03/08/2019

Premier A350-1000 pour British Airways !

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British Airways (BA) a réceptionné son premier A350-1000 au siège d’Airbus à Toulouse, en France, ce qui en fait le premier opérateur du plus grand A350-1000 du groupe International Airlines (IAG). Au total, BA a commandé 18 A350-1000. Iberia, qui fait également partie d'IAG, exploite déjà cinq des plus petits A350-900.

L’A350 XWB de BA, doté d’une cabine Airspace moderne et confortable, ouvrira la voie à de nouveaux niveaux de confort avec le lancement de la « Suite Club », le premier nouveau siège en classe affaires de British Airways en 13 ans. La «Suite Club» sophistiquée et récemment modifiée de la compagnie propose un accès direct au couloir, une porte de suite pour une plus grande intimité et des sièges à plat luxueux dans une configuration 1-2-1.

La configuration en trois classes comprend 56 « Suites Club », 56 sièges économiques « World Traveller Plus » et 219 sièges classiques.

BA, qui célèbre son 100e anniversaire, utilisera d’abord l’appareil pour relier Londres à Madrid avant d’effectuer des vols long-courriers à partir de septembre.

BA exploite une flotte de plus de 150 appareils Airbus, du plus petit A318 au plus grand A380.

L’A350 XWB offre par conception une flexibilité et une efficacité opérationnelles inégalées pour tous les segments de marché, jusqu’à très longue distance (15 000 km). Il présente la dernière conception aérodynamique, un fuselage et des ailes en fibre de carbone, ainsi que de nouveaux moteurs à économie de carburant Rolls-Royce. Ensemble, ces dernières technologies se traduisent par des niveaux inégalés d'efficacité opérationnelle, avec une réduction de 25% de la consommation de carburant et des émissions. Elle offre aux passagers et aux équipages les produits en vol les plus modernes pour une expérience de vol des plus confortables.

À la fin du mois de juin 2019, la famille A350 XWB avait reçu 893 commandes fermes émanant de 51 clients dans le monde entier, ce qui en faisait l'un des avions gros-porteurs les plus titrés de tous les temps.

Photo :l’A350-1000 de BA @ Airbus / F.Lancelot

02/08/2019

B737MAX de nouvelles améliorations, mais seront-elles suffisantes ?

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L’avionneur américain Boeing envisage de modifier l'architecture du système de contrôle de vol du B737 MAX pour remédier à une faille découverte après un test en juin dernier. Cette décision fait suite à la découverte d’un second problème en juin lors d’un test sur simulateur de la Federal Aviation Administration (FAA).

Pour les ingénieurs de Boeing, il s’agit maintenant de modifier l’architecture de contrôle en y ajoutant une double sécurité qui consiste à utiliser et à recevoir les données des deux ordinateurs de contrôle de vol plutôt qu’un seul. Cela s'ajoute aux modifications annoncées précédemment pour prendre en compte les données des deux capteurs d'angle d'attaque dans le système anti-décrochage MCAS.

Rappel :

La FAA a déclaré en juin qu’elle avait identifié un nouveau risque qu’il faudrait régler avant que l’appareil ne soit plus au sol. En effet, dans un scénario où une défaillance spécifique dans un microprocesseur provoquait un mouvement intempestif de la queue horizontale de l'avion, les pilotes ont mis trop de temps à identifier une perte de contrôle connue due à un déroulement du trim intempestif a déclaré un responsable de Boeing.

Boeing espère toujours terminer la refonte du logiciel d'ici la fin du mois de septembre et le soumettre à l'approbation de la FAA. Le mois dernier, le directeur général de Boeing, Dennis Muilenburg, a déclaré aux analystes qu'il était confiant que le B737 MAX serait de nouveau opérationnel dès le mois d'octobre, après un vol de certification dans "le mois de septembre".

Et le Design de l’avion ? 

