25/02/2014

Patrouille Suisse sur F/A-18 & Solo Display sur Gripen !

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Je vous l’expliquais dans un article précédent, la survie de la Patrouille Suisse tient de l’acceptation ou non le de la Loi sur le fond Gripen. La question est ouverte, quel appareil pour la futur patrouille Suisse ?

 

 

Patrouille Suisse sur F/A-18 :

 

 

L’idée fait son chemin, la Patrouille Suisse pourrait être équipée à partir de 2016, date à laquelle la flotte de F-5 sera retirée du service, d’avion de combat Boeing F/A-18 « Hornet ». Mais pour cela, il faut impérativement disposer d’une dotation minimale de 50 avions de combat, afin de pouvoir assurer les entrainements et les tournus, sans parler de la mise en place de la  Police de l’air 24/24. Autrement dit, si le peuple refuse l’achat des Gripen E, les 32 Hornet ne pourront être utilisés pour la Patrouille Suisse. Celle-ci n’existera plus sous sa forme actuelle et donc sur un jet de combat.

 

A la manière des Blue Angels :

 

La mise en œuvre de la Patrouille Suisse sur avion de combat F/A-18 ne poserait techniquement pas de problème, cet avion équipe déjà la prestigieuse patrouille de l’US Navy les Blue Angels. Par contre, dans un premier temps il ne faudrait s’attendre à voir une patrouille de Hornet repeinte en rouge et blanc, celle-ci volerait avec les couleurs actuelles des Hornet. Par la suite, il est par contre envisageable selon certaines sources, de repeindre un petit nombre de Hornet.

 

Solo Display sur Gripen E :

 

Dans le cas d’une telle décision, le Swiss Solo Display transiterait tout naturellement sur le Gripen E.

 

En approuvant de manière univoque cette acquisition par un OUI au Gripen et donc un OUI à notre armée, c'est également un OUI à l'avenir des Forces aériennes et des cartes de visite que réprésentent la Patrouille Suisse et le Swiss Solo Display. 

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Photos : 1 Les Blue Angels @ USNAVY 2  Gripen C Sweeden Solo Dipslay@ Fligvapnet

 

 

17/02/2014

L’obligation d’une police aérienne 24/24 !

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Une fois de plus, il faut attendre un évènement extrême pour se rendre compte des réels besoins d’un pays ! L’avion d’Ethiopian Airlines qui a été détourné ce matin sur l’aéroport de Genève-Cointrin, était escorté par deux appareils Airbus Eurofighter italiens puis par deux Mirage 2000 français. Rien de dramatique ? Si justement, car ce détournement a été réalisé en dehors des heures de bureau et nos appareils ne volent pas !

 

Obligations : 

 

Une des missions les plus importantes que l'armée suisse doit accomplir en relation avec la politique de sécurité est de garantir l'intégrité de notre territoire contre les influences extérieures indésirables. Cela comprend la sauvegarde de la souveraineté sur l’espace aérien. C'est le droit d'un état de définir des règles d'utilisation de son espace aérien et de faire appliquer ces règles. Le droit à la neutralité est ancré dans le droit international, mais il en découle une obligation de contrôle de son propre espace aérien et d’une capacité d'intervention, lorsque la sécurité du pays ou du trafic aérien en général l'exige. Depuis le 11 septembre 2001, ce contrôle de l'espace aérien en temps de paix est devenu une mission cruciale d'un état.

 

Pourquoi des heures de bureaux ?

 

Selon diverses interventions au Parlement à Berne, nous aurions dû mettre en place un service de vol 24/24, depuis au moins l’année 2003. Mais avec les nombreuses coupent budgétaires que le DDPS a subi, il était tout simplement impossible de financer un tel projet. Pire, la gauche qui aime «cracher» sur l’indisponibilité de nos pilotes est la première responsable de ce désastre !

 

Comment y remédier ?


 

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Les efforts demandés au DDPS pour faire des économies avec le plan DEVA vont permettre la mise en place d’une Alerte 24/24 d’ici 2016. Mais pour ce faire, il faut également un nombre suffisant d’avions capables de voler par tous les temps. L’arrivée des Gripen C/D de location puis du Gripen E permettront (enfin) aux Forces Aériennes de répondre à leurs obligations 24/24!

