21/05/2014

Gripen : Pas de plan B, mais un plan C/D/E !

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Le Chef du DDPS a affirmé qu’il n’y avait pas de « plan B » à l’acquisition du Gripen. Après le vote du 18 juin, le moment est désormais venu de poser cette question. Car l’indécision et l’inaction peuvent coûter cher à la Suisse.

La flotte de F-5 Tigre (1979) doit être retirée du service en 2016. Le maintien de celle-ci nécessiterait des investissements importants et ne saurait prolonger la durée de vie de ces appareils très longtemps. Si rien n’est fait, la flotte de F/A-18 Hornet (1993) atteindra sa limite de vie utile à l’horizon 2025. Il n’y aura alors plus d’appareils pour assurer la police du ciel, encore moins pour assurer la défense aérienne de la Suisse en cas de crise. Dans ces conditions, on doit envisager la fin de la politique de bons offices et de la Genève internationale, sans parler de facto d’un abandon de souveraineté à nos voisins ou à l’UE.

Sachant qu’il faut une dizaine d’années entre l’évaluation et la disponibilité opérationnelle d’un système d’armes aussi complexe qu’un avion de combat, un choix stratégique et politique doit avoir lieu au plus tard dans un an. On peut, dès lors, imaginer trois variantes de base.

 

Attendre pour lancer une nouvelle évaluation n’a guère de sens, car les appareils à évaluer dans 3-5 ans sont peu ou prou déjà en service aujourd’hui. En fonction de l’état des ventes à l’exportation, il est possible que l’Eurofighter ou le Rafale ne soient, alors, plus en production - diminuant alors notre choix. Les partisans de cette variante font miroiter l’achat de l’appareil de nouvelle génération Lockheed F-35. Mais celui-ci coûte au bas mot trois à quatre fois plus cher que le Gripen E ; son développement a été laborieux et parsemé d’échecs et de frustrations ; à tel titre qu’il n’est pas sûr que celui-ci soit disponible à temps pour les pays non-partenaires du programme initial ; les négociations avec le Gouvernement américain au sujet du F/A-18 durant les années 1990 –en pleine crise des fonds en déshérence- ont laissé des traces. Enfin, pour assurer la police de notre ciel, un appareil furtif, optimisé pour les frappes au sol n’a guère de sens.


 

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La seconde option consisterait à renégocier avec les Gouvernements et les avionneurs européens l’achat d’Eurofighter ou de Rafale d’occasion. Cela est d’autant plus imaginable que des offres ont déjà été faites par Cassidian (EADS). Et d’ici 2017, la Grande-Bretagne aussi bien que l’Allemagne ou l’Italie devront se débarrasser de leurs appareils de première génération afin d’honorer leurs commandes d’appareils de troisième génération qui sont en train d’entrer en service actuellement. On peut imaginer que l’achat d’un tel lot de 10-15 appareils se monte à un tiers de la facture de 22 Gripen E neufs. Mais il faut être conscient que la transformation des infrastructures existantes, la mise à niveau de ces appareils ainsi que le degré d’utilisation des cellules, sans parler des coûts d’utilisation sensiblement supérieurs, impliquent au final des surcoûts très importants. En l’état, les appareils allemands ou italiens de première génération, à l’instar de ceux acquis par l’Autriche, ne disposent d’aucune capacité air-sol ; leurs systèmes d’armes ne sont pas meilleurs que nos F/A-18 actuels. Une réelle mise à niveau coûterait ainsi autant que l’achat d’appareils sortants d’usine.

 

Enfin, on peut s’inspirer de la solution trouvée par le Groupement de l’armement à l’issue du « Nullentscheid » de 1971, après que le Parlement ait refusé les crédits d’acquisition de nouveaux avions de combat. En renégociant les contrats avec la Suède, qui devra remplacer ses Gripen C/D actuels pour recevoir ses appareils de nouvelle génération (E/F) à l’horizon 2017-2020, il serait possible d’acquérir un lot de 11 Gripen C/D d’occasion – sur la base des accords de leasing prévus. Un second lot de 11 Gripen C/D ou E devrait alors être acquis à l’horizon 2020-2025. Un troisième lot de Gripen E pourrait ensuite être acquis à partir de ce moment, afin de remplacer notre flotte de F/A-18. Cette solution permettrait de maintenir les coûts de chaque lot en-dessous du seuil psychologique du milliard de francs, tout en « sauvant les meubles » de nos accords de partenariat et de compensation avec la Suède.

