22/01/2017

Un nouveau système de guerre-électronique pour les C-130 israéliens !

1980215523.jpg

L'armée de l'air israélienne va équiper ses avions de transport tactiques Lockheed-Martin C-130J "Samson" avec un système d'autoprotection avancé contre la menace des missiles sol-air.

En parallèle aux livraisons de C-130J « Super Hercules » par les États-Unis, le centre d'essais en vol de l'armée de l'air a effectué des tests opérationnels en ce qui concerne un nouveau système de contre-mesures basés sur des fusées d'appât de haute précision. Ce travail a été mené dans le cadre d'une activité plus large pour équiper les C-130J du service avec des systèmes pour soutenir les missions du commandement en profondeur des forces de défense israéliennes.

Une fois équipés, les C-130J « Samson » pourront fonctionner dans des zones où les groupes terroristes ont facilement accès à des missiles de type Manpad.

Le C-130J « Super Hercules » :

Le C-130J «Super Hercules» est la version la plus avancée du célèbre  C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté de nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE 2100D3 dotés d’hélices à six pales. 

Du point de vue de l’extérieur, le C-130J semble n’être qu’une version allongée du célèbre Hercules, cependant, il est équipé d’un poste de pilotage informatisé permettant de réduire le nombre de pilotes à deux. Il a une capacité de 26.000 kg de carburant et il est configuré pour recevoir des réservoirs additionnels de 11.000kg de carburant.

 

yourfile.jpg

Photos : 1 C-130J israélien 2 Largage de leurres @ IAF

27/12/2016

Israël a retiré ses plus vieux F-16 !

435.jpg

Après 36 ans d'activité opérationnelle les plus vieux Lockheed-Martin F-16 A/B "Netz" (faucon en hébreu) ont été retirés du service. Une cérémonie s’est déroulée sur la base aérienne d’Ouvda pour marquer la fin des opérations pour cette version du « Fighting Falcon » au sein de la H'eil Ha'Avir.

«Aujourd'hui, nous signons le dernier chapitre du « Netz » au sein de l'IAF», a ajouté le lieutenant-colonel Udi, commandant de l'escadron «Flying Dragon» qui a piloté l'avion au cours de ses dernières années. "Seuls ceux qui ont touché l'avion, seuls ceux qui ont été touchés par l'avion, savent que le 'Netz' n'est pas seulement un objet - il a une âme".

 

Historique :

Les quatre premiers Lockheed-Martin F-16 A/B "Netz" ont atterri à Ramat David le 2 juillet 1980. Quelques mois après leur arrivée, Un de ces appareils abattait en vol un hélicoptère syrien Mil-Mi 8.

Depuis cette première opération aérienne et jusqu'à ce jour, le "Netz" a effectué d'innombrables missions et a participé à de nombreuses opérations. Au cours de ses années d'activité, l'avion a effectué 474’000 sorties et 335 000 heures de vol. «Dans les livres d'histoire, le« Netz »sera écrit comme l'avion qui a changé le visage du Moyen-Orient», a déclaré le brigadier-général. Amir Eshel, commandant de l'IAF.

La sortie la plus connue des F-16 A/B "Netz" est la destruction du réacteur nucléaire irakien en 1981, nom de code « Opération "Opéra", ». Le maj. Amos Yadlin, alors commandant adjoint d’un escadron de F-16 et l'un des huit pilotes de combat qui ont pris part à l'opération, il commente: " le réacteur nucléaire a été protégé par des batteries SAM, a cette époque L'IAF n'avait jamais parcouru une telle distance pour mener une telle attaque. Malgré la difficulté, il est clair que l'attaque sur le réacteur nucléaire a été l'une des réalisations les plus impressionnantes de l'histoire de l'IAF ».

 

73605.jpg

Lockheed-Martin F-16A/ B « Netz » :

A son entrée au sein de la Force aérienne israélienne la version « Netz » a subi dix-sept modifications techniques, conçues par l'IAF et les industries militaires israéliennes. La plupart d'entre elles concernaient à l’époque les logiciels et les ordinateurs de mission. Ces modifications apportées aux F-16 israéliens ont permis d'exploiter des systèmes d'arme uniques pour cet avion. D’autres modifications ont également été apportées au fuselage afin d’y intégrer des systèmes de guerre-électronique israéliens.

