27/08/2014

Iliouchine A-50 supplémentaire pour l’Inde !

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New Delhi prévoit de de finaliser cette année un contrat portant sur la livraison d’un lot supplémentaire de l'appareil de détection et de commandement embarqué Iliouchine A-50 «Mainstay». L’Inde ayant déjà commandé 5 appareils opérationnels, on ne connait pas officiellement le nombre d’avions concernés par cette nouvelle commande.

 

L'A-50 est destiné à détecter les chasseurs et missiles de croisière ennemis et à guider les appareils amis tout en servant de poste de commandement volant. Pour cela 5 membres d’équipage et 10 opérateurs sont embarqués. Le système de combat du A-50 est dénommé "Shmel" et comprend aussi des équipements ECM en plus de son radome radar et des traditionnels équipements de détection, d’identification (IFF) et de poursuite. L’A-50 peut traquer simultanément 50 à 60 cibles et assurer l’interception de 10 à 12 appareils en même temps.

 

L’A-50 Mainstay :

 

L’avions d’alerte lointaine AEW (AWACS) de type A-50 est basé sur les appareils l'Iliouchine Il-76 de transport. L'A-50 est équipé d'un grand radar de surveillance avec une antenne dans un rotodome sur le fuselage. Celui-ci peut surveiller des appareils en vol et simultanément des cibles au sol. L’ avionique incorpore un système de navigation par satellite tandis que les opérateurs disposent de nouvelles consoles et de nouveaux écrans (LCD à la place des vieux cathodiques). Les performances du radar et du système de mission "Shmel" sont aussi améliorées pour suivre jusqu’à 150 cibles à 600 km de distance, détecter des aéronefs à faible signature radar ou des navires. Le confort de l’équipage n’a pas été oublié avec une nouvelle salle de repos et des toilettes. 

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Photos : A-50 «Mainstay» de l’IAF@ IAF


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15/08/2014

Intégration du BrahMos sur Su-30!

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Le premier tir d'un missile de croisière russo-indien BrahMos depuis un chasseur Sukhoi SU-30MKI aura lieu au début de 2015, a annoncé jeudi à Joukovski le directeur exécutif de BrahMos Aerospace, Shri Sudhir Kumar Mishra.

 

Actuellement, russes et indiens travaillent aux travaux d'assemblage du missile BrahMos sur Su-30MKI. Il semble donc que la version destinée à l’armée de du missile soit prête, il ne reste qu'à l’adapter au chasseur d’origine russe.

 

L'armée indienne prévoit de dotés ses avions de combat Sukhoi Su-30MKI du missile BrahMos pour 2016.

 

 

Le Sukhoi SU-30MKI :

Le Sukhoi SU-30MKI ou « Super 30» bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion disposera une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indien BrahMos et KH-59M Ovod-M. L’avionique disposera d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage  longue portée TV.  L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn corporation dont la durée d’entretien est montée à 2000 heures en lieu et place des 1000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permettra une meilleure sécurisation en cas de manœuvre  extrême.

Missile BrahMos : 


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Utilisé par l'armée indienne depuis 2005, BrahMos est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le BrahMos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km.

BrahMos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

 

Photos : 1 Sukhoi Su-30MK1 IAF @IAF  2 Missile BrahMos @ MAKS

 

 

 

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03/08/2014

Inde, le Tejas l’épine dans le pied du Rafale!

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New Dehli, l’avion de combat indien HAL Tejas MkI va recevoir son  approbation opérationnelle finale (FOC) d’ici 2015, en parallèle, le Tejas MKII est attendu pour 2020.

L’arrivée tant attendue de l’avion de combat indien, pose dorénavant un vrai problème sur la finalisation du contrat Rafale, nous allons voir ici, les détails de ce feuilleton.

 

Arrivée du Tejas : 

 

Près de trois décennies, après qu'il a été conçu, le LCA (Light Combat Aircraft) Tejas MKI est en passe de pouvoir équiper l’aviation indienne : actuellement le Tejas est composé à 80% d’élément indiens. Deux premiers escadrons doté de 20 appareils chacun sont actuellement en constitution avec lesquels, les pilotes pourront commencer à se familiariser avec le nouvel appareil, destiné à remplacer les versions les plus anciennes du MiG-21. 

 

Le Tejas MkI est doté du moteur américain General-Electric F-404. Le HAL Tejas est doté d’un radar multimode à effet Doppler, disposant des modes  air-air, air-sol, air-mer. L’appareil dispose également d’une nacelle FLIR et d’un désignateur laser. 

