23/11/2019

Boeing lance le B737 MAX 10 !

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L’avionneur américain Boeing a franchi une étape clé alors que des milliers d’employés se sont rassemblés pour le lancement du premier B737 MAX 10 à l’usine de la société à Renton, dans l’État de Washington. Lors d’une cérémonie, les dirigeants de Boeing ont mis en lumière les réalisations de l’équipe et ont salué leurs efforts pour achever la production du dernier membre de la famille 737 MAX.

«Aujourd'hui, il ne s'agit pas uniquement d'un nouvel avion. Il s’agit des personnes qui le conçoivent, le construisent et le soutiennent », a déclaré Mark Jenks, vice-président et directeur général du programme 737. «L’attachement sans faille de notre équipe à la sécurité et à la qualité montre l’engagement que nous avons envers nos clients des compagnies aériennes et toutes les personnes qui utilisent un avion Boeing."

Le B737 MAX 10, la plus grande variante de la famille MAX, il peut accueillir jusqu'à 230 passagers et offre le coût en sièges-milles le plus bas de tous les avions monocouloirs jamais produits. L'avion sera maintenant soumis à des vérifications du système et son moteur fonctionnera avant le premier vol l'année prochaine.

 

"Je suis honorée de prendre cet avion lors de son premier vol et de montrer au monde entier ce en quoi vous avez mis votre coeur et votre âme", a déclaré la pilote du 737 Jennifer Henderson au groupe des employés.

Le B737 MAX 10 compte actuellement plus de 550 commandes et engagements de plus de 20 clients à travers le monde.

Paradoxe d’une situation :

Si la présentation du B737 MAX 10 correspond au calendrier de l’avionneur, elle contraste avec la situation de la famille « MAX » toujours clouée au sol. Boeing laissait également la porte ouverte à ce que les livraisons d’avion « MAX » reprennent en décembre prochain et qu’il efforçait de faire valider les nouvelles règles de formation des équipages "ce qui doit se faire avant la reprise de l'exploitation commerciale du MAX, que nous prévoyons désormais en janvier".

Des discussions ont débuté entre Boeing et les régulateurs en vue de la relance des livraisons d’avions. De leurs côtés, les régulateurs en charge du dossier n'étaient pas encore parvenus à boucler la vérification de la documentation du logiciel du B737 MAX en raison de lacunes importantes et de documents inadaptés aux règles en vigueur. La FAA, principale autorité de l'aviation civile aux Etats-Unis, doit achever cet audit avant qu'un vol de certification puisse être planifié. Boeing devra sans doute attendre encore un peu avant de reprendre les livraions. 

 

Photo : B737 MAX 10 @ Boeing

22/11/2019

Des C-130J « Super Hercules » pour la Nouvelle-Zélande !

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La Nouvelle-Zélande prévoit d’acquérir 5 avions de transport tactique Lockheed-Martin C-130J « Super Hercules ». La DSCA (Agence de coopération pour la sécurité dans le domaine de la défense) confirme la demande et indique que le contrat est estimé à 1,4 milliards de dollars US.

Wellington semble bien privilégier l’offre américaine en lieu et place des A400M et KC-390 en vue du remplacement des actuels C-130H « Hercules » âgés de 53 ans. En plus de l'avion, le package comprend une large gamme d'équipements et de services liés à l'acquisition. Cette vente proposée fournira la capacité de soutenir des opérations nationales, des Nations Unies et autres coalitions.

L’offre de Lockheed-Martin comprend également des capteurs et des améliorations de performances qui aideront la Nouvelle-Zélande dans le cadre d’une surveillance et d’une reconnaissance maritimes étendues, ainsi que l’amélioration de ses capacités de recherche et de sauvetage. De plus, la capacité de fret supplémentaire et les performances des avions augmenteront considérablement les capacités de la mission antarctique néo-zélandaise, tout en augmentant simultanément les marges de sécurité.

Le C-130J « Super Hercules » :

Le C-130J «Super Hercules» est la version la plus avancée du célèbre C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Du point de vue de l’extérieur, le C-130J semble n’être qu’une version allongée du célèbre « Hercules », cependant, il est équipé d’un poste de pilotage informatisé permettant de réduire le nombre de pilotes à deux. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté de nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE-2100D3, dotés d’hélices à six pales. L’avionique de dernière génération comprend notamment deux collimateurs tête haute (HUD) avec un poste de pilotage tout-écran. L’avion a une capacité de 26’000 kg de carburant et il est configuré pour recevoir des réservoirs additionnels de 11’000kg de carburant.

