02/10/2020

L’Allemagne stoppe l’acquisition de l'hélicoptère lourd !

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Berlin vient de stopper la procédure d'attribution du futur hélicoptère de transport lourd (STH) de la Bundeswehr. Le projet voyait s’affronter le Sikorsky CH-53k « King Stallion » au Boeing CH-47F « Chinook ». Il s’agissait d’un des programmes les plus importants pour l’Allemagne. Alors, décision provisoire ou définitive ?

Un projet qui était en bonne voie :

A la mi-janvier, Sikorsky et Boeing avaient déposé leurs offres définitives pour le programme allemand de nouveaux hélicoptères de transport lourd, appelé Schwerer Transporthubschrauber (STH). Les entreprises attendent un contrat de la Bundeswehr en 2021 pour 44 à 60 hélicoptères, y compris des services de soutien et de formation. Pour l’Allemagne, il s’agit de venir remplacer la flotte d’hélicoptères lourds de type Sikorsky CH-53G « Stallion » construit sous licence par VFW-Fokker pendant la guerre froide.

Les deux concurrents :

Boeing en partenariat avec Aircraft Philipp, CAE Elektronik, Diehl Defence, Honeywell, Liebherr-Aerospace, Reiser Simulation and Training et Rolls-Royce propose une variante du CH-47F « Chinook », avec une capacité de ravitaillement en vol et souligne l’interopérabilité avec d’autres pays européens, notamment l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Sikorsky et ses partenaires Hensoldt, Liebherr-Aerospace, MTU, Rheinmetall et ZF lancent le CH-53K qu’il construit pour l’US Marine Corps et qui est le digne successeur de l’actuel CH-53. 

Le programme de trop :

Cet ambitieux programme était visiblement de trop, l’Allemagne prépare en effet un important achat d’avions de combat portant sur 90 avions de type Airbus Eurofighter et 45 Boeing « Super Hornet » et « Growler ».

Pour le ministère de la Défense allemande une dépense additionnelle pour le renouvellement des hélicoptères lourds était de trop.

Problème de prix :

Vous l’aurez compris, c’est bien une question de budget qui oblige le gouvernement allemand à mettre en veilleuse ce programme. Les considérations sont désormais centrées sur les coûts. La commission du budget du parlement fédéral avait prévu des crédits d'engagement totalisant 5,6 milliards d'euros pour les nouveaux hélicoptères jusqu'en 2031. Ce budget, dit-on, a été largement dépassé dans les offres des deux entreprises américaines.

Pour autant, les besoins sont bien là, et il y a urgence, la réalisation du projet STH reste une priorité très élevée pour la Bundeswehr, car la capacité de transport aérien est d'une importance capitale pour la mobilité et la réactivité des forces armées, ainsi que pour les services d'aide et de soutien.

Il faut trouver une solution :

Pour autant, l’étude des deux appareils va continuer. Le réexamen désormais nécessaire du projet aura un impact sur le calendrier précédent. Une conclusion de contrat en 2021 dans les conditions-cadres actuelles ne peut être réalisée. L'objectif reste de remplacer le modèle CH-53G à temps.

Pour la Ministre de la Défense allemand Annegret Kramp-Karrenbauer, il n'a pas de plan B et un nouvel appel d'offres à lui seul ne résout aucun problème. Il va être intéressant de suivre comment l’Allemagne va gérer ce besoin tout en ménageant ses finances. Se dirige-t-on en direction d’un achat plus restreint ou d’un abandon pur et simple ?

Photo : CH-53K & CH-47

 

 

 

01/10/2020

Boeing et Lockheed-Martin autorisés à vendre leur avion à la Suisse !

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Dans le cadre d’Air2020 les deux avionneurs américains et le fournisseur du système sol-air « Patriot » ont obtenu leurs autorisations d’exportation. Cette décision est nécessaire du point de vue juridique pour définir une offre finale et le cas échéant, débuter des pourparlers en vue de la signature d’un possible contrat.

Différence de prix :

Selon les notifications publiées par le Congrès, le prix pour le F-35 de Lockheed-Martin et le Super Hornet de Boeing diffère passablement. Dans les deux cas les offrent portent sur 40 appareils et une certaine similitude en ce qui concerne les équipements et armement de base. En effet, le prix avancé par Boeing est de 7,45 milliards de dollars, tandis que Lockheed-Martin avance la somme de 6,58 milliards de dollars.