En 1992, tous les F-16A/B de l'IAF sont entrés dans une phase de mise à niveau. Les ailes ont été structurellement renforcées et le système de missions a été remplacé par une version israélienne développée par Elbit. À la fin de cette phase, tous les F-16A/B disposaient de système pouvant égalés le F-16C « Barak », cependant, le moteur est resté le F-100 original.

 

Le F-16 au sein de l’IAF :

En Israël, les premiers modèles de F-16 A/B sont surnommés « Netz » les modèles C/D sont appelés «Barak » et « Barak 2 » et le modèle  « I » standard Block 65 a été surnommé « Sufa ».

 

177107_big.jpg

Photos : F-16 A Netz @ Offer Zidon

 

25/11/2016

Inde, la nouvelle avionique du Jaguar validée !

2155816328.jpg

New Dehli, une étape important dans cadre de la modernisation de la flotte d’avions de combat Jaguar vient d’être franchie. En effet, l'armée de l'air indienne (IAF) a déclaré l'autorisation d'opération initiale pour la dernière mise à niveau de l’avionique du Jaguar.

Feu vert pour Darin III :

L’ambitieux programme de modernisation de la flotte de Jaguar de l’IAF comprend deux phases : la première nommée «Darin III» prévoit l’amélioration de l’avionique, la capacité d’attaque et de navigation alors que « Darin IV » prévoit la remotoriation de l’avion.

Dans le cadre du programme Darin III (affichage, attaque, portée et navigation inertielle), trois Jaguars ont reçu les logiciels améliorés installés par Hindustan Aeronautics (HAL). C’est cette importante partie du programme qui est aujourd’hui validée par l’Indian Air Force. La conception et le développement de la nouvelle suite avionique ont été réalisés par le centre de recherche et de conception HAL au sein de ses installations basée à Bengaluru. La mise à jour intègre la nouvelle avionique  «state-of-the-art», y compris l'architecture informatique de Mission (MC), le système d'instruments de vol (EFIS), ainsi que système d’enregistrement vidéo Solid State Digital Système Data Recorder (SSDVRS), les fonctions supplémentaires permettant le guidage de bombe avec système  de positionnement inertiel (INGPS), un nouveau pilote automatique, ainsi que l’intégration d’un nouveau radar Elta Systems multi-mode, de nouvelles contre-mesures électroniques.

La mise à jour couvre également le système de cartographie de navigation. Le cockpit est doté de deux écrans EFIS  et d’un nouvel HUD à affichage tête haute. A noter que le programme de modernisation de l’avionique à cinq ans de retard sur le calendrier initial.

Les problèmes s’accumulent pour Darin IV :

Si, la première étape de la modernisation des 120 Jaguar (sur une flotte initiale de 160) voit enfin le bout du tunnel, il n’en est rien en ce qui concerne la seconde. La seconde phase « Darin IV » qui prévoit le remplacement moteurs actuels Rolls-Royce Adour Mk 821 par des F125-IN d’Honeywell n’en finit pas poser de lourds problèmes aux ingénieurs indiens. En effet, l’adaptation du nouveau moteur pose de nombreux soucis d’intégration dans la cellule du Jaguar. A ce jour, trois années de retards se sont accumulées, simplement en ce qui concerne l’adaptation de la cellule, pour l’intégration définitive de la nouvelle motorisation.

 

Darin II Jaguar Cockpit Display 04.jpg

Photos : 1 Prototype du Jaguar au standard Darin III 2 Première étape de modernisation du Cockpit @ IAF

 

03/11/2016

L’Inde lance un appel d’offre pour monomoteurs !

