16/06/2020

Les Apache du Qatar au complet !

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Boeing a achevé la production des 24 hélicoptères d'attaque AH-64E « Apache » BlockII pour le Qatar. Le premier des 24 premiers hélicoptères a été remis le 14 mars 2019.

Bien que cela ne soit pas confirmé par Boeing, la conclusion des livraisons au Qatar suggère que ces derniers hélicoptères pourraient être les premiers à être équipés de la dernière configuration de la version 6.

Quelques détails : 

Le contrat comprend également un paquet logistique avec pièces de rechange et la formation de 70 pilotes et de 100 membres du personnel au sol. Des pièces détachées, des radios sécurisées Thales. Question armement, des missiles guidés à laser AGM-114R « Hellfire », des missiles FIM-92H « Stinger » ainsi que des roquettes guidée APKWS (Advanced Precision Kill Weapon Systems) de BAe Systems. 

L’AH-64 E Apache :

L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

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Photos : Apache aux couleurs du Qatar@ Boeing

 

15/06/2020

Le « Laser » Gunship pour 2022 !

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Prévue à l’origine pour débuter des essais en 2019, la future arme « Laser » embarquée ne pourra pas faire de démonstration avant 2022 selon le calendrier révisé du Commandement des opérations spéciales de l'US Air Force (AFSOC). Le programme a souffert de différents retards, dont un manque de financement de l’ordre de 58 millions de dollars US.

Le bout du tunnel :

Après des années de financement, le Commandement des opérations spéciales de l'Air Force est sur le point de pouvoir « enfin » tirer avec une arme laser de haute puissance à partir d'un avion de combat AC-130J « Ghostrider » au cours de l'exercice 2022.

Le laser à haute énergie de 60 kilowatts sera monté sur un Lockheed-Martin AC-130J « Ghostrider », déjà fortement armé. L'arme laser sera un élément complémentaire, car l’avion dispose déjà d'un canon à tir latéral de 30 mm, d'un canon de 105 mm, de missiles à guidage laser AGM-176A « Griffin », de GBU-39/ B montés sur les ailes et de GBU- Bombes 39B/ B de petit diamètre à guidage laser.

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Contrairement à ces armes cinétiques, le laser offensif à haute énergie serait capable de désactiver furtivement les systèmes ennemis. L’Air Force envisage en effet, de neutraliser des armes défensives et des capteurs avec ses armes laser silencieuses et invisibles avant même que l'ennemi ne sache qu'ils étaient attaqués. Il n'y a pas d'explosion, de sons ou d'éclairs pour alarmer les cibles. Un combattant ennemi ne se rendrait compte de ce qui s'était passé qu'une fois qu'il aurait tenté d'utiliser un système qui avait déjà été désactivé.

Un laser à haute énergie de 60 kW devrait permettre d’obtenir des effets létaux de haute précision sur des cibles avec peu ou pas de signature acoustique et de très faibles dommages collatéraux.

À cette intensité, un faisceau d'énergie dirigée peut faire frire les systèmes de commandement et de communication ennemis, désactiver les véhicules d'évacuation potentiels et rendre les installations ennemies sans électricité sans oublier d’aveugler les capteurs optiques.

La situation du programme :

Selon les documents budgétaires de l'exercice 21, le programme utilise des efforts de prototypage rapides pour développer des sous-systèmes laser, de contrôle du faisceau, de puissance et thermique, puis réunira les systèmes par le biais d'un intégrateur principal.

Lockheed Martin a obtenu un contrat pour le laser haute puissance en décembre 2018 et devrait être livré au début de 2021. La valeur totale de ce contrat devrait être de 19,3 millions de dollars. D'autres aspects du système laser sont en cours de développement au Naval Surface Warfare Center.

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Photos : le futur AC-130J « laser » @ USAF

13/06/2020

Vols de mesure de la radioactivité !

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Les vols de mesure de la radioactivité annuels de la Centrale nationale d’alarme (CENAL), rattachée à l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP), auront lieu du 15 au 19 juin 2020. Un hélicoptère Super Puma survolera des couloirs parallèles à une hauteur d’environ 90 m au-dessus de la zone mesurée. De cette façon, la radioactivité au sol peut être mesurée rapidement et sur une vaste surface. Les nuisances sonores seront réduites dans la mesure du possible.

