28/10/2015

Inde & Russie : une signature pour T-50 début novembre ?

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La Russie et l'Inde semblent être arrivés à la phase finale des négociations en vue du lancement et de l’acquisition de l’avion de combat Sukhoi T-50 PAK-FA. Le ministre indien de la défense Manohar Parrikar se rendra en Russie, le 2 novembre prochain et occupera la place de co-président de la Commission intergouvernementale russo-indienne pour la coopération militaro-technique. Au menu de cette rencontre plusieurs coopérations en matière de matériel militaire dont l’avion de combat Sukhoi T-50.

Fin juillet, Manohar Parrikar a annoncé que l'Inde avait investi plusieurs milliards de roupies conjointement avec la Russie, du chasseur polyvalent T-50 (PAK FA) de cinquième génération, connu en Inde comme le FGFA. En parallèle, la Russie et l'Inde ont mis au point une esquisse préliminaire de l'appareil destiné à l’exportation. La version du T-50 destinée à l’exportation offrira diverses possibilités d’équipements à choix pour le client.

Les livraisons duT-50 aux forces aériennes indiennes doivent débuter 94 mois après la signature du contrat, mais ce dernier n'est pas encore signé. Selon le ministère russe de la Défense, les premiers avions seront livrés à l'armée russe en 2018.

 

Le Sukhoi T-50 (PAK-FA) : 

Le Sukhoi T-50 PAK-FA (Perspektivny Aviatsionny Kompleks Frontovoy Aviatsii) trouve son origine dans les années 1990, lorsque la Russie décide de lancer deux programmes, afin, de remplacer les MiG-29 et les Su-27. L’un concernait un biréacteur lourd, l’autre un monoréacteur léger. Le premier projet donnera naissance au Sukhoi S-37 «Berkut» et l’autre au MiG 1.44.

Sukhoï sera en définitive choisi sur la base de son démonstrateur le 26 avril 2002, évinçant MiG. C’est le lancement du programme PAK-FA. L’Inde est devenue un partenaire financier à 50% et apporte son expérience dans le domaine de l’informatique et des matériaux composites. L’avion disposera également d’un OSF et d’une fusion des données. Le moteur choisit est le NPO Saturn 117S de 14,5 tonnes de poussée.

Le T-50 sera doté du radar AESA SH121du T-50 développé par le centre INPI Tikhomirov, ce radar fonctionne en bande X (N036B) comprend également deux antennes en bande L implantées dans les bords d'attaque de voilure (N036L) et dispose d’éléments internes basés sur l'arséniure de Gallium, couplés à des technologies en nano-hétérostructures. Les russes confirment l’incorporation de modules à électroluminescentes (AESA MMIC). De plus, l’avion devrait être doté d'une suite optronique Atoll KS 101 qui comprend un système optronique de surveillance et d'alerte fonctionnant dans l'ultra violet sur 360° couplé à un système DIRCM (Direct Infrared Counter Measures, un système d'aveuglement des senseurs infrarouge des missiles).

 

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Photos : Sukhoi T-50 PAK-FA @ Sukhoi

18/10/2015

Inde, le ciel se dégage pour le Rafale !

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Le feuilleton concernant la vente d’avions Rafale à l’Inde semble avancer doucement, mais surement.L'Armée de l'Air indienne continue à ruminer des plans de rechange pour sa future flotte d'avions de combat, dont le vieillissement devient très problématique.

 

 Le combler le vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devient urgent de combler le vide qui se creuse chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas et du futur Sukhoi T-50. Pour cela, il est évident que seul l’avion français est en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens. Ceux-ci, avaient d’ailleurs demandé, il y a quelques semaines une rallonge portant sur 44 appareils. Malheureusement, le gouvernement a répondu de manière négative, car celui-ci, ne dispose pas des fonds nécessaires.  En effet, le gouvernement indien commence à voir apparaître les limites de son budget militaire suite aux nombreux projets en cours. On peut également comprendre que mener de front trois acquisitions d’avions de combat (Rafale, Tejas, T-50) sans oublier les hélicoptères (CH-47F, Apache et le LCH) et l’ensemble des autres projets, amènent gentiment l’Inde à freiner son appétit.

 

Des retards qui inquiètent :

La problématique de l’Indian Air Force est d’autant plus grande que le Tejas continue d’accumuler les problèmes, notamment de trains de train d'atterrissage sur la version MKI et la le futur standard MkII n’arrivera pas en ligne avant deux ou trois ans. Du côté du Sukhoi T-50, les livraisons ne devraient pas intervenir avant 2019 au plus tôt.

 

Bientôt une signature ?

Jusqu’ici, les négociations butaient sur différents points, comme par exemple : des modifications techniques afin que les Rafale soient équipés de systèmes encore non validés sur l’avion, comme le viseur de casque et des nacelles de désignation laser étrangères. Du côté du gouvernement indien ont exige des « offsets » plus important que prévu. Mais la situation semble cette fois-ci être à l’avantage du Rafale, la pression des pilotes indiens s’est accentuée et devrait permettre de faire accélérer (enfin), le dossier pour une signature espérée d’ici quatre à cinq mois.

 

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Photos : 1 Dassault Rafale en Egypte @Dassault Aviation 2 Le bon vieux MIG-21 indien @ IAF

 

29/09/2015

L’Inde finalise sa commande d’Apache et Chinook !

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New Dehli, le ministère indien de la Défense a finalisé sa commande avec Boeing pour la production, la formation et le soutien d’hélicoptères Apache et Chinook qui vont permettre d’améliorer les capacités militaires de l’Inde. L’Inde recevra 22 hélicoptères d’attaques AH-64E Block III et 15 hélicoptères CH-47F « Chinook » de transport lourd.

