20/11/2016

Les Forces aériennes font leur travail !

 

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La polémique enfle depuis hier en ce qui concerne l’interception d’un avion du gouvernement russe vendredi par nos F/A-18 « Hornet ». Pourtant, il n’y a rien d’extraordinaire, cette procédure s’inscrit dans le cadre normal de la police du ciel.

Réactions disproportionnées des Russes :

Les autorités russes se montrent très surprise ce contrôle aérien. Ceux-ci ont demandé des explications à la Suisse et parlent d’incident impliquant un avion du gouvernement russe dans l'espace aérien suisse, selon les dires de l'ambassade de Russie à Berne.

Procédure normale :

Le contrôle aérien qui s’est effectué ce vendredi par nos Forces aériennes est légal et fait partie des missions de celle-ci. L'interception en vol d'un aéronef par un avion de chasse obéit à des règles très précises, codifiées internationalement et connues de tous les pilotes de ligne ou d'avions légers.

En effet, dans le cade de la police aérienne et des procédures internationales, il est prévu qu’un Etat puisse effectuer des contrôles des aéronefs d’Etat étranger. Il s’agit de vérifier que le type, l’immatriculation de l’avion correspondent au plan de vol déposé.

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On démontre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.

 

Principe de la Police du ciel :

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*Aide pour les avions en situation de détresse, défaillance technique ou problème de navigation Pour vérifier par exemple si le train d'atterrissage d'un appareil est sorti normalement ou remettre sur la bonne route un pilote égaré. Il faut alors les accompagner sur un aérodrome adapté. Pour vérifier par exemple si le train d'atterrissage d'un appareil est sorti normalement ou remettre sur la bonne route un pilote égaré. Dans le cas d'une panne radio, le pilote de l'intercepteur dispose de moyens permettant de savoir si cette panne est volontaire ou non. Sur instructions du centre de commandement dont il est "l'oeil et le bras", l'intercepteur pourra effectuer dans un premier temps une "reconnaissance à distance" de l'avion. Son commandant de bord, "bien sûr, est informé qu'il fait l'objet d'une interception".

En cas de besoin, l'intercepteur s'approche de beaucoup plus près pour procéder aux vérifications nécessaires, établissant un contact radio et visuel avec l'appareil intercepté.

*Identification ou intervention lors de la violation des règles du trafic aérien : entrée non-autorisée dans notre espace aérien, pas de contact radio, avions ne correspondant pas au type décrit dans le plan de vol.

*Identification ou intervention lors de la violation de l’espace aérien lors d’évènements comme le WEF, l’EURO, OSCE ainsi que lors de tensions internationales.

Toutes ces instructions, codifiées dans les règlements internationaux, sont connues de tous les pilotes, dans le monde entier. Si l'avion intercepté se conforme aux ordres, il reste surveillé jusqu'à son atterrissage. S'il n'obéit pas, la situation devient plus délicate.

Fonctionnement :

Deux appareils sont affectés à des «Hot Missions» et à des «Live Missions». Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien de la Suisse. Par «Live Missions», en revanche, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent pour le survol du territoire suisse une « diplomatic clearance ».

La première étape a démarrer en janvier 2016 : les avions seront prêts à être engagés du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, pendant 50 semaines. Cette présence sera étendue à 365 jours en 2017. A partir de 2019, les avions seront prêts à intervenir de 6 h à 22 h. A la fin 2020, ils seront disponibles 24 h sur 24 pendant toute l’année.

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Ce que l’on ne vous a pas dit :

Une certaine presse s’est largement moquée des fameuses « heures de bureaux » en 2014, lors du détournement du Boeing d’Ethiopian Airlines sur Genève. Si, effectivement nos pilotes ne pouvaient pas à cette époque décoller, nos Forces aériennes ont pourtant effectués leur travail. Car se sont elles qui ont coordonné avec les radars, l’interception de l’avion par les Eurofighter italiens, puis par les Mirage 2000 français et ceci jusqu'à l'atterrissage à Genève. Eh oui, tout le monde ne dormait pas au sein de l'armée, comme on a tenté de vous le faire croire !

 

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15/11/2016

L’Espagne remplacera ses Hornet par des Eurofighter !

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L'Armée de l'Air Espagnole (EdAE) prépare le remplacement de sa flotte d’avions de combat Boeing F/A-18 « Hornet » pour 2030.

