03/08/2016

Des P-8i « Poseidon » de plus pour l’Inde !

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New Delhi, les commandes vont et viennent, le gouvernement vient de conclure un accord portant sur l’achat de quatre Boeing P-8I « Poseidon » de patrouille maritime supplémentaires. La transaction sera effectuée sous la direction du Foreign Military Sale du gouvernement des États-Unis (FMS). La commande a été initialement autorisée par le Conseil d'acquisition de la défense Indien en juillet 2015, selon des sources proches du dossier.

L'accord a été récemment approuvé par le comité du Cabinet sur la sécurité (CCS) et les livraisons commenceront d’ici trois ans. L'ordre comprend quatre avions de patrouille maritime supplémentaires de type Boeing P-8i pour une valeur d'environ 1 milliard de dollars. Ces appareils vont venir grossir la flotte actuelle de P-8i composée de huit avions pleinement opérationnel.

Les P-8i indiens sont utilisés pour les patrouilles à longue distance de guerre anti-sous-marine (ASW) et les missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance (ISR) et d’'appui-maritime sur l'Océan Indien. Les appareils sont basés à Rajali au sein du Naval air Squadron 312A.

 

Le P-8i «Poseidon» :

Le P-8i est la version indienne du P-8A destiné à l’US Navy, soit un appareil de reconnaissance maritime à long rayon d’action et de lutte anti-sous marine construit par Boeing est destiné à l'Inde dans le cadre d'un contrat attribué en janvier 2009. Le standard du P-8I dispose des mêmes équipements que la version destinée à la marine américaine, mais avec en plus un détecteur d’anomalie magnétique et d’un radar arrière APS-143C (V) 3. Les P-8i ont reçu du matériel indien dont un système IFF ami/ennemi fabriqué par Hindustan Aeronautics.

Les P-8A & i « Poseidon» sont conçu pour remplacer le P-3C « Orion » comme appareil longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), de renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). La famille P-8 est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8 « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Ils offre une plus grande capacité de combat et demanderont moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans les marines utilisatrices. Les P-8 sont armés de missiles AGM-84L « Harpoon II », de torpilles légères Mk 54 et de charges de profondeur Mk-82.

 

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Photos : 1 P-8i avec missiles Harpoon sous les ailes @ Kevin Scott 2 P-8i @ IN

 

02/08/2016

L’Inde suspend l’acquisition de l’A330 MRTT !

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New Delhi, vient de lancer une petite bombe, avec l’annonce de la suspension de son projet d'acquisition de six Airbus A330 MRTT de ravitaillement en vol.

Un retour en arrière pour la seconde fois :

Ce retour en arrière n’est pas une première, car l’Inde avait déjà sélectionné l'avion ravitailleur d’airbus, l'A330 MRTT et annulé la commande en 2010. Puis en 2013, le pays avait à nouveau choisi l’A330 MRTT européen.

On ne connaît pas encore la raison de ce nouveau retrait du projet, mais il se pourrait que les mêmes raisons puissent être invoquées qu’en 2010, soit une problématique de surcoûts.

Une relance plus compliquée :

Si l'Inde devait à l’avenir décider de relancer son appel d'offres pour un nouvel avion ravitailleur, les concurrents sont susceptibles d'inclure à nouveau l'A330 MRTT et IL-78MK mais également un nouveau venu en la personne du Boeing KC46A « Pegasus ». La bataille sera alors plus rude pour Airbus en ce qui concerne les coûts.

 

Photo : A330 MRTT saoudien ravitaillant un F-15 @ RSAF

20/03/2016

L’Inde négocie une nouvelle tranche de Su-30 !

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New Delhi, alors que les négociations autour de la vente par la France de 36 Rafale en Inde piétinent un peu plus, le pays négocie avec la Russie une nouvelle tranche d’avions de combat Sukhoi Su-30MkI

40 Sukhoi Su-30MkI :

Selon les dernières informations disponibles en fin de semaine dernière, l’Inde négocie l’achat d’un lot de 40 Su-30MkI pour un prix estimé à 3,5 milliards de dollars. Manœuvre pour faire baisser le prix des 36 Rafale ? Peut-être, cependant, un responsable de la société russe Sukhoi JSC a confirmé l’information et la possible vente dans les prochains mois.

Le Sukhoi Su-30MKI :

Le Sukhoi Su-30MKI bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indien BrahMos et KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. 

L’appareil est doté de moteurs AL-31FP de Saturn corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2000 heures en lieu et place des 1000 sur les versions plus anciennes. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre  extrême.

L’Inde dispose d’une licence de production pour le Su-30MKI, ceux-ci sont livrés en «kit» depuis la Russie et le montage final s’effectue dans le pays. Les ingénieurs indiens ont par ailleurs travaillés avec leurs homologues russes pour améliorer la fiabilité des moteurs et la maintenance de l’avion.