 

On le voit, toutes ces solutions seront, à terme, plus chères que l’acquisition proposée au peuple suisse le 18 juin. Il n’y a donc pas de véritable « plan B ». Mais il y a des alternatives, qui requerront un réel leadership, une vision et un consensus politiques, au moment où sera rédigé le prochain Rapport sur la politique de sécurité.

 

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Texte d’Alexandre Vautravers,Professeur agrégé, en histoire, 

Sécurité et études stratégiques à la Webster University

Rédacteur en chef, Revue militaire suisse (RMS+)

 

Photos : 1 F-5E de la Patrouille Suisse 2 F/A-18C Hornet 3 Gripen F @ P.Kummerling

16/05/2014

La République tchèque signe l’accord Gripen !

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Aujourd'hui, la République tchèque et la Suède ont signé le nouveau contrat concernant l’avion de combat JAS-39 C/D «Gripen». Le contrat précise que la République tchèque continuera de louer 14 avions «Gripen» au moins jusqu'en 2027.

Cette signature fait suite à l’approbation le 12 mars dernier, faite par le Gouvernement de la République tchèque en ce qui concerne les négociations et l’accord obtenu avec la défense suédoise et l'Agence de Sécurité d’Exportation (FXM).

Le contrat a été signé par le vice-ministre tchèque de la Défense pour les acquisitions Bohuslav Dvořák et Ulf HAMMARSTRÖM, Directeur général de la Défense et de l'Agence suédoise de sécurité des exportations (FXM). La signature du contrat a eu lieu dans un hangar «Gripen»à la base aérienne tchèque à Čáslav. Tant le ministre tchèque de la Défense Martin Stropnický et secrétaire d'Etat suédois au ministère de la Défense Carl von der Esch ont participé à la cérémonie.

Le nouvel accord signifie que la République tchèque louera 14 Gripen C/D pour une période de 12 ans. La Formation et le perfectionnement sur  l'appareil sont également inclus, comme le soutien logistique et opérationnel nécessaire pour déployer l'avion. Le premier contrat de location avec la République tchèque pour 14 JAS-39 Gripen C/D a été signé en 2004. La République tchèque a été le premier membre de l'OTAN à mettre en oeuvre le Gripen.

Amélioration des Gripen tchèques :

Le standard C/D MS19 des Gripen tchèques passera également au standard MS20 qui comprend : de nouvelles radios cryptées et une liaison de donnée Link16. Des lunettes de vision nocturne compléteront également l’équipement des pilotes.


 

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Photos : 1 Gripen tchèques @ Martin Kral 2 Gripen C en ravitaillement @ Saab


13/04/2014

Gripen, les enjeux de la votation !

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Dans ce nouvel article, nous allons voir que la votation du 18 mai prochain sur le «fond Gripen»  ne concerne pas simplement le choix d’un avion, mais concerne l’avenir des Forces aériennes et de la réponse ce celle-ci, aux diverses menaces de demain.

 

Les menaces aériennes:


 

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Les menaces aériennes de demain sont directement liées aux divers conflits potentiels, qui éclore dans le monde. La réponse immédiate consiste dans la dissuasion armée. Par contre, nous pouvons classifier, quatre types menaces : 

 

*La modernisation des flottes aériennes avec de nouveaux aéronefs, d’ici 2025 la majeure partie des pays auront modernisé leur aviation, avec de nouveaux appareils plus performants.

 

*La prolifération balistique nous pose un nouveau défi, tous les trois ans un pays est capable de disposer d’une capacité de frappe balistique au-delà de son propre continent. Un nombre grandissant de pays situé en Asie-Pacifique, le Moyen-Orient, le proche-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique latine sont potentiellement capable de frapper un pays situé en Europe avec des missiles balistiques à charge conventionnelle. 

 

*L’arrivée d’ici 10 ans de la nouvelle génération de drones furtifs, permettra à ses acquéreurs de prendre un avantage significatif par rapport aux nations qui n’auront pas su répondre à cette nouvelle menace.

 

*Les Etats-Unis, la Russie et maintenant la Chine, développent une nouvelle génération de bombardiers stratégiques à très grande vitesse capable de frapper des cibles intercontinentales n’importe où sur la planète. 

 

 

Les réponses de nos Forces aériennes : 


 

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Pour répondre à l’ensemble de ces menaces, nos Forces aériennes prévoient une importante mutation dont la pierre centrale est l’acquisition de l’avion de combat Gripen E.

