11/09/2017

Plus de CH-47F pour la RAF !

23234.jpg

Le Royaume-Uni envisage une nouvelle acquisition supplémentaire d'hélicoptères lourds Boeing CH-47F « Chinook » afin de remplacer progressivement les versions les plus anciennes.

En effet, les « Chinook » les plus anciens en service au sein de la Royal Air Force (RAF) sont en service depuis 1980. Bien que ces appareils ont reçu de nombreuses mises (standard HC-1, HC-4 et finalement HC-6A) les cellules sont proches de la fin de leur vie.

Des choix :

Par contre, la RAF va devoir se positionner en ce qui concerne l’avionique de ses futurs « Chinook ». En effet, les appareils actuels sont dotés d’un cockpit modernisé par Thales. Les anglais devront choisir de maintenir une avionique européenne ou de passer sur la version américaine spécifique à l’armée américaine.

Par ailleurs, deux types de CH-47 pourraient être retenus, le model « F » BlockII. Ce nouveau standard destiné au célèbre « Chinook » sera réalisé grâce à un contrat de l’armée de 276 millions de dollars qui servira à financer ces prototypes et qui validera les progrès technologiques qui permettront d'accroître la puissance de levage de l'hélicoptère emblématique. Le standard « BlockII » comprendra un nouveau groupe motopropulseur amélioréqui transférera une plus grande puissance des moteurs, couplé avec de nouvelles pales qui permettront de soulever 1’500 livres supplémentaires. La configuration actuelle de six réservoirs de carburant soit trois de chaque côté sera remplacée par deux plus grands. De plus, la structure du fuselage sera renforcée dans les zones critiques pour permettre au CH-47F de transporter la charge utile supplémentaire. 

La seconde version est le MH-47G, soit une variante destinée aux forces spéciales. Le MH-47G intègre toutes les nouvelles fonctionnalités du CH-47F en plus d’un équipement spécifique.

A ce jour la RAF a reçu une quinzaine de CH-47 Mk6 (dérivé du « F ») qui disposent d’une nouvelle cellule, d’une nouvelle société avionique, d’un FLIR, d’un nouveau treuil de sauvetage. Le CH-47 MK6 de la RAF disposent d’un nouveau système de guerre électronique et d’un système de communication interopérable doté d’une liaison électronique (Link16). Le Mk6 est comparable au CH-47F, mais se distingue par des équipements d’origine britannique.

 

588250715.jpg

Photos : 1 Chinook Mk6 de la RAF 2 Cockpit @ RAF

 

 

10/09/2017

Les H145M serbes dotés du système HForce !

yourfile.jpg

Airbus Helicopters a révélé que les hélicoptères H145M destinés à la Serbie seront dotés du nouveau système d’armes HForce. À la fin de 2016, Belgrade a commandé un total de neuf appareils H145M et deviendra ainsi le client de lancement du HForce.

À la fin du mois d'août, Airbus a effectué le premier vol d'un H145M avec un système d'armes HForce "complet" comprenant une mitrailleuse et des roquettes de 70 mm, ainsi qu'un ordinateur de mission Rockwell Collins. La qualification du système sur le H145M est prévue en 2018 et sera précédée de campagnes de tir avant la fin de l'année en Hongrie pour les mitrailleuses les canons et les roquettes, et en Suède pour les roquettes guidées par laser.

HForce, un concept novateur :

294200496.jpg

Le concept HForce d’Airbus Helicopters est en soi une nouvelle offre intégrée pour les utilisateurs de la gamme des hélicoptères Airbus (ex Eurocopter). Le système doit permettre à des forces armées de renforcer ou de donner une puissance de feu à leurs hélicoptères de transport, tels que les H225 Super Puma/Cougar, le H125 Ecureuil/Fennec et les H135/635 et H145/645. Le système Airbus HForce permet donc d’armer ces types d’hélicoptères pour des pays n’ayant pas les moyens ou les besoins d’acquérir des hélicoptères d’attaques « Tigre « ou « Apache » par exemple. Pour les autres, il sera possible de compléter les capacités d’appuis feu déjà disponibles.

Le concept HForce s’articule autour d’un système « plug and play » ayant un ordinateur de mission commun qui permettra aux opérateurs de commander l'hélicoptère dans une configuration de base, sans armes, tout en gardant la possibilité de les mettre à jour facilement. Conçu autour d'un système de gestion Rockwell Collins Deutschland fonctionnant avec un viseur de casque Thales « Scorpion » monoculaire HSMD couplé à un système FLIR Wescam électro-optique/infrarouge. Le système permet de gérer le tir avec une mitrailleuse de 12,7mm ou un canon de 20mm, des roquettes et des missiles antichars AGM-114 « Hellfire ».

