19/06/2020

Des S-70i « Black-Hawk » armés pour les Philippines ?

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L’hélicoptériste Sikorsky, prépare une proposition visant à offrir aux Philippines une version armée de son hélicoptère polyvalent S-70i « Black Hawk ». La proposition sera positionnée pour répondre aux besoins de la Philippine Air Force (PAF) afin de se procurer six hélicoptères d'attaque.

La proposition s'appuie également sur le contrat de Sikorsky - attribué en avril 2019 pour construire et livrer 16 S-70i « Black Hawk » afin de répondre au programme séparé de la PAF «Hélicoptère utilitaire de combat» (CUH). Sikorsky a déclaré que sa production des plates-formes CUH n'a pas été affectée par la pandémie de Covid-19. Les six premiers des « Black Hawk » qui sont tous produits par PZL Mielec, la société de Sikorsky en Pologne - seront livrés au quatrième trimestre 2020, le reste étant prévu pour 2021.

 

Selon les médias philippins, le programme CUH est évalué à environ 240 millions de dollars. Le programme d’hélicoptères d’attaque de la PAF est quant à lui budgété par les Philippines à environ 265 millions de dollars, ce qui est nettement inférieur aux deux offres connexes faites par le gouvernement américain fin avril.

Ces propositions, qui progresseront par le biais du mécanisme de vente militaire étrangère (FMS) du gouvernement américain, comprennent l'hélicoptère d'attaque Boeing AH-64E « Apache » ou le Bell AH-1Z « Viper ».

Le Sikorsky S-70i « Black-Hawk » :

Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le Hawk « M » a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, l’hélicoptère est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical.

L’hélicoptère S-70i présenté par Sikorsky PZL Mielec dispose de quatre pylônes sous les ailes qui peuvent engagés des missiles Lockheed-Martin AGM-114 « Hellfire » avec des paniers lance-roquettes Hydra 70. L’hélicoptère offre également l’option d’emport d’une mitrailleuse M134 de 12,7mm ou deux canon GAU-19.

Selon PZL Mielec, l'architecture du système permet au S-70i d'intégrer également d'autres armements selon l'inventaire des clients potentiels.

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Photos : S-70i « Black-Hawk » @ Sikorsky/PZL

Gulfstream, le G600 éclipse le G550 !

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Gulfstream Aerospace va bientôt cesser de produire le G550 biréacteur ultra longue portée. Au terme de ce qui sera une production de 18 ans, la version commerciale finale sera livrée à un client en 2021.

Rappel :

Après un lancement du programme en 2000, le G550 est entré en service en 2003 avec les débuts du poste de pilotage de type « PlaneView » qui a remporté le trophée Robert J. Collier pour ses innovations technologiques et ses améliorations en matière de sécurité. Le G550 a depuis été supplanté dans la gamme de produits de l'entreprise par le G600, qui est entré en service l'année dernière.

Le G550 a établi la norme pour les avions ultérieurs et l'industrie avec plus de 600 appareils en service, le G550 a gagné sa place de leader dans l'aviation d'affaires. Avec un rayon d’action de 6’750 nm, l'avion peut emporter jusqu’à 19 passagers a également été utilisé comme plate-forme de mission spéciale.

L’avionneur confirme toutefois que le support produit de l'avion se poursuivra sans relâche dans plus de 30 centres de service appartenant à l'entreprise et autorisés par l'usine à travers le monde.

Place au G600 : 

En août dernier, Gulfstream a livré le premier jet d’affaires G600 qui remplace le G550 à un client américain non identifié,  depuis les installations de son siège de Savannah, en Géorgie (USA). Cette étape intervient un peu plus d’un mois après que l’avion ait obtenu sa certification de type et de production de la FAA des États-Unis.

Le Gulfstream G600 :

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Le G600 représentent l'aube d'une nouvelle ère dans la conception du poste de pilotage, l'intégration, la fonctionnalité, l'ergonomie et même l’esthétique. Gulfstream intègre un nouveau mini-manche de contrôle actif.  L’avionique est dotée du système Gufstream Symmetry Flight Deck dérivée du Primus Epic d’Honeywell.

En matière de cabine le G600 offre un environnement de cabine pressurisée à l'altitude la plus basse sur le marché. Alors qu'ils volent à 51’000 pieds (15’545 mètres), les passagers se sentiront comme s'ils étaient debout sur la terre ferme à une altitude de 4’850 pieds (1’478 mètres). Quant à l'air frais, les ingénieurs de Gulfstream ont mis au point, un moyen d'introduire 100% d’air frais dans la cabine. Ce système permettra de renouveler l’air toutes les deux minutes. L’avion est propulsé par une paire de turboréacteurs PW815GA Pratt & Whitney Canada de 15,680 livres.

La cabine du G600, peut inclure quatre zones distinctes pouvant accueillir jusqu'à 19 passagers (avec un logement pour 9). Comme le G500, il dispose de 14 grandes fenêtres offrant beaucoup de lumière naturelle et des vues panoramique.

Photos : 1 le G550 2 le G600 @ Gulfstream

 

 

18/06/2020

Berlin, Feu vert pour le radar AESA des Eurofighter !

