11/09/2020

L’Inde réceptionne officiellement ses Rafale !

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Il s’agit d’un double évènement, l’Inde a réceptionné sur son sol officiellement ses premiers avions de combat Rafale. Double, car le fait de réceptionner un nouvel appareil est en soi un jour important, mais également, car rien n’a été simple dans ce dossier. C’est lors d'une cérémonie sur la base militaire indienne d'Ambala, que la ministre des armées Florence Parly a remis les cinq premiers avions Rafale à l’Indian Air Force.

Rappel : 

Le contrat Rafale, a été signé en septembre 2016 pour un montant de 7,9 milliards d’euros pour 36 appareils. L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. Cette demande enterrait un précédent appel d'offres de 126 avions de combat pour lequel Dassault était en négociations exclusives avec l'Inde depuis 2012. Mais les tractations n'avaient jamais abouti. A noter que l’Inde semble avoir obtenu une baisse du prix tout en gardant un les standards négociés à l’époque pour 126 avions. En effet, les négociations de départ semblaient débuter à près de 10 milliards d’euros sans armement. 

Combler un vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devenait urgent de combler le vide qui se creusait chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas. Pour cela, il est évident que seul l’avion français était en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation était donc très attendue chez les pilotes indiens. Cependant la demande en nouveaux avions de combat pour l’IAF reste très importante, le marché est donc encore particulièrement attractif pour les avionneurs et Dassault espère obtenir d’autres commandes.

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La réponse à Pékin :

Cette remise des cinq premier avions Rafale est également l’occasion pour New Dehli d’envoyer un message fort pour le monde, et en particulier pour ceux qui contestent la souveraineté de l'Inde", a martelé le ministre indien de la défense Rajnath Singh. L’arrivée du nouvel avion a permis notamment de renforcer la coopération franco-indienne stratégique ces dernières années, notamment dans le cadre de la doctrine Indopacifique française qui consiste, face au comportement de la Chine, à multiplier les initiatives de défense avec les pays alliés de la région, depuis Abu Dhabi jusqu'à Canberra en passant par Singapour, Djakarta et Tokyo.

Le Rafale Indien :

Les Rafale indiens sont au standard le plus récent, soit le F3-R et disposent de certains aménagements spécifiques demandé par l’Inde soit le viseur de casque israélien Elbit Systems TARGO II, la nacelle de reconnaissance Rafael AN/AAQ-28(V) LITENING G4, mise à niveau de la centrales inertielles Sigma 95N pour les satellites indiens, intégration du TCAS et du TAWS, les moteurs Safran M88-E4 ont été adaptés pour un démarrage en altitude, intégration du système IESI  (Integrated Electronic Standby Instruments)de Thales.

En matière d’armement les Rafale indiens emportent les missiles air-air Mica et Meteor, le missile de croisière Scalp, des bombes MBDA SmartGlider avec éjecteurs multiples, la bombe guidée Rafael SPICE 1000, le missile antiradar ALARM de BAe Systems, le missile indien ASTRA et le système de leurre tracté Rafael X-Guard.

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Photos : 1 Rafale indien @ G.Gosset/Dassault Aviation 2 Premiers pilote indiens du Rafale 3 Rafale indien @ Dassault Aviation

 

 

11/08/2020

Second escadron de F-35 opérationnel en Israël !

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Le 116ème Escadron « Lions du Sud » est officiellement devenu opérationnel sur le Lokcheed-Martin F-35I « Adir ». Désormais, les « Lions du Sud » sont prêts à participer à la vaste activité opérationnelle de l'IAF. Jusqu’ici l’escadron volait sur F-16 A/B « Netz ».

Une nouvelle monture :

Avant d'être annoncé comme opérationnel, l'escadron a dû subir un long processus, au cours duquel il a acquis de l'expérience dans divers domaines, allant de la définition des processus d'entraînement à la planification des tactiques de l'escadron. Au cours des six derniers mois, le personnel de l'escadron a été confronté aux différents scénarios auxquels il devait faire face dans le cadre de sa préparation à l'inspection de l'aptitude opérationnelle qui a eu lieu cette semaine il sera préparé à des situations réelles. "L'inspection de l'aptitude opérationnelle fournit un sceau d'approbation officiel pour la capacité opérationnelle du 116e Escadron à mener à bien toutes les missions de la division 'Adir'. Les tâches de l'escadron comprennent sa gestion pendant la routine et les périodes de guerre, ainsi que le maintien fonctionnel continuité », a expliqué le major Edi, l'officier technique de l'escadron.

