09/11/2017

Boeing place 300 avions en Chine !

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Beijing,  China Aviation Supplies Holding Company (CASC) a signé avec Boeing aujourd'hui un accord pour 300 avions lors d'une cérémonie. La signature du contrat a été réalisée en présence du Président de la division commercila de Boeing et de du président américain Donald Trump et de, le la Chine président Xi Jinping. L'accord comprend les commandes et engagements pour 300 Boeing monocouloirs et d'avions à deux couloirs. Les avions sont évalués à plus de 37 milliards au prix catalogue de l’avionneur.

« La Chine est un client important et partenaire clé, et nous sommes fiers que les avions Boeing feront partie de la croissance de la flotte pour les années à venir », a déclaré McAllister.

Boeing et la Chine continuent de travailler sur les moyens mutuellement avantageux de se développer et de soutenir le marché de l'aviation. Ces efforts comprennent la coopération industrielle, le développement des technologies visant à réduire l'impact environnemental de l'aviation et d'accroître la durabilité et la coopération continue de soutenir la sécurité, l'efficacité et la capacité du système de transport aérien de la Chine. 

Photo : Stand Boeing

 

 

08/11/2017

Un budget pour la Défense aérienne !

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Berne,lors de sa séance du 8 novembre 2017, le Conseil fédéral a pris des décisions de principe concernant le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien suisse. Il est prévu d’acquérir de nouveaux avions de combat ainsi qu’un nouveau système de défense sol-air, pour un coût maximal de 8 milliards de francs. Pour faire face à ces investissements et à d’autres, le budget de l’armée devra être augmenté annuellement de 1,4 % dès 2021. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) d’établir d’ici février 2018 plusieurs projets possibles : un arrêté de planification, une révision de la loi sur l’armée, la voie habituelle du message sur l’armée, ou d’autres possibilités.

Les moyens actuels de protection de l’espace aérien atteindront dans les années à venir la fin de leur durée d’utilisation. Les 30 jets de type F/A-18 pourront encore être engagés jusqu’en 2030 environ. Les 53 F-5 Tiger ne sont, pour leur part, aujourd’hui déjà plus adaptés aux engagements et seuls 26 de ces appareils volent encore régulièrement. Quant aux systèmes de défense sol-air, la fin de leur durée d’utilisation sera atteinte en 2025 au plus tard.

Une protection indispensable :

Pour le Conseil fédéral, il est évident que les avions de combat et les moyens de défense sol-air restent nécessaires si l’on veut protéger efficacement l’espace aérien helvétique. Sans défense aérienne, la population suisse serait, en cas de conflit armé, livrée à la merci de l’agresseur. L’engagement des troupes terrestres aurait aussi peu de chance de réussite. Le Conseil fédéral estime donc que renoncer au renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien n’est pas une option envisageable. Les avions de combat ne peuvent pas non plus être remplacés par des drones, des hélicoptères, des avions d’entraînement ou d’autres moyens – et cela vaut également pour le service de police aérienne.

Exigences en matière de politique de sécurité et coûts raisonnables :

Le Conseil fédéral a décidé d’investir huit milliards de francs au maximum pour le renouvellement des moyens de défense aérienne. Ce cadre financier devrait permettre d’atteindre les capacités souhaitées tout en satisfaisant aux exigences en matière de politique de sécurité. Les coûts restent ainsi dans des limites que le Conseil fédéral estime raisonnables et économiquement supportables.

Augmentation du budget de l’armée :

Outre le renouvellement des moyens de protection de l’espace aérien, d’autres investissements devront être prévus au cours des prochaines décennies, notamment pour le remplacement de systèmes d’armes principaux des troupes au sol, qui arriveront aussi prochainement au terme de leur durée d’utilisation. Au total, 15 à 16 milliards de francs seront nécessaires dans le cadre des programmes d’armement de 2023 à 2032. Avec son budget actuel de quelque 5 milliards de francs par an, l’armée peut investir un milliard dans le programme d’armement.

Le Conseil fédéral veut par conséquent relever le plafond des dépenses de l’armée de manière continue durant les années à venir, afin d’être en mesure de financer les investissements nécessaires. Le budget de l’armée devra bénéficier d’un taux de croissance annuel d’environ 1,4 %. L’armée devra en outre stabiliser ses frais de fonctionnement de manière à ce que la majeure partie des moyens liés à cette croissance puissent être affectés à l’armement.

