09/07/2017

Le CH-53K poursuit ses essais à Patuxent River !

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Le CH-53K « King Stallion » a débuté ses essais sur les installations de Patuxent River. Le programme de certification du Sikorsky CH-53K a terminé avec succès son premier vol "Cross Country" de Sikorsky's West Palm Beach, en Floride en direction des installations de la base navale de Patuxent River dans le Maryland. C'est le premier des longs vols que doit effectuer l’hélicoptère.

Les quatre appareils d’essai CH-53K ont déjà effectué plus de 450 heures d'essais en vol au centre de développement Flight Center de Sikorsky à West Palm Beach et continuent à conduire des tests opérationnels avec des charges internes et externes. Le programme de test en vol continue à fonctionner avec une équipe de test intégrée (ITT) composée de Sikorsky, du Commandement des systèmes aériens de la marine américaine (NAVAIR) et du personnel des Corps des marines américains (USMC). Les tests se poursuivront dans les deux endroits, soit à West Palm Beach et à Patuxent River

Le CH-53K "King Stallion" :

Bien que conçu de la même taille que les CH-53E « Super Stallion», qu’il doit remplacer à partir de 2019,  le CH-53K permettra de tripler la capacité de transport de charge externe à plus de 27 000 lb sur une distance de plus de 110 miles nautiques. Doté d’une nouvelle motorisation General-Electric GE38-1B offrant un meilleur couple  surmonté de d’un rotor de quatrième génération en composite. La cellule est également nouvelle car entièrement en matériaux composites. Encore plus puissante (ses 3 turbines délivreront environ 6000 ch chacune), ravitaillable en vol, équipée de systèmes de communications de dernière génération, le CH-53K est optimisé pour le transport par temps chaud en opérant à partir de terrains peu préparés et deviendra la référence de sa catégorie. En matière de transport, le CH-53K pourra par exemple emporter en interne une Jeep «Humvee».

Photo : Le CH-53k à Patuxent River@ Sikorsky

08/07/2017

Un C-17 de plus pour l’Inde !

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L'Inde prévoit d’acquérir un exemplaire supplémentaire de l’avion de transport lourd Boeing C-17 « Globemaster III ». Cet achat augmenterait la flotte indienne de C-17à 11 exemplaires. Le contrat est estimé à 366 millions de dollars.

L'Agence américaine de défense et de sécurité a déclaré que l'ajout renforcerait la capacité de New Delhi à «répondre aux exigences actuelles et futures en matière de transport aérien stratégique» et à soutenir l'assistance humanitaire et les efforts de secours en cas de catastrophe.

A noter, que cette commande relancera  d emanière très limitée la production du C-17 qui s’est stoppée en novembre 2015. Actuellement l’avionneur Boeing produit essentiellement des pièces de rechange pour les appareils en service.

Le C-17 Globemaster III :

Conçu pour le transport multi missions de matériel militaire (troupes, logistique et évacuation sanitaire) le Boeing C-17 «Globemaster III»  a effectué son premier vol en 1991 pour ensuite commencer sa carrière en 1993. L’avion à l’origine dessiné par McDonnell-Douglas (avant son rachat par Boeing) dispose d’un train d’atterrissage composé de quatorze roues, son fuselage fait appel à bon nombre de matériaux composite et pour permettre une utilisation facilitée et ceci malgré sa taille, le pilote dispose d’une assistance numérique qui facilite tant le pilotage que son déplacement au sol.

L’avion est optimisé pour des missions à la fois tactiques et stratégiques. Sa soute est d’une longueur de 26.52 m et large de 5,49 m. La hauteur est de 4,11 m. Dotée de rails au sol la manutention en est grandement facilitée. En matière de transport de véhicule, le C-17 peut emporter par exemple un char d’assaut de 55 tonnes ou quatre hélicoptères UH-60 Black-Hawk.

 

Photo : C-17 de l’IAF @ Boeing

L’Autriche veut remplacer ses Eurofighter par plus d’avions !

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Vienne, je vous l’avais annoncé en février dernier lors d’un article sur ce pays, cette fois c’est officiel, l’Autriche désire depuis un certain temps se débarrasser de ses Eurofighter T1 et opter pour un autre appareil en plus grtand nombre.

Selon le calendrier, l'Autriche va se débarrasser de sa flotte de15 Eurofighter « Typhon II » Tranche 1 à partir de 2020. L’objectif étant de se doter d’un nouvel avion de combat ayant un standard plus performant et en plus grand nombre. La modernisation de la capacité sol-air est sera également au menu.