 

Dans quelques semaines, nous connaîtrons le nom du nouveau drone de reconnaissance qui viendra épauler la compétence de renseignement de l’armée et qui apportera également, un souffle nouveau pour l’appuis aux autorités civils.

 

Le DDPS prévoit d’ici 2017, le remplacement des actuels systèmes de DCA en service soit les missiles BAe Rapier et canons Oerlikon de 35mm et stations de guidage Skyguard, par un ou deux nouveaux systèmes ayant la capacité de détecter les missiles balistiques et drones furtifs et de les combattre.

 

Le remplacement des radars tactiques mobiles basse-altitude TAFLIR par un nouveau système de dernière génération.

 

La modernisation des centrales d’engagement et de commandement de Forces aériennes.

 

En conséquence : 

 

La supériorité aérienne reste donc déterminante, faisant la victoire ou la défaite, mais permet en priorité, la dissuasion des conflits. Les avions de combat sont indiscutablement un élément essentiel d’une armée, car ils permettent le lien entre les divers systèmes des Forces aériennes et viennent efficacement compléter les dispositifs de DCA, qui de part notre topographie, ne permettent qu’une protection de sectorielle.

 

La votation du 18 mai prochain, porte sur bien plus qu’un type d’avion, il s’agit de la pierre centrale, capable de détecter grâce à ses capteurs, comme le nouveau radar AESA et l’IRST, de pouvoir répondre aux nouvelles menaces, d’assurer le lien entre les nouveaux systèmes pour permettre d’assurer à long terme notre souveraineté aérienne.


 

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Photos : 1 Gripen F de développement @ Saab 2 Les menaces aériennes  3 La réponses des FA @ P.Kümmerling 4 Gripen E avec 5 Meteor et deux Iris-T@ DDPS

 

Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 


 

 

 

31/03/2014

Gripen, des radios « Clean » !

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Ce weekend, la presse s’est lancée dans une attaque en règle contre le Gripen au sujet d’une polémique qui concerne la sécurisation de radio devant équiper l’avion. Si, il est judicieux de s’inquiéter des risques d’éventuelles écoutes, encore faut-il connaitre le dossier. Explications :

 

 

Le coup du mouchard :

 

Il faut en premier lieu replacer cette annonce de « mouchard » dans les radios dans un contexte de guerre de l’information, dont l’objectif est le vote du 18 mai prochain. Lors de la votation sur les Boeing F/A-18, nous avons eu exactement les mêmes remarques. A l’époque les craintes concernaient d’éventuels « mouchards » placés dans les Hornet qui auraient permis aux USA de contrôler à distance nos aéronefs, voir de les verrouiller. Qu’en est-il aujourd’hui ? Rien, aucun mouchard !

 

Plusieurs systèmes en service au sein de l’armée proviennent des Etats-Unis, comme le réseau de radars FLORAKO et aucun « mouchard » ne sont présents.

 

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Saab sécurise les systèmes :

 

 

L'avionneur Saab va donc doter les Gripen E suédois et suisses des mêmes postes de radio fournit par la société Rockwell Collins soit le modèle RT-1851A (C) AN/ARC-210 Gen IV. Ces radios vont s'intégrer dans un système complexe de communication intégré qui équipera les Gripen E. Pour interconnecter ces radios, Saab disposera des codes sources. Par conséquent les ingénieurs de sécurité de Saab pourront à tous moment vérifier les logiciels de ces radios en s'assurant qu'il n’y a pas de « mouchard ».

 

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De plus, pour éviter tout risque extérieur, les clefs d’encryptages seront produites en Suisse. L’idée étant d’éviter toute manipulation aux Etats-Unis, par un sous-traitant qui pourrait intégrer un algorithme malveillant par exemple.

 

Faut-il rappeler que l’armée suédoise ne veut en aucun cas que ses futurs avions puissent être surveillés ! Tout comme Saab qui n’a surtout pas intérêt à ce que ses appareils soient piégés. En résulterait une image déplorable à l’exportation. Saab dispose d’ailleurs de l’ensemble des codes sources des divers systèmes sensibles qui composent le Gripen E, justement dans un but de sécurité.

 

Rockwell Collins :

 

Du côté du fournisseur de ces radios, Rockwell Collins, confirme que les postes radios seront livrés directement chez Saab, sans intermédiaire. L’équipementier assure également qu’en aucun cas ses produits ne comporteront de « mouchard », il en va de la réputation du constructeur et de ses nombreux clients à travers le monde.