 

inde,iaf,nouvel avion de comabt,f-16 viper,gripen e,saab,lockheed-martin,blog défense,infos aviation,les nouvelles de l'aviation

 

New Delhi, après avoir confirmé l'acquisition de 36 avions de combat Rafale, l'Inde a vient tout juste de lancer un appel d’offre en direction des États-Unis de la Suède en vue de produire un chasseur monomoteur dans le pays. Sommes-nous face à un nouveau « feuilleton » à la sauce indienne ?

L’Inde exclut les bimoteurs :

Cette demande semble interdire toute offre "Make in India" à destination des avions bimoteurs comme le Rafale, l’Eurofighter et le F/A-18 « Super Hornet ». Selon, le porte parole de L’Indian Air Force (IAF) le pays a besoin d'environ 100 appareils.

Combler les problèmes du Tejas :

Mais pourquoi l’Inde se lance-t-elle dans cette nouvelle compétition ? D’une part, il semble que les problèmes liés au développement du HAL Tejas MKI sont insolubles et que l’IAF ne pourra pas disposer suffisamment rapidement du Tejas MKII dont la mise au point n’est pas encore satisfaisante.

Cette décision semble également très paradoxale avec la signature du contrat Rafale et les possibilités d’achats supplémentaires et nécessaire pour moderniser la Force aérienne indienne. Pourtant cette nouvelle compétition ne semble pas porter préjudice à l’avionneur français, du moins pour l’instant. En effet, dans le cas d’une rationalisation futur de l’IAF, le Rafale garde parfaitement sa place et pourrait être commandé à nouveau.

Produire sur place :

La seconde raison de cet appel d’offre concerne, en plus de combler les déficits du Tejas, de réussir cette fois l’installation en Inde de la production du nouvel avion de combat monomoteur. On sait que Les politiques indiens en faisaient une priorité avec le Rafale. Mais encore faudra-t-il que la main d’œuvre indienne puisse satisfaire aux hautes exigences d’une chaîne de montage.

Deux offres :

Lockheed-Martin F-16 « Viper » :

pcoeqknrojng9bquvvre.jpg

L’avionneur américain Lockheed-Martin vient de proposer un F-16 « Viper » Block 70 (avec possibilité de mise à jour au futur standard Block 80/85)».

"Ce que nous avons offert est sans précédent", a déclaré Randy Howard, chef de développement des affaires du F-16 pour Lockheed Martin. La compagnie s'est engagée à transférer la production du F-16 de Fort Worth en l'Inde par étapes. La proposition ferait de l'Inde la plus grande base d'approvisionnement du monde pour les F-16.

Le F-16 « Viper » Bloc 70 est une désignation alternative pour la mise à niveau F-16V « Block80/85 » qui est actuellement en essai en vol. L’avion dispose du radar APG-83de type AESA est dispose de nombreux points communs avec l'APG-81 qui équipe le F-35, soit : un large champ de vision et permet de gérer 20 cibles.

Le F-16V dispose également d'un système de données Ethernet d'un gigaoctet et d'un écran de poste de commande central de 6x8 pouces. A noter que le Pakistan ne doit pas être très satisfait de cette offre. Et il est peu probable que le Pakistan aimerait recevoir en provenance de son ennemi juré !

Saab Gripen E :

yourfile.jpg

Du côté suédois Saab propose le Gripen E, qui est sujet à un accord de production sous licence avec le Brésil. Richard Smith, directeur du marketing et des ventes chez Saab, décalre que l’avionneur suédois offre à l'Inde le co-développement d'un radar aéroporté AESA qu'il a conçu en Suède. Celui-ci bénéficie de la technologie de nitrure de gallium (GaN) que Saab a introduite sur le radar de surveillance de la terre de Giraffe. Ce radar est une alternative au radar ES-05 AESA conçu par Leonardo (anciennement Selex Gallileo) qui sera installé sur le Gripen Es pour le Brésil et la Suède. Le radar GaN suédois pourrait également venir équiper de l'avion de combat léger indigène Tejas MKII de l'Inde et permettre ainsi une meilleure connectivité. De plus, les deux appareils seront alimentés par le moteur General-Electric F414G qui se trouve sur le Gripen E.