Le personnel du 116e Escadron n'a pas été exposé à l'avance aux scénarios auxquels il a dû faire face dans le cadre de la semaine d'essai, tout comme au combat, il ne sera pas toujours en mesure d'anticiper ce qui va se passer. "L'inspection a simulé l'arène opérationnelle et les tensions régionales actuelles. Plusieurs scénarios ont conduit à une simulation de guerre sur tous les fronts, et des membres d'équipage ont décollé pour des missions dans toutes les régions d'Israël", a déclaré le major G, chef de l'inspection de l'aptitude opérationnelle et membre d'équipage de l'escadron.

Certains des commandements opérationnels ont déjà atteint l'escadron la semaine dernière, pour donner aux membres d'équipage suffisamment de temps pour se préparer à leurs tâches aériennes. « Divers membres du personnel de différents départements du QG de l'IAF sont venus à l'escadron pour nous examiner », a déclaré le major G. le résultat souhaité et la politique d'action fixés par le commandant de l'IAF. Nous sommes tenus de prendre ces commandes opérationnelles, de les planifier et de les exécuter ".

L'inspection de l'aptitude opérationnelle a simulé durant 72 heures des combats intensifs. « Nous avons travaillé 24 heures sur 24, sans interruption », a décrit le major Edi. "Les soldats, officiers et sous-officiers, travaillaient 16 heures par jour et se reposaient les huit autres. L'escadron opérait par équipes, pour simuler son activité pendant une guerre ".

Tout au long de la semaine, le service technique de l'escadron a été testé sur de nombreux scénarios différents pouvant affecter son mode de fonctionnement. « Nous avons traité des situations d'attaques de missiles et avons été testés sur notre capacité à les gérer correctement », a déclaré le major Edi. " Lorsque des missiles ont frappé l'escadron, un incendie s'est déclaré et il y a eu des blessés, ils ont examiné notre processus de prise de décision, la gestion pendant le combat et notre capacité à maintenir la continuité fonctionnelle. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Il n'y en avait pas un seul scénario auquel nous n’étions pas préparés ".

Rappel : 

Le F-35I permet progressivement à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés. Une nouvelle commande de F-15 est actuellement en fin négociation avec Boeing. Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed-Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) disposent dorénavant d’un service de maintenance complet. Israël a mis en place son propre pare-feu pour assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS).  Les mises à jour sont téléchargées sur un serveur isolé puis contrôlées. Une fois certifiées, les mises à jour sont téléchargées par les spécialistes israéliens.

De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays a constitué son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit. A noter que les israéliens sont les seuls à disposer des « codes sources » du F-35.

Un F-35 différent :

Les israéliens participent au programme F-35 avec notamment la production de 811 paires d’ailes par Israël Aerospace Industries (IAI). Elbit Systems fournit le viseur de casque du pilote. Il faut également noter, que les F-35 "Adir" israéliens sont sensiblement différents avec un système de communication unique dans le cockpit. De plus, les F-35 "Adir" disposent d’un second système de liaison de données, connu sous le nom de "Ravnet-300" et produit par la société Rafael Défense. Ce système qui est à certains égards comparables au système « Link16 » standard de l'OTAN, fonctionne nettement plus rapidement et permet plusieurs applications. Mais les israéliens vont encore plus loin, avec le remplacement du système de guerre-électronique ASQ-239 « Barracuda » de BAE Systems par un système indigène plus performants.

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Photos : F-35I « Adir » @ IAF

 

 

12/07/2020

Les Apache et Chinook indiens au complet !

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Boeing a terminé la livraison de tous les nouveaux hélicoptères AH-64E « Apache » et CH-47F » Chinook » à l'Indian Air Force (IAF). Les cinq derniers des 22 hélicoptères d'attaque « Apache » ont été remis à l'IAF à Air Force Station, Hindan. En mars, Boeing a remis les cinq derniers des 15 hélicoptères de transport lourd CH-47F « Chinook » à l'IAF. 

Rappel : 

C’est le 28 mai 2015 que le Ministère indien de la Défense (MoD) a autorisé l'acquisition de 22 hélicoptères Boeing AH-64 E « Apache » et 15 hélicoptères Boeing CH-47F « Chinook » pour un montant de 2,5 milliards de dollars US.

La vente de 22 hélicoptères de combat AH-64E Apache comprend également une large panoplie d’armement tel que : 812 missiles AGM-114L-3 Hellfire Longbow, 542 missiles AGM-114R-3 Hellfire-II, 245 missiles Stinger Block I-92H. Des munitions de 30mm pour approvisionner les canons. Il faut également ajouter 12 radars de définition de cible AN/APG-78, 12 Interféromètres AN/APR-48A à fréquence radar. L’Inde prévoit également de se doter d’un important stock de moteurs de réserve avec 50 turbines General-El T700-GE-701D.