Pourquoi cette différence :

La notification au Congrès fait partie intégrante du processus de vente militaire étrangère pour tout concurrent basé aux États-Unis. La valeur soumise comprend toutes les différentes options qu'armasuisse pourrait être intéressée à explorer en lien avec la proposition de Boeing par exemple. Pour tout marché international, vous verrez généralement une valeur plus élevée dans la notification du Congrès que ce qui est représenté dans une soumission finale.

De fait, Boeing offre ici un prix maximum qui comprend toutes les options possibles de l’avion sans tenir compte des rabais ni d’une commande groupée. De son côté Lockheed-Martin semble simplement avoir restreint sensiblement son offre qui est de toute manière plus élevée pour l’instant que le budget du projet « air2030 ».

L’objectif des deux avionneurs est de pouvoir obtenir le précieux « sésame » pour l’exportation tout comme Raytheon qui propose 5 batteries du Patriot PAC 3+ pour 2,2 milliards de dollars (budget suisse : max 2 mia de CHF). Ces prix ne correspondent pas aux offres finales qui seront transmises en novembre prochain.

On ajoutera qu’il est évident qu’aucun soumissionnaire ne désire faire connaitre son offre vis-à-vis de  ses concurrents. Au final, c’est un avantage pour notre pays qui peut négocier au mieux et obtenir les meilleurs prix.

Cet avis de vente potentielle est requis par la loi. La description et la valeur monétaire correspondent à la quantité estimée la plus élevée et à la valeur monétaire en fonction des besoins initiaux. La valeur réelle en dollars devrait être inférieure en fonction des exigences finales, de l'autorisation budgétaire et du ou des contrats de vente signés, le cas échéant.

Offres confidentielles :

La Conseillère Fédérale en charge du DDPS, Mme Viola Amherd, l’a encore répété dernièrement, les offres sont confidentielles et sont traitées de manière compartimentées. C’est seulement au printemps prochain que les données (offres, essais, analyses) seront réunies par une équipe restreinte qui effectuera l’analyse définitive en vue des choix finaux. Les avionneurs, ainsi que les fournisseurs des systèmes sol-air, le personnel d’armasuisse et du DDPS sont soumis à des règles très strictes de confidentialités, les repas, invitations sont interdits pour les différents fournisseurs en concurrence.  

Liens sur les autorisations de ventes : 

https://www.dsca.mil/search/node/Switzerland

Photos: les trois systèmes américains, F-35, Super Hornet et Patriot @Reuters

 

Le Boeing B737 MAX se rapproche de sa recertification !

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Le chef de la Federal Aviation Administration (FAA) Steve Dickson a effectué un vol de deux heures le 30 septembre dernier à bord d’un B737 MAX. L’objectif était de se rendre compte personnellement des corrections effectuées à bord de l’avion.

« Mon vol aujourd'hui et la formation que j'ai suivie, me donne une excellente base en tant que pilote pour être en mesure de comprendre les systèmes et comment ils sont utilisés dans le poste de pilotage et comment l'avion se comporte », a déclaré Steve Dickson. « Ce fut une semaine productive et constructive et j'ai aimé ce que j'ai vu sur le vol ce matin. Mais nous n'en sommes pas encore au point où nous avons terminé le processus. »

Un vol complet :  

Le chef de la FAA a effectué plusieurs manœuvres d'essai et a fait atterrir l'avion deux fois en deux heures. Ce vol a permis de comprendre ce que Boeing a déclaré être une refonte complète de la fonction qui était devenue mortelle, connue sous le nom de système d'augmentation des caractéristiques de manœuvre, ou MCAS, ainsi que d'autres améliorations du système de contrôle de vol.

Le logiciel mis à jour rend le MCAS moins puissant, de sorte qu'un pilote peut plus facilement reprendre le contrôle de l'avion. L'avion compare également maintenant les entrées de deux capteurs externes plutôt qu'un seul, pour s'assurer que le système n'est pas submergé par de mauvaises données, selon la société. De son côté Steve Dickson a déclaré que la préparation qu'il avait effectuée avant le vol, y compris la formation sur simulateur, l'avait laissé « très préparé » pour faire face à plusieurs scénarios.