Le H145M :

Le H145M est conçu à partir de la version civile et parapublique modernisée du H145 (anciennement dénommé EC145 T2 sous Eurocopter). Avec une masse maximum au décollage en augmentation (3 700 kilos), il peut être équipé d'équipements de mission, notamment d'un canon latéral monté sur pivot, il peut transporter des armes sur des mâts multifonctions ; des capteurs électro-optiques/infrarouges avec moyen de repérage d'objectifs ; ainsi que des solutions d'avionique militaire pour les communications, la navigation et la gestion de vol.

Équipé d'un dispositif de descente sur corde pour les opérations spéciales, le H145M bénéficie d'une capacité de survie améliorée par la protection balistique de l'équipage, des réservoirs de carburant auto-obturant et un système de guerre électronique d'autoprotection contre les menaces de missiles.

Bénéficiant de la robustesse, des faibles coûts d'exploitation et de la disponibilité élevée des hélicoptères éprouvés de la famille EC145/H145 d'Airbus Helicopters, le nouveau H145M est doté de moteurs Turbomeca Arriel-2E, un système numérique de régulation des moteurs à pleine autorité (FADEC) sur deux canaux, un rotor de queue caréné Fenestron®, ainsi que des boîtes de transmission modernisées pour les rotors principal et de queue. La masse maximum au décollage de cet hélicoptère modernisé est augmentée de 50 kg, tandis que ses performances en vol stationnaire - même avec une seule turbine opérationnelle - sont cruciales pour la sécurité en vol et le succès des missions, en particulier dans le cadre d'opérations spéciales ou de recherche et de sauvetage au combat.

 

3111089981.jpg

Photos : 1 & 3 H145M HForce 2 Les hélicoptères pouvant recevoir Hforce @ Airbus Helicopters

 

Des « FireHawk » pour le Comté de Los Angeles !

1.jpeg

Sikorsky a reçu un contrat du Comté de Los Angeles pour deux hélicoptères S-70i « Black Hawk » en configuration « FireHawk » soit de lutte incendie. Jusqu’ici la version « FireHawk » était basée sur le S-70A avec l’introduction du S-70i, la nouvelle version de l’hélicoptère disposera des dernières innovations apportées sur le célèbre « Black-Hawk ».

En plus de la lutte contre les incendies aériens, le Firehawk effectue également les missions de commandement et le contrôle d'autres appareils de lutte contre l'incendie, la recherche et le sauvetage et le soutien logistique.

Le S-70i :

Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le Hawk «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Photo : S-70 « FireHawk »@ Sikorsky

 

 

09/09/2017

Police du ciel : collaboration renforcée entre la Suisse et l’Autriche !

301463_299417863407011_621625761_n.jpg

La Suisse et l’Autriche veulent renforcer leur collaboration dans la sécurisation transfrontalière de l’espace aérien pour contrer les menaces aériennes non militaires. Le Conseil fédéral, lors de sa séance du 6 septembre 2017, a approuvé un nouvel accord sur la police aérienne et l’a transmis pour adoption au Parlement. Il a permis au chef du DDPS de l’entériner, sous réserve de sa ratification par le Parlement.

Intevenir dès la frontière:

Pour être efficaces dans leur mission de police aérienne, les Forces aériennes suisses doivent pouvoir intervenir dès la frontière. A cet égard, la collaboration avec les Etats voisins s’avère indispensable. Cette coopération est déjà en place aujourd’hui ; elle se fonde sur des traités gouvernementaux conclus avec l’Allemagne, l’Autriche, la France et l’Italie.

Mais contrairement aux accords conclus avec les autres Etats voisins, celui convenu avec l’Autriche se limite à l’échange de données sur la situation aérienne et n’autorise aucun engagement transfrontalier des avions. Cette restriction diminue considérablement l’efficacité du service de police aérienne. Lors de manifestations comme le Forum économique de Davos (WEF), qui nécessite une restriction de l’espace aérien des deux côtés de la frontière, l’absence d’un service transfrontalier de police aérienne peut avoir des conséquences particulièrement fâcheuses.

