24/01/2019

La Pologne prépare la seconde modernisation des Mi-24 !

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La Pologne prépare activement la modernisation de sa flotte d'hélicoptères d'attaque Mil Mi-24 « Hind-E ». Pour réaliser cette mise à jour, Warsovie concocte un cahier des charges qui sera soumis à divers fournisseurs potentiels pour la réalisation. Une fois la phase d’analyse terminée, la Pologne enverra une demande d'informations qui détaillera les exigences précises de la mise à jour.

Le programme « Kruk » :

Sous la désignation « Kruk » (corbeau en français) le vice-ministre de la Défense, Wojciech Skurkiewicz, a indiqué que le pays poursuivrait une modernisation de la flotte de Mi-24 qui devrait entrer en service en 2022.

Les recommandations contenues dans la feuille de route mettent particulièrement l'accent sur l'acquisition de nouveaux d'hélicoptères d'attaques. Mais en attendant, il s’agit d’agir sur la flotte des Mi-24 existants. L’objectif primaire consiste à permettre aux hélicoptères actuels de type Mi-24 d’opérer dans une gamme de frappes antichar au-delà des 6 à 8 km. La modernisation concernera la tourelle avec la mitrailleuse de ZM Tarnów, l’ajout d’un nouveau missile antichar, de paniers de roquettes guidées,ont le système Thales TELSON 22. Une mise à jour de l’avionique, du système de guidage sera également nécessaire,tout comme la modernisation de la suite de guerre-électronique.

Le Mi-24 polonais :

Le Mil Mi-24 « Hind-E » polonais emporte des armes classiques, soit une mitrailleuse mobile de 12,7 mm, munie de plusieurs canons, de missiles antichars guidés et des mitrailleuses de calibre 7,62 mm montés dans les fenêtres du compartiment de transport, respectivement de 12,7 et 7,62 mm. Si nécessaire, l'hélicoptère peut également transporter des missiles air-air de différents types et des bombes tombant librement. Il peut transporter jusqu'à 8 soldats. Les premiers hélicoptères Mi-24 ont commencé leur service en Pologne en 1978 et sont actuellement équipés au sein du 49e régiment d'hélicoptères de Pruszcz Gdański et du 56e régiment d'hélicoptères de combat d'Inowrocław. En 2004-2008, les contingents Mi-24 ont été utilisés par le contingent militaire polonais en Irak et, de 2008 à ce jour, ils sont utilisés par le contingent en Afghanistan. Les hélicoptères Mi-24 « Hind-E » ont été modernisés une première fois avec :

  • L’adaptation de lunettes de vision nocturne PCO III GEN (tableau de bord, éclairage interne et externe).
  • Equipement d'atterrissage rapide en cas d'urgence.
  • Développement du système de radionavigation et d'atterrissage (VOR / TACAN / ILS).
  • Adaptation d'un système de navigation par satellite (GPS).
  • Enregistreur intégré avec accès rapide S2-3a et OAZ.
  • Installation d'un système de communication intégré utilisant quatre radios (dont une de secour) HF-VHF-UHF, pouvant fonctionner en mode COMSEC / TRANSEC.
  • Remplacement des moteurs TW3-117WMA-SBM1W.

 

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Photos : 1 Mi-24 polonais @ D. St-Sanvain Mi-24 @ Piotr Rams

 

Vol inaugural pour le PAV de Boeing !

 

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L’avionneur américain Boeing a effectué avec succès le premier vol d’essai du prototype de son véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers (Passenger Air Vehicle -- PAV) à Manassas, dans l’État de Virginie. Boeing NeXt, qui conduit les initiatives de mobilité aérienne urbaine du Groupe, a fait appel à la société Aurora Flight Sciences, filiale de Boeing, pour concevoir et mettre au point le véhicule électrique à décollage et atterrissage verticaux (electric Vertical Take Off and Landing -- eVTOL), et poursuivra les essais dans le but d’améliorer le niveau de sécurité et de fiabilité du transport aérien autonome accessible à la demande.

Au cours du vol, le prototype de ce véhicule aérien autonome a décollé, effectué un vol stationnaire et atterri sous contrôle, ce qui a permis de tester ses fonctions autonomes et les systèmes de contrôle au sol. Les prochains vols testeront le vol vers l’avant porté par l’aile, ainsi que la transition entre le mode vertical et le mode de vol vers l’avant. Cette transition représente généralement le défi technologique le plus important pour tout projet d’avion à décollage et atterrissage verticaux volant à grande vitesse.

« En un an, nous sommes passés d’un projet conceptuel à un prototype volant », a déclaré Greg Hyslop, Directeur de la technologie (CTO) de Boeing. « L’expertise et la capacité d’innovation de Boeing ont joué un rôle crucial pour faire de l’aviation le moyen de transport le plus sûr et le plus efficient au monde. Nous entendons demeurer à la pointe de ce secteur grâce à une approche sûre, innovante et responsable des nouvelles solutions de mobilité. »

Équipé d’un système de propulsion électrique, le prototype de ce véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers est conçu pour voler de façon totalement autonome du décollage à l’atterrissage, avec une autonomie pouvant dépasser 80 kilomètres (50 miles, soit 80,47 km). Mesurant 9,14 mètres de long sur 8,53 mètres de large, ce véhicule dispose d’une cellule perfectionnée qui intègre les systèmes de propulsion et de voilure permettant d’accomplir des vols stationnaires et vers l’avant avec une efficience maximale.

