21/02/2021

L’USAF confirme son intérêt pour un avion de 4ème génération !

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L'US Air Force cherche à remplacer ses plus anciens F-16, a confirmé mercredi le général en chef du Charles Brown. Pour cette réalisation, l’USAF a lancé une étude qui décrira sa combinaison préférée de chasseurs et d'autres avions tactiques qui seront utilisés pour aider à construire le budget de l'exercice 2023. Ce résultat pourrait inclure un tout nouveau chasseur de « quatre et demi ou cinquième génération » avec des capacités qui se situent quelque part entre l'ère des années 1970, avec comme point de départ le F-16 et des chasseurs furtifs de cinquième génération comme le F-22 et le F-35.

Selon le général Charles Brown : « Si nous avons la capacité de faire quelque chose d'encore plus efficace pour moins cher et plus rapidement, pourquoi pas ? Ne nous contentons pas d’acheter dans le commerce, jetons un œil à quelque chose d’autre que nous pouvons construire », a déclaré Brown aux journalistes lors d’une table ronde cette semaine.

Ces déclarations sont importantes, car elles sont pour la première fois confirmées par un responsable de l’US Air Force et confirment l’introduction d’un autre avion de quatrième génération dans l’inventaire des avions de combat du service.

Rappel :

En janvier, l’ancien chef des acquisitions de l’armée de l’air, Will Roper, a révélé que l’étude en cours du service pèsera également sur l’achat de nouveaux F-16 de type Block 70/72 « Viper » auprès de Lockheed Martin. Il avait alors déclaré : « Lorsque vous regardez la nouvelle ligne de production de F-16 en Caroline du Sud, ce système a de merveilleuses capacités améliorées qui méritent d'être considérées dans le cadre de notre solution de capacité à l’avenir ».

Différentes options :

Le général Charles Brown a également souligné l'approche adoptée par l’USAF avec le nouvel avion école Boeing/Saab T-7A « Red Hawk » et son futur chasseur secret, connu sous le nom de Next Generation Air Dominance (NGAD). Les deux avions ont été conçus à l'aide de pratiques d'ingénierie numérique, ce qui a permis au service de modéliser le cycle de vie de diverses conceptions et de préparer rapidement des démonstrateurs à grande échelle pour les essais en vol.

L'étude en cours comprendra la modélisation, la simulation et l'analyse visant à déterminer le bon mélange d'aéronefs, les capacités dont chacun dispose et le nombre de chaque type nécessaire pour garantir le succès de l’USAF dans les conflits futurs. Investir dans un autre type d’avion de combat pourrait également avoir comme conséquence un refus du financement par le Congrès, en particulier parce que plusieurs appareils sont déjà en production. C’est pourquoi la prudence est de mise et qu’une nouvelle commande de F-16 serait plus amène d’être acceptée par le Congrès, comme celle faite avec le F-15EX.

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Réduction de la flotte de F-35 :

De l’autre côté, l’US Air Force n'a pas officiellement dérogé aux plans d'achat de 1’763 avions de combat de type F-35A à Lockheed Martin au cours de son programme d'enregistrement. Mais selon le général Charles Brown, des documents internes de la future cellule de combat de l'USAF indiquent un plan pour réduire les commandes de F-35A à 1'050 unités.

On notera qu’en parallèle, le Corps des Marines américains (USMC) semble également avoir réduit son appétit pour les chasseurs F-35B à décollage court à atterrissage vertical et les variantes de porte-avions F-35C et ceci de part, son intention de réduire la taille des escadrons en 2020. L’USMC semblait impliquer qu'il réduirait ses prévisions d’achat de 420 exemplaires du F-35 (353 F-35B et 67 F35C) d'ici 2031 par 120 à 130 avions.

Il faut comprendre que le Bureau de l’évaluation des coûts et de l’évaluation des programmes du Pentagone et le Bureau du programme commun du F-35 ont précédemment exprimés leur scepticisme commun, quant au fait que les coûts de fonctionnement du F-35A pourraient être réduits à 25’000 dollars de l’heure d’ici 2025, ce qui est l’objectif de l’avionneur Lockheed Martin. 

Lockheed Martin joue la montre : 

De son côté l’avionneur Lockheed Martin, a déclaré aux journalistes le 19 février que la société était toujours déterminée et confiante à réduire le coût de vol du F-35 à 25’000 dollars de l'heure. Au cours des cinq dernières années, l’avionneur a réussi à réduire d’environ 40% de l’élément de coût de maintien en termes de coût par heure de vol. L’avionneur prévoit une réduction similaire de 40 à 50% au cours des cinq prochaines années. Cependant, il reste les nombreux problèmes techniques qui ne sont toujours pas corrigés et continuent de péjorer le programme F-35, soit 871 à ce jour. L’avionneur tente de faire valoir les capacités de guerre en réseau du F-35, qui serait le seul à pouvoir déjouer par exemple des batteries de S-400 russes. De plus, le F-35 reste une référence aux capacités de traitement informatique et de communication. Sur ce point, Lockheed Martin n’a pas tort, mais semble oublier volontairement que F-16 Block 70/72 « Viper » sera lui aussi doté d’une capacité de guerre en réseau qui l’amènera au plus près des capacités du F-35, mais avec l’avantage que ce dernier reste un avion moins cher et capable de mener des opérations plus classiques. D’une manière générale, Lockheed Martin tente de sauver le F-35 notamment vis-à-vis de l’exportation. Car un retrait partiel de l’USAF et de l’USMC sans oublier l’USN pourrait durement affaiblir l’intérêt de l’avion auprès de clients potentiels. En même temps Lockheed Martin peut encore jouer la carte du F-16 comme bouée de secours.

