07/09/2019

La FAB réceptionne sont premier KC-390 !

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L'armée de l'air brésilienne (FAB) a réceptionné son premier avion de transport multirôle Embraer KC-390 lors d'une cérémonie à la base aérienne d'Anápolis, près de la Capitale Brasilia, le 4 septembre dernier. La FAB est actuellement en plein préparatifs en vue de la mise en service de l’avion avec son premier groupe de transport de troupes. L’avionneur brésilien Embraer a organisé de son côté une formation théorique et pratique avec les équipes de l'armée de l'air pour commencer les opérations.

Lors de la cérémonie de remise, le commandant de l'aviation brésilienne, le lieutenant-brigadier Antonio Carlos Moretti Bermudez a déclaré : «L'intégration du KC-390 dans l'aviation brésilienne est une étape importante, sa modernité apportera une mise en œuvre et une amélioration de la doctrine d'utilisation de ce vecteur à missions multiples, contribuant ainsi grandement à l'accomplissement de la mission consistant à contrôler, défendre et intégrer les 2,2 milliards sous notre responsabilité. »

Dans le cadre de son contrat d’achat avec les forces aériennes brésiliennes, Embraer a annoncé la signature d’un contrat de services et de support d’une durée de cinq ans. Ce contrat lui confie la responsabilité du soutien logistique et technique, du contrôle de la maintenance, de la réparation des composants, du personnel d’appui pour la mise en service de l’avion et de la fourniture du matériel. L’accord porte également sur l’analyse structurelle, l’élaboration de bulletins de maintenance, la peinture des avions et d’autres services, indique le constructeur. 

Rappel : 

Le développement du KC-390 a été lancé en 2009 sous la forme d'un projet commun entre l'armée de l'air brésilienne et Embraer. Le premier exemplaire a volé en 2015.

L'armée de l'air brésilienne a commandé 27 appareils supplémentaires. En juillet, l’aviation portugaise est devenue le premier client à l’exportation du KC-390 avec une commande ferme de cinq exemplaires. Par ailleurs, Embraer a 33 lettres d’intention pour le KC-390, dont six de l’aviation argentine, six de l’aviation chilienne, 12 de l’aviation colombienne, deux de l’aviation tchèque de la société de services d’aviation SkyTech.

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L’Embraer KC-390 :

Le KC-390 est doté d’une avionique avec double affichage tête haute, avec un système de mission complet. L’avion est également doté d’un système complet d'autoprotection. Les pilotes disposent de commandes «fly-by-wire» avec système de contrôle de vol et des fonctions optimisées, qui assurent d’excellentes performances avec un équipage réduit. L’équipage dispose de quatre grands écrans reconfigurables et de deux manches latéraux, le KC-390 permet des utilisations sécurisées à partir de pistes semi-préparées. 

L’avion a une capacité de décollage d’environ 72 tonnes avec une charge maximale de 20 tonnes. D’une longueur de 33,4 mètres et d’une hauteur de 11,4 mètres l’avion dispose d’une envergure de 33,9 mètres. Doté d’une porte cargo à l’arrière, l’avion peut être également aménagé rapidement pour le ravitaillement en vol, ainsi que pour des missions spécifiques, comme l’écoute électronique et le largage de parachutistes par exemple. Le KC-390 est motorisé par deux IAE V2500-A5. Selon l’avionneur Embraer, les deux moteurs à double flux et la conception en flèche des ailes le rendent plus efficace et lui confère «le coût du cycle de vie le plus bas du marché».

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Photos : 1 & 3 KC-390 2 Cockpit  @Embraer

03/09/2019

Un client pour relancer l’Il-114-300 !

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PolarAirlines a annoncé, lors du salon aéronautique de Moscou qui se tient actuellement près de Zukhovski son intention de commander jusqu'à 8 avions régionaux II-114-300. La compagnie deviendrait ainsi le lcient de lancement de l’aéronef. Le Il-114-300 devrait être certifié en 2023 son son constructeur.

L'avion de ligne Il-114-300 est conçu pour les itinéraires locaux. C'est une version améliorée du turbopropulseur Il-114. L’équipage de conduite est composé du commandant de bord et du copilote. L’Il-114-300 est équipé d’une suite numérique de navigation assurant le décollage et l’atterrissage dans des conditions météorologiques conformes à la norme de la catégorie II de l’OACI. Toutes les informations et données de navigation du vol sur les performances des systèmes de l’aéronef sont transmises à cinq écrans LCD couleur.

L'utilisation des moteurs TV7-117SM augmente la plage de vol avec une charge maximale de passagers pouvant atteindre 1900 km par rapport à l’ancien l'Il-114. La cabine passagers moderne assure un vol confortable dans toute la plage d'altitude.

