07/07/2018

Des A321neo LR pour Air Transat !

A321LR-Air-Transat--696x385.jpg

Air Transat a signé un accord avec AerCap pour la location à long terme de sept appareils Airbus neufs : deux A321neo et cinq A321neo LR (Long Range). Ces monocouloirs de nouvelle génération, dont la livraison s’échelonnera de 2020 à 2022, remplaceront notamment des gros porteurs A330 dont les baux arriveront à terme durant cette période.

« Nous poursuivons la transformation de notre flotte en vue de gagner en efficacité et en flexibilité. En optant pour des appareils de petite taille, nous nous donnons les moyens d’accroitre nos fréquences, d’étendre notre réseau et de renforcer notre position concurrentielle. Tout en fournissant une capacité équivalente, ces appareils nous permettront de maintenir un coût par siège aussi bas que possible, a déclaré Lydia Morinaux, Directrice Générale France Benelux Suisse Allemagne d’Air Transat. « L’objectif : continuer d’offrir à nos clients un service confortable à prix très compétitifs. »

Si ce type d’appareil a été sélectionné pour optimiser la flotte, sa faible consommation de carburant permettra en outre de diminuer l’empreinte carbone. Comptant 199 sièges répartis en deux classes, l’A321neo sera utilisé pour les vols de correspondance tandis que les appareils à long rayon d’action (A321neo LR) seront utilisés sur le réseau reliant l’Europe au Canada.

Air Transat compte actuellement 33 appareils permanents au sein d’un modèle unique de flotte flexible qui lui permet de déployer un plus grand nombre de gros porteurs l’été pendant la haute saison transatlantique. En 2024, sa flotte sera tout Airbus.

À propos d’Air Transat

Air Transat est le transporteur spécialisé dans les voyages vacances numéro un au Canada. Elle offre une soixantaine de liaisons internationales dans 26 pays en Amérique, en Europe et au Proche-Orient ainsi que des vols intérieurs et de correspondance au Canada. Chaque année, l’entreprise transporte près de 4,5 millions de passagers. Établie à Montréal, elle emploie 3 000 personnes et exploite une flotte de petits porteurs Boeing et de gros porteurs Airbus. En 2017, Air Transat a mérité le titre de meilleure compagnie aérienne en Amérique du Nord dans la catégorie vacances pour une sixième année consécutive, d’après un classement établi par Skytrax. Les efforts soutenus pour réduire son empreinte environnementale lui ont valu de nombreuses distinctions au cours des dernières années. Ainsi, depuis 2011, elle se classe dans le top 20 mondial de l’indice Atmosfair Airline pour sa performance en matière d’efficacité énergétique. Air Transat est une filiale de Transat A.T. inc., une grande entreprise de tourisme international spécialisée dans le voyage vacances qui propose des forfaits, des séjours hôteliers et des liaisons aériennes. Transat a obtenu le statut de Partenaire Travelife en 2016 au titre de son engagement en faveur du développement durable.

06/07/2018

Demandes d’offres envoyées pour le nouvel avion de combat !

412896217.jpg

Cette fois nous sommes entrés de plein pied dans le lancement de l’évaluation du futur avion de combat, qui doit venir remplacer les derniers Northrop F-5 E/F « Tiger II » et les Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». La demande d’offre doit permettre aux avionneurs d’entrer ou non dans la compétition. Les avionneurs doivent pour celà rendre leurs copies d’ici à fin janvier 2019.

Sur la base des exigences publiées par le DDPS le 23 mars 2018, armasuisse a, le 6 juillet 2018, envoyé la demande d'offre des prochains avions de combat aux organismes gouvernementaux des cinq constructeurs concernés: l’Allemagne (Airbus Eurofighter), la France (Dassault Rafale), la Suède (Saab Gripen E) et les Etats-Unis (Boeing F/A-18 Super Hornet, Lockheed-Martin F-35A). Après prise de contact par leur organisme gouvernemental, les constructeurs ont la possibilité de soumettre leur offre à armasuisse jusqu’à fin janvier 2019.

Les offres doivent notamment contenir les éléments suivants:

  • calcul du nombre d’avions requis selon le constructeur pour accomplir les missions de l’armée de l’air suisse (et notamment de faire voler quatre avions en permanence pendant quatre semaines) 
  • prix pour 40 et 30 avions, frais logistiques et armement compris comme base pour la détermination ultérieure du nombre requis.
  • informations et propositions de coopération entre forces armées et autorités de passation des marchés.
  • indication quant à la possibilité de compensations.

Evaluation et analyse des coûts/de l’utilité :

Puis, les indications des constructeurs seront analysées dans le détail. Pour ce faire, le DDPS a défini une pondération des quatre critères d'évaluation principaux concernant l’utilité du système:

  • efficacité (opérationnelle, autonomie)  55%
  • assistance produit (facilité d’entretien, autonomie dans l’assistance)  25%
  • coopération  10%
  • compensations directes  10%

Cette pondération vaudra aussi pour le système de défense sol-air (DSA) pour lequel la demande d'offre devrait être envoyée à la fin de l’été.

Cette fois-ci, la comparaison des candidats pour le nouvel avion de combat et le nouveau système de défense sol-air se basera, en plus de l’utilité globale, sur les coûts d’achat et d’exploitation.

Etapes suivantes :

De mai à juillet 2019, les avions de combat passeront les uns après les autres des essais en vol et au sol à Payerne, après quoi une deuxième demande d’offre sera envoyée par armasuisse en novembre 2019 avec des réponses attendues pour fin mai 2020. Les constats effectués pendant les essais en vol et au sol, ainsi que l’évaluation de la première offre seront intégrés dans cette deuxième demande d'offre. Celle-ci demandera aux constructeurs de proposer une offre la plus avantageuse possible pour la Suisse.

