30/08/2017

Israël vend 40 F-16 d’occasions !

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Israël a retiré en décembre dernier ses plus vieux Lockheed-Martin F-16 A/B "Netz" (faucon en hébreu) du service. Mais 40 appareils sont actuellement disponibles via Elbit Systems et Israel Aerospace Industries qui coopèrent sur la mise à niveau de ces avions en vue de les proposer à un clients à l’exportation.

A son entrée au sein de la Force aérienne israélienne la version « Netz » a subi dix-sept modifications techniques, conçues par l'IAF et les industries militaires israéliennes. La plupart d'entre elles concernaient à l’époque les logiciels et les ordinateurs de mission. Ces modifications apportées aux F-16 israéliens ont permis d'exploiter des systèmes d'arme uniques pour cet avion. D’autres modifications ont également été apportées au fuselage afin d’y intégrer des systèmes de guerre-électronique israéliens.

En 1992, tous les F-16A/B de l'IAF sont entrés dans une phase de mise à niveau. Les ailes ont été structurellement renforcées et le système de missions a été remplacé par une version israélienne développée par Elbit. À la fin de cette phase, tous les F-16A/B disposaient de système pouvant égalés le F-16C « Barak », cependant, le moteur est resté le F-100 original.

De nouvelles mises à jour seront disponibles lorsqu'un client aura signé pour l’achat de ces avions.

 

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Photos : F-16 A/B Netz @ Offer Zidon

 

 

04/08/2017

Pas de production de F-16 en Inde !

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Washington, dans le cadre de l’appel d’offre indien en vue d’acquérir et de produire un nouvel avion de combat monoréacteur, l’avionneur américain Lockheed-Martin s’est vu notifier une « fin de non –recevoir » de l’administration.

L’administration américaine en charge des exportations d’armement et le Pentagone ont refusé le transfert de la technologie critique et la production des avions de chasse F-16 dans le cadre de l'initiative « Faire en Inde ».

À la question de savoir, si les États-Unis ont accepté le transfert de technologie sophistiquée et la production du F-16 dans le cadre de l'initiative « make in  India », Subhash Bhamre, ministre indien d'État à la Défense, a déclaré « Non » à une question au Parlement mardi dernier.

Les technologies critiques en question font parties des systèmes intégrés du radar à antenne à balayage électronique (AESA), des systèmes  de ciblage électro-optique, du capteur infrarouge IRST et concerne le système de brouillage des fréquences radio. Ces technologies forment une composante importante du F-16 « Viper » proposé jusqu’ici à l’Inde.  

Lors de la remise de l’offre américaine, l’Inde avait demandé la garantie des États-Unis pour le transfert complet de technologie.

Un revers pour Lockheed-Martin :

Cette décision, bien peu étonnante de la part des Etats-Unis qui ne partagent pas leurs technologies, semblent mettre un sérieux frein à la vente de F-16 en Inde. Il semble que seul les suédois et le Gripen E peuvent encore espérer se positionner sur cette demande. Du côté de l’avionneur américain, on a  commencé à déplacer la production des avions de chasse F-16 à Greenville à partir des installations existantes de Fort Worth au Texas. Les plans  pour déplacer la chaîne de production vers l'Inde sont ainsi définitivement enterrés.

Photo : F-16 « Viper »@ Lockheed-Martin

03/08/2017

Manille va moderniser ses C-130 « Hercules » !

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Les Philippines vont mettre à niveau l'avionique de trois avions de transport Lockheed-Martin C-130 « Hercules ». Les appareils concernés sont Deux C-130H et un C-130T. L'âge moyen de ces avions est de 40,2 ans. La mise à jour est basée sur celle des C-130 de l’US Air Force.

La mise à niveau de l’avionique des appareils C-130 «Hercules» s’articule autour d’un cockpit numérique "verre" doté de six écrans multifonctions. Les  pilotes disposent d’un affichages tête haute, d’un nouveau système de communication numérique sécurisé. Les panneaux de commande de navigation sont compatible avec la vision nocturne. Cette modernisation permettra à moyen terme d’uniformisé les configurations cockpit des C-130 philippins qui sont aujourd’hui particulièrement disparates. Ce nouveau cockpit permettra également de rendre les C-130 en conformité avec les exigences moderne de gestion du trafic et permettra à la flotte de continuer de servir durant 30 années supplémentaires.

 

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Photos : 1 C-130H philippins@ PAF futur cockpit@ Lockheed Martin

 

Le prototype du S-97 « Raider » rate son atterrissage !

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Le prototype de l’hélicoptère tactique léger S-97 « Raider » a raté son atterrissage après un vol d’essai, au centre de vol de Sikorsky Development à West Palm Beach. Deux pilotes étaient à bord, mais aucun n’a été blessé selon les déclarations de Sikorsky. Il faudra plusieurs semaines avant que l'appareil puisse être réparé et reprenne sa campagne de vol. Mais il semble déjà que cet incident ne remette pas en cause la participation de l'appareil, lors de la compétition pour venir équiper l'US Army.

Le « Raider » de Sikorsky a débuté sa campagne d’essai en vol en mai 2015. Le S-97 « Raider » avec son rotor coaxial rigidedoit être testé à des vitesse jusqu'à 220kt - soit environ 50 kt plus vite que la limite de vitesse de la plupart des hélicoptères classiques.

Le Sikorsky S-97 « Raider » :

Le «Raider» est basé sur la technologie du X-2 développé par Sikorsky à la fin des années 2000. Le démonstrateur X-2 est une plate-forme de 5’000 livres, alors que le «Raider» est d'environ 11’000  livres et permettra d’emporter jusqu’à six soldats en mode assaut. En mode reconnaissance, cet espace pourrait être utilisé pour l'équipement supplémentaire ou des munitions avec 2 pilotes et réservoirs de carburant auxiliaire. Outre, sa vitesse maximale presque deux fois supérieure, à 250 nœuds, le S-97 sera plus manœuvrable et aura une signature acoustique plus faible qu’un hélicoptère standard.

Le principe des rotors contrarotatifs coaxiaux à hélices propulsives offrent des vitesses de croisière allant jusqu'à 250 kt (253 mph), plus du double de la vitesse des hélicoptères classiques, selon Sikorsky. Le S-97 est propulsé par un moteur General Electric YT706, une variante du CT7. 

Pour Sikorsky, ces attributs permettront au S-97 d’égaler ou dépasser les exigences de l’US Army pour son prochain hélicoptère léger polyvalent, car celui-ci, sera en plus, très performant dans les opérations à haute altitude qui posent problème aux hélicoptères légers actuels.

 

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Photos : 1 Le 97 accidenté 2 lors de son premier vol en 2015@ Sikorsky

01/08/2017

1 août 1955, premier vol de l’U-2 « Dragon lady » !

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Si, le 1 août est l’anniversaire de la Suisse, ce même jour en 1955 l’avion a effectué par accident son vol inaugural.

Le premier vol de l’avion espion Lockheed l'U-2 « Dragon Lady » a eu lieu accidentellement le 1er août 1955, lorsque les ailes ont soulevé celui-ci par inadvertance le prototype qui effectuait des essais de roulage à grande vitesse.

Le véritable premier vol planifié eu lieu trois jours plus tard avec le légendaire pilote de test de Lockheed, Tony LeViera aux commandes.

Le Lockheed-Martin U-2 : 

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

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Photos : 1 Un U-2 en vol au-dessus de la zone 51 2 U-2 en vol @ USAF