15/07/2017

Premier vol d’un Legacy 500 made in USA !

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Embraer a réussi le vol inaugural de son premier jet de taille moyenne Legacy 500 assemblé entièrement au sein de son usine à Melbourne, en Floride. Ce premier vol le 13 juillet, fait suite huit mois après que le premier jet léger Legacy 450 produit également à Melbourne ait pris son envol.

Le Legacy 500 est le quatrième modèle de jet d'affaires à être assemblé à l'usine d'Embraer à Melbourne, après le Legacy 450 et les Phenom 100 et 300. Les Legacy 450 et Legacy 500 sont également fabriqués dans les installations de production d'Embraer à São José dos Campos, au Brésil, cependant, l’avionneur envisageait finalement de rassembler la plupart des Legacy 450/500 à Melbourne.

Embraer a commencé à assembler des avions dans son usine de Melbourne au début de 2011 avec le Phenom 100, suivi du Phenom 300 en août 2012, le Legacy 450 en juin 2016 et le Legacy 500 en janvier dernier. Au cours des sept dernières années, la société a livré près de 250 Phenoms et Legacys.

Le legacy 500 :

Le Legacy 500 peut accueillir jusqu'à 12 passagers dans une cabine stand-up de 6 pieds (1,82 mètres) de plafond et un plancher plat. La conception de la cabine comprend quatre sièges inclinables (totalement plat), les sièges «Premium» sont disponibles avec repose-jambes, appui-tête avec des ailes flexibles, actionnée électriquement et support lombaire, système de  massages et des systèmes de chauffage qui sont uniques dans cette catégorie pour le passagers. 

L’avion dispose en outre d’un système de pressurisation cabine à altitude faible soit 6000 pieds conçu par Honeywell ® Select Management System qui permet une meilleure adaptation au vol et diminue la fatigue lors des voyages. L'avion devra être certifié par l'ANAC (Brésil), la FAA (Etats-Unis), l'EASA (Europe), et d'autres autorités de l'aviation dans les marchés clés à travers le monde.

L'avion est propulsé par deux moteurs à double flux Honeywell HTF7500E, chacun produisant £ 6540 de poussée au décollage. Ils permettront  à l'avion de voler à une vitesse de croisière rapide de Mach 0,82, et de couvrir 5600 km (3.000 miles nautiques) avec quatre passagers. L’avion dispose d’une avionique Rockwell Collins Pro Line Fusion ® Flight Deck intégré. Le prix est d’environ 18 500 000 $US en fonction de l’aménagement du client.

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Photos : 1 Le legacy 500 produit aux USA 2 intérieur@ Embraer

 

Air Transat futur opérateur de l’A321LR !

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Le transporteur aérien canadien Air Transat va recevoir des A321LR. Au total, se sont 10 A321LR d’Airbus qui rejoindront la flotte de la compagnie Air Transat, qui deviendra ainsi le premier opérateur nord-américain du monocouloir offrant le plus long rayon d'action au monde. Air Transat exploitera ces appareils dans le cadre d'un contrat de leasing avec AerCap, et prévoit leur mise en service à compter de 2019.

L'A321LR s'appuie sur le succès de l'A321neo, qui a conquis plus de 80% des parts de marché avec à ce jour plus de 1’400 commandes. La version « LR » bénéficie d'un rayon d'action pouvant atteindre 4’000 nm, et assure en outre une réduction de 30 % des coûts opérationnels par rapport à son concurrent le plus proche.

“L'A321LR est un appareil idéal pour le marché nord-américain, et notamment pour un transporteur tel qu'Air Transat”, a déclaré John Leahy, Chief Operating Officer-Customers d'Airbus. “Pour les opérateurs, l'A321LR constitue une solution moderne hautement performante et rentable sur les vols transatlantiques, et nous espérons que d'autres transporteurs nord-américains suivront l'exemple d'Air Transat.”

L'A321LR permet aux compagnies aériennes d'accéder à de nouveaux marchés long-courriers qui n'étaient pas auparavant accessibles aux monocouloirs existants. Capable de transporter 206 passagers dans un aménagement bi-classe standard, l'A321LR permet à chaque passager d'emporter jusqu'à trois sacs de voyage.