 

 

Commentaires :

 

Demander au Peuple de se prononcer sur un sujet aussi complexe qu’un avion de combat est un énorme risque, il est très facile de biaiser les informations, de truquer les chiffres et surtout la moindre information devient invérifiable pour le citoyen lambda, ce qui peut avoir des conséquences irrémédiables. Nos adversaires le savent et en profitent. Je vous rapppelle que ces radios vont permettres de communiquer notamment avec nos voisins dans un cadre de partenariat de sécurité.

Nous avons atteint ici une limite dans la démocratie directe.

Quoi qu’il en soit, nous avons choisi un avion avec lequel nous avons un droit de regard, chose exceptionnelle, imaginez un peu les pays qui optent pour le Lockheed-Martin F-35 et qui n’ont accès à rien, sinon d’honorer la facture !

 

Photos : 1 Gripen F de développement à Emmen 2 Radar FLORAKO @ Swiss Air Force 3 Radio Rockwell Collins AN/ARC-210 @ Rockwell Collins

 

16/03/2014

Gripen, Offsets sous garantie !


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Nouveau volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, après les garanties du contrat offerts par le gouvernement suédois, je vous propose de découvrir les compensations industrielles et les garanties obtenues avec l’avionneur suédois Saab.

 

Compensations industrielles garanties par contrat :

 

Le contrat d’acquisition prévoit deux closes de sécurité pour notre pays et notre industrie, la première prévoit que l’avionneur suédois Saab doit apporter 10% de contrats de compensation à la conclusion du contrat Gripen. La seconde prévoit que l’avionneur dispose de 10 ans pour achever les 90% restant.

 

Si, dans 10 ans Saab n’a pas bouclé l’ensemble des 100% de compensation industrielle, l’avionneur devra alors payer de sa poche la différence à la Confédération.

 

Ce qui change : 

 

Pour la première fois nous avons la garantie sur contrat d’obtenir 100% de compensations industrielles.

 

Par le passé, les fournisseurs d’équipements militaires s’engageaient à fournir le plus possible de compensation, mais sans garantie. Trois exemples :

 

Boeing avec le F/A-18C/D : notre pays a obtenu 55% d’offsets.

Rheinmettall avec le char Leopard II : notre pays a obtenu 45% d’offsets.

Northrop avec l’avion F-5 Tiger II : notre pays a obtenu 15% d’offsets.

 

Les offsets étaient variables, car non garantie sur contrat.

 

Dès la remise de l’offre, la société Saab s’est engagée à compenser économiquement, par un programme industriel suisse, les flux financiers la concernant. En l’état actuel, le volume total est estimé à quelque 2,5 milliards de francs. Le programme industriel suisse porte sur toutes les parts de fournisseurs étrangers. Il s’agit des fabricants de missiles, en plus du fabricant des avions. Les parts de fournisseurs suisses et d’organes gouvernementaux ainsi que les acquisitions de moindre importance auprès de tiers ne sont pas prises en considération. Le crédit d’engagement demandé inclut toutes les taxes et redevances, aux taux actuellement connus. Pour les projets proposés, le renchérissement a été estimé jusqu’à la livraison complète du matériel et figure dans les demandes de crédit. Le renchérissement est fixé sur la base de l’indice des prix à la consommation et de l’évolution des prix des matières premières.

Le solde des affaires de participation directe et indirecte de l’industrie suisse devra être négocié après la signature du contrat, comme cela est usuel. Les affaires s’étendront sur une période d’environ 10 ans.


 

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Le principe de compensations sur 10 ans : 

 

  • Implications de l’industrie suisse dans le programme Gripen E.
  • Intégration plus forte de l’industrie suisse dans la base des fournisseurs de Saab et de ses partenaires.
  • Promotion des exportations suisses à travers le réseau industriel de Saab.
  • Accroissement des capacités de l’industrie suisse grâce à des transferts de savoir-faire et de technologie.

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Notre industrie participera directement à la fabrication de divers éléments du Gripen E, non seulement pour les 22  appareils destinés à notre pays, mais également pour les 60 Gripen E suédois, la première tranche de 36 Gripen E brésiliens et les suivantes (soit près de 100), il faut ajouter toutes les commandes qui pourront être passées par d’autres clients sur 10 ans.

 

Mais au final l’ensemble de notre industrie bénéficiera des contrats de compensation. D’ailleurs la majorité de ceux-ci reviendra à l’industrie civile.