Du côté indien le commandant de l'armée de l'air indienne ACM Arup Raha a déclaré "Je suis sûr que celui qui donnera la meilleure offre va gagner. Les avions sont très capables,cela dépendra de qui fournira le meilleur transfert de technologie; et du prix », a-t-il poursuivi.

 

Photos : 1 F-16 Viper & Gripen E @ Lockheed-Martin/Saab 2 F-16 Viper Block70 @ Lockheed-Martin 3 Gripen E Roll Out @ Saab

 

25/09/2016

Le Rafale une chance pour l’optimisation de l’Indian Air Force !

 

cover-r4x3w1000-57e4fa0587e3f-Rafale_Inde-H-1.jpg

Dans ce long feuilleton du Rafale en Inde, la conclusion du contrat ce vendredi sur 36 avions pour un montant de 7,87 milliards d’euros (8,6 milliards de francs suisses) sonne-t-elle la fin de la série ? La question qui se pose aujourd’hui est : L’Inde se décidera-t-il à passer d’autres commandes de l’avion français ?

Une panoplie d’avions de combat :

 L’Inde dispose d’une impressionnante palette d’avions de combat composée de 254 MiG-21, de 130 MiG-27, 71 MiG-29, 51 Mirage 2000 en cours de modernisation, 130 Jaguar dont la modernisation se fait attendre et 330 Su-30 (130 en commande). Le pays vient de confirmer la commande de 40 Tejas et 36 Rafale et ceci dans l’attente l’année prochaine de la signature du contrat sur le Sukhoi T-50.

Mais cette impressionnante flotte d’avions de combat traine deux problèmes. D’une part le vieillissement des MiG-21 dont l’Inde peut tristement se targuer d’avoir le taux de perte le plus important et de l’autre une maintenance lourde et compartimentée en secteur pour chaque type d’aéronefs.

Le Rafale, une chance d’optimisation :

Tout au long de l’épineux dossier Rafale en Inde, nous avons pu voir que les indiens ont leur propre façon de penser et de concevoir l’organisation de leur Force aérienne. Il en ressort que contrairement à nous occidentaux, le principe d’optimisation n’est pas perçu de la même manière. Cette vision est en grande partie le résultat de deux facteurs : l’IAF ne souffre pas de restriction budgétaire et celle-ci fonctionne en secteurs bien précis un peu à la manière des ancestrales castes du pays.

A l’évidence l’achat de 36 avions de combat Rafale n’a pas de raison d’être, si à l’avenir l’Inde n’en commandait pas plus. Aux vues des possibilités de l’avion français, il serait totalement illogique pour l’IAF de fonctionner avec un nombre aussi réduit.

On peut d’ailleurs se demander de notre point de vue si, il est toujours logique de vouloir moderniser la flotte de Jaguar à grand frais, alors qu’un second lot de Rafale viendrait largement compenser le départ à la retraite du bon vieux chasseur. Les MiG-27 pourraient être avantageusement remplacer par de Rafale, puis dans la période 2025-2030, une quatrième tranche de Rafale serait également la bienvenue pour remplacer la flotte de Mirage 2000H actuellement en phase de modernisation à mi-vie.

Une telle modernisation réduirait sensiblement le nombre de type d’avions en service tout en offrant une nécessaire optimisation de la maintenance et de la formation. L’IAF garderait tout même quatre types d’aéronefs avec le Tejas, le Su-30MKI, le Rafale et le Sukhoi T-50. Sachant que les MiG-29 devront eux aussi être remplacés à l’horizon 2030.

Difficile exercice que de prétendre aujourd’hui, combien de Rafale seront finalement achetés en Inde. Comme pour ce premier contrat, la volonté politique de l’indépendance industrielle avec le Tejas, les engagements dans le développement des Su-30 et du T-50 avec les Russes et une possible réduction du budget de la défense, auront une influence sur les commandes futures. Mais l’Inde se trouve à un tournant décisif en matière de modernisation de sa force aérienne avec l’avion français, à elle de faire les bons choix qui s’imposent.

Photo : Rafale@ HESJA