18/02/2018

La NASA va construire son avion supersonique silencieux !

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La NASA va pouvoir aller de l’avant dans son projet d’avion supersonique silencieux qui répond au nom de Quiet Supersonic Technology (QueSST). Le futur avion sera capable de relier Paris à New-Yok en 4 heures 30 à Mach 1,4 avec un boom supersonique inférieur à 75 décibels.

Le premier prototype «Low-Boom Flight Demonstrator», devrait son premier vol en 2021. Il est conçu comme un banc d'essai pour les technologies qui pourraient un jour apparaître sur les avions commerciaux. Cela permettrait un voyage plus rapide que le son sans les booms vertigineux qui caractérisent les avions de chasse supersoniques et qui ont enragé les résidents de Queens, New York, à l'époque du célèbre Concorde.

Selon la NASA la technologie du QueSST doit permettre de réduire le bruit du passage du mur du son. Le son se déplace dans l'air, à environ 340 mètres par seconde, soit 1’200 kilomètres à l'heure. Quand un avion vole, il comprime l'air autour de lui. L'avion fait aussi du bruit : il émet des ondes sonores. Mais quand il atteint la vitesse du son, l'air est tellement comprimé qu'il se produit une onde de choc.

Lockheed-Martin partenaire de la NASA :

Tout comme avec le projet Aerion, l’avionneur Lockheed-Martin sera partenaire de la NASA dans ce second projet américain. Pour ce faire, Lockheed-Martin a reçu un budget préliminaire pour construire le nouveau X-plane silencieux. La société vise à atteindre l’objectif de la NASA de 60 à 65 décibels par rampe (au moins à partir du sol) en concevant une cellule à faible bruit et en utilisant une disposition du moteur qui réduit le bruit. Ce serait beaucoup plus silencieux que les jets supersoniques existants.

Pour NASA, le concept doit permettre d’obtenir un boom sonore si calme qu'il sera à peine remarqué par le public, voire pas du tout, un peu comme un coup de tonnerre lointain.

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Photos : Le Low-Boom Flight Demonstrator @ NASA

17/02/2018

Le MiG-35 est qualifié !

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Les essais finaux concernant le MiG-35 sont terminés est réussi à déclaré Iiya Tarasenko, directeur général du consortium RAC-MiG.

Les tests d'usine terminaux ont été menés conjointement par des pilotes d'essai russes. Ils ont examiné le matériel électronique, le système d'observation et de navigation, le radar, les moteurs et les autres équipements de l'aéronef. Cette dernière campagne valide le bon fonctionnement de l’avion.

Avec cette validation, plus rien n’empêche une première commande du dernier né de la célèbre famille du constructeur russe de par l’Etat russe.

Un nouveau souffle pour MiG :

Depuis la fin de la guerre froide, le Mikoyan Design Bureau a lutté pour obtenir une large attention sur le marché par rapport à son concurrent Sukhoi, qui bénéficie d'un solide soutien de l'État pour ses avions de la gamme Su-30, Su-34, Su-35 et le futur T-50.

Borisov a déclaré lors d'une conférence de presse que les forces armées russes commenceront à acheter le Mig-35 une fois que le programme d'armement de l'État (GPV) 2018 sera définitivement approuvé.

De son côté, le PDG de MiG Aircraft Corporation, Ilya Tarasenko, s'attend à ce que la production en série du combattant du MiG-35 débute en 2019. Borisov n'a pas dit combien d'aéronefs ou d'escadrons de MiG-35 le programme d'armement supporterait ou combien seront nécessaires. Néanmoins, toute commande d'état aiderait à ancrer le programme et à le rendre plus attrayant pour les éventuels clients internationaux.

Le MiG-35 « Fulcrum-Foxtrot » :

Le MiG-35 « Fulcum-F » (Foxtrot) est représente un développement ultime du célèbre MiG-29. Il est un dérivé du MiG-29OVT de démonstration. Il fait partie de la quatrième génération des chasseurs MiG. Construit dans l’usine Sokol de Nijni-Novgorod à 500km à l’est de Moscou.

Les ingénieurs de MiG ont mis l'accent sur la fiabilité de la cellule, des moteurs et de l'avionique. Le chef de la direction de MiG, Sergei Korotkov, a déjà déclaré que le MiG-35 dispose d’une vitesse de Mach 2,23 et une portée opérationnelle 1,5 fois plus longue que le MiG-29 actuel. Il dispose deux impressionnants moteurs Klimov RD-33OVT munis de buses bidirectionnelles de vectorisation de poussée. Cela contraste avec les avions comme le Su-35 actuel et le F-22 « Raptor » américain qui n'utilisent que la vectorisation de poussée verticale à un seul axe.