 

QRA (Quick Reaction Alert), Alerte de réaction rapide: organisation d'alerte des Forces aériennes:

 

L'espace aérien désigne la troisième dimension d'un territoire national et il circonscrit, en hauteur, l'espace territorial d'un état. Cet espace aérien, la «frontière bleue», représente la plus vaste porte d'entrée d'un territoire national. L'accès au territoire étatique est donc une affaire qui incombe à l'état: une incursion dans son espace aérien équivaut au franchissement d'une frontière. Ainsi, une incursion non-autorisée représente une infraction de la souveraineté étatique.

La neutralité armée de la Suisse, choisie librement et définie au niveau national, inclut également l'espace aérien. Par conséquent, elle a l'obligation de le surveiller, de le contrôler et de le protéger. En tant qu'état non-aligné, la Suisse doit s'assurer, par ses propres moyens, qu'il ne subsiste aucune carence militaire dans l'espace aérien helvétique. La protection de cet espace aérien est indispensable pour garantir la sécurité du territoire et de sa population.


 

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Sauvegarde de la souveraineté aérienne, un devoir national: 

 

L'obligation de préserver la souveraineté aérienne nationale est une tâche qui doit être assurée par la Suisse, sans interruption temporelle. Actuellement, environ 3000 avions de ligne circulent quotidiennement dans l'espace aérien helvétique, de jour comme de nuit, jusqu'à plus de 12.000 mètres au-dessus du niveau de la mer, auxquels s'ajoutent d'autres centaines de mouvements aériens civils, à basse et moyenne altitude de vol.

La surveillance de l'espace aérien, l'utilisation sûre et sécurisée des voies internationales du trafic aérien, la protection des usagers de l'espace aérien ainsi que la protection des habitants de la Suisse contre les menaces aériennes doivent être assurés à longueur d'année, 24 heures par jour. Cette tâche est accomplie par l'armée de l'air suisse avec ses moyens au sol comme dans les airs: au service de la confédération, de l'armée, de la police et de la population.

 

Ressources, viabilité, durabilité : 

 

Actuellement, avec une flotte de F/A-18, composée de 32 avions de combat modernes incluant environ 50 pilotes de F/A-18 ainsi que le personnel au sol, ce sont les forces aériennes qui assurent la police de l'air en temps de paix, à longueur d'année et durant « les heures de bureau ».

Il est à prévoir qu'à partir de 2016, avec un service de vol de 24 heures ainsi qu'un QRA, la flotte des F/A-18 soit davantage sollicitée. Le nombre d'heures de vol est en augmentation, les cycles d'entretien s'intensifient, les avions engagés s'usent plus rapidement et la durée de vie de la flotte se réduit.

Le avions de chasse F-5 Tiger désormais obsolètes ne peuvent encore être engagés que pendant la journée et dans conditions de visibilité, afin de décharger partiellement la flotte des F/A-18.

En conséquence il faut impérativement compléter la flotte de 3 escadrilles de Hornet par un minimum de 2 escadrilles dotée du Gripen E.


 

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Dans l'éventualité de tensions internationales et d'une opération aérienne de 24 heures avec un QRA élargi, cela nécessiterait 50 avions de combat modernes pour protéger l'espace aérien et, le cas échéant, pour pouvoir boucler une vaste superficie. Or même dans cette configuration politico-sécuritaire, les forces aériennes ne sont plus en mesure de remplir leur mandat constitutionnel, sans le remplacement partiel des avions de combat Tiger (TTE).

 

Comparaison internationale :


 

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En Autriche, les Forces aériennes disposent, avec leurs 15 Eurofighters et environ le même nombre de pilotes, d'une viabilité opérationnelle aérienne par engagement de 24 heures de quelques jours seulement.

L'armée de l'air française a en permanence au moins six avions de combat en mode QRA. A cela s'ajoute un avion de ravitaillement pour le ravitaillement en vol afin d'augmenter la durée de vol des avions de combat jusqu'à six heures supplémentaires. Elle dispose également d'un avion AWACS de surveillance radar, qui fournit aux appareils de combat dans les airs les dernières données disponibles sur la situation aérienne en cours.

