16 F-16 Block70 viendra s'ajouter à la flotte d'avions de combat existante de Bahreïn, qui comprend 17 F-16C  & 4 F-16D ainsi que Northrop  8 F-5E et 4 F-5F « Tiger II ».

La première étape du plan de modernisation concerne la mise à jour de la flotte de F-16 C7D. Au total se sont 20 F-16C/D qui sont concernés par la modernisation suivante, l’ajout d’un radar AESA SABR de Northrop-Grumman. L’Emirat va doter ses F-16 de missile AIM-120D «AMRAAM», de l‘AIM-9X «Sidewinder» ainsi que de la nacelle de désignation laser «SNIPER», afin de mettre en oeuvre des bombes à guidage de précision. L’avionique sera également modernisée et l’ajout d’une liaison16 (Link16).

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block 70 :

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La configuration du Bloc 70 de Lockheed comprend plusieurs mises à niveau clés.Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant couleurs 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

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Photos : 1  & 3  Prototype du F-16 Block70  2 Cockpit grand écran @ Lockheed-Martin

 

 

22/06/2018

Premier F-35 turc délivré sous haute tension !

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Une cérémonie de remise d’un nouvel appareil est toujours un événement inoubliable, une fête. Mais la remise, hier, du premier Lockheed-Martin F-35A « Lighting II » Joint Strike Fighter (JSF)  à la Turquie s’est faite dans une ambiance morose et sous haute tension.

Techniquement la présentation du premier F-35A destiné à la Turquie est réalisée, l’avion rejoindra prochainement le centre de formation conjoint de la base aérienne de Luke AFB en Arizona où les premiers pilotes turcs vont commencer à s'entraîner avec l'avion. Ce premier appareil devrait ensuite voler en direction de sa future base d’attachement en Turquie d’ici 12 mois. Enfin, si tout va bien !

Durant toute la cérémonie, le projet de loi des législateurs américains a pesé sur l’ambiance et pour cause. Le projet de loi de Chris Van Hollen du Maryland, dans le cadre de l'année fiscale 2019 (2019), prévoit des interdictions de dépenser des fonds de l'exercice 2019 ainsi que des exercices antérieurs pour transférer ou faciliter le transfert des F-35 à la Turquie. C'est-à-dire, jusqu'à ce que le secrétaire d'État certifie que la Turquie n'achète pas et n'acceptera pas les livraisons du système sol-air russe S-400.

Le projet de loi fera l'objet d'un examen par le Sénat. Il va plus loin que le projet de loi sur l'autorisation de défense voté par le Sénat le 18 juin dernier, qui limite le financement du transfert des F-35 à la Turquie jusqu'à ce que le secrétaire à la Défense publie un rapport sur le retrait du programme F-35.

Les Législateurs du Capitole Hill menacent d'empêcher la Turquie d'obtenir sa flotte promise de 100 avions de combat F-35 sur les violations des droits de l'homme d'Ankara et l'achat planifié d'un système de défense aérienne russe controversé.

Fortes tensions qui perdurent :

Les relations entre les États-Unis et la Turquie sont devenues très tendues ces dernières années. Les alliés de l'OTAN se sont affrontés ces derniers mois sur l'expansion turque de sa campagne en Syrie et le soutien américain à la milice des Unités de protection du peuple kurde, ainsi que la détention d'un pasteur américain et l'approfondissement des liens avec la Russie. La communauté internationale a également largement condamné la purge des fonctionnaires militaires et des fonctionnaires par le président turc Recep Tayyip Erdogan après une tentative de coup d'Etat en 2016.

Crainte de divulgation de secrets :

Il faut également rappeler que de son côté l'Agence de coopération pour la défense de la Défense américaine à annoncé que la grande majorité des dirigeants turcs de l’époque avec qui les discussions sur l’achat du F-35 ont eu lieus sont actuellement en prison. De fait, aux Etats-Unis on commence à craindre sérieusement que le gouvernement actuel ne compromette pas les technologies du F-35 en les vendant à d’autres pays ou en les utilisant pour concevoir le futur avion de combat turc.