Exemple d’une lacune actuelle avec l’Autriche :

Un exemple récent est l’incident survenu le 5 juillet 2016. Averties d’une alerte à la bombe sur un appareil de la compagnie aérienne israélienne El Al en route entre New York et Tel-Aviv, les Forces aériennes suisses ont immédiatement déployé deux F/A-18. Les avions ont intercepté l’appareil au-dessus de Schaffhouse, mais ont dû faire demi-tour avant la frontière. Ce n’est qu’au sud-ouest de Salzbourg que l’avion menacé a pu être pris en charge par les Forces aériennes autrichiennes. Cette menace non militaire non élucidée a donc été hors contrôle pendant plusieurs mi- nutes dans l’espace aérien autrichien. Avec le présent accord, le Conseil fédéral entend combler ce type de lacune de sécurité dans le cadre du service de police aérienne quotidien. Ce faisant, le principe de réciprocité est appliqué selon les usages internationaux.

Permettre des engagements transfrontaliers :

Le Conseil fédéral souhaite combler cette lacune avec le nouvel accord sur la collaboration dans le domaine de la sécurisation transfrontalière de l’espace aérien pour contrer les menaces aériennes non militaires. Il règle la collaboration transfrontalière avec l’Autriche pour le service de police aérienne à un niveau comparable à celui qui existe déjà avec les autres pays voisins. Les forces aériennes suisses et autrichiennes auront la possibilité de prendre des mesures sur le territoire des deux Etats et d’accompagner des avions au-delà de la frontière jusqu’à leur prise en charge par les forces aériennes partenaires. L’usage des armes comme mesure de police aérienne de dernier recours n’est possible qu’avec les appareils du pays survolé.

L’accord défini :

Le personnel de la Partie d’envoi, à savoir les personnels militaire et civil des forces armées et des ministères de la défense (p.ex. armasuisse), doit impérativement être couvert par l’accord.

Par menace aérienne non militaire on entend toute situation dans laquelle il existe un soupçon qu’un aéronef avec ou sans pilote est utilisé illégalement et constitue une menace potentielle pour l’une des Parties en cas de violation de sa souveraineté aérienne. Cette formulation délibérément ouverte garantit la prise en compte de l’évolution technique de l’aviation et définit les menaces non militaires de façon à inclure tant que possible les menaces encore inconnues aujourd’hui si les conditions susmentionnées sont remplies.

Par autorité d’engagement on entend l’autorité nationale de chaque Partie chargée d’exécuter les mesures de sûreté aérienne. En Suisse, il s’agit de la Centrale des opérations des Forces aériennes.

3521238273.jpg

Photos : Exercice de police du ciel @ DDPS/Swiss air Force

07/09/2017

Plus d’A350 pour United Airlines !

United-orders-45-A350-900.jpg

La compagnie américiane United Airlines a décidé d’accroître le nombre d'A350 XWB qu'elle intégrera au sein de sa flotte. A cet effet, la compagnie actualise sa commande existante constituée de 35 A350-1000, et la porte à 45 A350-900. Ces gros-porteurs viendront remplacer sa flotte d'appareils plus âgés et moins efficients, et assureront la croissance future de la compagnie. 

L'A350-900, qui constitue la pierre angulaire de la famille A350XWB (Xtra Wide-Body), permet de façonner l'avenir du transport aérien. Cet appareil, qui peut accueillir 325 passagers en configuration tri-classe standard, bénéficie d'un niveau de confort et d'installations hors pair. Les passagers peuvent ainsi bénéficier d’une expérience de vol exclusive grâce à la nouvelle cabine Airspace by Airbus.  Doté d'une combinaison unique charge marchande et véritables capacités long-courrier, l'A350-900 est l'appareil idéal pour desservir le réseau international de United Airlines. Ces appareils seront les premiers gros-porteurs Airbus à rejoindre la flotte globale de United.

L'A350 XWB est le bi-couloir le plus récent et efficient au monde, bénéficiant d'une conception aérodynamique innovante, d'un fuselage et d'une voilure en fibre de carbone, ainsi que de nouveaux moteurs Rolls-Royce à faible consommation de carburant. Ensemble, ces toutes dernières technologies se traduisent par des niveaux d'efficience opérationnelle incomparables, notamment une réduction de 25 pour cent de la consommation de carburant et des émissions, et des coûts de maintenance significativement réduits. 

La livraison du 100ème A350 a eu lieu fin juillet 2017, 30 mois seulement après la première livraison du gros-porteur le plus moderne au monde, en décembre 2014. A ce jour*, Airbus a enregistré un total de 848 commandes fermes pour l’A350 XWB, émanant de 45 clients dans le monde.

 

Photo : A350 aux couleurs de United Airlines @ Airbus