31/07/2019

Air France opte pour l’A220-300 !

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La compagnie aérienne franco-néerlandaise Air France-KLM a signé un protocole d'accord portant sur 60 A220-300 pour la modernisation de sa flotte. Grâce à l'acquisition du plus efficient et innovant avion monocouloir de l’industrie, la compagnie aérienne bénéficiera d'une réduction significative de la consommation de carburant et des émissions de CO2 de ses appareils. Ces A220 seront exploités par Air France.

« L'acquisition de ces nouveaux A220-300 s'inscrit parfaitement dans la stratégie globale de modernisation et d’harmonisation de la flotte d'Air France-KLM, » a déclaré Benjamin Smith, Directeur Général du groupe Air France-KLM. « Cet avion garantit une efficacité opérationnelle et économique optimale et va nous permettre de continuer à améliorer notre empreinte environnementale grâce à la faible consommation de carburant et à la réduction des émissions de CO2. Cet avion est aussi parfaitement adapté à notre réseau domestique et Européen et permettra à Air France d’opérer de façon plus efficace sur son réseau court et moyen-courrier. »

« C'est un honneur pour Airbus qu'Air France, un client estimé de longue date, ait sélectionné le dernier membre de notre famille, l'A220, pour les plans de renouvellement de sa flotte », a affirmé Guillaume Faury, Président exécutif (CEO) d’Airbus. « Nous nous engageons à apporter notre support à Air France grâce aux technologies les plus récentes, aux niveaux d'efficience et aux avantages environnementaux hors pair offerts par l’A220. Nous nous réjouissons de ce partenariat et sommes impatients d'assister à l'exploitation de ces A220 aux couleurs d'Air France. »

L'A220 est le seul avion conçu pour le segment de marché des 100 à 150 sièges. Il offre une efficience optimale et un confort passager digne d'un gros-porteur à bord d'un monocouloir. L’A220 combine un aérodynamisme innovant, des matériaux avancés et les moteurs à turbosoufflante PW1500G Pratt & Whitney de dernière génération permettant de réduire la consommation de carburant d’au moins 20 pour cent par siège comparé aux avions d’ancienne génération. L’A220 offre la performance des avions monocouloirs plus gros.

Air France exploite actuellement une flotte de 144 appareils de l’avionneur européen Airbus.

Avec un carnet de commandes de 551 appareils à fin juin 2019, l'A220 a toutes les qualités requises pour remporter une grande part du marché des avions de 100 à 150 sièges, qui est estimé représenter 7’000 appareils dans les 20 prochaines années.

Photo : A220-300 aux couleurs d’Air France @ Airbus

 

 

30/07/2019

Taïwan, les F-16 opérationnels pour la lutte antinavires !

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L’annonce aurait pu être relativement anodine, mais Taipei signe ici une mise en garde très claire vis-à-vis de la Marine de guerre chinoise. En effet, cette dernière a débuté des manœuvres navales de grandes envergures dans le dans le détroit de Taiwan près de Dongshandao, à environ 55 km de Kinmen. Ces exercices vont durer jusqu’au 2 août.

De son côté Taïwan est décidé à ne pas se laisser intimider par le grand voisin chinois. En contre -partie, l'armée de l'air taïwanaise a envoyé deux avions de chasse Lockheed-Martin F-16 « Viper »  armés de missiles Raytheon  AGM-84 « Harpoon » simuler une attaque de grande valeur sur des cibles maritime au large de la côte sud-est de Taiwan. Les cibles étaient représentées par des navires désaffectés.

Après avoir quitté la base aérienne de Hualien vers 6h20, les pilotes ont d’abord réalisé une simulation de ciblage avec les systèmes de missiles « Harpoon ». Cette phase de l'exercice comprenait également des manœuvres d'évitement et a été complétée à 7h 20. Au cours de la seconde phase de l'exercice, les deux pilotes ont lancé simultanément les missiles « Harpoon »  à 8h35. Les deux navires ont été frappés avec succès. Les deux F-16 sont tous deux rentrés sans incident à la base aérienne de Hualien à 9h40. Il s’agit du premier tir réel de missiles AGM-84 effectué par les F-16 modernisé en service à Taïwan.

La petite anecdote :

L’un des deux navires cibles avait été baptisé « Liaoning », soit le nom de l’actuel porte-avions chinois.

Mise à jour des F-16 :

Taïwan a commencé à moderniser ses F-16 dès 2017, afin de combler le retard technologique vis-à-vis de l’imposant et menaçant voisin chinois. Celui-ci, a en effet sérieusement renforcé sa position avec la mise en ligne des Shenyang J-10 « Dragon Véloce » et l’arrivée des Shenyang J-11 (Sukhoi 27 chinois).