 

Position de l’industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (SWISSMEM) :

 

Les affaires compensatoires (également appelées affaires offset) constituent un instrument important pour les entreprises suisses dans leurs efforts de participation à des programmes industriels internationaux.

 *Si la Suisse renonçait unilatéralement aux affaires compensatoires, ceci entraînerait des dé-savantages qu’on ne pourrait pas compenser par rapport à la concurrence internationale.

*Les affaires compensatoires permettent une collaboration à long terme avec des fabricants leaders des secteurs civil et militaire.

*Afin de pouvoir positionner les entreprises suisses de manière optimale et de permettre aux fournisseurs étrangers de connaître l’industrie suisse, il est important d’intégrer l’industrie suisse dès les premières négociations d’acquisition.

*Un «Offset Controlling» correct est important. Il s’agit de profiter du potentiel d’optimisation existant. C’est pourquoi armasuisse, Swissmem et le GRPM ont créé le bureau des affaires compensatoires. Ce bureau a pour tâche de vérifier la pertinence des réactions de notre industrie et d’établir les évaluations et rapports correspondants.

 

Environnement international et national : 

 

La majorité des pays utilisent la possibilité des affaires compensatoires comme instrument indispensable pour les participations industrielles de leur industrie.

 

Si la Suisse renonçait unilatéralement à la possibilité des affaires compensatoires, ceci cause- rait à l’industrie un désavantage économique impossible à compenser vis-à-vis des concurrents internationaux.Prise de position Swissmem: 

 

Avantages pour la place industrielle suisse :

 

Les affaires compensatoires génèrent des commandes et de l’occupation pour les industries de chaque canton. Elles offrent également de bonnes chances pour l’acquisition de savoir-faire grâce à la coopération avec d’autres industries, centres de recherche et universités. Outre les entreprises, ce sont également les salariés, le fisc et les autorités qui profitent des commandes et de l’occupation supplémentaire. 15 à 20 centimes pour chaque franc généré par l’exportation vont dans la caisse des communes, des cantons et de l’Etat.

 

Exemples importants couronnés de succès dans l’industrie suisse :

 

De nombreuses entreprises suisses ont réussi à placer leurs diverses capacités dans des affaires compensatoires internationales. Un grand nombre a également développé de nouvelles activités et noué de bons contacts d’affaires durables dépassant largement le cadre des affaires compensatoires initiales. Grâce à la conscience de la qualité, au savoir-faire, à la flexibilité ainsi qu’à la fiabilité des fournisseurs suisses, les entreprises suisses sont compétitives au niveau international. Parmi les his- toires de succès d’entreprises membres de Swissmem, nous trouvons plusieurs exemples qui ont été possibles grâce aux affaires compensatoires.

 

Exemples de contrats :

 

Saab doit donc fournir 10% des contrats à la signature d’acquisition par notre pays, des contrats sont déjà sur les rails, en voici quelques exemples :

 

*Saab a signé avec la société Ruag d’Emmen (LU) un contrat évalué à 68 millions de francs pour le développement et la production des pylônes du Gripen E. 15,5 millions de francs prennent effet immédiatement. Ruag a convenu d’exécuter le contrat en y associant des sous-traitants de taille petite et moyenne de la Suisse Romande et de la Suisse italienne.

*La société neuchâteloise Orolia Switzerland SA a remporté un contrat d'une valeur de CHF 8 millions attribué par le fournisseur de matériel de défense, de sécurité et d'électronique spatiale Selex ES, une société du groupe Finmeccanica. Selex ES construit également le radar, le système de détection et de poursuite à infrarouge (IRST) et le système d'identification ami-ennemi (IFF) pour l'avion de chasse Gripen E de Saab. 

*General Electric Aviation a conclu un contrat évalué à presque 29 millions de francs avec Sauter Bachmann, une société de Glaris. Entre 2009 et 2012, GE Aviation, un partenaire de Saab, a déjà acheté des composants de moteurs et des équipements à cinq entreprises suisses pour un montant approximatif de 140 millions de francs.

 

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Liens sur les articles du dossiers Gripen E : 

Les mensonges des référendaires : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

Gripen, un besoin fondamental : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des Forces Aériennes : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-avenir-des-forces-aeriennes-855166.html

L’obligation d’une police 24/24:

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

Gripen, un contrat béton : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...


 

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Photos : 1 Gripen F de développement en Suisse @ Swiss Air Force 2 Chaine de montage Gripen à Linköping en Suède @ Saab