31/05/2014

Suède & Brésil, coopération renforcée sur le Gripen!


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La coopération entre le Brésil et la Suède vient de s’accélérer avec le nouveau partenariat signé entre l’avionneur Saab et l’entreprise spécialisée en aéronautique brésilienne Akaer.

L’avionneur suédois vient d’entrer à hauteur de 15% dans le capital de la société brésilienne afin de créer une collaboration stratégique à long terme entre les deux entités.

 

Le partenariat entre Saab et Akaer existe depuis 2007, quand Akaer s’est vu confier la responsabilité de la conception spécifique d’ingénierie sur le Gripen NG. Le nouveau partenariat est important pour la conception en continuité du Gripen E et le développement  en continu de l’avion. L’autre aspect important de ce partenariat stratégique concerne non l’ensemble de la coopération entre les deux pays dans les domaines de l'aérospatiale et de la défense, mais également en vue de l’exportation du Gripen E.

 

Akaer va fabriquer plusieurs éléments du Gripen E, dont le fuselage central, une partie des ailes et diverses pièces en matériaux composites.


 

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Un partenariat fort :

 

L'engagement de l'aérospatiale brésilienne dans le programme Gripen E inclut la fabrication de pièces de l’avion, l’assemblages de celles-ci et l’assemblage du Gripen E au Brésil  (partenariat Saab, Embraer, Akaer).

Il est prévu également la création d'un centre de maintenance pour le Gripen au Brésil.

 

La coopération prévoit la conception, le développement et l’intégration du matériel, soit l'avionique, les logiciels et les systèmes sur le Gripen. Le transfert de technologies de pointe et des compétences essentielles «High-Tech» comme par exemple la fusion des capteurs et le développement de la basse visibilité de l’avion ( LO ). Saab garanti notamment l’accès aux codes sources de l’avion.

 

A noter : 

 

Les éléments prévus pour la fabrications en Suisse n’ont pour l’heure pas été réafectés.


Le Brésil prévoit d'acquérir une première tranche de 36 Gripen E, au total se sont pas moins de 100 appareils qui sont concernés.

 

Photo : Gripen E aux couleurs brésiliennes @ Saab

21/05/2014

Gripen : Pas de plan B, mais un plan C/D/E !

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Le Chef du DDPS a affirmé qu’il n’y avait pas de « plan B » à l’acquisition du Gripen. Après le vote du 18 juin, le moment est désormais venu de poser cette question. Car l’indécision et l’inaction peuvent coûter cher à la Suisse.

La flotte de F-5 Tigre (1979) doit être retirée du service en 2016. Le maintien de celle-ci nécessiterait des investissements importants et ne saurait prolonger la durée de vie de ces appareils très longtemps. Si rien n’est fait, la flotte de F/A-18 Hornet (1993) atteindra sa limite de vie utile à l’horizon 2025. Il n’y aura alors plus d’appareils pour assurer la police du ciel, encore moins pour assurer la défense aérienne de la Suisse en cas de crise. Dans ces conditions, on doit envisager la fin de la politique de bons offices et de la Genève internationale, sans parler de facto d’un abandon de souveraineté à nos voisins ou à l’UE.

Sachant qu’il faut une dizaine d’années entre l’évaluation et la disponibilité opérationnelle d’un système d’armes aussi complexe qu’un avion de combat, un choix stratégique et politique doit avoir lieu au plus tard dans un an. On peut, dès lors, imaginer trois variantes de base.

 

Attendre pour lancer une nouvelle évaluation n’a guère de sens, car les appareils à évaluer dans 3-5 ans sont peu ou prou déjà en service aujourd’hui. En fonction de l’état des ventes à l’exportation, il est possible que l’Eurofighter ou le Rafale ne soient, alors, plus en production - diminuant alors notre choix. Les partisans de cette variante font miroiter l’achat de l’appareil de nouvelle génération Lockheed F-35. Mais celui-ci coûte au bas mot trois à quatre fois plus cher que le Gripen E ; son développement a été laborieux et parsemé d’échecs et de frustrations ; à tel titre qu’il n’est pas sûr que celui-ci soit disponible à temps pour les pays non-partenaires du programme initial ; les négociations avec le Gouvernement américain au sujet du F/A-18 durant les années 1990 –en pleine crise des fonds en déshérence- ont laissé des traces. Enfin, pour assurer la police de notre ciel, un appareil furtif, optimisé pour les frappes au sol n’a guère de sens.