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Photos : 1 F-16 Block70/72 Viper@ LM  2 Projet NGAD 3 F-35 @ USAF

 

 

 

 

 

 

 

 

20/02/2021

Troisième GlobalEye pour les EAU !

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 L’avionneur suédois Saab a livré le troisième exemplaire du « GlobalEye » destiné aux Emirats arabes unis (EAU). La réalisation de trois livraisons de l’avion d’alerte avancée « GlobalEye » en moins d’un an démontre que l’avionneur suédois maîtrise son produit de haute technologie. Deux autres appareils doivent encore être livrés, ils font partie de la seconde commande effectuée par le pays.

« En gérant l'ensemble du processus, y compris le développement et l'intégration des capteurs, nous contrôlons de manière unique chaque partie critique de ce programme complexe », déclare Micael Johansson, président et chef de la direction de Saab.

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Le GlobalEye AEW&C :

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le « GlobalEye » offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER » intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium), le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

Le système AEW&C « GlobalEye » dispose de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple : un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

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Photos : GlobalEye pour les EAU @ Saab

 

L’Indonésie rêve de Rafale et de F-15EX !

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Jakarta va-t-elle enfin se décider pour un type d’avion de combat ? Les annonces se succèdent en faveur d’un type ou d’un autre depuis plusieurs mois, mais sans résultat jusqu’ici. 

Rappel :

En 2018 Jakarta avait annoncé la finalisation d’une commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». La signature du contrat devrait intervenir d’ici quelques mois. Le contrat était estimé à 1,14 milliards de dollars. Mais c’était sans compter sur les pressions américaines dans le cadre de la loi sur les sanctions (CAATSA) en vertu de laquelle Washington cherche à pénaliser les clients de la défense russe. En parallèle, l’Indonésie avait fait mention de son intérêt pour le Lockheed Martin F-35A. Cette demande a été finalement rejetée par Washington qui a finalement proposé des avions F-16 « Viper » Block 70/72 et Boeing Super Hornet.

Exit le Su-35 et l’Eurofighter :

Il semble bien que cette fois les offres russes avec le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » et autrichiennes avec les Eurofighter T1 d’occasions soient définitivement tombées aux oubliettes. Deux appareils semblent maintenant avoir les faveurs de l’Indonésie, soit le Rafale de Dassault et le nouveau F-15EX en version export (similaire au Qatar) de Boeing.

Bataille de communiqués :

Jakarta jour la carte de la concurrence entre Boeing et Dassault. Pour cela, le gouvernement indonésien caresse les deux avionneurs dans le sens du poil. A tel point, que la presse de deux pays par l’intermédiaire de l’avionneur américain et français, annonce le même achat ! En effet, les deux concurrents annoncent un achat portant sur 36 avions de combat. Autant dire qu’à ce stade la lectrice et le lecteur peuvent se retrouver bredouilles sur les réelles volontés de choix de l’Indonésie.

Pour tenter de mettre de l’ordre dans ce qui ressemble à une bataille d’information, je citerais les propos évoqués la semaine dernière du maréchal de la Force aérienne Indonésienne (TNI-AU), Fadjar Prasetyo, qui a déclaré aux médias lors d'une conférence de presse que le plan de passation des marchés est actuellement géré par le ministère de la Défense, qui examine l’achat de 36 Boeing F-15EX et de 36 Dassault Rafale. A noter que le pays s’intéresse également à l’avion d’alerte lointaine Saab GlobalEye et à l’avion de transport C-130J « Super Hercules ».

Ces moyens aériens devraient être acquis par étapes, selon le maréchal de la TNI-AU. La question d’un achat mixte de F-15EX et de Rafale reste encore possible, mais les moyens financiers du pays sont relativement faibles et la situation du COVID n’a bien évidemment rien arrangé. Historiquement parlant, Jakarta n’a jamais acheté d’avion français et le Rafale serait donc une grande première pour le pays.

Photo : F-15EX export qatari et Rafale indien @ Boeing & Dassault

 

 

19/02/2021

Retrait partiel des bombardier B-1B « Lancer » !

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L’US Air Force entame une nouvelle réduction de sa flotte de bombardier stratégique Rockwell B-1B « Lancer » avec le retrait d’un premier exemplaire cette semaine. L’objectif vise la mise à la retraite de 17 appareils et de disposer au final de 45 aéronefs. Il s’agit du second retrait de l’appareil, le premier avait porté la flotte de 100 à 66 aéronefs.