Photo : C-130J « Super Hercules » @ Lockheed-Martin

Climat, Airbus lance le projet « Fello’fly » !

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Dubaï Airshow, l’avionneur Airbus a dévoilé son projet «  Fello’fly » de démonstration inspiré par le biomimétisme, destiné à améliorer les performances environnementales des avions commerciaux et à avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de l’industrie aéronautique.

Réduire l’impact des long-courriers :

Le projet « Fello’fly » d’Airbus vise à démontrer la viabilité technique, opérationnelle et commerciale de deux avions volant ensemble pour des vols long-courriers. Grâce à «  Fello’fly », un avion suiveur récupérera l’énergie perdue dans le sillage d’un avion leader en volant dans le courant ascendant lisse qu’il crée. Cela procure une portance à l'avion suiveur lui permettant de réduire la poussée du moteur et donc de réduire la consommation de carburant de l'ordre de 5 à 10% par voyage.

La solution technique sur laquelle travaille Airbus implique des fonctions d'assistance au pilote afin de garantir que les aéronefs qu'ils pilotent restent en toute sécurité dans le sens ascendant de l'aéronef qu'ils suivent, tout en maintenant la même distance, à une altitude constante.

En termes de solution opérationnelle, Airbus travaille, en collaboration avec les compagnies aériennes et les fournisseurs de contrôle du trafic aérien (ATC), à identifier les besoins opérationnels et les solutions appropriées pour la planification et l’exécution des opérations  « Fello’fly ». Cela souligne l'importance qu’Airbus attache à la conduite d'activités à l'échelle de l'industrie pour atteindre les objectifs de réduction des émissions définis par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l'environnement en aviation (CAEP).

Airbus doit débuter les essais en vol avec deux avions de type A350 en 2020. Compte tenu du potentiel élevé d'impact sur l'environnement pour le secteur, Airbus vise un calendrier ambitieux pour un système d'entrée en service contrôlé, qui devrait avant le milieu de la prochaine décennie.

Ce nouveau projet de démonstration visant à optimiser le fonctionnement de l’avion renforce la position d’Airbus dans un domaine dans lequel elle investit déjà beaucoup et concentre ses efforts de recherche sur le développement, l’innovation et la valorisation des technologies émergentes, contribuant directement à la réduction durable des émissions en réduisant l’empreinte environnementale de la société et l’industrie aéronautique dans son ensemble.

Pour l’avionneur européen, l’objectif « zéro Carbone 2050 » peut être atteint, selon les directives de réduction des émissions définis par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l'environnement en aviation (CAEP). Il faut pour cela conjuguer de nombreuses solutions techniques. Le défis est grand, mais tellement motivant pour l’industrie aéronautique.

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Photos : Principe du Fello’fly inspiré par les oiseaux @Airbus

 

21/11/2019

GlobalEye & A330MRTT additionnels pour les EAU !

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Salon aéronautique de Dubaï, les Émirats Arabes Unis (EAU) ont annoncé l’intention de doubler la flotte de transporteurs ravitailleurs Airbus A330 MRTT et d'ajouter deux avions d’alerte précoce Saab « GlobalEye ».

Plus de GlobalEye :

La première intention, concerne un avenant au contrat, d’une valeur d’environ 1,018 milliard de dollars, pour une paire supplémentaire de « GlobalEyes », qui viendrait s’ajouter à la commande actuelle de trois.

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le «GlobalEye» offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER » intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium), le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

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Le système AEW&C « GlobalEye » dispose donc de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

Flotte d’A330 MRTT doublée :

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La seconde annonce concerne l’acquisition de trois autres Airbus A330 MRTT pour s’ajouter aux trois appareils déjà en service au sein de la Force aérienne des Emirats Arabes Unis. La flotte actuelle a beaucoup travaillé ces dernières années pour appuyer les déploiements opérationnels et de formation à l’étranger.

L’A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération, actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières.