Le MiG-35 est équipé d'un système de ciblage électro-optique NPK-SPP OLS-K. Le système de ciblage et de surveillance OLS-K est monté directement sur l'avion sous le fuselage droit (tribord) sur la nacelle du moteur. Le capteur OLS-K peut suivre les véhicules en mouvement sur 20 kilomètres et les contacts de surface en mer pendant 40 kilomètres. Un télémètre laser intégré calcule la distance de la cible jusqu'à 20 kilomètres. L’avion dispose d’un système de désignation laser pour les armes guidées. Le nouveau télémètre laser et télémètre PPK permet au MiG-35 de guider de façon autonome des munitions de précision de la même façon que les F-15 E américain. A noter que cette nouvelle capacité de ciblage par précision pour les armes air-sol, est en soi une nouveauté dans la doctrine aérienne russe.

Le MiG-35 dispose du radar actif à balayage électronique (AESA) Zhuk-MAE (Zhuk-AE pour l’exportation) d’une portée de 130 à 200km pouvant traquer une trentaine de cibles et en engager 8. L’avion mettre en œuvre les derniers systèmes d’armes russes, dont les missiles R-77 et K-74M. La charge militaire avoisine maintenant les 6 tonnes. En matière d’avionique le pilote dispose d’un cockpit tout glace avec 4 écrans couleur LCD.

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Photos : MiG-35 @ RAC-MiG

16/02/2018

Le B737-9 MAX est certifié !

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Boeing a obtenu la certification pour le B737-9 MAX de la part de la FAA. Cette certification est l'aboutissement d'un programme d'essais en vol avec succès qui a débuté en mars 2017, avec deux avions d'essais en vol. La certification confirme que la manipulation de l'avion, les systèmes et les performances globales sont tous conformes à la réglementation aérienne requise. 

Boeing est maintenant dans la phase finale de la préparation du MAX 9 pour sa première livraison au client de lancement Lion Air Group. 

Le B737-9 MAX est conçu pour une capacité maximale de 220 passagers et une portée maximale de 3.550 miles nautiques. Avec trois rangées de sièges supplémentaires par rapport aux B737-8 MAX, cet avion permet aux opérateurs la capacité ajoutée tout en maximisant la rentabilité au sein de leur réseau. 

La famille « 737 MAX » est conçue pour offrir à ses clients des performances exceptionnelles, avec une réduction des coûts par siège et une gamme étendue qui ouvre de nouvelles destinations sur le marché des monocouloirs. Le B737 MAX intègre la dernière génération de moteur CFM International moteurs LEAP-1B, ainsi que les Advanced Technology winglets, le Boeing Sky Interior, les grands écrans du poste de pilotage et d'autres fonctionnalités pour offrir la plus grande efficacité, la fiabilité et le confort passagers sur le marché des monocouloirs. 

Le B737 MAX est l'avion le plus rapidement vendu dans l'histoire de Boeing, accumulant plus de 4.300 commandes de 93 clients dans le monde entier.

Photo : Le B737-9 MAX@ Boeing

 

15/02/2018

Mise hors service partielle des derniers F-5 Tiger !

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Pour compléter le programme d’armement, des économies sont également prévues notamment en ce qui concerne les derniers avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » encore en service.

Le F-5 n’est plus adapté :

27 des 53 F-5 « Tiger II » de l’Armée suisse doivent être mis hors service. Bien qu’ils puissent décoller et atterrir dans l’obscurité et par mauvais temps, la faiblesse de leur radar et leur armement leur permettent de mener à bien des missions de sauvegarde de la souveraineté sur l’espace aérien uniquement de jour et par bonne visibilité. Ces avions ne peuvent donc être engagés que de façon limitée pour le service de police aérienne et sont désormais inutilisables dans la défense aérienne. En effet, ils n’auraient aucune chance face à un adversaire doté de moyens modernes.

