06/05/2017

Premier vol pour le 3ème G600 !

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Savannah, Gulfstream Aerospace Corp. a annoncé ce vendredi que le troisième avion d'essai Gulfstream G600 a réussi son premier vol. Le G600 a décollé à 8h51 de l'aéroport international Savannah-Hilton Head pour vol d’une durée de 4 heures et 35 minutes.

L'avion sera soumis à de nombreux tests de système requis pour la certification attendue en 2018 par la Federal Aviation Administration. Les tests vont concerner les performance sur le terrain pour évaluer la manipulation dans plusieurs configurations de pistes. Les tests fournissent des statistiques essentielles pour générer des données de décollage et d'atterrissage pour les conditions et les configurations environnementales du manuel de vol.

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Le Gulfstream G600 :

Le G600 représentent l'aube d'une nouvelle ère dans la conception du poste de pilotage, l'intégration, la fonctionnalité, l'ergonomie et même l’esthétique. Gulfstream intègre un nouveau mini-manche de contrôle actif.  L’avionique est dotée du système Gufstream Symmetry Flight Deck dérivée du Primus Epic d’Honeywell.

En matière de cabine le G600 offrir un environnement de cabine pressurisée à l'altitude la plus basse sur le marché. Alors qu'ils volent à 51’000 pieds ( 15’545 mètres), les passagers se sentiront comme s'ils étaient debout sur la terre ferme  à peine 4’850 pieds (1478 mètres). Quant à l'air frais, les ingénieurs de Gulfstream ont mis au point, un moyen d'introduire 100% d’air frais dans la cabine. Ce système permettra de renouveler l’air toutes les deux minutes. L’avion est propulsé par une paire de turboréacteurs  PW815GA Pratt & Whitney Canada de 15,680 livres.

La cabine du G600, peut inclure quatre zones distinctes pouvant accueillir jusqu'à 19 passagers (avec un logement pour 9). Comme le G500, il dispose de 14 grandes fenêtres offrant beaucoup de lumière naturelle et des vues panoramiques.

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Photos : 1 Le 3ème G600 2 Cockpit 3 Intérieur @ Gulfstream

03/05/2017

Le chinois AVIC offre une nouvelle variante de son L-15 !

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En 2016, lors de la célébration du 65e anniversaire du groupe Aviation Industries Hongdu (AVIC), une version armée de l’avion école L-15 « Falcon » a été photographiée. Mais rien d’officiel à l’époque. Ce 1er mai, l’avionneur chinois a présenté officiellement cette fois, sa nouvelle variante d'attaque de son L-15.

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Désignée L-15B, il s’agit d’une une version améliorée de la variante L-15 LIFT (Lead In Fighter Trainer) utilisée par la Force aérienne de l'Armée de libération populaire et de l'Armée de l'air navale de l'Armée populaire de libération. Le L-15B est également motorisé par deux turboréacteurs ukrainiens Ivchenko-Progress AI-222K-25F, permettant a l’avion d’atteindre la vitesse supersonique de Mach 1,4. Selon les spécifications d'AVIC, le L-15B a un poids maximum au décollage de 11,6 tonnes et d'une distance franchissable d'environ 2'600km. Le L-15B dispose d’un nez plus grand, qui abrite un radar multifonction expérimental une portée d'environ 75 km, selon les données divulguées. Il semble également que le bus de données Arinc 429 a été remplacé par un système chinois HB6096-SZ-01, plus simple.

L’avion semble pouvoir emporter une charge utile maximale de 3,5 tonnes, composée du missile PL-12 à guidage radar de type BVR, des bombes guidées au laser LT-2 et une nacelle canon sous le ventre.

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Le Hongdu L-15 :

La PLAAF (People's Liberation Army Air Force) dispose d’un nouvel avion école développé par le constructeur aéronautique chinois, Hongdu, en coopération avec Yakovlev. Issus des planches à dessins de l'ingénieur M. Zhang Hong. Le L-15 « Falcon » reprend les lignes du Yak-130, mais dispose d’une capacité supersonique.

Ce choix permet aux élèves pilotes de poursuivre entièrement leur entrainement au combat sur un seul type d'avion avant leurs affectations en unités de front.