Problème juridique :

Pour autant, le Congrès n'a pas le pouvoir de bloquer unilatéralement la participation d'Ankara au programme des F-35, car les ventes aux pays partenaires sont faites par le biais du consortium F-35, et non du gouvernement américain. Le Congrès n'est pas informé des ventes individuelles ou des transferts aux pays partenaires, contrairement au processus de vente militaire normal à l'étranger, selon une source du Congrès.

Si le Congrès peut finalement légiférer contre la vente, le libellé final du projet de loi, ce sera «une question pour les avocats».

Les risques :

En cas de blocage de la vente de F-35, les conséquences seront importantes. En effet, Ankara est un partenaire essentiel du programme F-35, plusieurs composants clés de la motorisation sont fabriqués par des compagnies turques, tandis que le principal centre européen de réparation et de révision du moteur Pratt & Whitney du F-35 se trouve à Eskisehir, au nord-ouest de la Turquie. Le département de la Défense estime qu'il faudra deux ans pour trouver et qualifier de nouveaux fournisseurs pour remplacer toutes les entreprises turques qui sont expulsées du programme. Autre conséquence, pour l’Otan cette fois, le pays pourrait bien refuser l’usage des installations de la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, qui est un lieu de lancement essentiel pour les opérations au Moyen-Orient, notamment la campagne contre l'État islamique, et abrite un stock américain de bombes nucléaires B61, pilier de la dissuasion nucléaire américaine en Europe.

On le voit, le dossier des F-35 turcs est épineux et devrait rebondir plus d’une fois dans ces prochains mois.

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Photos : Cérémonie de livraison du F-35 à la Turquie@ Lockheed-Martin

 

 

 

 

19/06/2018

Le Sénat américain bloque la livraison de F-35 à la Turquie !

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Je vous en parlais le 15 juin dernier, la mobilisation du Sénat américain à fonctionner un vote qui bloque temporairement la livraison des F-35 à la Turquie.                       

Le projet de Loi d’autorisation de la Défense nationale (NDAA) contenant l’amendement vise à interdire les ventes de F-35 à la Turquie doit encore être adopté par la Chambre et ne devrait pas devenir loi avant la fin de l’été.

 De fait, la vente de F-35 à la Turquie est momentanément bloquée à moins que Trump certifie que la Turquie ne menace pas l'OTAN, l'achat de matériel de défense de la Russie ou la détention de citoyens américains. L'amendement affirmait que l'achat du système S-400 en provenance de Russie augmentait les tensions et les risques pour l'alliance de l'OTAN. Il exige également la libération du pasteur américain Andrew Brunson, qui fait face à des accusations de terrorisme en Turquie.

Avant de pouvoir être légiféré, le projet de loi doit être concilié avec celui déjà adopté par la Chambre des représentants. Cette mesure de compromis doit ensuite être adoptée par les deux chambres et signée par Trump. 

Réaction en Turquie :

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu déclaré que la Turquie se tournerait vers d’autres marchés si les USA ne lui permettaient pas d’acheter les avions de combat F-35 auprès de l’avionneur  Lockheed-Martin.

Ankara a juré de riposter face à toute tentative de restriction en matière d’exportation de matériel militaire. Il semble que la visite du président russe Vladimir Poutine en avril dernier en Turquie a inclus des discussions de livraison en ce qui concerne le Sukhoi Su-57.

De son côté Lockheed-Martin s’attend toujours à remettre un F-35 à la Turquie, lors d’une cérémonie qui aura lieu à Fort Worth, au Texas, le 21 juin, mais l’avionneur ne sait pas, si l’avion pourra rejoindre la Turquie. Selon le calendrier, le premier avion aux couleurs de la Turquie doit rester aux USA durant 6 mois pour assurer la formation des pilotes turcs avant de s’envoler vers Ankara.

 

Photo :F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

17/06/2018

Lockheed-Martin fête les 75 ans de Skunk Works !

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L’avionneur américain fête les 75 ans de son bureau d’étude des Advanced Development Programs (ADP) plus connu sous le nom de « Skunk Works ». Ce bureau d’étude est à l’origine de nombreux programmes spéciaux qui ont révolutionné le monde de l’aéronautique.