Transparence en matière d’affaires compensatoires :

Le Conseil fédéral tient au principe selon lequel les fournisseurs étrangers doivent compenser 100 % de la valeur d’un contrat par des commandes passées à l’industrie suisse. De telles commandes servent l’économie de notre pays, favorisent la création de places de travail et permettent aux entreprises helvétiques de rester à la pointe de la technologie. Dans ce contexte, il s’agira de garantir une transparence maximale sur le déroulement des affaires compensatoires. Un registre montrera quelles entreprises suisses auront reçu des mandats dépassant les 100 000 francs.

Les étapes suivantes :

Le DDPS est chargé d’établir d’ici février 2018 plusieurs projets possibles.

Plusieurs possibilités doivent être examinées. La première est un arrêté de planification au sens de l’art. 28, al. 2 et 3, de la loi sur le Parlement. Cet arrêté de planification doit préciser le but du renouvellement et expliquer pourquoi celui-ci nécessite de combiner avions de combat et système de défense sol-air. Il doit aussi fixer le cadre financier à 8 milliards de francs. Cet arrêté est soumis au référendum facultatif. La deuxième est une révision de la loi sur l’armée, en insérant un nouvel article décrivant la protection de l’espace aérien et les moyens requis. Cette révision est aussi soumise au référendum facultatif. La troisième possibilité est la voie habituelle par le biais du message sur l’armée. D’autres voies peuvent également être examinées.

Par ailleurs, le DDPS est chargé de soumettre dans l’année à venir des demandes aux fournisseurs Airbus, Boeing, Dassault, Lockheed-Martin et Saab. Après un éventuel référendum, le Conseil fédéral sera en mesure de faire, probablement en 2020, son choix sur le type d’avion de combat. Les appareils devraient être livrés dès 2025. L’évaluation et l’acquisition d’un système de défense sol-air à longue portée se feront parallèlement.

Concrètement quel sera le budget ?

Avec une enveloppe maximum de 8 milliards de nos francs, les Forces aériennes pourront compter sur une enveloppe d’environ 1,8 à 2 milliards pour le futur système sol-air et de 6 à 6,2 pour l’achat d’un nouvel avion de combat.

Grosso modo avec les prix actuels moyens, nous pouvons espérer 50à 52 avions de combat de type Gripen E ou 38 à 40 Rafale. Mais attention, il faudra pour autant que l'on puisse réellment compter sur cette somme. Car l'on parle ici d'un montant maximum. Un budget prevu à la baisse serait catastrophique ! L'autre question concerne le budget général des acquisitions, dans les domaines terrestres, là encore la décision du CF n'est pas claire en ce qui concerne la marge de manoeuvre en terme de renouvellement des équipements.

Mais le centre du problème sera d’expliquer concrètement la réalité du besoin à une partie de la population, dont la culture militaire est inexistante. Cette même partie de la population étant de facto un récipient d’air propice à la désinformation d’une gauche, dont l’incompétence et la naïveté font encore recette malgré les indices d’insécurité qui se vérifient un peu plus chaque jour. En cas de vote le travail de communication sera vital. La question sera simple : voulons-nous garantir notre neutralité et notre souveraineté aérienne ? (sources DDPS) Analyse PK.

 

Photos : les concurrents potentiels

07/11/2017

Avions de combat : bientôt dotés de laser ?

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Le Laboratoire de recherche de l'US Air Force (AFRL) a attribué à Lockheed Martin un contrat de 26,3 millions de dollars pour la conception, le développement et la production d'un laser à haute puissance pour être testé depuis un avion de combat.

Le Laboratoire de recherche de l'US Air Force prévoit de tester le laser sur un avion de chasse tactique d'ici 2021. Le contrat fait partie du programme de démonstrateur de laser à haute énergie d'autoprotection SHiELD (Self-Protect High-Energy Laser Demonstrator) de l’AFRL, et représente une avancée majeure dans la maturation des systèmes de protection laser aéroportés.

Le programme SHiELD :

Le programme SHiELD comprend trois sous-systèmes:

La Recherche dans les effets aérodynamiques (STRAFE), le système de contrôle du faisceau, qui dirigera le laser sur la cible et le pod monté sur le chasseur tactique, qui alimentera et refroidira le laser.

Lockheed-Martin va se concentrer sur le développement d'un laser compact à haut rendement dans des contraintes de taille, de poids et de puissance. L’objectif étant de produire un démonstrateur d’arme laser en plate-forme d'essai aéroportée suffisamment petit pour venir s’intégrer dans un avion. Le développement de systèmes laser à haute puissance, tels que le SHiELD montrent que les technologies des systèmes d'armes laser deviennent réelles et qu'elles sont prêtes à être produites, testées et déployées sur des avions, des véhicules terrestres et des navires.