Présenté pour la première fois en 2004, l’avion effectua son premier vol le 26 mars 2006 mais motorisé par deux réacteur ZMKB-Progress DV-2 sans PC (postcombustion) d'une puissance de 21.58 kN. Pour réponde aux besoins de l’entrainement avancé, les ingénieurs ont finalement opté pour une remotorisation de l’avion avec le Ivchenko-Progress AI-222K-25F (construit sous licence en Chine) d'une puissance comprise entre 49 et 86 kN qui lui permet d’accélérer jusqu'à Mach 1,4. Le moteur IA-222-25F a été initialement développé pour équiper les Yak-130 de l’aviation russe. Pour information, le prix d'un exemplaire du Hongdu L-15 avoisine les 10 millions de dollars et pourrait bien trouver sa place à l’exportation à l’avenir.

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Photos : 1 Le L-15 LIFT 2 Première photo du L-15B 3 & 4 présentation du L-15B @ CCTC/Chine nouvelle

 

31/03/2017

Le Global 7000 frôle le mur du son !

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Bombardier Avions d’affaires confirme que le programme d’essais en vol de son biréacteur d’affaires Global 7000 continu de bien progresser, avec les deux appareils d’essais actuellement en service. Les deux prototypes font preuve d’une excellente fiabilité en accumulant des heures de vol à un rythme soutenu, alors que cet avion s’approche de sa mise en service, prévue au second semestre de 2018.

On frôle le mur du son :

L’équipage des vols d’essais a fait la démonstration des fonctionnalités de performance sur l’avion d’essai FTV1 en poussant le domaine de vol d’essai de l’avion à Mach 0,995. Non seulement le biréacteur d’affaires Global 7000 est le plus grand avion à réaction d’affaires à atteindre cette vitesse élevée, mais il a atteint ce jalon à peine cinq mois après le début du programme d’essais en vol, une étape sans précédent. Outre son impressionnante vitesse et son autonomie de 7’400 milles marins (13’705 km).

De son côté le deuxième véhicule d’essais en vol du Global 7000, (FTV 2), a effectué son premier vol à Toronto le 4 mars et peu après il a aussi été transféré au Centre d’essais en vol de Bombardier à Wichita, où il sert aux essais de propulsion, des systèmes électriques et mécaniques de l’avion.

Le Global 7000

Le biréacteur d’affaires Global 7000 est conçu de façon unique à partir de l’intérieur pour livrer une expérience cabine incomparable pour ses clients. Seul biréacteur d’affaires de l’industrie avec quatre zones habitables distinctes et une aire de repos réservée aux membres d’équipage, l’avion Global 7000 va offrir un très haut niveau de confort et de souplesse du design intérieur qui deviendront la norme pour une nouvelle catégorie de biréacteurs d’affaires à large fuselage. La conception évoluée de l’aile du biréacteur d’affaires Global 7000 optimise la vitesse, l’autonomie et la maîtrise de l’appareil pour offrir un vol exceptionnellement doux, une capacité d’approche à angle prononcé et des performances sur courte piste. Donnant accès à des aéroports comme London City, le biréacteur d’affaires Global 7000 vous rapproche plus efficacement de votre destination finale.

Le biréacteur d’affaires Global 7000 pourra relier Londres à Singapour, Doubaï à New York, ou Sydney à San Francisco sans escale, et pourra atteindre une vitesse opérationnelle maximale de Mach 0,925. Les passagers voyageant à bord du biréacteur d’affaires Global 7000 pourront vivre l’expérience d’une autonomie long-courrier de 7 400 NM (13 705 km) à M 0,85 avec 8 passagers.

Photo : Global 7000 @ Bombardier

23/02/2017

Sensible modernisation des Hornet suisses !

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Berne, ce matin le ministre de la défense Guy Parmelin a présenté le programme d’armement 2017 (PA17) à la presse. Une part importante des acquisitions se fera en faveur de l’aviation.