Sur la base de son expérience dans la formation et le cockpit, Steve Dickson a déclaré qu'il prévoyait de partager plusieurs « points de compte rendu » avec les employés de Boeing et les collègues de la FAA, couvrant la façon dont certaines procédures de vol sont décrites pour les pilotes et les problèmes liés aux « facteurs humains ».

« Nous allons nous assurer que le processus se déroule correctement. C’est dans l’intérêt de tous. Nous serons exigeants envers ceux que nous réglementons, mais nous serons justes », a-t-il déclaré.

L’Europe prendra une décision indépendante :

L'Agence de la sécurité aérienne de l'Union européenne (EASA) fait partie des entités étrangères appelant à des exigences supplémentaires sur le B737 MAX au-delà de celles de la FAA.

Elle a fait pression pour, et Boeing a accepté d'entreprendre, l'ajout d'un nouveau capteur « synthétique » au Max comme couche de protection supplémentaire. Cela augmenterait les deux capteurs physiques d’angle d’attaque, qui mesurent la position relative du nez de l’avion et du vent venant en sens inverse, mesures vitales pour un vol en toute sécurité. Les avions seraient modernisés au fil du temps, avec « des procédures et une formation améliorée de l'équipage » dans l'intervalle pour réduire les risques.

L'agence européenne souhaite également que les pilotes reçoivent des instructions sur la façon de tirer un disjoncteur pour arrêter un avertissement de décrochage erroné. Les enquêteurs ont déclaré que les avertissements erronés de « vibreur de manche » faisaient partie de la cacophonie des alarmes qui ont distrait les pilotes à l'approche des deux accidents. L'agence européenne a déclaré que son approbation pourrait intervenir en novembre prochain.

Réorganisation de la FAA : 

En parallèle, Steve Dickson travaille à la finalisation de la réorganisation des méthodes de certification de la FAA. Celle-ci avait été sérieusement mise en cause suite aux deux crashs de B737 MAX. En effet, Boeing avait pu choisir les ingénieurs devant inspecter l’avion et certaines procédures avaient été validées en toute confiances sans vérification.

Photo : B737 MAX @ Boeing

 

 

30/09/2020

Premier vol d’un Piper M avec un moteur à l’hydrogène !

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L’information est presque passée inaperçue, pourtant il s’agit là, d’une avancée importante dans le domaine de l’éco-aviation. La société britannique ZeroAvia a réussi le 24 septembre dernier le vol inaugural d’un avion Piper de la série M converti pour fonctionner à l'hydrogène. 

Cette première mondiale s’est déroulée depuis l’aérodrome de Cranwell en Angleterre. Ce vol, qui ne comportait qu'un seul circuit, ne produisait que de la chaleur et de l'eau en tant que sous-produits d'un groupe motopropulseur reliant des piles à hydrogène à un moteur électrique. Au cours du vol de huit minutes, l'avion n'a pas dépassé 100 nœuds.

Pour ZeroAvia, le moteur électrique à hydrogène devrait avoir des coûts d'exploitation inférieurs à ceux des avions traditionnels en raison de la baisse des coûts de carburant et de maintenance. La société prévoit de contrôler la production et l'approvisionnement en hydrogène de ses groupes motopropulseurs. Maintenant la société travaille à l’amélioration des performances du moteur.

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La prochaine et dernière étape du programme de développement est un vol zéro émission de 250 milles au départ d'Orkney avant la fin de cette année. La plage de démonstration prévue équivaut aux routes principales très fréquentées telles que Los Angeles à San Francisco ou Londres à Édimbourg.

Produire l’hydrogène proprement :

Développer un moteur électrique avec une pile à hydrogène est une chose, mais il fallait également produire de manière durable l’hydrogène. Pour ce faire ZeroAvia s’est impliqué dans le développement de l'écosystème de ravitaillement en hydrogène (HARE) à l'aéroport de Cranfield. Pour ce faire la société travail sur une combinaison photovoltaïque et d’éolien, soit une représentation de ce à quoi ressembleront les systèmes aéroportuaires en termes de production d'hydrogène vert, de stockage, de ravitaillement et de vol alimenté par pile à combustible.

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Un énorme marché :

Pour la startup américaine ZeroAvia, le développement d’avion à hydrogène est un fabuleux marché qui va révolutionner le monde de l’aviation et le réconcilier avec la protection du climat. Dans un proche avenir il sera possible de faire voler des avions de tourisme non polluants pouvant transporter jusqu’à 20 passagers.