Cette année, ce seront la ville de Saint-Gall (17 juin), les côtes est et ouest du lac de Zurich (17 juin) ainsi que la partie nord-ouest du canton de Zurich (16 juin) qui seront survolées et mesurées. On effectuera en outre des vols de routine aux environs des centrales nucléaires de Beznau et de Leibstadt. Les vols de mesure seront étendus en direction du nord-ouest jusqu’à la frontière avec l’Allemagne (15 juin). Afin de comparer les différents instruments de l’organisation de prélèvement d’échantillons et de mesure, des mesures seront effectuées sur la place d’armes de Thoune et au-dessus du lac de Thoune (18 juin).

Depuis plusieurs années, la CENAL poursuit un programme de mesure de la radioactivité des villes suisses. En cas de doute suite à un événement, les valeurs récoltées fourniront une base permettant de détecter tout écart par rapport à la situation normale. Les vols au-dessus des centrales nucléaires sont réalisés à la demande de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Pour procéder aux mesures, un hélicoptère survolera les régions concernées en effectuant des lignes parallèles à 90 m d’altitude. Afin de réduire le plus possible les nuisances sonores pour la population, une pause sera observée entre 12 h 00 et 13 h 00 et les vols se termineront vers 17 h 00. En cas de mauvais temps, les vols seront déplacés à un autre jour de la semaine de mesure. Les éventuelles modifications du programme seront publiées sur le site www.naz.ch. Tous les résultats pourront être consultés sur le même site à partir du 19 juin 2020.

Mesure de la radioactivité normale :

Les mesures aéroradiométriques, effectuées depuis un aéronef, permettent de relever la radioactivité au sol rapidement et sur une vaste surface. Chaque été, la CENAL organise une semaine de vols afin de collecter des valeurs et de garantir la capacité d’intervention des équipes de mesure et des appareils. Le programme se concentre sur les mesures de la radioactivité des agglomérations urbaines. Les années précédentes, elles ont été réalisées au-dessus de Zurich, Bâle, Genève, Berne et d’autres villes. (Sources DDPS)

Photo : Hélicoptère Super Puma équipé pour effectuer les mesures de radioactivité @ DDPS

12/06/2020

Vol inaugural pour l’AT-5 « Brave Eagle » !

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Taïwan, l’avionneur Aerospace Industrial Development Corporation (AIDC) a réussi le vol inaugural de son nouvel avion formateur AT-5 « Brave Eagle ». Ce nouvel appareil est destiné à venir remplacer l’AIDC AT-3 et le Northrop F-5E/F qui sont utilisés comme entraîneurs avancés.

Le vol inaugural du premier des deux prototypes a eu lieu le 10 juin à la base aérienne de Ching Chuan Kang, a annoncé le ministère de la Défense nationale. Le prototype AT-5 a volé pendant environ 20 minutes.

L'Armée de l'air de la République de Chine (RoCAF) désire acheter 66 AT-5 pour équiper deux unités. L'un est actuellement basé à Kangshan, pilotant le formateur avancé AIDC AT-3, et l'autre à Taitung, pilotant des Northrop F-5E/F. Les deux types approchent de la fin de leur durée de vie. La production de l'AT-5 devrait commencer fin 2021 et se poursuivre jusqu'en 2026. 

AIDC AT-5 « Brave Eagle »

Taïwan s'est engagé à développer un avion indigène pour répondre à ses besoins de formateur en février 2017 pour un coût de développement estimé à 2,2 milliards de dollars, après avoir flirté avec l'acquisition du KAI T-50 ou du Leonardo M-346. À l'époque, le nouvel entraîneur taïwanais était connu sous le nom de « Blue Magpie ». L'avion « A1 » a été dévoilé lors d'une cérémonie le 24 septembre 2019, au cours de laquelle, il a été nommé Yung Yin (Brave Eagle) par la présidente Tsai Ing-wen.

Le développement de l'AT-5 a été dirigé parle le National Chung-Shan Institute of Science and Technology (NCSIST), qui a conçu une version simplifiée du chasseur de défense indigène F-CK-1D « Ching-kuo » biplace. Alors que l'IDF est propulsé par deux Honeywell / ITEC F125 avec postcombustion, l'AT-5 a des F124-200 similaires, mais sans postcombustion. Bien que basé sur le F-CK-1 « Ching-Kuo », l’avion incorpore 80% de nouveaux composants. Parmi les changements figurent l'utilisation accrue de matériaux composites pour réduire le poids, une plus grande capacité de carburant, le retrait du canon de bord. L'avion dispose d’une plus grande capacité de carburant interne que la variante opérationnelle, mais ne pourra pas transporter de réservoirs de carburant sous les ailes. Le profil aérodynamique dispose d’une section révisée, légèrement plus épaisse pour des vitesses d'approche et d'atterrissage plus basses, tandis que le train d'atterrissage sera également repensé. L’avion dispose d’une nouvelle avionique et d’un radar AESA. L’avion emportera les divers armements en service au sein de la RoCAF dont un canon en nacelle ventrale.