 

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La seconde option consisterait à renégocier avec les Gouvernements et les avionneurs européens l’achat d’Eurofighter ou de Rafale d’occasion. Cela est d’autant plus imaginable que des offres ont déjà été faites par Cassidian (EADS). Et d’ici 2017, la Grande-Bretagne aussi bien que l’Allemagne ou l’Italie devront se débarrasser de leurs appareils de première génération afin d’honorer leurs commandes d’appareils de troisième génération qui sont en train d’entrer en service actuellement. On peut imaginer que l’achat d’un tel lot de 10-15 appareils se monte à un tiers de la facture de 22 Gripen E neufs. Mais il faut être conscient que la transformation des infrastructures existantes, la mise à niveau de ces appareils ainsi que le degré d’utilisation des cellules, sans parler des coûts d’utilisation sensiblement supérieurs, impliquent au final des surcoûts très importants. En l’état, les appareils allemands ou italiens de première génération, à l’instar de ceux acquis par l’Autriche, ne disposent d’aucune capacité air-sol ; leurs systèmes d’armes ne sont pas meilleurs que nos F/A-18 actuels. Une réelle mise à niveau coûterait ainsi autant que l’achat d’appareils sortants d’usine.

 

Enfin, on peut s’inspirer de la solution trouvée par le Groupement de l’armement à l’issue du « Nullentscheid » de 1971, après que le Parlement ait refusé les crédits d’acquisition de nouveaux avions de combat. En renégociant les contrats avec la Suède, qui devra remplacer ses Gripen C/D actuels pour recevoir ses appareils de nouvelle génération (E/F) à l’horizon 2017-2020, il serait possible d’acquérir un lot de 11 Gripen C/D d’occasion – sur la base des accords de leasing prévus. Un second lot de 11 Gripen C/D ou E devrait alors être acquis à l’horizon 2020-2025. Un troisième lot de Gripen E pourrait ensuite être acquis à partir de ce moment, afin de remplacer notre flotte de F/A-18. Cette solution permettrait de maintenir les coûts de chaque lot en-dessous du seuil psychologique du milliard de francs, tout en « sauvant les meubles » de nos accords de partenariat et de compensation avec la Suède.

 

On le voit, toutes ces solutions seront, à terme, plus chères que l’acquisition proposée au peuple suisse le 18 juin. Il n’y a donc pas de véritable « plan B ». Mais il y a des alternatives, qui requerront un réel leadership, une vision et un consensus politiques, au moment où sera rédigé le prochain Rapport sur la politique de sécurité.

 

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Texte d’Alexandre Vautravers,Professeur agrégé, en histoire, 

Sécurité et études stratégiques à la Webster University

Rédacteur en chef, Revue militaire suisse (RMS+)

 

Photos : 1 F-5E de la Patrouille Suisse 2 F/A-18C Hornet 3 Gripen F @ P.Kummerling

16/05/2014

La République tchèque signe l’accord Gripen !

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Aujourd'hui, la République tchèque et la Suède ont signé le nouveau contrat concernant l’avion de combat JAS-39 C/D «Gripen». Le contrat précise que la République tchèque continuera de louer 14 avions «Gripen» au moins jusqu'en 2027.

Cette signature fait suite à l’approbation le 12 mars dernier, faite par le Gouvernement de la République tchèque en ce qui concerne les négociations et l’accord obtenu avec la défense suédoise et l'Agence de Sécurité d’Exportation (FXM).

Le contrat a été signé par le vice-ministre tchèque de la Défense pour les acquisitions Bohuslav Dvořák et Ulf HAMMARSTRÖM, Directeur général de la Défense et de l'Agence suédoise de sécurité des exportations (FXM). La signature du contrat a eu lieu dans un hangar «Gripen»à la base aérienne tchèque à Čáslav. Tant le ministre tchèque de la Défense Martin Stropnický et secrétaire d'Etat suédois au ministère de la Défense Carl von der Esch ont participé à la cérémonie.

