11/06/2018

Le Super Tucano entre en service au Liban !

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Les Forces Armées Libanaises (LAF) ont annoncé le 28 mai que quatre des six avions Embraer EMB 313 / A-29 « Super Tucano » d'attaque et de reconnaissance étaient arrivés sur la base aérienne de Hanat, au nord de Beyrouth. Les deux premiers avions sont arrivés en octobre 2017.

Le Département d'Etat américain a déclaré en mars que les « Super Tucano » font partie d'un programme d'assistance de 340 millions de dollars pour améliorer les capacités des FAL.

Le contrat avait été annoncé en juin 2015 par le Département d'Etat américain pour la vente des six « Super Tucano » au Liban.  L'ensemble proposé comprenait deux moteurs de rechange, des systèmes de capteurs électro-optiques MX-15, 2’000 kits de guidage laser pour les roquettes de 70 mm, et huit systèmes de détection et d’alerte de missiles AN/AAR-60 (V) 2 et huit systèmes de distribution de contre-mesures ALE-47 pour protéger contre les systèmes de défense aérien au sol, les systèmes de navigation et l'équipement et les services de soutien.

Il a été déclaré que les Super Tucanos libanais pourraient également lancer des missiles  Raytheon AGF-114 « Hellfire », ainsi que des bombes guidées par laser GBU-12 et GBU-58 « Paveway II », bien que ces armes ne fussent pas incluses dans le paquet proposé.

 

Le A-29 « Super Tucano :

Le Super Tucano est doté d’un turbopropulseur Pratt & Whitney Canada PT6A-68C deux fois plus puissant que celui du Tucano et actionnant une hélice Hartzell à cinq pales. Son fuselage est également plus long et deux mitrailleuses de 12,7mm Herstal M3P sont incorporées dans des ailes dotées d’un nouveau profil. Effectuant fréquemment des missions à basse altitude, et donc exposé à des tirs terrestres, l’habitacle du Super Tucano est protégé par un blindage en Kevlar. Un train d’atterrissage renforcé permet d’utiliser des pistes sommairement aménagées. L’appareil possède 5 points d’accrochage, dont un sous le fuselage, permettant d’emporter jusqu’à 1’500 kg d’armement selon diverses combinaisons. Ainsi, un canon de 20 mm peut être installé sous le fuselage, auquel s’ajoutent soit des bombes lisses ou guidées, des roquettes ou des missiles. Les missiles sont soit des AIM-9 Sidewinder, des MAA-1 Piranha ou des Python 3/4. Des réservoirs extérieurs de carburant peuvent également être utilisés, afin d’augmenter l’autonomie de l’appareil. 

 

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Photos :Les premiers Super Tucano libanais @ FAL

09/06/2018

Premiers « Cobra » jordaniens modernisés !

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La Jordanie a remis en service les premier des 12 hélicoptères d'attaque Bell AH-1F « Cobra » qui font l'objet d'un important processus de mise à niveau.

Les deux premiers hélicoptères d'attaque AH-1F « Cobra » améliorés sont arrivés en Jordanie après une passage chez Northrop-Grumman qui mis à jour l'avionique des hélicoptères des années 1980.

C’est le 7 juin que les premiers deux premiers appareils ont été expédiés de Huntsville, en Alabama, en Jordanie pour des essais d'armes et d'acceptation final par la Royal Jordanian Air Force (RJAF).

Les appareils sont recâblés et reconditionnés pour assurer leur qualité et leur intégrité, avant que Northrop-Grumman n'intègre la nouvelle solution avionique. Bell-Textron participe à la remise à neuf des cellules, alors qu'Honeywell participe à la modernisation des moteurs des hélicoptères.

 La nouvelle suite de Northrop-Grumman, comprend un ensemble d'équipement de mission intégrée numérique (IMEP) composé d'un ordinateur de mission FlightPro Gen III disponible dans le commerce, une gamme complète d'afficheurs à cristaux liquides, une carte numérique intégrée et des commandes de navigation. Évolutif et entièrement intégré, l'iMEP repose sur une architecture ouverte et modulaire qui prend en charge l'intégration rapide du matériel et des logiciels tiers. Cette approche flexible évite l'obsolescence et simplifie la croissance de la mission.