 

L’Indian Air Force (IAF) compte surtout sur l’arrivée du second standard du Tejas, le MKII, qui sera conforme aux exigences prévues dans les besoins fixés en 1985. Il faudra donc à l’IAF patienter encore un peu avec la mise à niveau au standard MkII. Le standard MkII, dont les essais avec des tirs réels ont été validés le 10.12.2013, mais il faudra attendre 2016 pour débuter la production de prés-séries et finalement doté l’IAF d’ici 2020. 

L'armée de l'air indienne a prévu de se doter de quatre escadrons (80 avions) de la variante MkII d’ici 2020, puis d’augmenter la commande d’ici 2025.

 

Moins de Rafale ?

 

Les nombreux retards du programme LCA du Tejas avaient à l’époque contraint l’Inde à entrevoir une solution de rechange avec le programme (Medium Multi-rôle Combat Aircraft (MMRCA) dont le Rafale fut déclaré vainqueur en décembre 2011. Mais avec les avancées du Tejas, le programme Rafale fait aujourd’hui office de doublon. Si l’on ne parle pas d’abandonner l’achat de l’avion français, ce qui serait incompréhensible de la part des négociateurs français, des rumeurs de réduction du nombre de Rafale serait actuellement envisagées. En effet, le ministre de la Défense et ministre des Finances du nouveau gouvernement propose de réduire le nombre d'avions de 126 à 80, voir même 60, afin de réduire le budget mis à disposition du ministère pour l’achat des avions français.

Hors, de l’avis même du commandant de l’IAF, descendre sous le seuil de 80 avions sonnerait la fin du contrat Rafale ! L’IAF préférant commander plus de Tejas MKII et compléter ceux-ci, avec un nombre plus élevé du futur Sukhoi T-50 (PAK-FA) russe, dont l’Inde est également partenaire de développement.


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Bataille politique : 

 

Le Team Dassault qui négocie le contrat Rafale en Inde à fort à cravacher sur cet épineux dossier. D’abord, avec les nombreux changements indiens qui imposent du jour au lendemain de nouvelles directives, comme l’adjonction du missile Brahmos par exemple. Le fait que les employés de HAL ne possèdent pas le niveau pour le montage du Rafale sur place. Imaginez, que même Pilatus a refusé le montage du PC7MKII pour cette même raison. 

Mais il faut également signaler les lenteurs de l’administration indienne, qui à force de trainer les pieds en deviennent suspectes. Souvenez-vous, l’Inde n’avait plus d’avion école, le choix de l’avion suisse Pilatus PC7MKII a été réglé en six mois et le contrat signé en 8 mois seulement. Comme quoi l’administration indienne peut travailler rapidement. 

 

Quel avenir pour le contrat Rafale : 

 

Mais dans le cas du Rafale, on sent très clairement que celle-ci tend à faire trainer les choses, afin de favoriser l’arrivée du Tejas. Car un Rafale qui arriverait trop rapidement signerait un coup de frein dévastateur à l’avion indien. Il faut comprendre que si le Tejas, même dans sa version MKII, sera inférieure au Rafale, ce projet ne représente rien de plus, que l’autonomie aéronautique indienne ! Par conséquent tout est fait en faveur du Tejas.

Reste donc L’IAF, qui pourrait faire pression en faveur de l’avion français, en cas de nouveaux retards sur le MKII. Un compromis pourrait alors permettre de faire passer le Rafale, tout en gardant le Tejas, mais avec de commandes étalées sur un plus long termes, de quoi satisfaire tout le monde.


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Photos : 1& 3 HAL Tejas MKI @ HAL 2 Rafale B @ Dassault Aviation

 

 

 

 

 

 

 

 

24/07/2014

C-130J supplémentaires pour l’IAF !

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New Dehli, Lockheed-Martin a reçu un contrat de près de 563 millions de dollars pour un lot additionnel portant sur six C-130J «Super Hercules» de transport tactique pour l'armée de l'air indienne. 

Les livraisons devraient commencer en 2017. Ces appareils seront basés sur les installations de la base aérienne de Panagarh de l'Etat est de l'Inde du Bengale occidental.  Les premiers C-130J «Super Hercules» issus de la commande de 2008 sont en opération au sein du 77e Escadron qui opère depuis la base aérienne de Hindon.