 

Il est donc impératif de pouvoir mettre le programme QRA 24/24 en activité et d’acquérir un nombre suffisant d’avions de combat Gripen E !

 

 

 

 

Liens sur les articles précédents : 

 

Les mensonges des référendaires : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental :

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

 

Gripen l’avenir des Forces Aériennes : 

 

 

 http://psk.blog.24heures.ch/index-1.html

 

 

Le Gripen pour sauver la Patrouille Suisse :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/16/le-gripen-...

 

Texte : Erich Grätzer/Pascal Kümmerling

 

Photos : 1 Tornado interceptant un Tu-160 russe @ Luftwaffe 2 Hornet suisse et Fokker 27 hollandais 3 Hornet suisse et Challenger 601 allemand @ Swiss Air Force 4 Gripen F Axalp @ Peter Gronemann

13/02/2014

Gripen, l’avenir des Forces Aériennes !

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Dans ce quatrième volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, nous allons compléter les informations évoquées avec l’article «Gripen, un besoin fondamental». Nous allons retracer l’évolution des FA ces dernières années et placer le Gripen E, dans le contexte des besoins avenir.

 

Evolution des Forces Aériennes : 


 

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Ces vingt dernières années, nos Forces aériennes ont été du point de vue des aéronefs, en pleine mutation. Avec une dotation de plus de 300 appareils, l’aviation militaire est progressivement descendue à moins d’une centaine aujourd’hui. L’arrivée du Boeing F/A-18 C/D «Hornet» a notamment permis de repositionner notre aviation au plus haut niveau technologique. Celui-ci avait été perdu depuis plusieurs années, les Mirages IIIS n’étant depuis le milieu des années quatre-vingts plus à la pointe de la technologie en matière d’interception hors de la portée visuelle (BVR). Avec le retrait des Hawker Hunter MK58 en 1994, notre aviation perdait également sa capacité d’attaque au sol tactique, puis avec le départ des Mirages IIIRS au début des années 2000, la capacité de reconnaissance tactique se perdit également.

 

Avec le départ des derniers Northrop F-5 E/F «Tiger II» prévu en 2016, dont l’obsolescence à la fois technique, conjuguée à une maintenance toujours plus onéreuse, ne laisse donc plus qu’un seul appareil en activité, le F/A-18 «Hornet». 

 

 

Les difficultés d’une flotte trop petite : 

 

En cas d’événement nécessitant un contrôle et une protection accrus, tel le Forum économique mondial (WEF), à Davos, ou l’Euro 08, la conférence Genève 2, les avions de combat peuvent, pendant une période limitée, être opérationnels après un temps de préparation très bref.

Les Forces aériennes effectuent en permanence des missions de police aérienne. Cela inclut la surveillance et le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une « diplomatic clearance » pour survoler le territoire suisse, ainsi que l’interception des avions violant gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien. Conformément aux directives de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), ces avions sont interceptés et accompagnés en dehors de l’espace interdit ou jusqu’à une base aérienne où ils pourront se poser en toute sécurité. En outre, les Forces aériennes aident aussi les aéronefs ayant des problème de radio ou de navigation.

 

Lors de crises ou de conflits armés jusqu’ici, les Forces aériennes suisses étaient en mesure d’assurer, pendant une période très limitée, leur mission de défense aérienne avec leurs 32 jets de combat du type F/A-18 «Hornet», utilisant leurs 54 F-5 Tiger, de jour et par bonne visibilité, pour appuyer ces derniers. 

En raison de l’exigüité de l’espace aérien suisse, les avions sont engagés à partir de secteurs d’attente en l’air pour contrôler et imposer les interdictions de survol, car leur maintien au sol, même en état d’alarme, ne leur permettrait généralement pas de décoller en temps voulu pour mener à bien une intervention. Lorsqu’il est nécessaire d’assurer un maximum de sécurité, il doit être possible de surveiller intégralement l’espace aérien et d’aller immédiatement au devant d’objets volants non identifiés ou non coopératifs.

