06/06/2013

Entrée en service du Falcon 900EX EAsy de la Confédération !

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Le nouvel appareil destiné au transport du Conseil Fédéral est officiellement entré en service, le Dassault Falcon EX EAsy II no : T785 qui était auparavant propriété de la Famille Princière de Monaco  immatriculé 3A-MGA (Monaco Grimaldi Albert) commence sa nouvelle carrière aux couleurs de la Confédération. L’avion a rejoint la flotte du STAC, (Service de Transport Aérien de la Confédération).

 

 

Rappel :


L'achat a été effectué sous la direction d'armasuisse selon le décret de juin 2012 du Conseil fédéral. Prévu  par le budget fédéral de 35 millions d'euros pour un l’achat d’un aéronef d’occasion moderne. L’ancien appareil, un Falcon 50 a été revendu et le produit de la vente à rejoint le trésor fédéral.

 

L’avion a subit quelques modifications en ce qui concerne les capacités de navigation de la machine et l'intégration dans l'infrastructure des basse militaires. Le 5 Juin 2013, le jet a été officiellement adopté par armasuisse et remis au Forces aériennes pour exploitation.

 

 

 

Le Dassault Falcon 900EX EAsy II :

 

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En 2003, Dassault Aviation étudie une nouvelle modification de l'avionique du Falcon 900 et développe un système complètement intégré EASy (Enhanced Avionics System) basé sur la suite Primus/Epic d’Honeywell. Cette nouvelle suite avionique est constituée de deux calculateurs modulaires (cartes processeurs génériques), quatre écrans LCD de 13 pouces avec désignation par Trackballs. Ce système intègre la gestion de tous les systèmes embarqués (carburant, hydraulique, conditionnement, radio, etc.)

 

La suite avionique EASy II est le système de pilotage civil le plus moderne au monde. Le pilote a sous les yeux, l’ensemble des informations, instruments, systèmes, fonctions avioniques, cartes, prévisions météo, en un mot tout ce qui est nécessaire pour voler à plus de 800 km/h.
Le pilotage s'effectue « tête haute » de manière intuitive, grâce à des icônes et des menus sélectionnés, affichés et contrôlés par le biais d'une boule roulante, équivalent d'une souris d'ordinateur qui leur permet de pointer et cliquer. Pilotes et copilotes bénéficient en permanence d’une vision globale et instantanée de la situation actuelle et future. La charge de travail est allégée ; la coordination optimisée au profit d’une sécurité sans précédent.

La cabine est particulièrement confortable et est dotée d’un coin bureau complet qui permettra au membres du gouvernement de travailler en parfaite sérénité et ceci avec une bien meilleure insonorisation. L’avion dispose d’un coin toilette avec lavabo. Il peut transporter jusqu'à 14 personnes, contre 9 pour le jet actuel et a une autonomie de vol de 8000 km, contre 4500 km aujourd'hui. L’avion est totalement IFR. Question motorisation, l’avion est doté de trois turbines Honeywell TFE731-60.

 

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Photos : 1 & 3 Falcon 900EX EAsy II no : T785 aux couleurs de la Confédération avec un PC9 @ Swiss Air Force 2 Cockpit EAsy II @ Dassault Falcon

10/05/2013

Les Forces aériennes s'entraînent avec les Français et Suédois !

 

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Fidèles aux entrainements avec des Forces aériennes amies, nos pilotes ont débuté aujourd’hui deux deux exercices permettant d’échanger les expériences communes, l’un en France et l’autre avec des pilotes suédois en Suisse.  

 

 

 

Les Forces aériennes suisses s’entraînent en France :

 

Berne, 10.05.2013 - Environ 50 militaires des Forces aériennes suisses, avec six avions de combat F/A-18 et un appareil de réserve, prendront part à une campagne d'entraînement de défense aérienne du 15 au 31 mai 2013 sur la base aérienne militaire de Landivisiau (F).

 

Il est aussi prévu qu'au cours de cette campagne, la délégation suisse prenne part, entre le 21 et le 31 mai, à un exercice multinational de défense aérienne en compagnie de quatre autres participants militaires. Cette campagne d'entraînement, qui porte le nom d' « ALAVIA », représente un élément essentiel de l'entraînement des pilotes qui, en Suisse, par égard pour la population, ne peut pas se dérouler de manière optimale dans tous les domaines.