Rappel :

Airbus DS (ex EADS) avait livré l’Eurofighter T1 « Typhoon  II » à l’Autriche. Cette livraison fait suite au contrat signé en 2003 pour la fourniture de 15 avions y compris l’armement les équipements connexes et le simulateur. Le nouvel avion de combat autrichien est en soi un feuilleton à rebondissement. La volonté de remplacer les bons vieux Saab J-35 « Draken » date du début des années nonante. Suite à une première évaluation, c’était le F/A-18 Hornet qui avait été choisi. Mais suite à des problèmes politiques et de financement, l’achat fût reporté. L’utilisation de l’espace aérien autrichien par l’aviation Serbe, lors de la guerre en ex-Yougoslavie relança le besoin de débloquer des crédits urgents pour l’achat d’un avion moderne. Une seconde évaluation donna le JAS-39C/D Gripen suédois gagnant, mais suite à la pression du chancelier allemand Schröder, les politiques autrichiens acceptèrent de reprendre 15 Eurofighter T1 initialement destinés à l’Allemagne et proposés par Airbus.

Une Force aérienne très limitée : 

La situation de la Force aérienne autrichienne n’est, de loin pas très enviable, avec seulement 15 avions de combat Eurofighter T1, soit le modèle le plus limité de la gamme du chasseur européen. En effet, sur ces 15 aéronefs, seul 6 à 8 sont réellement disponibles, les autres étant en maintenance et servant à la formation du personnel aérien et au sol. Le standard T1 des Eurofighter autrichiens ne permet que l’interception à courte portée, ainsi que l’engagement avec des bombes en chute libre. 

Coûts exorbitants : 

Cher à l’achat, l’Eurofighter se révèle également cher à l’heure de vol, estimé à près de 18’000 dollars US à l’heure (estimation variable, selon les utilisateurs) l’Eurofighter s’avère nettement plus coûteux que le Rafale, F/A-18, Gripen et F-16. De plus, l’absence de coordination entre les pays clients, ainsi que sur le mode d’assemblage des appareils (ses éléments sont construits par chacune des parties) pose des problèmes notamment dans l’approvisionnement en pièces de rechanges.

Plainte contre Airbus :

Vienne a entamé en février des poursuites judiciaires contre Airbus Defense & Space et Eurofighter pour fraudes présumées liées à son acquisition de près de 2 milliards d'euros (2,28 milliards de dollars) des « Typhoon II ».

Insatisfaction :

L’ Autriche n’est pas satisfaite de ses Eurofighter, et le mal est profond. Le ministère autrichien de la Défense décrit les Eurofighter de la Tranche 1, qu'il a reçus entre 2005-2008, en tant que « équipement limité et ayant de graves incertitudes significatives en matière de coûts».

Le maintien de la flotte de 15 appareils pour les 30 prochaines est estimé entre 4,4 milliards d'euros et 5,1 milliards d'euros (5 milliards à 5,8 milliards de dollars). Les chiffres produits par une commission spéciale chargée d'examiner la question suggèrent que le passage de la flotte vers un autre appareil générerait des économies potentielles à100 milliards d'euros pour la période allant jusqu'à 2049.

Quatre heures de police du ciel :

Avec seulement 15 avions de type Eurofighter T1 pour une superficie de 83’878,99 km au sol, sans parler du fait que la superficie doit également tenir compte du volume en terme de ciel, soit de l’altitude sol à une altitude de 23’000 mètres, l’Autriche ne peut plus assurer la police du ciel que le matin, celle-ci n’est pas possible l'après-midi. Par contre, il est encore possible de temps en temps, soit deux à trois fois par mois d’assurer une permanence aérienne sur une période estimée à 14 heures a déclaré le général de division Schmidseder. Pour pouvoir assurer une police du ciel 24/24, l’Autriche devra augmenter sa dotation en matière d’avion de combat. On parle de deux tranche de 20 appareils, voir un peu plus.

Pour le ministre de la Défense, Hans Peter Doskozil «Ceux qui disent oui à la neutralité autrichienne et à la souveraineté doivent également dire oui à un avion supersonique moderne et à haute performance capable de faire des opérations ponctuelles avec un coût à l’heure de vol viable ».

Le rapport conclut que l'armée de l'air exige une nouvelle flotte de combattants supersoniques, capable de fonctionner 24 heures sur 24 et équipé de missiles guidés et d'un système avancé d'autodéfense.

Quel remplaçant ?