Certes, apporter une modification du logiciel du MCAS ainsi que l’utilisation de deux ordinateurs à l’avenir pour obtenir des données croisées sont en soi une manière de répondre aux problèmes du B737 MAX. Cependant, il reste une question ouverte : ne faudrait-il pas également revoir le Design de l’avion ? En effet, ces modifications électroniques doivent venir compenser une instabilité créée volontairement sur le « MAX ». Souvenez-vous, lors de la conception du modèle « MAX » l’avionneur  Boeing se devait de résoudre deux problèmes fondamentaux pour rendre l’avion intéressant : réduire sa consommation de kérosène et le rendre moins bruyant également.  Pour assurer une véritable avancée, il a fallu aux ingénieurs de Boeing de revoir la motorisation. Pour ce faire il a été décidé d’installer un moteur beaucoup plus gros et plus économe en carburant. Mais le nouveau moteur devait avoir une garde suffisante avec le sol, hors sans changer le positionnement de celui-ci, la taille de la soufflante se trouvait trop proche du sol. Pour corriger le tir, le moteur a été  déplacé vers l’avant et plus haut. Il a fallu également avancer le train avant du train d'atterrissage de 8 pouces. Ces deux modifications permirent à Boeing d’améliorer de 14% la consommation de carburant du nouvel avion de ligne. Mais en créant de fait une instabilité !

Alors, ne devrait-on pas aussi en profiter pour plancher également sur une amélioration structurelle de l’avion en plus des patchs électroniques ? La question est ouverte, car rien ne dit que l’avion pourra effectivement revoler en octobre prochain.

Photo : Chaine de montage B737MAX @ Boeing

01/08/2019

La marine allemande a choisi le NH90 pour remplacer les Sea Lynx !

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Annoncé en 2016, le programme de remplacement des 22 hélicoptères de guerre anti-sous-marine (ASM) Westland Sea Lynx de la marine allemande vient de trouver son épilogue. Cette dernière a choisi sans surprise l’Airbus NH90. Trois appareils étaient en compétitions : le Leonardo AW159 « Wildcat » le Sikorsky S-70B « Sea Hawk » et l’Airbus NH90.

Un choix évident :

Ce choix est une quasi-évidence, en effet, la marine allemande avait déjà opté pour l’Airbus NH90 « Sea Lion » pour venir remplacer les vénérables Westland « Sea King ». En choisissant le NH90, cette dernière assure une transition en douceur et assure une totale complémentarité en terme de formation et de maintenance.Au total se sont 18 hélicoptères NH90 « Sea Lion » qui sont en commande et qui seront rejoint par 22 autres NH90MRFH.

NH90 « Sea Lion » : 

Lancé lors du Salon international ILA Airshow de Berlin en mai 2014, le « Sea Lion » est largement similaire à la version de base du NH90 NFH de l'OTAN, mais présente des équipements de communication et de navigation spécifiques à l'Allemagne, dont un système de communications par satellite. L’avionique comprend en plus un système d'identification automatique (AIS) pour localiser, identifier et suivre les navires.

Bien que le « Sea Lion » est presque identique au NH90, il faut considérer que c'est la première qualification de la variante navale allemande, y compris l'intégration d'équipements de communication et de mission spécifiques à l'Allemagne.

L’appareil est doté de mitrailleuses latérales M3M de 12,7 mm de chaque côté, de missiles Marte MKII, de torpilles Torpille MU90. Par ailleurs le « Sea Lion » peut emporter des réservoirs de carburant internes et externes supplémentaires ainsi qu'une deuxième console de mission.

Lorsqu'il sera pleinement opérationnel, le NH90 « Sea Lion » est destiné à fournir des services de surveillance continue, de surveillance maritime, de recherche et de sauvetage (SAR), de transport pour les frégates F124 et F125 Baden-Wurttemberg, ainsi que des navires de soutien au combat de classe Berlin (Type 702) de la Marine allemande.

Pour le remplacement des « Sea Lynx » de lutte anti-sous-marine (ASM) , les NH90 « Sea Lion » allemands seront nommés NH90 MRFH « Sea Lion ».