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On l’attendait, c’est fait ! Le Bundestag allemand a officiellement validé l’intégration du nouveau radar AESA (Active Electronic Scanning Array) pour l'ensemble de la flotte d’avions de combat  Airbus DS Eurofighter allemand. Il s’agit d’un signal positif pour l'Allemagne en tant que base technologique et pour le succès de l'Europe en matière de coopération dans le secteur de la défense.

Hensoldt responsable du projet :

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La société Hensoldt sera responsable de l'installation du radar AESA CAPTOR-E MK1 sur les Eurofighters de nouvelle construction pour l'armée de l'air allemande (90 selon les prévisions), ainsi que de sa modernisation de l'ensemble de la flotte, dans le cadre d'une mise à niveau dont Airbus sera le maître d'œuvre.

"Avec cette décision, l'Allemagne joue pour la première fois un rôle de pionnier dans le domaine des technologies clés pour l'Eurofighter", a déclaré Thomas Müller, PDG de Hensoldt. "Cela créera des emplois de haute technologie en Allemagne et donnera à la Bundeswehr l'équipement dont elle a besoin pour répondre aux nouvelles menaces. En outre, c'est un signal pour l'Europe que l'Allemagne investit dans une technologie qui est d'une importance cruciale pour la coopération européenne en matière de défense"

Le feuilleton du radar AESA :

Le statut du radar AESA de l’'Eurofighter a été longtemps dans le trouble, par manque de décision politique. Le problème étant lié au fait que le radar AESA CAPTOR-E ne sera pas commandé par les quatre pays partenaires. Le nouveau radar va venir équiper les Eurofighter à l’exportation comme le Qatar, mais n’était pas la priorité de pays membre du consortium Eurofighter. Hors, les choses ont bougé, l’Allemagne et l’Espagne ont ces derniers mois réaffirmés la volonté commune d’aller de l’avant avec le nouveau radar.

L’Angleterre se concentre sur le F-35 tout en préparant sa version du CAPTOR. qui pourrait être rejoint par l’Italie. Ces deux pays ne peuvent pour l’instant investir totalement dans le nouveau radar. Ce désaccord a provoqué une incertitude sur le développement de l’avion et une augmentation des coûts qui l’ont rendu moins attractif à l’exportation.

CAPTOR-E :

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Le radar à balayage électronique CAPTOR-E est le futur capteur principal de l'Eurofighter « Typhoon II » et dispose d'une gamme complète de modes air-air et air-surface. Le nez imposant de l'Eurofighter permet l'installation de la matrice optimisée et repositionnable du CAPTOR-E dont le champ de vision est environ 50% plus large que les systèmes traditionnels à plaques fixes. Ce large champ de vision offre des avantages significatifs dans les engagements air-air et air-surface et, compte tenu de la grande puissance et de l'ouverture disponibles, offre au pilote une couverture angulaire nettement améliorée par rapport aux systèmes à plaques fixes.

Le CAPTOR-E fournit les fonctionnalités clés suivantes :

  • Radar de surveillance etde guidage  multimode air / air et air / sol avec repositionneur WFoR
  • Portée air-air accrue - Détection et suivi plus rapides des cibles
  • Amélioration des performances de suivi
  • Entrelacé « simultané » Air / Air & Air / Ground
  • Guidage étendu des missiles - Disponibilité opérationnelle accrue
  • Coûts de cycle de vie réduits - Potentiel de croissance pour de futures améliorations

Pour autant, les tergiversations des pays engagés au sein de l'Eurofighter débouchent maintenant sur trois versions du radar CAPTOR-E : 

  • Le CAPTOR-E Mk0 soit la version de base de Leonardo destinée au Qatar et au Koweit. 
  • Le CAPTOR-E MK1 dont l'interface est développée par Hebsoldt pour l'Allemagne et l'Espagne. 
  • Le CAPTOR-E en développement par la filliale de Leonardo en Angleterre pour la RAF.

Si nombre d'éléments sont communs, les différences pourraient compliquer le choix des clients potentiels. 

 

Photos : 1 Eurofighter Allemands@ Luftwaffe 2 Radar AESA CAPTOR-E sur un Eurofighter @ Airbus DS

 

 

Le Sikorksy-Boeing SB-1 « Defiant » a atteint les 205kt !

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Sikorsky-Boeing ont annoncé un nouveau palier de vitesse avec l’hélicoptère coaxial SB-1 « Defiant » qui a atteint une nouvelle vitesse de pointe de 205 kt en vol tout en utilisant moins de 50% de la puissance disponible.

Le pilote d'essai Bill Fell, a déclaré aux journalistes le 16 juin que l'équipe espérait dépasser les 250 kt dans quelques mois. Le « Defiant » est conçu pour atteindre un minimum de 230 kt en vol. Sikorsky et Boeing développent le programme « Defiant » pour le programme Future Long-Range Assault Aircraft (FLRAA) de l’US Army. Ils sont en concurrence avec le Bell V-280 « Valor » et un hélicoptère coaxial de Technologies AVX-L3.