 

Pour ce faire, il est indispensable de maintenir en l’air 2 patrouilles à 2 appareils voire plus selon la situation, soit 4 appareils au moins : lorsqu’une patrouille est engagée dans une intervention, l’autre peut continuer sa surveillance de l’espace aérien. Selon les modèles mathématiques des Forces aériennes, une telle mission, effectuée par 32 F/A-18 à eux seuls, pourrait être menée 24 heures sur 24 pendant deux semaines environ. Mais au-delà, il n’y aurait pas suffisamment d’avions pour assurer pleinement la relève. Cette capacité pourrait être améliorée avec le remplacement du F-5  Tiger II par un avion de combat plus performant.

 

La dotation minimale : 


 

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Pour répondre à l’état situationnelle des menaces, on établit les dotations minimales suivantes (besoins en aéronefs) :

 

Temps de paix : 50 appareils soit 5 escadrilles d’avions multirôles.

 

Conflits : un minimum de 60 à 70 appareils soit 6 à 7 escadrilles d’avions multirôles.



 

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Le terme dotation minimale, comprend le nombre minimum d’avions de combat permettant d’assurer l’ensemble des missions assignées à la chasse. Cela comprend les missions de souverainetés aériennes (police du ciel), la reconnaissance, l’appuis au sol, la formation de nouveaux pilotes et le maintien des capacités opérationnelles des pilotes confirmés ainsi que des unités de maintenance au sol (milices & professionnels). On doit également tenir compte des temps de révisions des appareils (maintenance) dans la dotation journalière de la flotte. 


 

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Les Forces Aériennes de demain :

 

Avec l’arrivée de l’avion de combat multirôle Saab JAS Gripen E en 2018, nos Forces Aériennes pourront retrouver les compétences de l’attaque au sol tactique, la reconnaissance aérienne tactique. En matière de combat aérien l’arrivée du radar AESA couplé à un IRST (capteur infrarouge passif/actif) permettra à celles-ci, d’entrer de pleins pieds dans la capacité de détection d’appareils furtifs (aéronefs & drones), ainsi que la compétence antibalistique à longue portée, soit la compétence de réponse efficacement aux nouvelles menaces. De plus, afin de pouvoir (enfin) offrir une surveillance 24/24, l’arrivée de l’avion suédois est indispensable.


 

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En conclusion:

 

Sans l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, nos Forces Aériennes ne pourront plus garantir une police du ciel efficace lors d’évènements particuliers et cas de situations conflictuelles. De plus, nos FA ne pourront pas non plus fournir de prestation complètes en matière de reconnaissance ni d’appuis au sol ! Nos Forces Aériennes ne pourront pas non plus se préparer à contrer les nouvelles menaces engendrées par la multiplication des aéronefs furtifs et la prolifération de missile balistique.

 

Au contraire, le Gripen E permettra à nos Forces Aériennes de continuer à être performantes ! Le nouvel avion de combat s’inscrit dans un objectif de modernisation des FA tout azimut, qui comprend : le renouvellement des systèmes de DCA (Rapier & canon 35mm) avec un système de nouvelle génération, l’arrivée du nouveau drone de reconnaissance, le remplacement des radars tactiques mobiles à basse altitudes TAFLIR. 


 

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Liens sur les articles précédents : 

 

Les mensonges des référendaires : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

 

Gripen, un besoin fondamental :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

 

Infographies : DDPS/FA

 

Photos : Gripen F de développement en Suisse @ DDPA/Swiss Air Force

 

 

06/02/2014

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés !

 

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Nouveau volet en vue de la votation du 18 mai prochain en vue de la création du fond Gripen. Après "les mensonges des référendaires" et "Gripen un besoin fondamental", je vous propose de nous attarder sur le micro-comité libéral contre les avions, car l'argumentation de ceux-ci s'avère particulièrement croustillante en matière de méconnaissances, tant aéronautiques que militaires. Voyez plutôt :

 

 

Méconnaissances aéronautiques :

 

Ce comité minoritaire déclare :« sachant qu’un avion militaire de haute performance traverse le ciel suisse en huit minutes et que le Gripen n’est pas un avion parmi les plus rapides et ne pourrait donc réagir (..)».