Le nouvel accord signifie que la République tchèque louera 14 Gripen C/D pour une période de 12 ans. La Formation et le perfectionnement sur  l'appareil sont également inclus, comme le soutien logistique et opérationnel nécessaire pour déployer l'avion. Le premier contrat de location avec la République tchèque pour 14 JAS-39 Gripen C/D a été signé en 2004. La République tchèque a été le premier membre de l'OTAN à mettre en oeuvre le Gripen.

Amélioration des Gripen tchèques :

Le standard C/D MS19 des Gripen tchèques passera également au standard MS20 qui comprend : de nouvelles radios cryptées et une liaison de donnée Link16. Des lunettes de vision nocturne compléteront également l’équipement des pilotes.


 

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Photos : 1 Gripen tchèques @ Martin Kral 2 Gripen C en ravitaillement @ Saab


13/04/2014

Gripen, les enjeux de la votation !

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Dans ce nouvel article, nous allons voir que la votation du 18 mai prochain sur le «fond Gripen»  ne concerne pas simplement le choix d’un avion, mais concerne l’avenir des Forces aériennes et de la réponse ce celle-ci, aux diverses menaces de demain.

 

Les menaces aériennes:


 

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Les menaces aériennes de demain sont directement liées aux divers conflits potentiels, qui éclore dans le monde. La réponse immédiate consiste dans la dissuasion armée. Par contre, nous pouvons classifier, quatre types menaces : 

 

*La modernisation des flottes aériennes avec de nouveaux aéronefs, d’ici 2025 la majeure partie des pays auront modernisé leur aviation, avec de nouveaux appareils plus performants.

 

*La prolifération balistique nous pose un nouveau défi, tous les trois ans un pays est capable de disposer d’une capacité de frappe balistique au-delà de son propre continent. Un nombre grandissant de pays situé en Asie-Pacifique, le Moyen-Orient, le proche-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique latine sont potentiellement capable de frapper un pays situé en Europe avec des missiles balistiques à charge conventionnelle. 

 

*L’arrivée d’ici 10 ans de la nouvelle génération de drones furtifs, permettra à ses acquéreurs de prendre un avantage significatif par rapport aux nations qui n’auront pas su répondre à cette nouvelle menace.

 

*Les Etats-Unis, la Russie et maintenant la Chine, développent une nouvelle génération de bombardiers stratégiques à très grande vitesse capable de frapper des cibles intercontinentales n’importe où sur la planète. 

 

 

Les réponses de nos Forces aériennes : 


 

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Pour répondre à l’ensemble de ces menaces, nos Forces aériennes prévoient une importante mutation dont la pierre centrale est l’acquisition de l’avion de combat Gripen E.

 

Dans quelques semaines, nous connaîtrons le nom du nouveau drone de reconnaissance qui viendra épauler la compétence de renseignement de l’armée et qui apportera également, un souffle nouveau pour l’appuis aux autorités civils.

 

Le DDPS prévoit d’ici 2017, le remplacement des actuels systèmes de DCA en service soit les missiles BAe Rapier et canons Oerlikon de 35mm et stations de guidage Skyguard, par un ou deux nouveaux systèmes ayant la capacité de détecter les missiles balistiques et drones furtifs et de les combattre.

 

Le remplacement des radars tactiques mobiles basse-altitude TAFLIR par un nouveau système de dernière génération.

 

La modernisation des centrales d’engagement et de commandement de Forces aériennes.

 

En conséquence : 

 

La supériorité aérienne reste donc déterminante, faisant la victoire ou la défaite, mais permet en priorité, la dissuasion des conflits. Les avions de combat sont indiscutablement un élément essentiel d’une armée, car ils permettent le lien entre les divers systèmes des Forces aériennes et viennent efficacement compléter les dispositifs de DCA, qui de part notre topographie, ne permettent qu’une protection de sectorielle.