La modernisation des F-16 taïwanais comprend l’adjonction d’un nouveau radar de type AESA soit le Northrop-Grumman APG-83, une avionique modernisée, un cockpit tout écrans compatible avec des lunettes de vision nocturne, une central de navigation GPS, un nouveau système de guerre électronique de type l’ALQ-176 couplé avec système de leurres ALQ-184 (V) 7.  En matière de communication les appareils recevront de nouvelles radios numériques, ainsi qu’une liaison de donnée (Link16) améliorée. Les pilotes recevront un viseur de casque permettant l’emploi du missile Raytheon AIM-9X «hyper véloce» en remplacement des AIM-9PM actuels.

Question motorisation, les moteurs Pratt & Whitney F100-PW-220 seront portés à la norme -229E plus puissant et permettant de réduire le temps de maintenance.

Taïwan a passé commande de nacelles de ciblage, mais n’a pour l’heure pas précisé le modèle choisit entre le AN/AAQ-33 SNIPER ou AN/AAQ-28 LITENING plus ancien. Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.

Taiwan a reçu des missiles Raytheon AGM-84L « Harpoon » BlockII et du matériel connexe. Dont des unités de contrôle de guidage « Harpoon », 30 conteneurs, 30 pylônes de lancement, ainsi que des kits de configuration AGM-84G à AGM-84L. La vente comprenait des équipements de maintenance et services de test.

Photo : F-16D Taïwanais doté de missiles Harpoon et AMRAAM@ Taipei News

 

29/07/2019

L’Inde réceptionne ses premiers Apache !

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L’armée de l’air indienne recevra l’ensemble de ses 22 hélicoptères d’attaque Boeing AH-64 E « Apache » d’ici 2020, les quatre premiers exemplaires sont arrivés sur la base aérienne d’Hindan. Quatre autres appareils vont arriver dans les semaines à venir, a confirmé Boeing dans un communiqué.

Par la suite, les huit premiers « Apache » seront transférés à la base aérienne de Pathankot Air Force,  où ils seront officiellement intronisés. Pathankot est situé dans l’État du Pendjab, juste au sud du Jammu-et-Cachemire, où se déroule un conflit frontalier avec le Pakistan voisin. Boeing confirme de son côté que ces premières livraisons sont en avance sur le calendrier. Avec l’arrivée de ces appareils, l’Inde est devenue le 14ème pays utiliser l'AH-64.

Rappel :

C’est le 28 mai 2015 que le Ministère indien de la Défense (MoD) a autorisé l'acquisition de 22 hélicoptères Boeing AH-64 E « Apache » et 15 hélicoptères Boeing  CH-47F « Chinook » pour un montant de 2,5 milliards de dollars US.

La vente de 22 hélicoptères de combat AH-64E Apache comprend également une large panoplie d’armement tel que : 812 missiles AGM-114L-3 Hellfire Longbow, 542 missiles AGM-114R-3 Hellfire-II, 245 missiles Stinger Block I-92H. Des munitions de 30mm pour approvisionner les canons. Il faut également ajouter  12 radars de définition de cible AN/APG-78, 12 Interféromètres AN/APR-48A à fréquence radar. L’Inde prévoit également de se doter d’un important stock de moteur de réserve avec 50 turbines General-El T700-GE-701D.

L’AH-64 E Apache Block III :

Le Bloc III est la variante la plus avancée de l'hélicoptère d'attaque. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones). Ceci comprend un JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow Block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

 

Photo : AH-64 Apache indien @ Boeing

 

25/07/2019

Système anticollision sur le F-35 !

 

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L’avionneur américain Lockheed Martin en collaboration l’US Air Force ont commencé à intégrer le système anticollision automatique au sol d'évitement (Auto-GCAS) sur le F-35A de l’USAF. Cette intégration a été avancée, car elle ne devait venir pas venir équiper le F-35 avant 2026.  Lockheed Martin est ses partenaires ont réalisé des études de faisabilité positive pour développer la technologie AGCAS en vue de son intégration à bord du F-35.

Initialement développé pour le F-16 en partenariat avec la NASA et l’Air Force Research Laboratory, l’Auto-GCAS (AGCAS) utilise la cartographie de terrain, la géolocalisation et l'automatisation pour détecter et éviter les collisions potentielles au sol. Lorsque le programme reconnaît l’impact imminent, il demandera au pilote de prendre des mesures. Si le pilote ne répond pas, l’AGCAS prend le contrôle temporaire pour détourner l'avion et le mettre hors de danger, puis retourne le contrôle de l'avion au pilote une fois sur une trajectoire sûre.