Combler le vide du non achat des Gripen :

Afin d’éviter toute lacune dans la protection de l’espace aérien, il est prévu d’engager les F/A-18 jusqu’à ce qu’une flotte des nouveaux avions de combat soit opérationnelle. Pour ce faire, la durée d’utilisation initialement prévue des F/A-18 doit être prolongée de 5 ans, soit jusqu’en 2030. L’objectif de la prolongation de la durée d’utilisation est de certifier les F/A-18 à 6000 heures de vol par appareil afin de pouvoir engager la flotte jusqu’à la fin du processus d’introduction du nouvel avion de combat en 2030. Actuellement, les F/A 18 sont certifiés aptes à effectuer 5000 heures de vol chacun. Ils auront atteint cette limite et donc la fin de leur durée technique d’utilisation plus tôt que ce qui avait été initialement planifié, soit en 2025 au plus tard. Les mesures requises concernent non seulement la structure des avions, mais aussi des sous-systèmes et des composants dont l’exploitation et l’entretien sont de plus en plus problématiques. La modernisation comprendra également les systèmes d’entraînement à l’engagement, des missiles et de l’avionique.

Pour prolonger l’efficacité opérationnelle, des missiles de type Raytheon AMRAAM AIM-120C7 feront l’objet d’une acquisition subséquente (second lot). Dans les domaines de la communication, de la navigation et de l’identification, des composants seront remplacés ou renouvelés afin de garantir l’interopérabilité jusqu’en 2030. Un nouvel appareil de vision nocturne intégré dans le casque permettra d’améliorer considérablement le champ de vision dans l’obscurité.

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Les points d’amélioration :

- Programme de remise en état de la structure et certification de celle-ci à 6000 heures de vol par appareil.

- Train de mesures logistiques visant à appuyer l’exploitation jusqu’en 2030.

- Adaptations des simulateurs, des systèmes d’instruction et du système de planification et de debriefing des missions.

- Acquisition subséquente de missiles à guidage radar AIM-120C7 AMRAAM

- Remplacement ou renouvellement des systèmes de communication et des appareils de vision nocturne avec adaptations des logiciels des aéronefs.

Pas d’équipement pour l’appuis au sol :

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Un élément imporant du programme à ce pendant été retiré du programme par le Conseil Fédéral, il s’agit de l’adaptation des « Hornet » avec la capacité de l’engagement à l’attaque au sol et à l’appuis des troupes au sol. Il était en effet, prévu à l’origine de doter nos Hornet de la capacité à engager des bombes à guidage laser/GPS. Cette option devait permettre de venir combler une importante lacune en terme de frappe de proximité, perdue avec le retrait des Hawker Hunter en 1994. La décision du Conseil Fédéral va à l’encontre de la proposition de notre ministre de la défense et va continuer à entrenir une grave faiblesse de notre défense. Une telle capacité aurait été un gain de temps et de compétence avant l’entrée en service du nouvel avion de combat, qui devra de toute manière être multirôle.

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Crédit EEP :

Les autres point du PA17 concernant l’aviation sont soumis avec le crédit EEP qui permettra de lancer l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Il est en outre prévu de préparer le maintien de la valeur des avions PC-7 école et du système d’instruction des pilotes de jet avec le PC-21, ainsi que le remplacement du système de brouillage embarqué Vista 5. Il est en effet, prévu d’acquérir un nouveau système de brouillage-électronique embarqué, également capable de fonctionner dans le cadre de la Cyberguerre.

Centre de lutte incendie sur avions :

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La lutte contre les incendies sur des aéronefs doit être entraînée dans des conditions militaires aussi réelles que possible. Dans ce cadre, l’accent doit aussi être mis sur la manipulation des munitions et de l’armement. Les installations d’exercice pour la lutte contre les incendies des bases aériennes de Meiringen et de Dübendorf ne disposent toutefois plus d’une structure d’instruction moderne et ne peuvent être utilisées qu’avec une autorisation spéciale pour des raisons d’ordre environnemental. Lors des exercices d’engagement, du pétrole est utilisé pour la combustion, et de vrais agents d’extinction à base de poudre ou de mousse doivent être employés. La fumée et les odeurs incommodent fortement les habitations et les bâtiments commerciaux de la région.