Sikorsky-Boeing pourra accélérer les tests de vitesse lorsqu'il aura le couple d'hélice qualifié sur le banc d'essai. Sikorsky-Boeing vise généralement une expansion de l'enveloppe par incréments de 20 kt, mais cela dépend de la quantité de couple d'hélice supplémentaire que Sikorsky et Boeing peuvent libérer sur le banc d'essai.

Sikorsky et Boeing doivent effectuer des travaux d'ingénierie sur le banc d'essai du système de propulsion (PSTB) pour garder les charges sous contrôle, car les charges sur le banc d'essai sont considérablement plus élevées qu'en vol, où l'aéronef utilise le flux d'air pour aider à atteindre des vitesses plus élevées.

Le SD-1 « DEFIANT » :

Le SB-1 est un hélicoptère doté d’un double rotor coaxial avec une hélice propulsive montée sur la queue. Il s’agit d’un hélicoptère de démonstration de taille moyenne destiné au programme conjoint de démonstrateurs technologiques multi-rôles de l’armée américaine. Les futurs hélicoptères issus du démonstrateur sont destinés à remplacer le Sikorsky UH-60 « Black Hawk ».

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Photos : Le SB-1 « Defiant »@ Sikorsky-Boeing

 

17/06/2020

Berlin cherche un nouvel avion de patrouille maritime !

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Le ministère allemand de la Défense prépare une étude de marché portant sur le remplacement des avions de patrouille maritime Lockheed P-3 « Orion ». Ces derniers actuellement sont en cours de modernisation, mais ce chantier est actuellement à l’arrêt en vue de l’acquisition d’un nouvel avion.

Préparé pour la commission parlementaire de défense, le document montre que le ministère a décidé d'arrêter la modernisation des avions de patrouille de la Bundeswehr (forces armées) après une étude de faisabilité économique.

Les candidats potentiels :

L'examen du marché retient trois types d’appareils : il s’agit du C-295 MPA d'Airbus DS, de l’ATR72 MPA de Rheinland Air Service/ ATR Aircraft et le Boeing P-8A « Poseidon ». 

Airbus C-295 MPA :

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La nouvelle génération de C-295 est l'appareil idéal pour les missions de défense et d’actions au profit de la société, telles que les actions humanitaires, les patrouilles maritimes, et des missions de surveillance de l'environnement, entre autres. Avec des systèmes simples, le C-295 de transport tactique fournit par sa taille et sa grande polyvalence une très bonne flexibilité de mise en oeuvre pour le personnel. En version MPA l’avion d'un système d’avionique intégrée avancé. La suite avionique comprend quatre écrans à cristaux liquides et des unités de contrôle associées. Un ensemble de capteurs géophysiques fournit des informations sur l'attitude, le cap et les données aériennes. D'autres sous-systèmes comprennent un AHRS (système de référence d'attitude et de cap), un ADS (système de données aériennes), un FMS (système de gestion de vol) et un système de commande de vol automatique. L'avion est équipé d'un système tactique entièrement intégré (FITS) pour le contrôle de la mission. Le système comprend une gamme de capteurs et de composants, notamment un radar de recherche, des capteurs électro-optiques / infrarouges (EO/ R), des mesures de support électronique (ESM) / un système d'intelligence électronique (ELINT), COMINT, un détecteur d'anomalies magnétiques (MAD), un interrogateur IFF, un SATCOM, une liaison de données et un Link-11. Le C-295 fait partie de la famille Airbus Military avions de transport légers et moyens, qui comprend également le plus petit C-212 et CN-235.

ATR72 MPA :

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ATR en collaboration avec Rheinland Air Service propose l’ATR72-500 MPA (RAS 72) « Sea Eagle ».  Le « Sea Eagle » est basé sur un avion de ligne régional ATR72 qui a été équipé par la division mission spéciale de la société allemande MRO RAS (Hall 2C, Stand C342) dans ses installations de Mönchengladbach. La suite de patrouille maritime de l’avion est intégrée par Aerodata, basée à Braunschweig, centrée sur le système de gestion de mission AeroMission de l’entreprise.

La suite d'équipements comprend un radar de recherche à balayage électronique AESA Leonardo Seaspray 7300, une tourelle électro-optique / infrarouge FLIR Systems Star Safire III, des mesures de support électronique Elettronica, des communications par satellite et un système de lancement / récepteur de bouées acoustiques. L'avion a un point dur de chaque côté du fuselage avant pour le transport de torpilles.

La variété de capteurs embarqués à la pointe de la technologie permet aux opérateurs et aux décideurs de détecter et d'identifier des cibles sensibles au-dessus ou en dessous de la surface de l'océan, tout en transmettant en temps réel toutes les informations capturées à bord au centre de commandement.

 Le P-8A «Poseidon» :

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Le P-8A « Poseidon » de Boeing est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autres aéronefs. 

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

Photos : 1 P-3 Orion allemand @ Bundeswehr 2 C-295MPA@ Airbus DS 3 ATR-72MPA@ ATR Aircraft 4 P-8A@ Boeing