Photos : 1 &2 GlobalEye EAU @ Saab 3 A330MRTT EAU @ Airbus DS

easyJet s’engage davantage pour le climat !

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Le transporteur «  low cost » easyJet  s’est engagé à 100% des émissions carbone de ses vols. De plus, la compagnie a signé un engagement avec l’avionneur européen Airbus en vue d’une initiative en matière de recherche et développement (R&D) d’un futur avion hybride électrique. Cette nouvelle action complète l’initiative engagée en 2018 avec Wright Electric, dans le but de travailler sur un moteur électrique pouvant convenir à un aéronef de neuf places.

Continuer à réduire les émissions de CO2 :

L’innovation et l’avant-gardisme ont toujours été au cœur de la stratégie de la compagnie aérienne. Et ceci malgré les accusations portées sur le mode de vol de la compagnie. Depuis 2000, easyJet a réduit ses émissions de CO2 par passager et par kilomètre de plus de 32%.

Afin d’augmenter son action en vue d’une aviation commerciale toujours plus respectueuse de l’environnement, easyJet propose désormais des « vols zéro carbone » sur l’ensemble de son réseau. La compagnie compense ses émissions à travers des programmes accrédités Gold Standard et VCS (Verified Carbon Standard), soit deux normes particulièrement strictes. En contrepartie, des actions vont être engagées sur la reforestation, les énergies renouvelables et les programmes communautaires.

 Cependant, la Direction d’easyJet précise que la compensation des émissions de carbone n’est qu’une mesure provisoire en attendant que de nouvelles technologies soient mises au point. L’objectif étant de pouvoir à terme, offrir des vols ayant un impact quasi-nul sur l’environnement  à mesure que de nouvelles technologies émergent.

Engagement avec Airbus :

Pour permettre l’émergence de nouvelles technologies, easyJet a signé avec son fournisseur d’aéronefs Airbus, un protocole d’accord en vue de la recherche conjointe et le développement d’un  avion hybride électrique. Pour ce faire, trois projets distincts vont être lancés :

Le premier doit permettre de définir les impacts et exigences nécessaires à l’introduction à grande échelle d’avions durables de nouvelle génération (avions hybrides).

Le second vise a stimulé l’innovation dans le cadre directe de la réduction des émissions de carbones et la neutralisation de celles-ci.

L’utilisation de carburants durables pour l’aviation (SAF - sustainable aviation fuels) dès qu’ils seront disponibles en suffisance et commercialement viables.

En parallèle, easyJet travaille à l’introduction de nouvelles technologies à court terme, comme le roulage sur piste sur charge électrique, l’utilisation d’unités auxiliaires d’alimentation électrique ainsi que la réduction des émissions carbone provenant des activités au sol, grâce par exemple à l’utilisation d’énergies renouvelables.

Réduction de carbone, les faits :

Depuis 2000, easyJet a réduit de plus d’un tiers (33,67%) les émissions carbones pour chaque kilomètre parcouru par passager. Autres initiatives : l’introduction de chariots, tapis et sièges plus légers, le roulage sur piste avec un seul moteur et le retrait des manuels en papier des avions. En 2015, easyJet s’est fixé un objectif renforcé de réduction de ses émissions carbone par passager/kilomètre à savoir, atteindre une réduction de 10% des émissions carbone par passager/kilomètre d’ici 2022 par rapport à 2016. Johan Lundgren, PDG d’easyJet, a déclaré avoir « besoin que les gouvernements soutiennent les efforts pour la décarbonation de l’aviation en réformant la fiscalité appliquée à notre industrie, en encourageant les initiatives positives, en finançant la recherche et le développement de nouvelles technologies et enfin en s’assurant que les pionniers ne soient pas pénalisés ».

Guillaume Faury, PDG d’Airbus, ajoute de son côté : « La performance environnementale est une priorité absolue d’Airbus et nous sommes fiers d’avoir easyJet comme partenaire pour notre recherche sur les avions hybrides et électriques. Airbus s’engage à atteindre les objectifs de décarbonation de l’aviation. En concentrant nos efforts de recherche sur les technologies de propulsion hybride et électrique, nous jouons un rôle de premier plan, aux côtés de nos clients, dans le développement de technologies propres et sûres pour l’avenir durable de notre industrie ».

Photo : Projet d’avion hybrides avec Airbus @ Airbus