Les appareils de la famille A320neo bénéficient des toutes dernières avancées technologiques, notamment des moteurs de nouvelle génération et des 'Sharklets' (dispositifs aérodynamiques d’extrémités de voilure), qui ensemble assurent une réduction de la consommation de carburant de plus de 15 pour cent dès leur mise en service (de 20 % d'ici à 2020), ainsi qu'une réduction du niveau de bruit de 50 pour cent. Avec plus de 5’100 appareils commandés par plus de 90 clients depuis son lancement en 2010, la famille A320neo a conquis quelque 60 pour cent de parts de marché dans sa catégorie.

Photo : A321 LR aux couleurs d’Air Transat@ Airbus

14/07/2017

Amélioration des Eurofighter britanniques !

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La Royal Air Force, (RAF) a mandaté les sociétés Leonardo, NETMA et Airbus Eurofighter pour une mise à niveau de la capacité du système défensif DASS qui équipe les jets de combat Eurofighter « Typhoon II ». Le contrat de base d’un montant de 45 millions d'euros qui comprend le travail de développement et les activités d'intégration par BAE System, doit permettre la mise à niveau complète du DASS 'Praetorian' du « Typhoon II » pour faire face aux futures opérations de RAF.

Le système DASS (Defensive Aids Sub System) « Praetorian » est une suite de systèmes électroniques modulaire de protection installés à l'intérieur du « Typhoon II », qui comprend des capteurs et des contre-mesures, qui travaillent en liens pour fournir des informations essentielles sur la situation extérieure, le DASS s’appuie sur différents sous-systèmes comme le détecteur d’alerte radar et son équivalent optronique, le Détecteur d’Alerte Laser (DAL) qui prévient de toute illumination lié à des télémètres lasers ou autres systèmes de guidage laser. On note également la présence de Détecteurs de Départ Missiles (DDM) qui fournissent des informations à 360° sur toute approche de missile, donnant ainsi le temps nécessaire pour engager des manœuvres d’évitement, en s’appuyant par exemple sur des leurres. A noter que le nouveau systèmes DASS « Pretorian » équipera la nouvelle version T3 de l’Eurofighter de série.

 

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Photo : Eurofighter T2 avec peinture commémorative @RAF

 

 

13/07/2017

Vol inaugural pour le PC-21 de l’Armée de l’air !

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Stans, le premier Pilatus PC-21 destiné à l’Armée de l’air française a effectué son vol inaugural le 10 juillet dernier. L’avion n°293, HB-HVA et futur 709FC continue ses essais avec à son actif deux vols supplémentaires.

Rappel : 

La France cherchait un remplaçant à son avion école Dassault Alphajet, une demande de pré-sollicitation initiale a été publiée en avril 2015 par la DGA. Elle a été suivie d'une demande de propositions (DP) en septembre de la même année. Sous le nom de FOMEDEC (Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse) le programme poursuit deux objectifs :Remplacer le système actuel (avions et moyens sol) de formation (phase basique) des équipages des avions de chasse (pilotes et navigateurs officiers systèmes d’armes) à Tours et Cognac.Et de permettre une activité aérienne sur avion de formation en complément d’une activité sur avion d’arme pour les pilotes du « second cercle » qui ont vocation à renforcer et à soutenir les unités opérationnelles quand elles sont engagées.Le programme porte sur l’acquisition d’une flotte d’avions, de moyens de simulation au sol et des infrastructures associées. Une prestation de soutien est également prévue. Il s’agit de former une cinquantaine de personnels navigants par an et d’entraîner une cinquantaine de pilotes de chasse expérimentés. Le volume horaire annuel prévu est de l’ordre de 11’000 à 13’500 heures de vol.

Le contrat signé a été signé le 30 décembre 2016 par l'armée de l'air française avec Babcock Mission Critical Services France (BMCSF) et Pilatus. Le contrat comprend la location des PC-21 par la société Babcock Mission Critical Services France ainsi que du matériel connexe de formation, l’avionneur suisse assurera la logistique. En plus de la Force aérienne suisse, la France est aujourd'hui la deuxième nation européenne à opter pour le PC-21 dans le cadre du système de formation intégré le plus avancé et le plus efficace au monde.