Le système fonctionne avec succès à bord des F-16 depuis plus de cinq ans et a déjà permis de sauver la vie de huit pilotes depuis 2014.

Les F-35A de l’USAF seront les premiers à recevoir l’AGCAS. Le système sera ensuite intégré à bord des variantes F-35B et F-35C.

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Photo : F-35A @ Lockheed Martin

17/07/2019

Turquie : la vente de F-35 stoppée !

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Dans un communiqué de la Maison Blanche, le président Trump a annoncé que les Etats-Unis annuleraient la vente de plus de 100 avions de combat  Lockheed Martin F-35A « Lightning II » destinés à  la Turquie en raison de l'acquisition d'un système de défense antimissile russe Almaz-Antei S-400 « Triumph ».

«Ce n’est pas une situation juste», a déclaré Trump aux journalistes alors qu’il entamait une réunion du Cabinet. Décalant clairement sa réticence à interdire la vente d'aéronefs, Trump a réaffirmé que la Turquie, alliée de l'OTAN, était contrainte de satisfaire ses besoins en matière de défense en achetant le système russe S-400 car l'administration Obama ne le vendrait pas au système américain Patriot.

Washington a également menacé d'imposer des sanctions à l'encontre de l'achat de la Turquie. Ankara a répondu que toute sanction serait appliquée en nature.

La livraison des composants du S-400 ont commencé la semaine dernière et se poursuivent. Le ministère turc de la Défense a annoncé qu'un douzième avion russe avec des pièces anti-aériennes avait atterri mardi à l'aérodrome de Murted, près d'Ankara. Après de longs efforts pour acheter un système de défense aérienne des États-Unis sans succès, Ankara a signé un contrat en 2017 pour l’achat des S-400 de Russie.

Depuis lors, les USA ont tenté de proposer une nouvelle offre pour le missile Patriot, mais qui a été refusée par Ankara. On notera également que la Turquie s’était approchée de l’Europe en ce qui concerne le système Eurosam SAMP/T qui aurait dû être développé dans un standard spécifique pour la Turquie.

Nouveaux équipementiers pour le F-35 : 

La Turquie produit entre 6 et 7% des pièces du F-35, au total se sont 8 entreprises turques qui produisent des composants de l’avion ou de son réacteur F-135. Avec la fin de la vente du F-35, La production doit être transférée à d’autres fournisseurs. Ce changement affectera entre 50 et 70 avions, sur une période de deux ans maximum de deux selon le Pentagone. Mais celui qui aura le plus à perdre est l’industrie turque qui se voit privée d’accès à une technologie indispensable pour le développement du futur avion de combat indigène. On parle ici d e12 ans de retard. Pour compenser, la Turquie devra se tourner vers un nouveau fournisseur, russe ou chinois. 

La Turquie hors de l’Otan ?

La question est maintenant ouverte, l’arrivée de S-400 et peut-être même une participation au système S-500 avec l’achat probable d’un avion russe ou chinois, la Turquie a-t-elle encore sa place au sein de l’Otan ? Si le contentieux entre Ankara et les Etats-Unis a pris ses racines en 2003 lorsque l’agression anglo-américaine de l’Irak de Saddam Hussein et le vide ainsi créé avec l’implosion de l’Etat baathiste ont permis aux Kurdes revanchards d’instaurer un Etat de facto indépendant aux portes de la Turquie voisine. Plus récemment, en Syrie, les Etats-Unis sont allés encore plus loin dans leur alliance militaire avec les Kurdes séparatistes de Syrie (YPG/FDS). Sans oublier que de son côté la Turquie à fâché tout le monde avec son soutien aux rebelles islamistes sunnites syriens liés à Al-Qaïda et même à Daech.

Pour autant il n’existe pas de règlement interne au sein de l’Otan en ce qui concerne les achats d’équipement militaire. La Turquie n’est en soi pas en faute. De leurs côtés, les Etats-Unis menace de lancer des sanctions contre la Turquie via la CAATSA, une loi de 2017 par laquelle Washington a déjà sanctionné l'Iran, la Russie et la Corée du Nord.

Ce qui pourrait donc bien faire basculer la Turquie hors de l’Otan concernerait l’acquisition futur de nouveaux systèmes d’armes en provenance de pays extérieurs à l’Alliance Atlantique. De son côté, la Russie doit bien rire, cette action a réussi à diviser les membres de l’Otan, tout en empêchant un encerclement de celle-ci par L’Otan et ses alliés.

Photo : F-35 turc @ Lockheed martin