« C’est une véritable révolution, et ce, grâce à l’autonomie », a déclaré John Langford, PDG d’Aurora Flight Sciences. « L’autonomie certifiable rendra possible une mobilité urbaine silencieuse, propre et sûre. »

Ce vol d’essai représente la dernière étape en date du programme Boeing NeXt. La Division collabore avec les organismes de réglementation et les partenaires industriels pour piloter l’introduction responsable d’un nouvel écosystème de mobilité et assurer un avenir où les véhicules aériens avec et sans pilote pourront coexister en toute sécurité.

En plus de ce véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers, le portefeuille de produits de Boeing NeXt comprend un appareil électrique et sans pilote de transport de fret capable de transporter jusqu’à 226 kg (500 livres), ainsi que d’autres plateformes de mobilité urbaine, régionale et mondiale. Après avoir réalisé son premier vol en intérieur en 2018, le véhicule autonome de transport de fret effectuera des essais en vol en extérieur courant 2019.

« Boeing était présent à la naissance de l’industrie aéronautique. Au cours du deuxième siècle de notre histoire, nous entendons libérer le potentiel du marché de la mobilité aérienne urbaine », a déclaré Steve Nordlund, vice-président et général manager de Boeing NeXt. « De la construction de véhicules volants à leur intégration dans l’espace aérien, notre ambition est de créer un avenir sûr et sans contraintes dans les villes et les régions du monde entier. »

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Photos : Le PAV @ Boeing

22/01/2019

La RAF prépare l’arrivée du « Poseidon » !

 

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Dans quelques mois, la RAF prendra livraison de son premier avion de patrouille maritime de type Boeing MRA Mk1 « Poseidon » (P-8A). Au total 9 appareils viendront restaurer la capacité de patrouille maritime perdue avec le retrait des Nimrod. C’est en 2015 que que le Royaume-Uni à commander ces appareisl auprès de l’avionneur américain.

Les premiers équipages anglais ont débuté leur formation sur la base aéronavale de Jacksonville en Floride. Le corps initial de 38 membres, issus de la RAF Lossiemouth, est composé d’équipages et d’ingénieurs et sera formé sur l’escadron d’entraînement de la marine américaine, le Patrol Squadron 30 (VP-30). Le personnel de la RAF sera formé aux États-Unis au cours des trois prochaines années, avant la transition de la RAF, afin de former tout son personnel  sur le P-8A « Poséidon » au Royaume-Uni à Lossiemouth. Le temps de formation est d’environ 6 mois.
perfectionnés, à la pointe de la technologie, anti-sous-marins et anti-surface. 
Le premier Boeing MRA Mk «  Poseidon » entrera en service dans la RAF en octobre 2019, initialement à la Naval Air Station de Jacksonville, et arrivera en Écosse au printemps 2020.

 Le P-8A «Poseidon» :

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autre aéronefs.

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

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Photos : 1 MRA Mk1 Poseidon destiné à la RAF Personnel de la RAF à Jacksonville @ Boeing

Record de vol avec du biocarburant !

 

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La gamme d’avions d’affaires Gulfstream est une habituée des records de vol. Le dernier en date est l’œuvre du petit dernier le G280 qui vient d’établir un record entre les villes de Savannah et Van Nuys  avec du biocarburant alternatif «  Sustainable Alternative Jetfuel » (SAJF). Le Gulfstream G280 a parcouru une distance de 2’243 nm en 4 heures et 49 minutes à une vitesse moyenne de Mach 0,85 avec une vitesse sol de 465,35 nœuds malgré des vents contraires moyens de 76 nœuds.

Selon l’avionneur  Gulfstream, le vol de démonstration à destination de Van Nuys faisait partie de la réaffirmation par la société de son engagement de longue date en faveur du développement durable. En effet, la société Gulfstream est impliquée dans la SAJF depuis juin 2011, date à laquelle un Gulfstream G450 est devenu le premier avion d'affaires à traverser l'Atlantique à utiliser un mélange de biocarburant.

Les essais en vol avec des aéronefs de la famille Gulfstream ont déjà permis de parcourir près de 700’000 nm avec du carburant de type SAFJ et permis d’économiser plus de 750 tonnes de dioxyde de carbone. La société continue d’étendre son utilisation, avec l’intention de commencer à proposer cette année du SAFJ aux clients utilisant ses installations de Long Beach, en Californie, ainsi qu’à l’utiliser pour ses vols complets au départ de l’aéroport de Long Beach. Gulfstream utilise un mélange 30/70 de SAJF et de Jet-A dans ses opérations à Savannah depuis 2016.