 

Premièrement, pour traverser notre pays de Genève au lac de Constance, il faut minimum 15 minutes et non 8 ! De plus réduire l’espace aérien de manière transversal est faux. L’espace aérien est un volume en 3 dimensions et non en 2. Par conséquent il faut prendre en compte l’espace aérien comme un cube dont la hauteur atteint 23'000 mètres.

 

Le Gripen E atteint la vitesse de Mach2 (Eurofighter Mach2, Rafale Mach1,8, F/A-18 Mach1,8) à basse altitude le Gripen E vole à 1’400km/h (Eurofighter 1’390km/h, Rafale 1'350 km/h). Prétendre que le Gripen E n’est pas un avion rapide est donc ridicule.

 

 

Vision de la police aérienne dépassée :

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Ce comité de soixante-huitards de part cette affirmation, imagine la police du ciel selon le mode opératoire de la Seconde guerre mondiale, visiblement ces gens ont encore en tête les merveilleuses images du célèbre feuilleton « les Têtes Brûlées ». Sauf qu’aujourd’hui les procédures ont bien évolué. On ne fait plus décoller les avions lorsque qu’un aéronef adverse passe la frontière, on le détecte bien avant et on fait décoller nos appareils bien avant que celui-ci traverse la dite frontière. En cas de conflits ou de verrouillage d’une partie de l’espace aérien (comme au WEF ou Genève II) les avions sont déjà en vol et repèrent l’intrus également bien avant qu’il ne traverse la frontière, avec notamment la possibilité de transfert d’information par liaison électronique (Link16) avec nos voisins. Sans parler que ceu-ci ne tiennent pas compte dela collaboraton internationale pour la préalerte de l'arrivée d'un aéronef non identifié.

 

Les avions de combat ne sont pas seulement nécessaires pour la défense contre une menace militaire, mais aussi pour assurer un contrôle approfondi et complet de l’espace aérien, par exemple en cas de menace persistante exercée par des terroristes qui pourraient aussi engager des avions ou des hélicoptères. Nul ne peut exclure une menace aérienne au cours des 25 à 30 prochaines années.

 

On en distingue deux types:

  • Alerte réelle (ou Alpha Scramble) : ce type d'alerte est une mise en alerte d’avions de combat pour une mission de sûreté aérienne.
  • Alerte d'entrainement (ou Tango Scramble) : c'est une alerte d’entrainement pour une mission réelle d’interception d’un aéronef dans le cadre de la mission de Police du ciel.

On ne s’étonnera pas que ce comité ne comprenne rien à la Police du ciel !

 

Autres affirmations : « On apprend encore que de toute façon, en temps de paix, abattre un objet volant non coopératif n’est pas une option acceptable »

 

L’objectif en tant de paix n’est pas d’abattre en priorité un aéronef non coopératif, mais de le forcer à atterrir ! Les pilotes s’entraînent régulièrement à cet exercice. Le choix d’abattre un appareil résulte en tant de paix d’une autorisation du Chef du DDPS en fonction du degré de la menace. On agit au cas par cas.

 

« Les Forces aériennes assurent une mission de sauvegarde de l’espace aérien durant les seuls jours ouvrables par suite des ressources limitées en personnel et en finance ».

 

Effectivement, c’est encore le cas aujourd’hui, mais il est prévu de mettre en place d’ici 2016 les alertes 24/24. Ces alertes nommées QRA pour Quick Reaction Alert doivent permettre de réagir en tout temps selon les normes suivantes :

 

 − A1 : décollage en 60 minutes

− A2 : décollage en 35 minutes

− A3 : décollage en 15 minutes

− A4 : décollage en 3 minutes

− A5 : décollage en 1 minute (moteurs en marche)

− A6 : avion en vol

 

Cette surveillance 24/24 à un coût qui doit pouvoir être pris en charge sur le seul budget du DDPS sans toucher aux autres Départements, par conséquent l’armée doit faire des économies pour réaffecter le montant nécessaire à la QRA. Par ailleurs, pour assurer l’alerte 24/24 il faut suffisamment d’avions modernes et donc remplacer le F-5 ! Par conséquent refuser l’achat des Gripen équivaudrait justement à pénaliser le mise en place d’une réelle surveillance. Ce comité se tire lui-même une balle dans le pied !