On ne connait pas pour l’instant le budget que l’Autriche veut allouer pour un remplaçant à ses Eurofighter T1, deux options sont pour l’instant sont évoquées au sein de la Force aérienne et reposent sur un aéronef monoréacteur :

 

  1. L’achat d’un avion neuf de nouvelle génération, dans ce cas le Gripen E suédois semble être l’unique solution et ceci d’autant plus que l’Autriche compte du même coup augmenté le nombre d’avion actuel, celui-ci n’est pas connu. Initialement l’Autriche désirait  40 avions minimum.
  2. La seconde solution consisterait à doter l’Autriche d’une flotte d’avions d’occasions, du moins dans un premier temps. Saab proposerait alors le Gripen C/D avec une option pour le « E » plus tard. L’américain Lockheed-Martin est en ligne avec le F-16 et le standard C/D Block55/60. Et puis, une offre de Dassault avec des Mirage 2000 pourrait également être possible (ex EAU ou Armée de l’Air) mais rien n’est moins sûr pour l’instant.

 

Une situation compliquée pour l’Eurofighter :

Quoi qu’il en soit, la décision de l’Autriche est une mauvaise nouvelle pour l’Eurofighter et Airbus Group. Non seulement l’Eurofighter est à la peine en matière de vente face au Rafale en ce moment et au Gripen sans oublier le F-35, mais en plus, si l’un des utilisateurs se décide pour échanger sa flotte contre un concurrent, l’image de l’Eurofighter serait encore un plus égratignée.

 

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Photos : Eurofighter autrichiens @ Force aérienne autrichienne

 

 

06/07/2017

Les peintures d’avions exclusives de RUAG !

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Emmen en Suisse, la société RUAG connue pour ses travaux d’entretien d’avions civils, miliaires et ses coiffes de fusées spatiales et bien d’autres choses, offre désormais une spécialisation en matière de peinture. RUAG a repeint un Bombardier Global Express XRS avec un design « Carboneum » unique en son genre.

L'installation de peinture d'aéronef de RUAG Aviation à Munich a repeint un Bombardier Global Express XRS, pour le compte d’un client de longue durée SBK Holding Ltd. Le service unique de RUAG a optimisé le temps d'arrêt associé à une inspection prévue de 15 mois. SBK Holding Ltd a choisi de repeindre complètement de son avion de huit ans pour exprimer sa propre image dynamique et innovante. Les spécialistes de la peinture d'avion RUAG ont reproduit une série de graphiques de personnalisation précis peints à la main mettant en évidence les motifs complexes des matériaux technologiques à haute performance renforcés par des fibres, comme les structures carbone et nid d'abeilles.

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En fait, la planification du projet pour les temps d'arrêt globaux était rigoureuse. SBK Holding Ltd s'est prononcée en faveur d'une repeinte complète, au lieu d'être partiellement partielle, avec la conception exclusive et le processus à forte intensité de main-d'œuvre, peu avant l'arrivée de l'avion pour sa visite de maintenance. Le choix s’est porté sur le design « Carboneum » de Didier Wolff, Designer et Fondateur de Happy Design Studio. La reproduction du design subtil et élégant exigeait la création numérique de modèles extraordinairement détaillés pour l'effet nid d'abeilles sur les surfaces du moteur. Un mélange précis de 150 litres de la peinture mica-métallique gris foncé spécialement mélangé a été utilisé sur le stabilisateur vertical. L'ensemble du projet a été réalisé avec succès et répond pleinement aux attentes des clients et offrant une protection améliorée pour l'extérieur de l'avion.

 

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Photos : 1 Le Global Express repeint 2 La dérive 3 Avant la nouvelle peinture@ RUAG

 

CAS signe pour 140 appareils auprès d’Airbus !

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China Aviation Supplies Holding Company (CAS) a signé avec Airbus un contrat de conditions générales (GTA) pour l'achat d'un total de 140 appareils. L'accord comprend 100 A320 et 40 avions de type A350 XWB. Cette commande reflète la forte demande des compagnies aériennes chinoises dans tous les segments de marché, y compris le long contrat domestique, à faible coût, régional et international.

Le GTA a été signé à Berlin par Tom Enders, PDG d'Airbus, et Sun Bo, vice-président exécutif de CAS, en présence du président chinois Xi Jinping et de la chancelière allemande Angela Merkel.

 

"C'est un excellent soutien pour nos produits de premier plan dans les deux segments de l'allée unique et du corps large", a déclaré Tom Enders. "La Chine est aujourd'hui l'un des marchés les plus importants au monde pour l'aviation, et nous sommes honorés de soutenir le développement et la croissance rapide de l'aviation civile chinoise avec notre portefeuille de produits compétitif".

La flotte mondiale d'avions de passagers au-dessus de 100 sièges devrait passer plus de deux fois au cours des 20 prochaines années à plus de 40’000 avions, comme le trafic devrait augmenter de 4,4% par an. Les marchés émergents tels que la Chine continuent d'être un moteur de croissance, avec le trafic domestique pour devenir le marché le plus important du monde, selon la dernière prévision du marché mondial 2017-2036 d'Airbus.

 

Photo : A350 @Antony Pecchi