 

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Photos : Sukhoi Su-30MkI indiens @ IAF

 

11/02/2016

Russie et Inde revoient les coûts du T-50 !

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L’Inde et la Russie ont convenu d'une réduction des coûts en vue de la fabrication du futur avion de combat de cinquième génération Sukhoi T-50 PAK-FA. Cette nouvelle entente aurait été finalisée au cours de la visite à Moscou, du Premier ministre indien Narendra en décembre dernier.

La participation aux coûts :

Chacun des deux partenaires va investir l’équivalent de 4 milliards de dollars au cours des sept prochaines années, dont 2 milliards chacun, pour la première année et le reste réparti uniformément au cours des six années qui suivent. Le coût total du développement est désormais estimé à 10 milliards de dollars, comparativement aux 12 milliards annoncé précédemment.

Hindustan Aeronautics (HAL) participera à 25% des travaux et la société électronique indienne Bharat Electronics augmentera sa participation de l’ordre de 10% pour atteindre les 20%. Par ailleurs, on apprend que les entreprises indiennes vont gérer le remplacement de l'avionique russe, y compris les systèmes de missions et de navigation, des ordinateurs et systèmes d'affichage et de gestion, ainsi que les systèmes d'autoprotection en vue de la version d’exportation du T-50, qui sera considérablement différente de la version destinée à l’Inde et à la Russie.

L'armée de l'air indienne prévoit de se doter de 250 Sukhoi T-50. De son côté, la force aérienne russe devrait recevoir son premier appareil l'année prochaine et disposer d’un premier lot de 55 T-50 en service en 2020.

 

Rappel :

Le projet PAK-FA trouve son origine dans les années 1990, lorsque la Russie décide de lancer deux programmes, afin, de remplacer les MiG-29 et les Su-27. L’un concernait un biréacteur lourd, l’autre un monoréacteur léger. Le premier projet donnera naissance au Sukhoi S-37 «Berkut» et l’autre au MiG 1.44.

Sukhoï sera en définitive choisi sur la base de son démonstrateur le 26 avril 2002, évinçant MiG. C’est le lancement du programme PAK-FA. L’Inde est devenue un partenaire financier à 50% et apporte son expérience dans le domaine de l’informatique et des matériaux composites. L’avion disposera également d’un OSF et d’une fusion des données. Le moteur choisit est le NPO Saturn 117S de 14,5 tonnes de poussée.

 

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Photos : 1 Sukhoi T-50 @ Alexey Mityaev 2 Su-50 @ Sergei Ablogin

26/11/2015

Inde, les Pilatus PC7MKII sont très demandés !

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Inde, l’armée de l'air indienne (IAF) a été contrainte de commencer l’étape de formation intermédiaire II des pilotes, avec les Pilatus PC-7MKII d'entraînement, alors que ceux-ci ne devaient, en principe, être utilisés que pour la formation de base (BTA).

En effet, l’IAF avait prévu une formation en trois phases pour ses élèves pilotes. La formation de base (BTA) s’effectue sur l’avion suisse Pilatus PC-7MKII, puis la phase II, dite intermédiaire devait être faite sur l’avion indigène HAL HTT40. Puis, la phase avancée se termine sur l’avion anglais BAE Hawk.

 

Les lourds problèmes du HTT40 :

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Seulement voilà, le fameux avion indigène de l’avionneur indien HAL le HHT 40, n’est de loin pas opérationnel et celui-ci, cumulent les problèmes de mise au point. Selon l’avionneur indien le HHT40 devrait prendre son envol à la fin de cette année et pouvoir être opérationnel en 2018 pour fournir une solution indigène aux besoins de formation intermédiaire de l'Inde. Il pourra également inclure une variante armée. Sauf, que rien n’est moins sûr pour l’instant.

 

Nouvelle commande de PC-7MKII ?

Au sein de l’IAF, les doutes subsistent sur les réelles capacités du HHT40 et pour l’instant c’est l’avion suisse qui assure les formation de la phase I et II et ceci de manière exemplaire. De fait, les discussions pour l’achat d’une troisième tranche de Pilatus PC7MKII sont maintenues et pourraient bien être conclue très prochainement. Actuellement 75 PC-7 ont été livré, une seconde tranche de 38 avions a été passée et Pilatus s’attend à une nouvelle commande de 30 à 40 appareils.

 

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Photos : 1 & 3 Pilatus PC-7MKII @ Pilatus 3 HAL HTT40@ HAL

 

 

11:29 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : inde, iaf, pilatus, pc-7mk2, infos aviation, blog défense |  Facebook | |