Le futur centre d’instruction de lutte contre le feu « Phenix » satisfera à toutes les exigences environnementales ainsi qu’aux normes internationales et civiles concernant la lutte contre les incendies sur des aéronefs et les équipements techniques des bâtiments. A l’avenir, du gaz liquide sera utilisé comme combustible, ce qui permettra notamment de réduire la formation de fumées. L’instruction de lutte contre les incendies pourra donc être réalisée sans agents d’extinction nocifs pour l’environne- ment. Les eaux d’extinction et de surface seront acheminées dans un bassin de récupération et traitées afin d’être réutilisées dans les véhicules extincteurs. Pour des raisons de coûts, l’instruction sera concentrée à Payerne. Les deux autres sites de Meiringen et de Dübendorf seront fermés.

Un centre pour systèmes aéronautiques à Emmen :

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Le domaine des essais en vol d’armasuisse est responsable de l’évaluation, de l’acquisition et de l’autorisation des aéronefs immatriculés à l’échelon étatique. Il se trouve sur la Base aérienne d’Emmen, qui est accessible à tous les aéronefs usuels. Les essais en vol sont effectués en collaboration avec RUAG, l’entreprise de la Confédération active dans les secteurs de l’armement et des technologies, dont l’emplacement principal pour la maintenance industrielle des avions se trouve sur cet aérodrome. Les lo- caux actuels d’armasuisse sont loués auprès de RUAG. La densification de la zone prévue par RUAG modifie la situation. Les contrats de location actuels seront résiliés. Au nord de la piste de la base aérienne, il a été possible de trouver un terrain à bâtir qui se prête aux essais en vol, à l’exploitation des drones et au service de police aérienne afin d’y ériger une nouvelle construction.

Le centre pour systèmes aéronautiques d’Emmen rassemblera les connaissances techniques du DDPS dans le domaine de l’aviation. Il comprendra cinq box pour avions ainsi qu’une halle de stationnement. La possibilité d’utiliser les box à différentes fins permettra d’améliorer la flexibilité de l’exploitation tout en optimisant l’occupation de l’infrastructure. Les synergies ainsi réalisées réduiront l’utilisation de terrains constructibles ainsi que les coûts de construction et d’exploitation à Emmen. En outre, la nouvelle construction permet- tra de diminuer le nombre de véhicules-ci- ternes devant traverser la piste, ce qui fera baisser la charge de travail ainsi que les risques d’accident. De plus, les nouveaux box disposeront d’une installation pour les avaries, ce qui permettra de réduire sensiblement les dangers pour l’environnement lors du ravitaillement en carburant.


Photos : 1 F/A-18 C Hornet à Payerne @ P.Kummerling 2 Tir d’un AIM-120 AMRAAM 3 Hornet en vol 4 simulateur Hornet 5 Centre lutte incendie 6 Centre systèmes aéronautique @ DDPS

 

 

02/08/2016

L’Inde suspend l’acquisition de l’A330 MRTT !

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New Delhi, vient de lancer une petite bombe, avec l’annonce de la suspension de son projet d'acquisition de six Airbus A330 MRTT de ravitaillement en vol.

Un retour en arrière pour la seconde fois :

Ce retour en arrière n’est pas une première, car l’Inde avait déjà sélectionné l'avion ravitailleur d’airbus, l'A330 MRTT et annulé la commande en 2010. Puis en 2013, le pays avait à nouveau choisi l’A330 MRTT européen.

On ne connaît pas encore la raison de ce nouveau retrait du projet, mais il se pourrait que les mêmes raisons puissent être invoquées qu’en 2010, soit une problématique de surcoûts.

Une relance plus compliquée :

Si l'Inde devait à l’avenir décider de relancer son appel d'offres pour un nouvel avion ravitailleur, les concurrents sont susceptibles d'inclure à nouveau l'A330 MRTT et IL-78MK mais également un nouveau venu en la personne du Boeing KC46A « Pegasus ». La bataille sera alors plus rude pour Airbus en ce qui concerne les coûts.

 

Photo : A330 MRTT saoudien ravitaillant un F-15 @ RSAF