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Photos : l’AT-5 « Brave Eagle » @ AIDC

 

 

La taxe sur les billets d’avion est-elle équitable ?

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Le Parlement suisse a voté en faveur de l'introduction d'une taxe environnementale sur les billets d'avion. Cette première étape doit encore passer la rampe du Conseil des Etats et peut-être que le paquet « environnemental » (qui touche aussi l’essence) devra-t-il passer devant le Peuple ?

De quoi parle-t-on : ?

Le Conseil National a approuvé la proposition par 135 voix contre 65, d'inscrire cette mesure dans la loi sur le CO2. Cette taxe incitative sera perçue sur tous les vols en partance de la Suisse. En seront exemptés les vols de transit, les vols effectués à des fins médicales et ceux destinés à des fins souveraines. Les vols privés seront aussi taxés. Mais contrairement aux sénateurs, le National ne veut pas inclure les avions légers, les vols effectués à des fins de formation ainsi que les vols d'usine et le travail aérien. La nouvelle taxe visant principalement l'aviation d'affaires ne devrait pas s'ajouter à la taxe sur les billets d'avion ni à l'impôt sur les huiles minérales. Elle s'appliquerait aux vols en partance de la Suisse et son montant se situera entre 500 et 5000 francs en fonction de la taille de l'appareil.

La fourchette de prix et de 30 francs suisses à un maximum de 120 francs suisses par billet en fonction de la distance et de la classe de voyage. Selon les Sénateurs, la moitié des recettes iront à un fonds climatique pour des initiatives de réduction des émissions, mais n'a pas encore déterminé comment cela sera utilisé, car les détails du plan sont très controversés.

Que pensez de cette taxe :

Tout le monde a bien compris l’urgence climatique du moment. Pourtant, l’industrie de l’aviation n’est pas un mauvais élève. Depuis 2000, le transport aérien a augmenté de 60%, mais la consommation n’a augmenté que de 10% et ceci grâce au remplacement d’anciens avions par de nouvelles machines plus économe. Imaginez, depuis 50 ans, les nouvelles technologies ont permis de réduire la consommation de 70 %. Les objectifs du secteur de l’aviation sont :

 

  • Réduction de 50% des émissions de CO2 des vols métropolitains d’ici fin 2024.
  • Renouvellement de la flotte pour réduire les émissions.
  • Objectifs de 2% de carburant alternatif durable dès 2025 et 50% dès 2035.

Cette taxe pose plusieurs problèmes :

Tout d’abord, cette taxe crée une distorsion de concurrence car les compagnies aériennes étrangères avec seulement quelques départs de Suisse ne répercuteront pas forcément la taxe. Si l’on prend le cas de SWISS, la flotte de cette dernière est l’une de moderne au monde et donc l’une des moins polluantes. Par conséquent, si un passager suisse choisi un autre transporteur, dont la flotte est moins moderne et plus polluante, soit, il ne payer pas de taxe, soit il payera le même prix qu’un passager à bord d’un avion moins polluant. Le principe du pollueur payeur n’est pas respecté. De fait, cette taxe ne sera pas incitative pour le passager.

Autre problème fondamental, concerne l’usage de l’argent de cette taxe qui doit être encore défini. Si, tout le monde s’accorde pour un usage en direction de projets environnementaux, il serait également important qu’une partie de la taxe puisse servir les projets de la transition énergétique de l’aviation comme : le développement des biocarburants encore trop peu présent, les améliorations en vue de réduire la consommation des moteurs d’avions, le remplacement des produits en plastique non réutilisables à bord.

Ne pas faire n’importe quoi :

Le monde du transport aérien suisse n’est pas forcément contre une telle taxe, mais celle-ci devrait être appliquée au niveau mondial d’une part. La taxe ne devrait pas péjorer les transporteurs ayant renouvelés leur flotte, mais au contraire viser les anciennes flottes. Pour toutes ces raisons, le secteur de l’aviation espère que le monde politique sera avisé de mettre en place une loi, si elle est acceptée, qui soit juste pour tous, et pas un simple nuage de fumée pour satisfaire à tort l’hystérie du moment.

Photo : A320neo de SWISS  tout neuf, l’avion consomme 20% de moins de carburant que l’ancienne version @ SWISS