20/03/2016

L’Inde négocie une nouvelle tranche de Su-30 !

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New Delhi, alors que les négociations autour de la vente par la France de 36 Rafale en Inde piétinent un peu plus, le pays négocie avec la Russie une nouvelle tranche d’avions de combat Sukhoi Su-30MkI

40 Sukhoi Su-30MkI :

Selon les dernières informations disponibles en fin de semaine dernière, l’Inde négocie l’achat d’un lot de 40 Su-30MkI pour un prix estimé à 3,5 milliards de dollars. Manœuvre pour faire baisser le prix des 36 Rafale ? Peut-être, cependant, un responsable de la société russe Sukhoi JSC a confirmé l’information et la possible vente dans les prochains mois.

Le Sukhoi Su-30MKI :

Le Sukhoi Su-30MKI bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indien BrahMos et KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. 

L’appareil est doté de moteurs AL-31FP de Saturn corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2000 heures en lieu et place des 1000 sur les versions plus anciennes. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre  extrême.

L’Inde dispose d’une licence de production pour le Su-30MKI, ceux-ci sont livrés en «kit» depuis la Russie et le montage final s’effectue dans le pays. Les ingénieurs indiens ont par ailleurs travaillés avec leurs homologues russes pour améliorer la fiabilité des moteurs et la maintenance de l’avion.

 

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Photos : Sukhoi Su-30MkI indiens @ IAF

 

11/02/2016

Russie et Inde revoient les coûts du T-50 !

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L’Inde et la Russie ont convenu d'une réduction des coûts en vue de la fabrication du futur avion de combat de cinquième génération Sukhoi T-50 PAK-FA. Cette nouvelle entente aurait été finalisée au cours de la visite à Moscou, du Premier ministre indien Narendra en décembre dernier.

La participation aux coûts :

Chacun des deux partenaires va investir l’équivalent de 4 milliards de dollars au cours des sept prochaines années, dont 2 milliards chacun, pour la première année et le reste réparti uniformément au cours des six années qui suivent. Le coût total du développement est désormais estimé à 10 milliards de dollars, comparativement aux 12 milliards annoncé précédemment.

Hindustan Aeronautics (HAL) participera à 25% des travaux et la société électronique indienne Bharat Electronics augmentera sa participation de l’ordre de 10% pour atteindre les 20%. Par ailleurs, on apprend que les entreprises indiennes vont gérer le remplacement de l'avionique russe, y compris les systèmes de missions et de navigation, des ordinateurs et systèmes d'affichage et de gestion, ainsi que les systèmes d'autoprotection en vue de la version d’exportation du T-50, qui sera considérablement différente de la version destinée à l’Inde et à la Russie.

L'armée de l'air indienne prévoit de se doter de 250 Sukhoi T-50. De son côté, la force aérienne russe devrait recevoir son premier appareil l'année prochaine et disposer d’un premier lot de 55 T-50 en service en 2020.

 

Rappel :

Le projet PAK-FA trouve son origine dans les années 1990, lorsque la Russie décide de lancer deux programmes, afin, de remplacer les MiG-29 et les Su-27. L’un concernait un biréacteur lourd, l’autre un monoréacteur léger. Le premier projet donnera naissance au Sukhoi S-37 «Berkut» et l’autre au MiG 1.44.

Sukhoï sera en définitive choisi sur la base de son démonstrateur le 26 avril 2002, évinçant MiG. C’est le lancement du programme PAK-FA. L’Inde est devenue un partenaire financier à 50% et apporte son expérience dans le domaine de l’informatique et des matériaux composites. L’avion disposera également d’un OSF et d’une fusion des données. Le moteur choisit est le NPO Saturn 117S de 14,5 tonnes de poussée.

 

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Photos : 1 Sukhoi T-50 @ Alexey Mityaev 2 Su-50 @ Sergei Ablogin

26/11/2015

Inde, les Pilatus PC7MKII sont très demandés !

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Inde, l’armée de l'air indienne (IAF) a été contrainte de commencer l’étape de formation intermédiaire II des pilotes, avec les Pilatus PC-7MKII d'entraînement, alors que ceux-ci ne devaient, en principe, être utilisés que pour la formation de base (BTA).

En effet, l’IAF avait prévu une formation en trois phases pour ses élèves pilotes. La formation de base (BTA) s’effectue sur l’avion suisse Pilatus PC-7MKII, puis la phase II, dite intermédiaire devait être faite sur l’avion indigène HAL HTT40. Puis, la phase avancée se termine sur l’avion anglais BAE Hawk.

 

Les lourds problèmes du HTT40 :

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Seulement voilà, le fameux avion indigène de l’avionneur indien HAL le HHT 40, n’est de loin pas opérationnel et celui-ci, cumulent les problèmes de mise au point. Selon l’avionneur indien le HHT40 devrait prendre son envol à la fin de cette année et pouvoir être opérationnel en 2018 pour fournir une solution indigène aux besoins de formation intermédiaire de l'Inde. Il pourra également inclure une variante armée. Sauf, que rien n’est moins sûr pour l’instant.

 

Nouvelle commande de PC-7MKII ?

Au sein de l’IAF, les doutes subsistent sur les réelles capacités du HHT40 et pour l’instant c’est l’avion suisse qui assure les formation de la phase I et II et ceci de manière exemplaire. De fait, les discussions pour l’achat d’une troisième tranche de Pilatus PC7MKII sont maintenues et pourraient bien être conclue très prochainement. Actuellement 75 PC-7 ont été livré, une seconde tranche de 38 avions a été passée et Pilatus s’attend à une nouvelle commande de 30 à 40 appareils.