En direction d’une aviation décarbonisée :

Le Piper M-class modernisé de ZeroAvia est le plus gros avion à hydrogène au monde. La réalisation de ZeroAvia est la première étape vers la réalisation des possibilités de transformation du passage des combustibles fossiles à l’hydrogène zéro émission en tant que principale source d’énergie pour l’aviation commerciale. Finalement et sans aucune nouvelle science fondamentale requise, les avions à hydrogène correspondront aux distances de vol et à la charge utile de l'avion à combustible fossile actuel.

Cette étape majeure sur la voie du vol commercial zéro émission fait partie du projet HyFlyer, un programme de R&D séquentiel soutenu par le gouvernement britannique et fait suite au tout premier vol électrique à batterie à l'échelle commerciale du Royaume-Uni, effectué dans le même avion en juin.  

Photos : 1 Piper M décolle avec son moteur électrique à l’hydrogène 2 Principe du moteur électrique à hydrogène ici sur un bimoteur 3Schéma de production de l’hydrogène @ ZeroAvia

29/09/2020

Les premiers Super Hornet koweïtiens ! 

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St-Louis dans le Missouri, l’avionneur américain a dévoilé les premières photos d’un des premiers F/A-18 E « Super Hornet » BlockII+ aux couleurs du Koweït. Le petit pays voisin de l’Irak est actuellement en phase de modernisation de son armée avec le « Super Hornet », mais également dans l’attente de l’Eurofighter européen.  

Rappel :

C’est en avril 2018 que le Koweït a signé avec Boeing un contrat d’une valeur de 3,17milliards de dollars portant sur 22 F/A-18E et 6 F/A-18F « Super Hornet ». Le pays dispose d’une option pour 12 autres appareils. « L'acquisition du « Super Hornet » permettra une plus grande interopérabilité avec les forces américaines, offrant des avantages pour la formation et d'éventuelles futures opérations de coalition à l'appui des objectifs de sécurité régionaux partagés » avait annoncé le Ministère de la Défense koweïtien à l’époque. 

Deux Super Hornet aux couleurs du Koweït volent depuis plusieurs semaines, le premier un biplace F/A-18 F et sur les photos disponibles, un monoplace n°169708 de série et le n°803 pour la Force aérienne du Koweït (KAF).  Par rapport aux anciens F/A-18 C/D « Hornet » en service qui doivent être remplacés, le Super Hornet arbore deux tons de gris léger.

Le « Super Hornet » BlockII+ du Koweït : 

Le standard livré au Koweït est assez particulier, il s’agit du BlockII actuel en service dans l’US Navy, mais avec certaines nouveautés qui seront intégrées sur le futur BlockIII. Selon Boeing ce BlockII+ offre notamment : le nouveau cockpit avec grand écran central, les leurres remorqués à fibre optique ALE-55, ALQ-214 IDECM de contre-mesures de radiofréquence. Les Conformal Fuel Tanks (CFT) seront installés prochainement.

Pour le reste, les Super Hornet koweïtiens disposent : des pods de ciblage Sniper et ATFLIR.

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » BlockII :

Le Super Hornet BlockII est un avion de combat de génération 4++ doté d’une avionique numérique avec système HOTAS. Issus de son petit frère le « Hornet », le Super Hornet dispose d’une structure agrandie qui permet une augmentation de carburant de l’ordre de 33%. La structure et le train d’atterrissage sont renforcés, pour permettre d’augmenter la masse maximale au décollage et à l’atterrissage.

Avion multirôle, le « Super Hornet » peut effectuer les missions suivantes simultanément : supériorité aérienne, interdiction aérienne, suppression de la défense aérienne ennemie (SEAD), soutien aérien rapproché (CAS) et attaque maritime. L’avionique comprend trois écrans couleurs, dont un est tactile ainsi que des éléments numériques additionnels comme la radio et données moteurs. Les améliorations du poste de pilotage permettent de simplifier le travail du pilote. Un système anticollision de type G-CAS et un TAWS (Terrain Avoidance and Warning System) équipent l’avion. Le pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS. Liaison de données tactique Link16.

Radar AESA :

Le Super Hornet est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée.  L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre 

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST.

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAE Systems.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAE Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAE Systems Avionics.

SNIPER:

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northening Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 

Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de BAe Systems.

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Photos : Super Hornet koweïtien n° 803 @ Bryan Baisley