28 appareils disponibles :

En plus, des 12 « Cobra » jordaniens qui seront modernisés, le pays a réceptionnés les 16 hélicoptères livrés par Israël à la Jordanie, soit des qui Bell AH-1E/F « Cobra », qui ont pris leur retraite de l'armée de l'air israélienne en 2013. Ceux-ci ont été rénovés avant le transfert à la Royal Jordanian Air Force.

Ces 16 hélicoptères AH-1 sont déjà en service au sein des escadrons 10 et 12 basés à Zarqa, au nord-est de la capitale, Amman. Les Bell AH-1E/F « Cobra » vont protéger les frontières de la Jordanie avec la Syrie et l'Irak contre les incursions possibles par des combattants de l'Etat islamique.

 Le Bell AH-1E/F « Cobra » est armés de missiles BGM-71A « TOW » de roquettes de 70 mm, ainsi que du canon en tourelle M197 « Gatling » de 20mm.

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Photos : 1Bell AH-1F « Cobra » modernisé 2Cobra de la RJAF @ RJAF

 

08/06/2018

Finalisation de l’accord entre Airbus et Bombardier !

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Disposant de toutes les autorisations règlementaires requises, Airbus et Bombardier Inc. et Investissement Québec (IQ) sont parvenus à un accord pour que leur partenariat sur le C Series entre en vigueur à partir du 1er juillet 2018. Cette transaction par laquelle Airbus acquiert une part majoritaire dans la Société en commandite Avions C Series (SCACS) avait été initialement annoncée en octobre 2017. Ce partenariat basé à Mirabel et initié à l’origine entre Bombardier et Investissement Québec (IQ), bénéficiera de la portée et de la présence mondiale d’Airbus, ainsi que de son expertise en matière de vente, de marketing et d’achats afin de produire la gamme d’avions de ligne de toute dernière génération C Series de 100 à 150 sièges.

Airbus travaillera avec ses partenaires Bombardier et IQ afin de valoriser pleinement le potentiel du C Series et d’apporter beaucoup plus de valeur aux clients, fournisseurs, employés et actionnaires, ainsi qu’aux collectivités au sein desquelles le partenariat opèrera. Le siège, la principale chaîne d’assemblage et les fonctions associées seront basées à Mirabel, au Québec.

Comme annoncé précédemment, Bombardier continuera son plan actuel de financement de SCACS. En raison de la clôture anticipée du partenariat, les conditions de ce plan sont mises à jour conformément à l’échéancier suivant : Bombardier financera les déficits de trésorerie de SCACS, si nécessaire, au cours du second semestre de 2018, jusqu’à un maximum de 225 millions $ US; jusqu’à un maximum de 350 millions $ US en 2019; et jusqu’à un montant total maximum de 350 millions $ US au cours des deux années suivantes, en échange d’unités participantes de SCACS avec droit à un dividende annuel cumulatif de 2 %. Tout déficit de trésorerie excédentaire enregistré au cours de ces périodes sera partagé proportionnellement entre les porteurs d’actions classe A de SCACS. Airbus intègrera SCACS dans son périmètre à compter du 1er juillet 2018. Plus d’information financière sur l’opération sera fournie plus tard cette année.

Le programme C Series poursuit sa montée en cadence. Après 17 avions livrés en 2017 l’objectif est de doubler les livraisons en 2018.

Avec cet accord de partenariat, et les performances de ces avions largement éprouvés en service, les parties s’attendent à une demande accrue, nécessitant la création d’une deuxième chaîne d’assemblage final du C Series à Mobile, en Alabama, afin de servir les clients américains. Cette gamme d’appareils est bien placée pour conquérir une large part du marché de 6000 avions dont les sociétés estiment avoir besoin au cours des 20 prochaines années.

Tom Enders, Président exécutif (CEO) d’Airbus, a déclaré à cette occasion : « Ce partenariat renforce notre engagement envers le Québec et toute la communauté aérospatiale canadienne. Nous sommes ravis d’accueillir autant de collègues du programme C Series dans la grande famille Airbus. La force de toute notre organisation est maintenant au service du C Series. Grâce à ce partenariat, ces avions atteindront leur plein potentiel sur le marché et compléteront notre offre globale de produits, apportant ainsi beaucoup de valeur à Airbus, nos clients et nos actionnaires. »

« Cet accord marque le début d’un nouveau chapitre passionnant pour le C Series et l’industrie aéronautique canadienne », a déclaré pour sa part Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier. « Les avions C Series sont largement reconnus comme étant les avions les plus avancés et performants de leur catégorie, et ce partenariat ne fera que renforcer leur succès commercial. La dimension internationale, les relations client et l’expertise opérationnelle d’Airbus sont autant de facteurs clés qui valoriseront et libéreront le plein potentiel de ces appareils. Ensemble, nous allons apporter d’incroyables plus-values et opportunités aux compagnies aériennes, fournisseurs, actionnaires et employés. »

Photo :A320 & CSeries

07/06/2018

La Chine avance sur le projet de drone furtif d’attaque !