Aucune mission n'est impossible :

Lockheed-Martin Skunk Works, c’est la volonté de développer rapidement des solutions nouvelles afin de garantir un avantage absolu. Ce qui distingue le Skunk Works, c'est son approche unique créée par le fondateur Kelly Johnson. Cette approche est encore attestée aujourd'hui par les petites équipes autonomes, les processus rationalisés et la culture qui valorise les leçons apprises lorsque vous êtes assez audacieux pour tenter quelque chose qui n'a pas été fait auparavant.

Pour les ingénieurs de Skunk Works, il est important de résoudre des problèmes difficiles, avec une attitude «positive»  et qui a donné lieu à de nombreuses premières dans le domaine de l'aérospatiale et à d'innombrables innovations technologiques. Le bureau d’étude à été fondé en 1943 lorsque le visionnaire Clarence "Kelly" Johnson a obtenu le feu vert pour créer un département d'ingénierie expérimental afin de commencer à travailler sur le chasseur à réaction secret XP-80 « Shooting Star ». Johnson et son équipe ont conçu et construit le XP-80 en seulement 143 jours, soit sept de moins que ce qui était requis. C'est ce projet qui a marqué la naissance de ce qui allait devenir le « Skunk Works » avec Kelly Johnson à sa tête.

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Ce qui a permis à Johnson de faire fonctionner le Skunk Works de manière si efficace et efficiente était son approche organisationnelle non conventionnelle. Il a enfreint les règles, défiant le système bureaucratique qui a étouffé l'innovation et entravé le progrès.

C'est cette approche unique qui a permis de créer des avions uniques comme leLockheed P-80 Shooting Star, le F-104 Starfighter , l’avion espion U-2et l’incroyable SR-71 « Balckbird » et le drone supersonique D-21, sans oublier le F-117.

En dehors de ses murs très opaques, personne ne sait combien de projets ont été développés par bureau secret de Lockheed et combien de flops ils ont eu. Par contre, la renommée de « Skunk Works » est reconnue à travers le monde entier, car celui-ci a repoussé de nombreuses barrières et est à l’origine de nombreuses innovations.

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Photos : 1 le SR-71 2 L’U-2 F-117 @ Lockheed

 

 

 

15/06/2018

La tension monte avec la livraison de F-35 à la Turquie !

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L’avionneur américain Lockheed-Martin prévoit de livrer officiellement le premier F-35A « Lighting II » à la Turquie lors d'une cérémonie à Fort Worth, au Texas, le 21 juin prochain et ceci, en dépit des protestations des législateurs et des diplomates américains.

Le F-35A restera aux États-Unis jusqu'à ce que les pilotes turcs soient formés pour piloter l'avion, après quoi il sera envoyé en Turquie.

Une fronde qui se renforce :

Cependant, les représentants américains et les sénateurs se sont opposés à ce que la Turquie reçoive le chasseur furtif à la pointe de la technologie après que le pays a signé un contrat avec la Russie pour acheter le système sol-air Almaz-Antey S-400 « Triumf », l'un des plus sophistiqués du monde et de part la politique menée actuellement par le pays. En effet, les législateurs et les fonctionnaires du Département d'État se sont également plaints du mépris du président turc Recep Tayyip Erdoğan en ce qui concerne la primauté du droit, la diminution des libertés individuelles, la consolidation du pouvoir et les décisions stratégiques, ainsi que les opérations de guerre en Syrie contre les forces kurdes.

Un nouvel effort est apparu ces dernières semaines au sein du Sénat et de la Chambre des représentants des États-Unis pour bloquer le transfert de l'avion à la Turquie à moins que le pays refuse d'acheter le système anti-aérien S-400 et modifie sa stratégie politique.

De son côté, la Turquie à menacé au moi de mai dernier de se tourner en direction du Sukhoi Su-57 (article avia news du 28.5.18).

La Turquie, alliée de l'OTAN a commandé 100 F-35A. Le premier lot de 14 appareils est déjà payé. Au total, 30 F-35A devraient être livrés à l'armée de l'air turque d'ici la fin de 2022.

A noter que pour l’instant, la Maison Blanche n’a pas encore pris position et se mue dans un silence assourdissant.

Photo :F-35A @ Lockheed-Martin