Deux autres variantes, l’une prévoyant de prolonger la durée d’utilisation des F‑5  et l’autre d’augmenter leur valeur combative, ont été examinées. Une étude de faisabilité portant sur la mise à niveau des F-5 a été réalisée en 2011 sur mandat du chef du DDPS. Une offre a ensuite été soumise par un consortium industriel composé de RUAG Aviation en sa qualité de centre de compétences pour le matériel et de la société Northrop Grumman Coporation en sa qualité de constructeur d’origine des F-5. Cette offre se basait sur un programme de mise à niveau des F-5  vendu par l’entreprise israélienne Elbit Systems Ltd. aux forces aériennes brésiliennes et adapté aux besoins spécifiques des Forces aériennes suisses. Si les deux variantes examinées étaient envisageables techniquement, les appareils modernisés n’auraient tout de même pas pu concurrencer les avions de combat modernes en termes de qualité. Par ailleurs, les coûts de développement, d’acquisition et de transformation qui s’élèvent à 950 millions ou à 1250 millions de francs selon la variante  auraient été disproportionnés par rapport à l’utilité militaire, raison pour laquelle les deux variantes ont été écartées.

Une situation connue :

La flotte d’avions de combat F-5 est fatiguée, depuis les années 2000, celle-ci et régulièrement réduite, car des aéronefs présentent des fissures importantes qui sont le fait de l’utilisation des aéronefs. Le non remplacement des derniers F-5 via le vote sur le « fond Gripen » et l’augmentation des vols de la flotte de « Hornet » rend la situation chaque mois plus critique pour les Forces aériennes. Le besoin en nouveaux avions de combat est devenu une urgence, n’en déplaise à quelques naïfs.

 

Photo : F-5 E à Payerne @ P.Kümmerling

 

 

Berjaya Hotels se dote d’ATR 42-500 !

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Berjaya Hotels & Resorts va faire l’acquisition de deux avions ATR 42-500 d’occasion, que le groupe hôtelier prévoit d’utiliser pour lancer des services aériens vers l’île de Redang en Malaisie, où sont situés deux de ses établissements. La décision de Berjaya Hotels & Resorts d’acheter des ATR 42-500 témoigne de la polyvalence de cet avion. ATR est le seul constructeur d’avions au monde à proposer des appareils commerciaux de 50 places.

Le constructeur de turbopropulseurs voit un regain d’intérêt en Asie-Pacifique et dans le monde entier pour l’ATR 42, car sa taille est idéale pour certains opérateurs. Le futur lancement de services aériens au départ de l’aéroport de Kuala Lumpur Subang et à destination de l’île de Redang montrera à nouveau de quelle manière les ATR peuvent aider à stimuler la connectivité aérienne et le développement économique de la région.

Le PDG de Berjaya Hotels & Resorts, Hanley Chew, déclare : « Nous avons choisi l’ATR 42, parce que sa taille correspond à nos besoins et qu’il peut décoller et atterrir sur des pistes courtes. La piste de l’aéroport de l’île de Redang ne mesure que 1 100 mètres de long, la capacité d'atterrissage sur des pistes courtes de l’ATR 42 est donc primordiale. Notre choix s'est également porté sur l'ATR 42, car ce type d’appareil dispose d’une excellente assistance en Malaisie et dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique, en termes de pièces détachées, de contrats de maintenance et de programmes de formation ».

Les deux ATR 42-500 seront réaménagés pour que le nouvel intérieur compte 36 sièges passagers, et ils auront une livrée personnalisée ornée d'une tortue de mer. Les établissements du groupe, Taaras Beach & Spa et celui de l’île de Redang, soutiennent la protection des tortues de mer sur l’île. Le groupe hôtelier a pour objectif de lancer ces services aériens reliant l’île de Redang à l’aéroport de Subang à Kuala Lumpur en juin. Berjaya Hotels & Resorts sera propriétaire des deux ATR 42-500, mais les avions seront exploités par sa société-sœur Berjaya Air.

Berjaya Air étudiera plus tard la possibilité de lancer des services reliant l’île de Redang à Singapour, car les services aériens de Kuala Lumpur Subang et Singapour à destination de Redang contribueront au développement du tourisme sur l’île. Le groupe hôtelier ayant ses propres appareils, il peut répondre à la fois aux besoins du marché des voyageurs indépendants « FIT » (Free Independent Traveler) et des « MICE » (séminaires, conventions-congrès, incentives et événementiel). Berjaya Hotels & Resorts prévoit de séduire les voyageurs et organisateurs d’événements en proposant des forfaits qui comprennent à la fois les vols et l’hébergement. Pour attirer les touristes internationaux, Berjaya promeut Redang comme une extension de Kuala Lumpur et de Singapour, afin de promouvoir cette destination. Les touristes internationaux peuvent se rendre en ville en avion et y passer quelques nuits avant de partir pour les belles îles au large de la côte de la péninsule malaisienne.

 

Photo : ATR 42-500@Gunther Feniuk