 

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Photos : 1 & 3 Pilatus PC-7MKII @ Pilatus 3 HAL HTT40@ HAL

 

 

11:29 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : inde, iaf, pilatus, pc-7mk2, infos aviation, blog défense |  Facebook | |

28/10/2015

Inde & Russie : une signature pour T-50 début novembre ?

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La Russie et l'Inde semblent être arrivés à la phase finale des négociations en vue du lancement et de l’acquisition de l’avion de combat Sukhoi T-50 PAK-FA. Le ministre indien de la défense Manohar Parrikar se rendra en Russie, le 2 novembre prochain et occupera la place de co-président de la Commission intergouvernementale russo-indienne pour la coopération militaro-technique. Au menu de cette rencontre plusieurs coopérations en matière de matériel militaire dont l’avion de combat Sukhoi T-50.

Fin juillet, Manohar Parrikar a annoncé que l'Inde avait investi plusieurs milliards de roupies conjointement avec la Russie, du chasseur polyvalent T-50 (PAK FA) de cinquième génération, connu en Inde comme le FGFA. En parallèle, la Russie et l'Inde ont mis au point une esquisse préliminaire de l'appareil destiné à l’exportation. La version du T-50 destinée à l’exportation offrira diverses possibilités d’équipements à choix pour le client.

Les livraisons duT-50 aux forces aériennes indiennes doivent débuter 94 mois après la signature du contrat, mais ce dernier n'est pas encore signé. Selon le ministère russe de la Défense, les premiers avions seront livrés à l'armée russe en 2018.

 

Le Sukhoi T-50 (PAK-FA) : 

Le Sukhoi T-50 PAK-FA (Perspektivny Aviatsionny Kompleks Frontovoy Aviatsii) trouve son origine dans les années 1990, lorsque la Russie décide de lancer deux programmes, afin, de remplacer les MiG-29 et les Su-27. L’un concernait un biréacteur lourd, l’autre un monoréacteur léger. Le premier projet donnera naissance au Sukhoi S-37 «Berkut» et l’autre au MiG 1.44.

Sukhoï sera en définitive choisi sur la base de son démonstrateur le 26 avril 2002, évinçant MiG. C’est le lancement du programme PAK-FA. L’Inde est devenue un partenaire financier à 50% et apporte son expérience dans le domaine de l’informatique et des matériaux composites. L’avion disposera également d’un OSF et d’une fusion des données. Le moteur choisit est le NPO Saturn 117S de 14,5 tonnes de poussée.

Le T-50 sera doté du radar AESA SH121du T-50 développé par le centre INPI Tikhomirov, ce radar fonctionne en bande X (N036B) comprend également deux antennes en bande L implantées dans les bords d'attaque de voilure (N036L) et dispose d’éléments internes basés sur l'arséniure de Gallium, couplés à des technologies en nano-hétérostructures. Les russes confirment l’incorporation de modules à électroluminescentes (AESA MMIC). De plus, l’avion devrait être doté d'une suite optronique Atoll KS 101 qui comprend un système optronique de surveillance et d'alerte fonctionnant dans l'ultra violet sur 360° couplé à un système DIRCM (Direct Infrared Counter Measures, un système d'aveuglement des senseurs infrarouge des missiles).

 

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Photos : Sukhoi T-50 PAK-FA @ Sukhoi

18/10/2015

Inde, le ciel se dégage pour le Rafale !

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Le feuilleton concernant la vente d’avions Rafale à l’Inde semble avancer doucement, mais surement.L'Armée de l'Air indienne continue à ruminer des plans de rechange pour sa future flotte d'avions de combat, dont le vieillissement devient très problématique.

 

 Le combler le vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devient urgent de combler le vide qui se creuse chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas et du futur Sukhoi T-50. Pour cela, il est évident que seul l’avion français est en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation est donc très attendue chez les pilotes indiens. Ceux-ci, avaient d’ailleurs demandé, il y a quelques semaines une rallonge portant sur 44 appareils. Malheureusement, le gouvernement a répondu de manière négative, car celui-ci, ne dispose pas des fonds nécessaires.  En effet, le gouvernement indien commence à voir apparaître les limites de son budget militaire suite aux nombreux projets en cours. On peut également comprendre que mener de front trois acquisitions d’avions de combat (Rafale, Tejas, T-50) sans oublier les hélicoptères (CH-47F, Apache et le LCH) et l’ensemble des autres projets, amènent gentiment l’Inde à freiner son appétit.

 

Des retards qui inquiètent :

La problématique de l’Indian Air Force est d’autant plus grande que le Tejas continue d’accumuler les problèmes, notamment de trains de train d'atterrissage sur la version MKI et la le futur standard MkII n’arrivera pas en ligne avant deux ou trois ans. Du côté du Sukhoi T-50, les livraisons ne devraient pas intervenir avant 2019 au plus tôt.

 

Bientôt une signature ?

Jusqu’ici, les négociations butaient sur différents points, comme par exemple : des modifications techniques afin que les Rafale soient équipés de systèmes encore non validés sur l’avion, comme le viseur de casque et des nacelles de désignation laser étrangères. Du côté du gouvernement indien ont exige des « offsets » plus important que prévu. Mais la situation semble cette fois-ci être à l’avantage du Rafale, la pression des pilotes indiens s’est accentuée et devrait permettre de faire accélérer (enfin), le dossier pour une signature espérée d’ici quatre à cinq mois.

 

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Photos : 1 Dassault Rafale en Egypte @Dassault Aviation 2 Le bon vieux MIG-21 indien @ IAF