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Photos :NH90 « Sea Lion » de la marine allemande @ Airbus DS

 

31/07/2019

Début de production pour le Sukhoi Su-57 !

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L’avionneur russe Sukhoi a débuté la production en série du chasseur Su-57, selon les déclarations faites cette semaine par le vice-Premier ministre, Yuri Borisov. Borisov a déclaré qu'un accord concernant 76 exemplaires avait été signé entre le ministère de la Défense et Sukhoi lors de l'exposition "Armée de Russie 2019", qui s'est tenue à Moscou à la fin du mois de juin dernier. Selon le calendrier, le premier avion faisant partie de la commande initiale de 12 avions en 2018 devraient rejoindre l'armée de l'air d'ici fin 2019. En mai, le président russe Vladimir Poutine s’était engagé à élargir considérablement la flotte de Sukhoi Su-57 opérée par les forces aériennes du pays.

Rappel :

Plus tôt en 2018, lors du forum de l'armée, un contrat avait été signé pour la livraison d'un premier lot de 12 Su-57. Le premier avion sera remis au client d’ici la fin de l’année. Puis en juin dernier un contrat a été signé entre le ministère de la Défense et la société Sukhoi pour la fourniture d'un second lot de 76 avions de combat Sukhoi Su-57 de cinquième génération.

Le Sukhoi Su-57 :

Le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté avec l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation et ceci même si la réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données, complète le tout.

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Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode de la « SuperCroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion d’être moins sujet à des pertes de portances, lors d’angles d’attaques élevés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux: soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radars AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir" sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues. Les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contre-mesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

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Photos : Su-57 @ Sukhoi

 

29/07/2019

Entrée en service du J-20 « Wellong » !

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La Force aérienne de l'Armée de libération du peuple chinois (PLA) a publié pour la première fois une photo d'un avion de chasse furtif de type Chengdu J-20 « Wellong » avec son numéro de série 62001  d'une unité de combat. Cet élément confirme pour la première fois que l'avion a terminé ses essais et est entré officiellement en service.

C'est la première fois qu'un J-20 est vu avec un numéro commençant par un « 6 ». Jusqu’ici les J-20 portait le chiffre« 7 ».  Weichung Lei, spécialiste de l’aviation chinoise, m’explique que selon la tradition au sein de la Force aérienne, le chiffre « 7 » est dédié aux avions d’essais, tandis que le « 6" « indique l’avion fait partie d’une unité de combat. Les premeir J-20 sont déployés au sein d’une unité apparteant au commandemant des forces de l’Est de la Chine.

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Le J-20 « Weilong » : 

Le Chengdu J-20 « Weilong » (puissant dragon) est l'un des avions de combat les plus perfectionnés selon les dires de l’avionneur chinois. L’avion est censé pouvoir répondre au F-22 américain.

Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

L’avion dispose d’une baie ventrale pour l’armement d’une longueur estimée à 4,5 mètres pour 3 mètres de largeur, l’avion semble pouvoir emporter quatre missiles air-air de moyenne portée PL-15 des missiles air-air à courte portée PL21. Par contre, les missiles air-air de courte portée sont localisés aux niveau des petites soutes latérales de chaque côté du fuselage à proximité des entrées d’air pouvant chacune recevoir un missile air-air PL-10.

Le J-20 mesure 20,3 mètres de long et a une envergure de 12,9 mètres. Il est fabriqués à partir d’alliages avancés, avec un poids à vide d’environ 19 000 kg pour une masse maximum de 32 000 kg. L’avion affiche un plafond de 20 km et une vitesse maximale supérieure à Mach 2 (2 470 km / heure),

Les coûts de recherche et développement du J-20 ont été estimés à plus de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), avec un coût par avion de 100 à 110 millions de dollars.

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Photos :J-20 d’essais avec le chiffre 7 @ Taohang Zhou