 

 

 

Le financement : «  il faudrait forcément réaliser des économies dans d’autres domaines du budget fédéral. La formation et la recherche risquent d’en faire les frais (..) »

 

De deux choses l’une soit ce comité ne comprend rien aux débats parlementaires, soit il est de mauvaise foi. La Loi sur le fond Gripen est basée sur un financement sur le budget ordinaire du DDPS et les économies que celui-ci doit exécuter à travers le programme DEVA. Selon le concept de stationnement approuvé par le Conseil fédéral, l’armée devra renoncer à un tiers de son parc immobilier. Le cadre est déterminé par les valeurs de références que le Parlement a adoptées le 29 septembre 2011.

 

 

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En conclusion :

Être en désaccord avec cet achat est en soi un droit. Sauf que cet avion sera payé avec l'argent du DDPS et les économies qui résultent du plan DEVA et ne touchera en rien les autres Départements.

 

Venir à la manière de ces pieds-nickelés dont les arguments résultent des phantasmes de vieux soixante-huitards, conjugué à un amateurisme latent, nous démontrent une fois de plus, le manque d'arguments sérieux de la part des antis-Gripen d'où qu'ils viennent.

 

Une nouvelle bonne raison d'approuver le Loi sur le financement des avions de combat Gripen !

 

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Liens sur les articles déjà publiés :

 

Gripen, les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

 

Photos : 1 & 3 Gripen F de développement @ Saab Gripen 2 Police du ciel@ Swiss Air Force

 

 

 

 

01/02/2014

Gripen E, le Brésil et Saab négocient !

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Le Brésil a choisi le Gripen E de Saab, voici venu le temps des négociations du contrat. Pour le Commandant de la Force aérienne, le Brigadier Juniti Saito, il s’agit d’un soulagement et la fin d’un long feuilleton.

 

Toujours sur le choix de l’avion, le Bigadier Juniti Saito déclarait cette semaine que l’avion suédois avait très rapidement séduit les pilotes avec sa nouvelle avionique et ses nombreuses capacités technologiques, comme par exemple l’extraordinaire capacité de détection du radar  AESA ES-05 «Raven» qui surpasse ses concurrents. 

 

Mais d’un autre côté, l’avionneur Saab offre un véritable partenariat technologique aux différentes industries brésiliennes avec la possibilité de produire des parts importantes de l’avion mais également dans une collaboration plus large permettant aux industriels brésiliens de conserver un propriété intellectuelle des produits manufacturés. 

 

De nombreuses synergies ont été trouvées entre les deux pays en matière de développement, comme par exemple l’installation de système d’alerte lointaine (AEW) de Saab sur des appareils de la famille Embraer.

 

Les négociations :


 

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Le Ministre de la Défense brésilien Celso Amorim a rencontré le secrétaire suédois à la Défense Carl von der Esch, la semaine dernière pour discuter de l'avancement des négociations du contrat.  Les premières informations qui ont filtrés de cette rencontre, s’avèrent très positives quant à un partenariat entre les deux pays.

En marge de cette rencontre, un groupe de travail sera créé afin de surveiller le processus d'achat de l'aéronef.

 

Le contrat pour l'achat et la production de l'avion Gripen E doit être signé par la FAB et conduira l’entreprise Embraer à produire et livrer l’avion. Embraer sera l’entrepreneur principal. Les négociations de ces prochaines semaines vont permettre de définir les responsabilités d’Embraer dans la production.

 

Suédois et Brésiliens attendent la Suisse : 

Si la commande du Brésil pour 36 appareils est importante et sera augmentée probablement jusqu’à 100 appareils, en résulte donc un important chantier en matière de production. Les négociateurs suédois et brésiliens sont donc, dans l’attente du résultat du référendum suisse du 18 mai prochain. En effet, plusieurs éléments du Gripen E devraient être produits dans notre pays et rejoindre les futurs appareils brésiliens et suédois. 

En effet, avec un OUI le 18 mai prochain, la petite industrie aéronautique suisse aura l’opportunité de rejoindre une nouvelle force industrielle sur le marché aéronautique !

Photos : 1 Image de synthèse Gripen E brésilien 2 Table des négociations entre brésiliens et suédois @ FAB/Gouv. brésilien