Concentration d’Eurofighter :

Le remplacement des F/A-18 « Hornet » espagnols se fera en trois phases. Les deux premières concerne l’avion de combat européen Airbus DS Eurofighter et la dernière un drone de nouvelle génération issus du démonstrateur nEUron.

L’Espagne devrait disposer à terme de 20 avions de combat de type Eurofighter « Typhoon II » de plus pour remplacer le Hornet. Le pays vient de recevoir ses 33 modèles d’Eurofighter T2. Puis viendra l’arrivée du T3 dont 20 exemplaires sont en commande.  La Force aérienne espagnole dispose également de 17 Typhoon T1 sur 19 réceptionnés (deux ont été perdu).

Mais pour l’Espagne, un gros problème subsiste, en effet, si le T2 a reçu ses paquets d’améliorations du consortium Airbus Eurofighter, ceux de l'avion de la Tranche 1 n'en ont pas ! L’Espagne est à ce sujet très mécontente du rythme de ces mises à niveau et a donc décidé d'avancer sur sa propre route. Deux options s’offre pour le pays : améliorer les T1 ou passer commande d’un lot supplémentaire de T3. La décision se fera d’ici 2020. Quoi qu'il en soit, le Typhoon II devient petit à petit l'ossature principale de Force aérienne espagnole.

 

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Photos : 1 Airbus Eurofighter T2 espagnols 2 F/A-18 Hornet espagnols@ EdAE

 

10/04/2016

A propos du groupe d’accompagnement pour le nouvel avion de combat !

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Berne, en cette fin de semaine, notre nouveau et réactif chef du DDPS a constitué un groupe d’accompagnement chargé de l’évaluation et de l’acquisition d’un nouvel avion de combat. L’objectif de ce groupe est d’obtenir une vue d'ensemble du projet.

Les buts :

Ce groupe d'accompagnement abordera tous les aspects des menaces présentes dans l'espace aérien et de celles qui en proviennent pour définir le rapport approprié entre les moyens de défense sol-air et les avions de combat. Ce groupe traitera en outre toutes les questions en lien avec l'évaluation et l'acquisition d'un nouvel avion de combat. Il accompagnera les travaux d'un groupe d'experts interne au DDPS s'occupant de la partie technique des dossiers. Une première séance est prévue avant la fin avril.

Le groupe actuel :

Présidé par l’ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, le groupe de travail est formé de représentants des quatre partis gouvernementaux, de la Société suisse des officiers, de Swissmem, du DFAE, du DFF, du DEFR, ainsi que du DDPS et de l’armée.

Composition:

- M. l'ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, président et représentant du PLR

- M. l'ancien conseiller aux Etats Peter Bieri, représentant du PDC

- M. l'ancien conseiller national Roland Borer, représentant de l'UDC

- Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary, représentante du PS

- M. le colonel EMG Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers

- M. Beat Brunner, membre de la direction de Swissmem

- M. Simon Plüss, responsable du secteur Contrôles à l'exportation/Matériel de guerre, SECO, DEFR

- M. Jon-Albert Fanzun, collaborateur personnel du chef du DFAE et chef de cabinet, DFAE

- M. Karl Schwaar, directeur suppléant de l'Administration fédérale des finances, DFF

- M. le commandant de corps Dominique Andrey, conseiller militaire du chef du DDPS

- M. l'ambassadeur Christian Catrina, chef de la Politique de sécurité et secrétaire général suppléant du DDPS

- M. le commandant de corps Aldo Schellenberg, commandant des Forces aériennes

- M. Hans-Rudolf Sieber, chef des Finances du DDPS

- M. Peter Winter, directeur du domaine de compétences Systèmes aéronautiques, armasuisse

Ne manque-t-il pas des acteurs ?