Avec ce second retrait partiel de la flotte de B-1B, l’US Air Force prépare progressivement l’arrivée du futur nouveau bombardier furtif de nouvelle génération, le Northrop-Grumman B-21 « Raider ». Les appareils prévus pour le retrait sont les plus usés de la flotte. Selon l’USAF, l’entretien de ces bombardiers coûterait des dizaines de millions de dollars par avion.

Stocké et cannibalisé :

Les 17 B-1B seront stockés sur les base aériennes de Davis-Monthan, en Arizona et Dyess au Texas, où ils seront conservés pour venir servir de stock de pièces détachées. Ce choix fait partie de la demande de budget de l'exercice 2021, afin de soutenir et garantir la maintenance des appareils restants.

Nouvelle feuille de route :

Pour autant, le lien entre le départ de ces B-1B et l’arrivée des premiers B-21, doit encore être retravaillé. L’US Air Force doit fournir prochainement une nouvelle stratégie de feuille de route pour la gestion de la flotte de bombardiers détaillant comment sa « structure actuelle des bombardiers doit évoluer pour permettre de répondre aux exigences de la mission de frappe à longue portée ». La définition de la nouvelle stratégie est attendue ce mois-ci.

Une flotte restreinte mais modernisée :

Entré en service en 1986, la flotte de bombardier stratégique B-1B a subi une cure de jouvence, afin de se maintenir opérationnelle. Cette mise à niveau concernait le système de navigation et de communication et s’est achevée en septembre 2020.

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Les améliorations concernaient la mise à jour du système de navigation et d’affichage, la communication, ainsi que le radar et les systèmes d’armes. L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, un système de liaison de données permet de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Force.

En plus de la capacité de transporter des bombes à guidage de précision et des bombes conventionnelles, le « Lancer » est maintenant capable de contenir plus de munitions en soute et pourra dans un proche avenir emporter des armes hypersoniques.

Selon le calendrier de l’USAF, la flotte restante de B-1B devrait rester en service jusqu’en 2036.

Le B-1B « Lancer » :

Le premier exemplaire a été livré le 29 juin 1985 à l'US Air Force. Le B-1B n’a cessé d'évoluer pour répondre aux exigences d'un champ de bataille en évolution rapide. Capable de remplir une mission nucléaire comme un bombardier classique, il est également capable d’effectuer des missions d'appui au sol classiques.

Développé par la firme Rockwell à partir de 1974, le B-1B « Lancer » est un bombardier à long rayon d’action et utilisant des ailes à géométrie variable. C’est l’Administration dirigée par le président Reagan, qui en 1981 lancé le développement de cet avion. Le premier B-1B est sorti d’usine en septembre 1984 et le premier avion fût livré au 96e Bomb Wing à Dyess AFB au Texas. Commandé à 100 exemplaires à l’époque, le « Lancer » a subi plusieurs améliorations, afin de l’adapter aux multiplications des menaces.

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Photos : 1 B-1B en vol 2 Le B-1B est capable de délivrer un tapis de bombes 3 Au décollage @ USAF

Premier A320neo pour Air Côte d’Ivoire !

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Le transporteur Air Côte d'Ivoire basé à Abidjan, a pris livraison de son premier A320neo, devenant ainsi le premier opérateur de ce type dans la région ouest-africaine. Cet avion de dernière génération rejoindra la flotte Airbus existante d'Air Côte d'Ivoire de six appareils.

Avec des niveaux d'efficacité améliorés, ce nouvel avion sera déployé sur le réseau régional d'Air Côte d'Ivoire pour desservir le Sénégal, le Gabon et le Cameroun. Des destinations comme l'Afrique du Sud seront ajoutées ultérieurement, soulignant la flexibilité opérationnelle de l'A320neo. Propulsé par des moteurs CFM Leap-1A, l'avion est configuré dans un aménagement confortable à deux classes avec 16 sièges en classe affaires et 132 sièges en classe économique. Les passagers bénéficieront de la cabine la plus large de tous les aéronefs à couloir unique, d'une connexion Internet haut débit et d'un système de divertissement en vol de dernière génération.

Le premier A320neo d'Air Cote d'Ivoire a décollé de Toulouse, transportant 1 tonne de biens humanitaires, dont du matériel médical et des jouets. En partenariat avec Aviation sans Frontières et la Fondation Airbus, la mission s'inscrit dans la démarche de responsabilité sociale d'entreprise d'Air Côte d'Ivoire. Les marchandises transportées serviront les ONG locales à Abidjan, soutenant ainsi le secteur de l'éducation et de la santé dans le pays.

Air Côte d'Ivoire dispose d'une flotte de dix avions, dont trois A319 et trois A320, desservant 25 destinations nationales et régionales en Afrique de l'Ouest et centrale.

La famille A320neo intègre les toutes dernières technologies, notamment les moteurs de nouvelle génération, les Sharklets et l'aérodynamique, qui, ensemble, permettent d'économiser 20% de carburant et de réduire le CO 2 . La famille A320neo a remporté 7 450 commandes de près de 120 clients.

P Photo : L’A320neo d’Air Côte d’Ivoire @ Airbus / H.Goussé