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Le Pilatus PC-21 : 

Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition directe, vers des chasseurs modernes, tels que les F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter, F-35 pour ne citer que ceux-là. Il est également possible d’opter pour une combinaison en binôme avec un jet école, dans ce cas la formation sur jet peut être réduite en nombre d’heure. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

Pays utilisateurs:

  •  Force aérienne Saoudienne: 55 commandés en 2014.
  • Royal Australian Air Force: 49 commandés, premières livraisons en février 2017. 
  •  Emirat Arabe Unis: 25 appareils.
  • Armée de l'air: 17 commandés en 2016.
  • Force aérienne Jordanienne: 8 commandés en avril 2016 + 2 commandés fin 2016. 
  • Force aérienne du Qatar:  24 en service , première livraison en 2014, dernière en février 2017. 
  • Empire Test Pilot'School: 2 commandés fin 2016.
  • Force aérienne de Singapour: 19 en service.
  • Force aérienne Suisse: 8 (2 en options). 

 

 

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Photos : Le PC-21 de l’Armée de l’air@Stephan Widmer

 

Incendie d’un F-35, personnel trop confiant !

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L’enquête de l'US Air Force concernant le l’incendie qui s’est déclaré, lors du démarrage du moteur d’un Lockheed-Martin F-35A le 23 septembre 2016 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho a rendu ses conclusion.

Rappel :

L’incendie s’est déclaré lors du démarrage du moteur le 23 septembre 2016 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho. L'avion endommagé était l'un des sept F-35A de l'escadron 61 basé à Luke en déplacement à Mountain Home. Le pilote a pu évacuer l’avion, mais a été traité à l’hôpital pour des brûlures, ainsi que trois militaires de l’équipe au sol.

Les faits :

Selon le rapport d’enquête, le feu s’est déclaré lors du démarrage du moteur par un fort vent arrière. En effet, un fort vent de 30kt était actif pendant que le moteur Pratt & Whitney F135 a commencé une séquence de démarrage, forçant un retour de l'air chaud dans l'entrée de la tuyère de l’avion.

À mesure que la température de l'air augmentait, pendant que l’APU continuait d’alimenter le démarrage de la turbine en énergie électrique, une série de dysfonctionnements s'est produite. La densité inférieure de l'air produisait un couple insuffisant nécessaire au moteur, ce qui a ralentit la rotation de la section de la turbine.

Dans le même temps, le carburant a continué à alimenter le moteur à un rythme croissant, ce qui a poussé à un feu de moteur avec les gaz d'échappement. Le vent arrière a permis à l’incendie de se propager rapidement à travers l'avion et a causé des dommages importants à l’arrière de celui-ci.

Les conclusions du rapport :

Le rapport reproche un manque de sensibilisation et de formation aux pilotes et aux mécaniciens en ce qui concerne les conditions de vent arrière lors d'un démarrage du moteur. Une liste de contrôle du pilote comprenait un avertissement que les vents arrières forts peuvent pendant le démarrage d'un moteur provoquer une panne de l’APU. Cependant, la check-list du constructeur ne précisait pas la limite de vent arrière à ne pas dépasser. Le processus de démarrage du moteur du F-35A est fortement automatisé a conduit le pilote à croire que l'avion pouvait traité la plupart des procédures de départ de manière autonome. De plus, les données du moteur sont restées au « vert » et le pilote a supposé qu'il n'y avait aucun problème pour ce démarrage.

Les faits démontrent que si le pilote avait été mieux formés et que les limites de démarrage avec un fort vent arrière avait connues, le pilote et les mécaniciens au sol auraient pu identifier le problème plus tôt. L’équipe a par ailleurs eu trop confiance dans les systèmes de l’avion.

Selon le colonel Dale Hetke, de l'USAF, qui a mené l'enquête. "Cette conscience vague a conduit à une formation insuffisante pour les démarrages de moteurs avec un vent arrière. La formation a également entraîné une complaisance et une dépendance excessive à l'automatisation des aéronefs ».

Le service n'a pas encore déterminé les coûts totaux, mais estime que les dommages a l’avion coûteront plus de 17 millions de dollars.

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Photos : 1 F-35A au démarrage 2 Une partie des dégâts de l’incendie du 23 septembre@ USAF