Le record effectué est le 64ème pour le G280, est en attente d’approbation par la US National Aeronautic Association. Dès qu’il l’aura reçu, celui-ci sera envoyé à la Fédération Aéronautique Internationale en Suisse pour une reconnaissance mondiale.

Le Gulfstream G280 :

La nouvelle machine de Gulfstream est développée en étroite collaboration avec Israel Aircraft Industries (IAI). Le G280 de Gulfstream est situé dans une fourchette de prix de 24 millions de dollars.

Le G280 bénéficie d'une supériorité dans tous les domaines de sa catégorie taille moyenne des avions d'affaires. Elle englobe une performance exceptionnelle alliant le confort et la technologie de pointe devenir l’appareil  «best-in-class».

Le G280 possède la grande vitesse de croisière de sa catégorie des biréacteurs d'affaires et ceci grâce au nouveau dessin d’aile adapté aux hautes vitesses ainsi que sa motorisation avec deux réacteurs Honeywell HTF7250G.

Avec la cabine la plus spacieuse de sa catégorie, qui permet accueillir jusqu'à dix passagers dans deux aires de repos. La grande cuisine et l’accès en vol aux bagages offre un hébergement particulièrement apprécié des passagers. Le nouveau système de pressurisation de type 100 % d'air frais donne la sensation d’un vol à faible altitude. Une cabine silencieuse et de grandes fenêtres réduisent également la sensation de fatigue.

Le G280 dispose d’un cockpit ™ PlaneView280  qui reprend la philosophie des modèles G350 à G650. Ce poste de pilotage avancé améliore la sécurité grâce à la réduction de la charge du pilote et permet une meilleure connaissance de la situation. La sécurité lors des opérations de faible visibilité peut être encore améliorée avec l'option d’un HUD «Heads-Up», l’avion dispose également de systèmes de guidage et des systèmes de vision améliorée (EVS II). L'introduction de l'auto-freinage est une première et permet de renforcer la sécurité, tout en  améliorant le confort des passagers avec une réduction significative de l'usure des freins.

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Photos : 1 G280 2 Cockpit @ Gulfstream

20/01/2019

Inde, l’hélicoptère LCH bientôt opérationnel !

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La société indienne Hindustan Aeronautics Limited (HAL) a annoncé que son hélicoptère de combat léger (LCH) était «prêt pour l’induction opérationnelle» après avoir terminé tous ses tests d’intégration d’armes.

HAL a souligné que le LCH, qui devrait être exploité à la fois par le Corps de l’aviation de l’armée (AAC) et l’armée de l’air indienne (IAF), est également le premier hélicoptère de ce pays doté d’une capacité de combat air-air. Le LCH est capable de voler à des niveaux très bas et à des altitudes aussi élevées que le glacier Siachen dans l’Himalaya.

Le programme LCH :

Le LCH est basé sur des technologies développées pour le Dhruv, premier hélicoptère d'attaque développé par une entreprise indienne, le projet LCH a été lancé en 2006, les investissements réalisés dans le projet sont actuellement estimés à 3,76 milliards de roupies  soit environ 6 milliards d'euros. Surnommé de "Dhruv" armé et bien que transportant les mêmes armes balistiques, le LCH se distingue cependant par son fuselage proche du RAH-66 Comanche américain, la disposition des sièges est alignés comme sur les d’hélicoptères de modèles occidentaux et dispose d’une ossature entièrement nouvelle pour accueillir un blindage lourd et l'ensemble des systèmes spécifiques à l'appareil. Le premier prototype a commencé à réaliser plusieurs vols d'essai en mars 2009, pour tester les systèmes de vol en juillet 2009, une seconde série de tests permit de tester les senseurs électroniques et les systèmes d'armes, enfin une troisième série de tests fut menée en décembre 2009 sous la direction de l'armée de l'air indienne. La société Hindustrian Aeronautics annonça alors que la production pourrait démarrer dès décembre 2010, cependant, des retards dans le projet ont conduit à un report de la délivrance de l'autorisation finale de vol, repoussant ainsi l'intégration du LCH dans l'armée de l'air au courant 2012-2013.

La plupart des technologies du LCH sont déjà en fonction sur le Dhruv, tels, le moteur Shakti, les rotors et la boîte de transmission principale. En parallèle, les armes du LCH et les capteurs sont testés sur une version armée du Dhruv. Il s'agit notamment d'un canon de 20mm en tourelle Nexter, du missile  MBDA Mistral 2 en version air-air. L'Afrique du Sud en coopération avec l’Inde Defence R & D Organisation (DRDO) développe un missile antichar guidés (ATGM) pour le LCH dérivé du MOKOPA Sud Africain sous la désignation « Helina ». Le LCH emporte égalemet des paniers de roquettes de 70mm. En ce qui concerne les systèmes d’alertes et de lutte anti-missiles, la société HAL a confié le développement de l’ensemble des équipements au Suédois Saab.

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Photos :Le HAL LCH @ HAL