 

La votation du 18 mai prochain, porte sur bien plus qu’un type d’avion, il s’agit de la pierre centrale, capable de détecter grâce à ses capteurs, comme le nouveau radar AESA et l’IRST, de pouvoir répondre aux nouvelles menaces, d’assurer le lien entre les nouveaux systèmes pour permettre d’assurer à long terme notre souveraineté aérienne.


 

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Photos : 1 Gripen F de développement @ Saab 2 Les menaces aériennes  3 La réponses des FA @ P.Kümmerling 4 Gripen E avec 5 Meteor et deux Iris-T@ DDPS

 

Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 


 

 

 

31/03/2014

Gripen, des radios « Clean » !

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Ce weekend, la presse s’est lancée dans une attaque en règle contre le Gripen au sujet d’une polémique qui concerne la sécurisation de radio devant équiper l’avion. Si, il est judicieux de s’inquiéter des risques d’éventuelles écoutes, encore faut-il connaitre le dossier. Explications :

 

 

Le coup du mouchard :

 

Il faut en premier lieu replacer cette annonce de « mouchard » dans les radios dans un contexte de guerre de l’information, dont l’objectif est le vote du 18 mai prochain. Lors de la votation sur les Boeing F/A-18, nous avons eu exactement les mêmes remarques. A l’époque les craintes concernaient d’éventuels « mouchards » placés dans les Hornet qui auraient permis aux USA de contrôler à distance nos aéronefs, voir de les verrouiller. Qu’en est-il aujourd’hui ? Rien, aucun mouchard !

 

Plusieurs systèmes en service au sein de l’armée proviennent des Etats-Unis, comme le réseau de radars FLORAKO et aucun « mouchard » ne sont présents.

 

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Saab sécurise les systèmes :

 

 

L'avionneur Saab va donc doter les Gripen E suédois et suisses des mêmes postes de radio fournit par la société Rockwell Collins soit le modèle RT-1851A (C) AN/ARC-210 Gen IV. Ces radios vont s'intégrer dans un système complexe de communication intégré qui équipera les Gripen E. Pour interconnecter ces radios, Saab disposera des codes sources. Par conséquent les ingénieurs de sécurité de Saab pourront à tous moment vérifier les logiciels de ces radios en s'assurant qu'il n’y a pas de « mouchard ».

 

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De plus, pour éviter tout risque extérieur, les clefs d’encryptages seront produites en Suisse. L’idée étant d’éviter toute manipulation aux Etats-Unis, par un sous-traitant qui pourrait intégrer un algorithme malveillant par exemple.

 

Faut-il rappeler que l’armée suédoise ne veut en aucun cas que ses futurs avions puissent être surveillés ! Tout comme Saab qui n’a surtout pas intérêt à ce que ses appareils soient piégés. En résulterait une image déplorable à l’exportation. Saab dispose d’ailleurs de l’ensemble des codes sources des divers systèmes sensibles qui composent le Gripen E, justement dans un but de sécurité.

 

Rockwell Collins :

 

Du côté du fournisseur de ces radios, Rockwell Collins, confirme que les postes radios seront livrés directement chez Saab, sans intermédiaire. L’équipementier assure également qu’en aucun cas ses produits ne comporteront de « mouchard », il en va de la réputation du constructeur et de ses nombreux clients à travers le monde.

 

 

Commentaires :

 

Demander au Peuple de se prononcer sur un sujet aussi complexe qu’un avion de combat est un énorme risque, il est très facile de biaiser les informations, de truquer les chiffres et surtout la moindre information devient invérifiable pour le citoyen lambda, ce qui peut avoir des conséquences irrémédiables. Nos adversaires le savent et en profitent. Je vous rapppelle que ces radios vont permettres de communiquer notamment avec nos voisins dans un cadre de partenariat de sécurité.

Nous avons atteint ici une limite dans la démocratie directe.

Quoi qu’il en soit, nous avons choisi un avion avec lequel nous avons un droit de regard, chose exceptionnelle, imaginez un peu les pays qui optent pour le Lockheed-Martin F-35 et qui n’ont accès à rien, sinon d’honorer la facture !

 

Photos : 1 Gripen F de développement à Emmen 2 Radar FLORAKO @ Swiss Air Force 3 Radio Rockwell Collins AN/ARC-210 @ Rockwell Collins