La vente de 22 hélicoptères de combat AH-64D Apache comprend également une large panoplie d’armement tel que : 812 missiles AGM-114L-3 Hellfire Longbow, 542 missiles AGM-114R-3 Hellfire-II, 245 missiles Stinger Block I-92H. Des munitions de 30mm pour approvisionner les canons. Il faut également ajouter  12 radars de définition de cible AN/APG-78, 12 Interféromètres AN/APR-48A à fréquence radar. L’Inde prévoit également de se doter d’un important stock de moteur de réserve avec 50 turbines General-El T700-GE-701D.

Nouvelle victoire de Boeing en Inde, après avoir remporté le contrat portant sur 22 AH-64 Apache Block III pour un montant de l’ordre de 1,4 milliards de dollars. L’Inde par l’intermédiaire de son ministère de la défense confirme le choix en matière d’hélicoptère lourd du CH-47F « Chinook ».

 

Le Boeing AH-64E «Apache» BlockIII:

 

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L’AH-64E «Apache» offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

 

Le Boeing CH-47F : 

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Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée ainsi qu'un poste de pilotage automatique numérique.

 

Photos : 1 Image d’artiste AH-64E et CH-47F 2 Boeing AH-64 E Apache BlockIII 3 Boeing CH-47F 2Chinook » @ Boeing

08/02/2014

Conception préliminaire achevée pour le MTA !

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La Russie et l'Inde achèvent la conception préliminaire de l'avion de transport multirôle MTA, a annoncé jeudi à New Delhi le directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) Viatcheslav Dzirkaln. La Russie et l'Inde ont déjà lancé des discussions en vue de signer un contrat sur les travaux de conception et les essais de l'avion.

 

Répartition des travaux :

HAL effectuera un travail partagé en matière de R&D sur ses installations à Bangalore et finalisera l’électronique, tandis que sa division avions de transport à Kanpur va fabriquer des prototypes. Ilyushin Aviation Complex se chargera des alliages d'aluminium et composites avancés ainsi que de l’avionique, le train d’atterrissage. La Société IRKUT devait jouer un rôle clé en matière  d’investissement (40% des dépenses du projet) et coordinateur du côté russe.

La motorisation reste encore à être définie avec peut-être deux motorisations à choix. En effet, les Russes semblent opter pour une motorisation indigène, alors que l’Inde préfèrerait un moteur de l'Ouest sur mesure, tels que, le BR715 de Rolls-Royce ou Snecma CFM56, par exemple.

Analogue à l'Antonov An-12 jadis utilisé par l'armée russe, l'avion MTA (Multirole Transport Aircraft) sera un avion bimoteur mesurant 33 m de long pour une envergure de 30 m. Il pourra transporter une charge utile de 18 à 20 tonnes. Sa masse maximale au décollage sera de 65 tonnes, la vitesse de croisière de 800 km/h, l'autonomie de vol de 2.500 à 2.700 km et le plafond pratique de 12 km.

 

Le premier vol de MTA est prévu pour la période 2016-2018.


 

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Photos: Images de synthèse du futur MTA @ HAL/IIyushin

28/11/2013

Un premier Falcon 2000S pour l’Inde !

 

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Saint-Cloud, France, Dassault Aviation se prépare à livrer son nouveau jet d'affaires Falcon 2000S sur le marché indien à Bangalore. Cette annonce fait suite à la certification par l’autorités de navigabilité indienne.

Le Falcon 2000S a été certifié le 1er novembre dernier en Inde, un processus qui a débuté au printemps de cette année avec la réception de la FAA et de l’EASA. L’avion a également obtenu son précieux sésame au Brésil, au Mexique et en Turquie. La prochaine étape concerne le Canada.

 

Le Falcon 2000S :

 

Dévoilé en mai 2011, le Falcon 2000S est le jet d'entrée de gamme dans la famille Falcon. Les dimensions de sa cabine, sa charge utile, son rayon d'action, sa flexibilité d'emploi et son efficacité carburant en font le leader dans la catégorie des "Super Mid Size". L'avion qui présente un rayon d'action de 6,200 km/3,350 nm, est équipé de becs de bords d'attaque mobiles et d'ailettes marginales à haut rendement aérodynamique. Il est propulsé par des réacteurs Pratt&Whitney Canada PW308C de nouvelle génération et est doté d'un cockpit EASy II dont l'aménagement a été entièrement revu. Le dessin et le style de sa cabine, sont signés par BMW DesignworksUSA.

 

Le Falcon 2000S offre la plus importante charge utile du marché avec une capacité de 2,245 kg/4,950 livres. A la masse maximum au décollage (MTOW) de 18,688 kg/ 41,000 livres, l'avion décolle d'une piste de 1,360 m/4,450 pieds, soit 500 pieds de moins que les avions concurrents. A Mach 0.8, le Falcon 2000S offre un rayon d'action de 6 200 km/3,350 nm (avion standard avec 6 passagers et les réserves NBAA IFR). L'avion monte à 41,000 pieds en 19 minutes, avant d'atteindre une altitude de 45,000 pieds à mi-croisière et jusqu'à 47,000 pieds. Il est capable d'atterrir à une masse équivalente à 95% de sa masse maximum au décollage soit 17,826 kg/39,300 livres. Sa vitesse d'approche de 200 km/h/ 108 nœuds et son système de freinage automatique et sa capacité forte pente lui permettent de se poser sur des aéroports réputés difficiles d'accès comme c'est le cas pour l'aéroport de London City.

 

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Photos : Falcon 2000S @ Dassault Aviation