Les systèmes sont configurés de manière à ce que la défaillance d’un système n’influence pas les performances des autres. Les systèmes ont un niveau de redondance requis et utilisent des matériaux éprouvés. L’exécution des avancées technologiques modernes dans le maintien de l’efficacité aérodynamique et du poids nécessaires de l’aéronef et du groupe moteur confère au Il-114-300 un haut rendement énergétique selon l’avionneur.

Le train d'atterrissage lui permet d'atterrir sur des aérodromes non préparés avec des pistes en béton ou en terre, ce qui contribue à l'expansion de l'utilisation de l'Il-114-300 dans différentes régions dont les plus difficiles d’accès.

En outre, l’avion est conçu pour une exploitation indépendante dans des aéroports non équipés. L'accès à tous les éléments structurels et unités, dont l'inspection est requise par le programme de maintenance, est rapide et facile.

Pour l’Il-114-300, un système d’exploitation basé sur l’état sans révisions a été adopté, qui permet de maintenir la capacité de vol nécessaire avec des coûts opérationnels minimaux pendant une durée de vie nominale de 30’000 heures ou 30 000 vols et une durée de vie utile de 30 ans. 

Rappel :

L'Iliouchine Il-114est un avion de doté de turbopropulseur, conçu pour les lignes locales (moyen courrier). Appartenant à la classe Antonov 24, il effectua son premier vol en 1990. Au total, vingt Il-114S ont été construits.La production de l'Il-114 a été arrêtée en juillet 2012. La décision de mettre fin à la production est conforme à la décision du gouvernement ouzbek de convertir l'usine de Tachkent à d'autres types de productions produits à usage ménager et ceci malgré l'intérêt russe de maintenir la production pour répondre à la demande sur ce type d'aéronef. La production reprendra si de nouveaux clients se positionnent notamment pour la nouvelle version -300.

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Photos :II-114-300 II-114-200 @UAC

02/09/2019

Le KJ-600 AEW, le Hawkeye chinois ! 

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La Chine travaille à l’amélioration de sa capacité de détection et d’alerte lointaine pour venir équiper son aéronavale.  L’actuel porte-avions chinois le Liaoning ne peut compter aujourd’hui que sur des hélicoptères aéroportés d’alerte avancée et sur un système radar intégré pour détecter les ennemis, ce qui limite considérablement la détection en profondeur du dispositif aéronaval contrairement à la marine américaine qui dispose du « Hawkeye ».

Le KJ-600 AEW&C :

La marine chinoise ne peut déployer pour l’instant un avion d'alerte et de contrôle (AEW & C) aéroporté pouvant être déployé en tant que centre de commandement dans le ciel, collectant des informations et coordonnant les navires pour former une force de frappe plus puissante. Cette faiblesse et en passe d’être corrigée avec l’arrivée prochaine du KJ-600. Construit par la société Xian Aircraft Corporation (XAC), le KJ-600 pèse environ 30 tonnes et est propulsé par deux turbopropulseurs FWJ-6C. Le KJ-600 est basé sur l'expérience acquise avec le démonstrateur technologique JZY-0, une variante à quatre gouvernails de l'avion de transport Y-7. En raison de son poids élevé et de sa puissance moteur limitée, le KJ-600 est conçu pour décoller du porte-avions en utilisant uniquement une catapulte. L’appareil ressemble à si méprendre au E-2 « Hawkeye » de Northrop-Grumman. Le KJ-600 serait équipé d’un radar construit par l’Institut 603 de type AESA à basse fréquence, efficace contre les avions furtifs. Reste que le KJ-600 doit encore ffectuer son vol inaugural prochainement.

Destiné à la prochaine génération de porte-avions ?

Une réplique d'un avion d'alerte avancée KJ-600 aéroporté a été photographiée installée sur un pont de réplique de porte-avions ne nouvelle génération en août 2018. Selon plusieurs observateurs, l’avion devrait venir équiper la prochaine génération de porte-avions chinois utilisant un système de catapulte électromagnétique de type EMALS.

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Photos : 1 Image de synthèse du KJ-600 AEW&C @XAC 2 Maquette d’essais sur une réplique de porte-avions@ CCTV

 

01/09/2019

Canada, Airbus se retire de la compétition !

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L’avionneur Airbus DS a annoncé ce vendredi se retirer de la compétition au Canada en vue du remplacement de la flotte d’avions de combat Boeing CF-18 « Hornet ».  La décision a été transmise au gouvernement canadien que l’Eurofighter « Typhoon II » n’est plus candidat.  Il s’agit du second retrait après celui de l’avionneur français Dassault et du Rafale.