 

Le C-130J Indien :


Les C-130J Super Hercules  de l’Indian Air Force dispose de la configuration suivante :

Système de détection infrarouge (IDS), système d’autoprotection actif/passif, système de ravitaillement en vol, capacité de suivi de terrain pour vol à basse altitude.

Le C-130J est idéalement adapté à l'environnement de mission en Inde, ce qui implique souvent de fonctionner à partir de pistes austères en haute altitude, dans des conditions chaudes. Le C-130J est doté de quatre turbopropulseurs Rolls-Royce AE1200 couplé à des hélices six pâles du fabricant Dowty.

 

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Photos : C-130J «Super Hercules» IAF@ IAF

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22/05/2014

Inde, retard de la modernisation des Jaguar !

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Bangalore, Inde, Hindustan Aeronautics Limited (HAL) annonce un important retard de près de deux ans pour la modernisation des avions de combat SEPECAT Jaguar. La modernisation avait pourtant bien débuté le 29 novembre 2012 avec le premier vol du prototype de Jaguar modernisé.

 

Deux phases de modernisation :

 

L’ambitieux programme de modernisation de la flotte de Jaguar de l’IAF comprend deux phases : la première nommée «Darin III» prévoit l’amélioration de l’avionique, la capacité d’attaque et de navigation. 

La mise à jour intègre donc la nouvelle avionique  «state-of-the-art», y compris l'architecture informatique de Mission (MC), le système d'instruments de vol (EFIS), ainsi que système d’enregistrement vidéo Solid State Digital Système Data Recorder (SSDVRS), les fonctions supplémentaires permettant le guidage de bombe avec système  de positionnement inertiel (INGPS), un nouveau pilote automatique, ainsi que l’intégration d’un nouveau radar Elta Systems multi-mode, de nouvelles contre-mesures électroniques.

La mise à jour couvre également le système de cartographie de navigation. Le cockpit sera doté de deux écrans EFIS  et d’un nouvel HUD à affichage tête haute. 

 

La seconde phase de modernisation dite «Darin IV» comprend la remotorisation de l’avion avec du moteur le F125IN d’Honeywell en remplacement des actuels Rolls-Royce Adour Mk 821.  Ce nouveau moteur pèse 600 livres de moins que l'Adour et dispose d’une poussée de 9850 lbf (43.8kN) qui doit permettre au Jaguar de décoller 25% plus court qu’actuellement et ceci avec un rendement 36% supérieur à la motorisation actuelle. 

 

Notons que les Jaguar de l’IAF ont déjà subi deux modernisations, Darin I & II.


 

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Les causes du retard :

 

Deux éléments sont à l’origine de ces deux ans de retard, le premier concerne des problèmes de fiabilité avec le nouvel ordinateur de mission (Darin III). Ce nouveau système de mission devait à l’origine être validé au début de l’année 2012, hors le centre d’essais technique de HAL ne l’a validé qu’à la fin de l’année 2013. 

 

Le second problème vient cette fois-ci de l’évaluation du moteur et de son intégration à la cellule. HAL n’a toujours pas terminé de fixer le cahier des adaptations de la cellule, pour l’intégration définitive de la nouvelle motorisation.

 

 

L’Inde et le Jaguar : 

 

L’Inde est le plus gros client à l'export pour le Jaguar franco-anglais. Démarchée dès 1968, l'Inde signa finalement en avril 1979 une commande pour 130 Jaguar, incluant un contrat de fabrication sous licence pour 95 exemplaires et un transfert de technologie. La Royal Air Force devait former les premiers pilotes de la Force aérienne indienne et louer à l'Inde 20 appareils, en attendant qu'elle reçoive ses Jaguar (nommés localement Shamsher, soit "épée de justice"). 

 

Un premier escadron indien fut déclaré opérationnel en septembre 1980, suivi d'un second un an plus tard, après l'arrivée des 38 exemplaires fabriqués par la SEPECAT. La production locale, confiée à Hindustan Aeronautics Ltd, commença par l'assemblage à partir de pièces fournies avant de se poursuivre par une fabrication entièrement indienne à l'exception des réacteurs. Au total, cinq escadrons furent équipés progressivement de 1980 à 1991, dont l'un reçu 12 Jaguar IM destinés à l'attaque maritime que l'Inde est le seul pays à avoir mis en service.


 

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Photos:  1 Jaguar IAF 2 Moteur Honeywell F125IN 3 Premier vol Jaguar Darin III @ IAF

20:56 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : iaf, sepecat jaguar |  Facebook | |