L’AH-64 E " Apache " :

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L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow Block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aériens et terrestres. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

Le CH-47F " Chinook ":

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Le CH-47F « Chinook » contient une cellule usinée moderne, un cockpit de système d'architecture avionique commun (CAAS) et un système de commande de vol automatique numérique (DAFCS). Ces innovations et technologies aideront l'Indian Air Force à répondre aux demandes évolutives des missions, à maximiser l'interopérabilité et à réduire les coûts du cycle de vie. Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage disposent de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée ainsi qu'un poste de pilotage automatique numérique.

Coopération USA-Inde :

La co-entreprise de Boeing à Hyderabad, Tata Boeing Aerospace Limited (TBAL), a produit des aérostructures pour l'hélicoptère AH-64 « Apache » pour l'armée américaine et des clients internationaux. TBAL marque une étape majeure vers le co-développement de systèmes intégrés dans l'aérospatiale et la défense en Inde. Les fournisseurs de Boeing en Inde fabriquent des systèmes et des composants essentiels pour les Chinook, y compris l’assemblage couronne et du cône arrière de Tata Advanced Systems et la rampe et le pylône arrière de Dynamatic Technologies. Boeing travaille aujourd'hui avec plus de 200 fournisseurs et partenaires dans le pays pour soutenir « Make in India » et « Skill India ». 

Photos : 1 Apache & Chinook 2 AH-64 E indien 3 CH-47F indiens @ IAF

03/07/2020

L’Inde passe commande pour des MiG et Sukhoi additionnels !

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Je vous l’annonçais le 21 juin dernier, l’Inde désirait en urgence acquérir un complément d’avions de combat pour venir renforcer ses flottes de MiG-29 et Sukhoi Su-30MKI. Le ministère indien de la Défense (MoD) a approuvé l'acquisition d’un contrat d’une valeur de 2,43 milliards de dollars portant sur 21 avions de combat Mikoyan MiG-29 et 12 Sukhoi Su-30MKI destiné à l'Indian Air Force (IAF).

Dans une déclaration du 2 juillet, le ministère de la Défense a déclaré que le Conseil d'acquisition de la défense (DAC), dirigé par le ministre de la Défense Rajnath Singh, avait autorisé l'acquisition de 21 MiG-29UPG et de 12 licences pour construire sous construit 12 Su-30MKI.

Les 21 plateformes complèteront les 59 MiG-29UPG intronisés dans l'IAF à partir de 1986.

Les 12 Su-30MKI supplémentaires seront acquis pour remplacer un nombre égal d'avions perdus dans des accidents au fil des ans. Ces chasseurs seront construits sous licence par Hindustan Aeronautics Limited (HAL). Les responsables ont déclaré que HAL, qui, d'ici mars 2021, aura achevé le dernier des 222 Su-30MKI construits sous licence dans le cadre de la flotte de 272 de ce type de l'IAF, avait souhaité recevoir des commandes supplémentaires pour maintenir ses chaînes de montage actives. 

Le MiG-29 UPG :

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Les MiG-29 de l’IAF sont techniquement plus proches de la version MiG-29KUB de la marine indienne qui est entrée en service en 2010. L’avion est doté d’une nouvelle architecture informatisée qui fonctionne avec le nouveau radar de Phazotron-NIIR Corp Zhuk-M2E de type AESA capable de suivre dix cibles à 245km couplé avec le nouvel IRST de type NPK-SPP OLS-UEM qui combine un capteur infrarouge 320x256 pixels et une caméra TV 640x480 pixels portées comprises entre 200 mètres et 20 kilomètres. L'OLS-UEM a été conçu pour détecter des cibles aéroportées à des distances comprises entre 15 et 55 kilomètres. Il offre une couverture en azimut de +/- 90 degrés et de + 60 degrés à -15 degrés en élévation

L’avionique est entièrement nouvelle avec un cockpit doté d’écrans couleurs et d’éléments occidentaux comme le viseur de casque « Top-Sight » de Thales, d’une centrale de navigation SAGEM. L’avion est également doté d’une perche de ravitaillement en vol rétractable. En ce qui concerne la guerre électronique, les MIG-29UPG sont dotés de capteurs de fabrication indienne, mais reliés à des systèmes actifs/passifs d’origine israélienne. 

Question armement, les MiG-29UPG sont dotés des mêmes systèmes que les MIG-29SMT et MIG-29KUB avec les missiles RVV-AE R-77 de portée moyenne, le missile KH-31P antinavire et les bombes à guidage optique KAB-500KR. Conçu au départ pour la supériorité aérienne le standard l’UPG permet maintenant les attaques au sol et de surface. Selon le constructeur MiG, la durée de vie des avions modernisés est étendue à 3’500 heures de vol pour 40 ans.