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La société  AVIC (Aviation Industry Corporation of China) a rendu public une photo de son drone de démonstration technologique de combat "An Jian" (Dark Sword).

La photo non datée montre à l'arrière-plan une grande cellule allongée de couleur bronze dotée de surfaces canard et entrée d’air ventrale qui adopte une conception de type supersonique sans dérivation. La dénomination AN Jian soit Dark Sword est inscrite sur la plate-forme le long du côté bâbord de l'admission d'air, bien que l'image ne capture pas le reste de la cellule au-delà de sa section médiane, sauf pour apercevoir une queue verticale.

Les détails des dimensions et capacités physiques du drone restent non divulgués, mais l'estimation visuelle utilisant le groupe de 19 personnes non identifiées au premier plan, vraisemblablement l'équipe d'ingénierie du « Dark Sword » comme marqueurs suggère que la plate-forme a au moins 12 m de long.

Le drone « Dark Sword » est considéré comme un effort par Shenyang Aircraft Design Institute d'AVIC (également connu sous le nom institut 601 Aircraft Design) pour développer un drone de supériorité supersonique hautement manoeuvrable capable de frappes en profondeur.

 

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Photos :Le Drone An Jian Dark Sword @ AVIC

06/06/2018

F-35 : Pas de production sans résolution des problèmes !

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La pression monte sur les épaules de l’avionneur américain Lockheed-Martin en ce qui concerne l’obtention d’une commande de grande envergure pour le F-35. Cette semaine, le ministère de la Défense a convenu, suite à la parution du dernier rapport du Government Accountability Office (GAO) que l’ensemble des problèmes qui gangrènent le F-35 devaient impérativement être réglés, sans quoi aucune commande de pleine production ne serait passée, auprès du constructeur.

Autrement dit, Lockheed-Martin se voit dans l’obligation de résoudre les lacunes critiques du Lockheed Martin F-35, avant de demander des fonds pour payer la production à plein régime de l'avion.

Cependant, aux vues des nombreux problèmes qui paralysent le F-35, l’attente de la résolution des carences pourrait bien retarder la production à plein régime de l'avion. Rappelons que le DOD avait déjà mis en garde contre cette problématique en 2016.

Le département avait prévu de différer la résolution de certaines insuffisances critiques constatées dans les tests jusqu'à sa décision de production en octobre 2019, selon un rapport du GAO publié le 5 juin. Toutefois, le rapport a mentionné que la correction des carences après le démarrage de la production à plein régime pourrait éventuellement entraîner des coûts supplémentaires pour le gouvernement.

Des lacunes qui subsistent :

En janvier 2018, le programme des F-35 comportait 966 lacunes, soit 111 lacunes de première catégorie, qui pourraient compromettre la sécurité, la sûreté ou une autre exigence critique et 855 déficiences de catégorie deux, qui pourraient entraver ou contraindre une mission réussie, selon le GAO. Au moins 25 carences de catégorie 1 et 165 carences de catégorie 2 ne seraient pas résolues avant la production planifiée à plein régime.

Les déficiences de la première catégorie que le Bureau du programme commun avait l'intention de résoudre après le début de la production à plein régime portaient sur le l’avion lui-même, l'avionique, les armes, les logiciels et la propulsion.

Le JPO prévoit maintenant de résoudre toutes les lacunes critiques du F-35 avant d'entrer dans le test opérationnel initial et l'évaluation, qui était prévue pour l'automne 2018, selon le GAO. La conclusion du ministère de la Défense américain dénote que pour l’instant il est impossible de déterminer un calendrier permettant de définir une date à laquelle, il sera possible de produire le F-35 en grand nombre.

 

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Photos : 1F-35  en vol 2Site d’assemblage du F-35 @ Lockheed-Martin