Le rapport d’évaluation sera établi de juin à fin 2020 pour ensuite être soumis au Conseil fédéral en même temps que celui du système de défense air-sol afin de décider du modèle. (sources DDPS).

Ce à quoi il faut s’attendre :

Le renouvellement de notre flotte aérienne intéresse au plus au point les avionneurs qui doivent vendre absolument. Nous pouvons déjà être assurés de la participation des avions européens (Rafale, Gripen, Eurofighter). L’avionneur américain Boeing étati un peu en retrait ces derniers mois, mais il semble bine que la politique d’exportation de l’administration Trump permette cette-fois à l’avionneur de répondre par la positive. Rien n’est jouer par contre pour le F-35, dont certains critères (maintenance et codes sources) ne répondent pas à la demande suisse.

Fortes compensations :

Je reviendrais sur les crittères techniques au moment venu, mais pour l’emporter les avionneurs doivent « garantir 100% » de compensations industrielles. Pour tenter de remporter le contrat en Suisse, les avionneurs vont rivaliser d’offres toutes plus avantageuses les unes que les autres ,avec probablement des garanties supérieurs à 100%. Mais là encore, nous aurons l’occasion d’y revenir.

 

 

 

05/07/2018

Boeing prend le contrôle d’Embraer avions commerciaux !

JAV20180705141647.jpg

Avec le rapprochement d’Airbus/Bombardier avec la gamme CSeries, c’est au tour de Boeing et Embraer  de de sceller une union entre les deux divisions commerciales. Cette union devrait permettre à l’avionneur américain de contrôler près de 80% de la nouvelle coentreprise qui gèrera l’ensemble des avions commerciaux du brésilien Embraer.

En conséquence, Boeing va gérer la totalité des activités des avions de ligne régionaux ERJ et E2-Jet d'Embraer de 70 à 150 sièges. Boeing investira un montant de 3,8 milliards de dollars dans la coentreprise. On notera là une différence avec Airbus qui n’a pas investi financièrement au sein du groupe canadien Bombardier.

Pour l’avionneur américain, ce partenariat s'inscrit clairement dans le cadre de la stratégie à long terme de Boeing, qui consiste à investir dans la croissance organique et à redistribuer de la valeur à ses actionnaires, tout en concluant des accords stratégiques qui améliorent et accélèrent les projets de croissance.

Ce partenariat doit encore obtenir un feu vert de l'Etat brésilien, qui détient un droit de veto sur les décisions stratégiques pour l'avenir de son fleuron industriel de l’aéronautique brésilienne. Mais plusieurs personnalités politiques se sont déjà déclarées en faveur d'un tel accord, pourvu qu'il laisse leur indépendance aux activités militaires d'Embraer.

 

Pour autant, il y aura une exception en ce qui concerne l’avion de transport multi-missions KC-390, qui sera lui aussi intégré dans une coentreprise, dont le but sera de le promouvoir.

 

Renforcement du Duopol Airbus/Boeing :

 

Avec ces deux nouveaux partenariats, nous assistons à un renforcement en ce qui concerne le segment des avions régionaux des deux avionneurs Airbus et Boeing. De leur côté, Bombardier et Embraer vont pouvoir bénéficier de la puissance commerciale de leur nouveau partenaire. La question sera de savoir jusqu’à quand ce modèle fonctionnera avant de donner lieu à une absorption complète du canadien et du brésilien par les deux grands avionneurs ?

 

Photo : B737 MAX et E-2 Jet @ Boeing

04/07/2018

Nouvelle commande le V-22 « Osprey » !

194416_1.jpg

Bell Boeing, ont reçu un contrat d’une valeur de 4 milliards de dollars l’achat d’aéronefs V-22 « Osprey » pour la marine américaine.

Ce contrat prévoit la fabrication et la livraison de 39 aéronefs CMV-22B pour la Marine, 34 appareils pour MV-22B pour le Corps des Marines et 1 CV-22B pour l'armée de l'air ainsi que 4 MV-22B pour le gouvernement du Japon.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 Osprey est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 340 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de présérie qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test». 

bell boeing,v-22 osprey,tilt rotors,us navy,ssmc,blog défense,aviation et défense,transport tactique,les nouvelles de l'aviation

Photos :V22 « Osprey » @ USMC

03/07/2018

Premier B737-8 MAX pour Ethiopian Airlines !

yourfile.jpg

Ethiopian Airlines a célébré la livraison de son premier des B737 MAX sur un total de 30 appareils en commande.

Le porte-drapeau de l'Ethiopie a longtemps fonctionné le Boeing B737. Avec le MAX, le transporteur sera en mesure de parvenir à une amélioration à deux chiffres de l'efficacité énergétique et offrir aux passagers une expérience plus confortable.

« Nous sommes heureux d'inclure le Boeing B737-8 MAX, dans notre jeune flotte de plus de 100 avions avec un âge moyen de moins de cinq ans », a déclaré le PDG du groupe Ethiopian Airlines M. Tewolde Gebremariam. Dans la configuration éthiopienne, le B737-8 MAX pourra accueillir 160 passagers.

« Ethiopian Airlines continue de voler à l'avant - garde de l'industrie de l'aviation commerciale de l'Afrique par l'exploitation des avions les plus avancés », a déclaré Marty Bentrott, Boeing vice - président des ventes pour le Moyen – Orient.

Le B737 MAX :

Le B737 «MAX» est 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol. Par ailleurs, le B737 MAX profite des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol. La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG. La première livraison du B737-900 «MAX» est prévue en 2018, suivie par la première livraison du B737-700 «MAX » en 2019.

Photo :L’avion au décollage de Seattle @ Boeing