Rappel :

En juin de cette année, un laser à haute énergie monté sur un hélicoptère d'attaque Boeing AH-64 « Apache » a acquis et atteint une cible sans pilote. Le test a été mené par l’équipementier Raytheon et le Bureau de gestion du programme « Apache » de l'armée américaine en collaboration avec le Commandement des opérations spéciales des États-Unis à White Sands Missile Range, au Nouveau-Mexique.

Une réalité d’ici 20 à 25 ans :

Un mélange d’armes laser et d’armes classiques devrait profondément changer l’espace de bataille d’ici 20 à 25 ans selon l’US Air Force. Les armes à laser dirigent des faisceaux de lumière très concentrés sur leurs objectifs seront dans un premier temps surtout engagées à courte distance face à des drones. Ouis sur des cibles toujours plus gtrandes et à des distances plus importantes. Le principe du fonctionnent d’une arme laser et de chauffer la cible à des températures élevées, ce qui les enflamera presque instantanément. Au vue de la complexité d’un tel système, les premières générations d’armes laser seront principalement défensives.

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Photos : image de synthèse d el’utilisation d’arme laser sur avions de combat @ USAF

06/11/2017

TAI a débuté le développement de l’hélicoptère ATAK 2 !

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Turkish Aerospace Industries (TAI) a annoncé qu'elle avait débuté le développement national de l'hélicoptère d'attaque ATAK 2.

Pour l’avionneur turc TAI l'ATAK 2 sera un hélicoptère de six tonnes construit sans assistance étrangère sur la base des connaissances techniques et de l'expérience opérationnelle acquises avec l'hélicoptère d'attaque T129 actuellement produit sous licence de Leonardo. L'ATAK 2 sera plus gros et plus lourd que l’actuel T129.

En plus d'être plus lourd, l’ensemble des systèmes devront être produit en Turquie permettant ainsi un approvisionnement national sans dépendance éttrangère.

L'ATAK-2 disposera de plusieurs améliorations par rapport au T129, telles qu'une charge utile accrue et une avionique mise à jour.

L'ATAK-2 pourrait réutiliser certains des composants critiques de l'hélicoptère utilitaire TAI T625, tels que les parties dynamiques (par exemple le rotor) et le système de transmission. Cela permettra de réduire les coûts de développement ainsi que de fournir des points communs techniques, en réduisant les coûts d'exploitation.

Par ailleurs, le programme ATAK 2 directement est lié au développement du moteur de Engine Industries (TEI). Un premier des moteurs de 1’400 shp de TEI devrait être achevé en 2019.

 

Photo ; l’actuel T129 ATAK-1 @ TAI

05/11/2017

Au Danemark les critiques s’envolent sur le F-35 !

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Une nouvelle polémique vient d’éclater à propos du programme de l’avion de combat de Lockheed-Martin F-35 « Lightning II ». Celle-ci, se déroule chez un client européen au Danemark et concerne des problèmes de coûts et la diminution de la capacité de combat future du pays.

Pas assez d’avions et trop cher :

Selon le National Audit Office, le ministère de la Défense du Danemark a été trop optimiste pour calculer ce que les avions de combat F-35 pourront faire, par exemple, en terme d’heures de vol. Les 27 Lockheed-Martin F-35A ne pourront purement et simplement pas compenser en terme de dotation minimale la flotte actuelle de 44 F-16. Pour mémoire le Danemark avait acheté 77 F-16A/B et en avait modernisés 47 au standard MLU.

Dans le même temps, il existe un risque important que le coût total de l’acquisition dépasse les 66 milliards de l’ensemble de la durée programme, soit 30 ans.

Pour la Force aérienne du Danemark, une future flotte de 27 F-35 ne permettrait pas de résoudre les tâches promises et le Danemark se retrouvera avec une Force aérienne plus faible qu’aujourd’hui.

Selon le professeur de politique internationale de l'Université de Copenhague Ole Wæver, le Danemark pourrait être contraint d'acheter plus d'avions de combat ou de réduire le nombre de tâches. L'expert en défense Peter Viggo Jakobsen, de l'Académie de la Défense, critique le ministère de la Défense pour avoir « reculé » afin de s'assurer que le F-35 puisse remporter la compétition sur deux autres avions en concurrence. 

Rappel :

C’est au mois de mai 2016 que le ministère de la défense et le gouvernement du Danemark ont ​​recommandé la sélection du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » comme futur avion de combat pour le pays. Cette décision fait suite à une réévaluation. La décision finale a été annoncée par le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen et le ministre de la Défense Peter Christensen. Trois appareils étaient concernés, l’Airbus DS Eurofighter, le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » et le Lockheed-Martin F-35.

 

Photo : Le F-35 est censé venir remplacer les F-16 au Danemark@ Lockheed Martin.