Le Sukhoi Su-30MkI :

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Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30 » bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, du radar AESA de type Phazotron Zhuk-AE* en bande X qui peut suivre 30 cibles aériennes en mode suivi pendant le balayage et engager six cibles simultanément en mode attaque. Ce dernier, équipe la dernière version du Su-30MKI doté du missile BrahMos. Ce radar a montré qu’il permettait également un niveau plus élevé de connaissance de la situation. La suite de guerre-électronique (EW) est un plus grand défi dans la mesure où la grande section radar de l'avion rend obligatoire une capacité d'autoprotection robuste. La suite EW actuelle de l'avion est une variante du système monté sur nacelle KNIRTI SAP-518 de fabrication russe, qui peut être complétée par le module de brouillage SAP-14.

Le Sukhoi Su-30MKi ainsi modernisé est nommé « Super 30 », il bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indiens BrahMos et du KH-59M Ovod-M. 

*Sur les versions antérieures indiennes, l’avion est doté du radar PESA N011M BAR.

Photos : 1 Mig-29 et Su-30 indiens 2 MiG-29UPG 3 Su-30MkI@ IAF

29/05/2020

Entrée en service du Tejas FOC !

 

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L’armée de l’air de indienne (IAF)  a intronisé le premier avion de combat léger de type HAL  Tejas MKI, à la norme FOC au service d’un l’escadron opérationnel. C’est l’escadron 18 «Flying Bullets» basé à Sulur dans l'État du Tamil Nadu qui a réceptionné le premier l’avion. L’Escadron 18 volait précédemment sur MiG-27. Cette unité a participé activement à la guerre de 1971 avec le Pakistan. Il a été réactivé le 1er avril dernier.

Il s’agit en fait du second escadron doté du Tejas, le n° 45 « Flying Daggers » exploite 16 LCA Mk1.   Cependant, les appareils qui le compose sont encore à la norme IOC, soit la capacité opérationnelle initiale. Le 17 mars dernier, l’avionneur Industan Aeronautics Ltd (HAL) a effectué le premier vol d’un Tejas en configuration opérationnelle finale (FOC). 

Tejas au standard FOC :

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Le FOC représente la finalisation des équipements de l’avion avec notamment une perche de ravitaillement en vol fixe. Du point de vue du combat, les principaux changements concernent l’adaptation et la validation des deux canons GSh-23 de 23 mm de conception russe et de la qualification du missile air-air Rafael Derby qui porte au-delà de la portée visuelle (BVM). De plus, selon HAL, la variante FOC réduira les heures de maintenance et les délais d'exécution, ce qui améliorera le soutien aux missions des forces aériennes indiennes».

HAL ajoute qu'elle a déjà dispensé une formation à un premier lot de 18 pilotes d'escadron et de personnel de maintenance.

Actuellement l’IAF dispose de 16 chasseurs Tejas en service avant la dernière livraison. À ce jour, le service a commandé 20 exemplaires dans les normes IOC et FOC, tandis que New Delhi prévoit également d'en acquérir 83 dans une configuration Mk-1A améliorée pour environ 5,3 milliards de dollars.

Le HAL Tejas MkIA :

La variante actuelle du Tejas MK1A CIO est dotée du radar ELTA Systems ELM-2032 à antenne mécanique. La variante FOC dispose du radar à antenne à balayage électronique ELTA Systems ELM-2052. Ce radar utilise un réseau de transmission / réception avec modules semi-conducteurs permettant la détection en réseau pour obtenir une plus longue portée de détection, avec une haute fiabilité avec un suivi multi-cible. Il peut également soutenir l'identification des cibles à haute résolution. Il peut détecter des cibles à très longue portée tout en suivant jusqu'à 64 cibles et engager simultanément plusieurs cibles avec des missiles. Dans les missions d'attaque au sol le radar prend en charge la cartographie de navigation et d'images haute résolution (SAR), soutenu par un faisceau réel (RBM) et Doppler (DBS). Le ELM-2052 est réalisé sous la forme d'un système modulaire, construit avec une capacité de croissance de calcul et de mémoire.

Le Tejas met en œuvre les missiles air-air Rafale Python et Derby, le tout avec une liaison de données numérique interconnectée. De plus, un système de guerre-électronique complet, également d’origine israélienne équipe le standard l’avion et complète définitivement le système de défense de l’avion indigène indien.

L’avion est doté du système de génération d'oxygène de bord (OBOGS). Les affichages du cockpit seront également améliorés. L’avion est motorisé par un General Electric F404-F2J3 de 53,9 kN et de 85 kN avec postcombustion.

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Photos : 1 & 2 Tejas MkIA FOC 2 Tejas IOC @ HAL