Les raisons du retrait :

Deux raisons ont motivés la décision d’Airbus DS :

La première a été l’élément déclencheur du retrait du Rafale, il s’agit de la question concernant l'intégration au réseau NORAD de renseignements ultra-secret du Canada et des États-Unis appelé «Two Eyes», utilisé pour coordonner la défense de l'Amérique du Nord. En effet, les soumissionnaires ne peuvent connaître les détails techniques du système. De plus, pour Airbus une intégration du système imposerait des coûts additionnels aux entreprises situées à l'extérieur de l'Amérique du Nord.

La seconde raison concerne la décision du gouvernement de modifier une politique qui obligeait traditionnellement les soumissionnaires à s’engager légalement à investir autant d’argent dans des produits et activités au Canada que ce qu’ils tirent des contrats militaires décrochés. En vertu du nouveau mécanisme, les soumissionnaires peuvent plutôt établir des « objectifs industriels » et signer des accords non contraignants promettant de tout mettre en œuvre pour les atteindre. Ces soumissionnaires perdent des points dans l’appel d’offres, mais ils ne sont plus écartés d’emblée de la course. Les États-Unis soutenaient que la politique précédente violait un accord signé par le Canada en 2006 pour devenir l’un des neuf pays partenaires dans le développement du F-35 de Lockheed Martin. Or, cet accord prévoit que les entreprises des pays partenaires se feront toutes concurrences pour obtenir des contrats en sous-traitance.

Dans sa déclaration, Airbus a déclaré que la nouvelle approche "ne valorise pas suffisamment les engagements contraignants que le paquet Typhoon Canada était prêt à prendre et qui constituaient l'un de ses principaux points de mire".

Des craintes chez Boeing & Saab :

Boeing et Saab ont déjà fait part de leurs préoccupations concernant la nouvelle politique en matière d’exigences industrielles. Les modifications apportées au processus d'évaluation ont agacé certains concurrents. En vertu d'une politique d'approvisionnement militaire établie de longue date, le gouvernement fédéral demande aux entreprises de dépenser l'équivalent de la valeur d'un contrat au Canada afin de renforcer l'industrie canadienne.

De fait, pour l’avionneur américain Boeing, si l’intégration au système «Two Eyes» n’est pas un problème, les nouvelles règles imposées le deviennent.

Saab est désormais le seul candidat européen. Pour autant, la question est également problématique pour l’avionneur Suédois, compte tenu du fait que la Grande-Bretagne, qui a soutenu l'offre d'Eurofighter, estime qu'elle ne peut pas respecter les strictes mesures de partage du renseignement du NORAD sans coûts importants, on peut se demander comment Saab va pouvoir faire mieux ?

Boeing n’est pas certain de rester :  

Le maintien en dans la compétition de l’américain Boeing n’est pas assurée à ce jour, car celui-ci estime toujours que la compétition avantage beaucoup trop le F-35 de Lockheed-Martin. Un comble pour le gouvernement Trudeau qui avait comme promesse de campagne un refus de l’achat du F-35, justement. Si d’aventure Boeing et Saab devaient se retirer également de la compétition, cela signerait un véritable camouflet politique pour l’actuel gouvernement.

La réaction :

Au Canada, le retrait d’Airbus a fait bondir l’opposition : "Justin Trudeau a passé les quatre dernières années à retarder et à retarder la construction de nouveaux avions de combat pour le Canada, uniquement pour mal gérer le processus de concurrence", a déclaré James Bezan porte-parole conservateur en matière de défensedans une interview. 

Photo :Image d’un Typhoon aux couleurs du Canada @Clyveworks Design

31/08/2019

Vol inaugural pour le 3ème GlobalEye !

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Saab a effectué ce vendredi le premier vol du dernier des trois avions de d'alerte avancée et aéroporté « GlobalEye ». Dirigé depuis le site de Linkoping, en Suède, la sortie a duré une heure et demie et consistait en des contrôles standards du premier vol des performances de l’avion, a déclaré Anders Carp, responsable du secteur des activités de surveillance.

Les trois avions sont destinés aux EAU. L’armée de l’air émirienne a annoncé une commande initiale de deux avions en 2015, avant d’ajouter un troisième exemplaire à ses plans de flotte. Un GlobalEye pourrait être déployé au Moyen-Orient pour une première apparition au spectacle aérien de Dubaï en novembre prochain.

Le GlobalEye AEW&C :

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le « GlobalEye »Offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER »intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium),le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

Le système AEW&C « GlobalEye » dispose donc de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

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Photos :Le 3èmeGlobalEye @ Saab