Si l’on peut saluer ici, la création de ce groupe par notre Ministre de la Défense en vue des travaux préparatoire sur l’achat du nouvel avion de combat et d’une manière générale de l’ouverture du débat sur l’avenir de nos Forces aériennes, il n’en reste pas moins que, si la liste des représentants est démocratique avec notamment, une représentante du parti socialiste qui milite contre l’armée, il semble que les principaux représentants ne sont pas présents. Comment définir une ligne de conduite adéquate au sein de ce groupe, sans la participation d’un pilote de chasse? Sans remettre en cause les compétences de chacun, comment peut-on avoir une vision précise d’un sujet aussi complexe qu’un avion de combat et des tâches qui en découlent, sans avoir avec soi un pilote de chasse susceptible d’apporter ses « compétences métiers », son expérience ? Soit, une plus-value indéniable. Il ne s’agit pas pour l’heure de décider du choix de l’avion A, B ou C, mais bien de disposer de l’ensemble des connaissances nécessaires à l’établissement d’une feuille de route irréprochable. D’ailleurs, pour bien faire, un mécanicien devrait également être présent, car l’on néglige bien trop souvent le travail de la maintenance. Un avion de combat est un outil compliqué, que seul le binôme mécaniciens et pilotes est capable de mettre en œuvre correctement.

Il n’est donc pas trop tard, pour compléter ce groupe de travail, il n’en sera que plus « transparent » et « crédible ».

13/02/2016

Le KC-46A ravitaille un F/A-18 !

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Everett, Washington, la seconde phase de ravitaillement en vol à bord du nouveau KC-46A « Pegasus » s’est effectuée avec succès en fin de semaine.

Après avoir ravitaillé un F-16 de l’US Air Force, l’équipe d’essais en vol de Boeing a réussi le ravitaillement d’un F/A-18 « Hornet » de la Navy. Cette fois, le KC-46A a déployé le second système de ravitaillement composé du tuyau souple. Le KC-46 peut faire le plein des avions tels que le F/A-18 avec un maximum de 400 gallons de carburant par minute. L’exercice à eu lieu à 20.000 pieds.

Avec ce second test réussi, le programme de qualification du KC-46A confirme, que les deux systèmes de ravitaillement en service sur l’avion, permettent de fonctionner correctement. Les prochaines étapes d’essais vont concerner le ravitaillement d’avions tels qu’un C-17, un A-10 et un AV-8B. Il est également prévu qu’un F-35 termine les tests en vue de la qualification finale.

 

Photo : Premier ravitaillement d’un Hornet @ Boeing

 

22/10/2014

La Finlande prépare le remplacement des F/A-18 !

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Helsinki, la Finlande prépare le remplacement de sa flotte de 64 Boeing F/A-18C/D «Hornet» acquise au début des années 1990. Pour ce faire, le gouvernement prévoit une enveloppe de 7,6 milliards de dollars.

 

Le ministère finlandais de la Défense (MoD) a lancé un groupe de travail au début  du mois d’octobre pour examiner les capacités de maintenance et de performance des candidats potentiels. Pour la Finlande, le retrait des premiers Hornet devrait débuter en 2025 pour s’achever en 2030.

 

Première évaluation : 

 

Pour l’instant le groupe de travail est entré dans une première phase de travail qui prévoit d’analyser sur papier les différents types d’aéronefs susceptibles d’entrer en concurrence pour le remplacement des F/A-18C/D. Le groupe de travail préliminaire ne prendra pas position sur le type ou le nombre d'avions qui doivent être achetés, mais doit définir une liste d’avions potentiels. Cette première phase sera achevée à la mi-2015.

 

Le ciel restera finlandais : 

 

Il faut également noter que le groupe de travail prend en compte une éventuelle collaboration avec son voisin suédois. Mais, il n’est pas question pour le Cmdt Lindberg de la Force aérienne, de déléguer la protection du ciel finlandais, celui-ci sera protégé par des pilotes finlandais qui utiliseront leurs propres aéronefs

 

Les aéronefs en compétitions:

 

On retrouve une nouvelle fois les grands classique du moment avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3 Block20 et le Dassault Rafale F3-R.

 

 

Le Hornet en Finlande : 

 

C’est en 1992 que la Finlande décida d’acquérir 64 F/A-18 C/D «Hornet» pour remplacer les bons vieux MiG-21 et Saab J-35 «Draken». A l’époque, les Hornet finlandais ne sont pas complètement équipés, notamment en matière de guerre électronique et d’avionique, ce qui permis à l’époque de faire baisser le prix d’achat. Mais dès le début des années 2000, ces équipements font défaut et la Finlande décida de les moderniser. Une première phase de rénovation est lancée. Elle prévoit de doter les avions de nouveaux missiles air-air à moyenne portée de type AIM-120 AMRAAM et de système de visée plus performant et de doter en rattrapage du système de guerre électronique AN/ALQ-67.


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Photo: F/A-18C et D Hornet finlandais @ Finish Air Force