 

 

 

 

 

L’école de pilotes de l’armée de l’air suédoise à Sion :

 


 

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Berne, 10.05.2013 - Du 13 au 17 mai 2013, une délégation de l’école de pilote suédoise effectuera une visite sur la Base aérienne de Sion avec quatre avions Saab-105. Au programme entraînements en commun et échanges d’expériences.

 

En septembre 2012, hommes et avions de l'école de pilotes des Forces aériennes suisses s'étaient rendu en Suède pour une semaine de perfectionnement. C'est maintenant au tour de l'école de pilote suédoise de rendre visite à leurs homologues suisses. Le détachement comprenant environ 20 participants se rendra à Sion du 13 au 17 mai 2013 avec quatre avions du type Saab-105 et un avion de transport.
L'école de pilotes suisse sur PC-21, actuellement en Valais, accompagnera la délégation durant son séjour. Il est notamment prévu de faire des vols en configuration d'équipage mixte, suisse et suédois, afin de présenter les moyens d'instruction respectifs. Un accord technique (MoU) relatif aux activités communes d'instruction entre la Suisse et la Suède constitue la base légale de cet échange.

 

On notera le grand intérêt pour la Suède d'acquérir des Pilatus PC-21 pour remplacer les vieux Saab 105, ceci dans le cadre des compensations sur l'achat des Gripen E par notre 

 


Photos : F/A-18C Hornet en vol & Mirage 2000-5  @ Swiss Air Force 2 avion école SAAB 105 suédois @ Flygvapnet

07/05/2013

Touche pas à mes heures de vol !

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L’armée est sous pression, pour obtenir son futur budget qui s’établira soit, selon l’option du Conseil Fédéral à 4,7 milliards soit à 5 milliards, selon le souhait parlementaires. Cependant, pour en arriver là, on demande au DDPS de trouver des pistes pour économiser  notamment dans le superflu.

 

La mauvaise idée des heures de vol :

 

Si l’on peut comprendre que des bunkers de montagne ne répondent plus à la guerre moderne, l’idée de réduire les heures de vol des pilotes était simplement ridule.

 

L’idée lancée il y a quelques semaines prévoyait de ramener à 5000 heures de vols par année en lieu et place des 6000 actuelles. Si l’économie financière était intéressante à court terme, les conséquences auraient pu être catastrophiques à moyen long terme.

                    

D’abord, une telle économie aurait réduit les compétences de nos pilotes de F/A-18C/D "Hornet". Un avion de combat moderne reste simple de pilotage, grâce aux aides électroniques, par contre la gestion du flux des informations des différents capteurs associés aux accélérations, demande une formation et un suivi de pointe.

 

Nos pilotes ont démontré ses dernières années qu’ils maîtrisaient parfaitement les «Hornet» et ceci dans les différents exercices internationaux et justement grâce aux nombres d’heures de vol actuellement planifiées.

 

Baisser les heures de vol, pourrait également à terme favoriser les risques d’accidents et là, nous sommes dans l’inacceptable.

 

Un mauvais signal :

 

De plus, comment justifier auprès de la population qui a voté en faveur de l’achat du F/A-18, que l’on peut comme cela, du jour au lendemain, sacrifier la formation de nos pilotes qui volent sur des avions de haute technologie, alors même, que l’on va prochainement voter sur le Gripen E ? Là encore, c’est inacceptable.

 

 

Signes inquiétants dans l’USAF :

 

Je vous en parlais il y a quelques temps, de la toute puissante US Air Force doit faire des économies avec des diminutions d’heures de vol et l’interdiction provisoire des présentations aériennes lors, de manifestations et qui cloue au sol la célèbre patrouille des Thunderbirds. En résulte un véritable « tollé » aux USA avec de nombreuses mises en garde sur les risques sécuritaires en matière de vol. La semaine dernière, un officier de l’USAF a déclaré qu’à terme se serait la fin de la patrouille acrobatique si celle-ci, ne peut plus reprendre l’entrainement !

 

Préparer l’avenir :

 

Maintenir un bon niveau d’entraînement permet de garantir la sécurité et les investissements dans nos Forces aériennes et permettre également la transition vers une aviation de chasse entièrement professionnelle avec l’arrivée des Gripen E.

 

Heureusement, la réaction contre ces pseudo économies a été virulente, on ne touche pas impunément aux heures de vols !

 

Photo : F/A-18C au-dessus des Alpes @ Swiss Air Force

 

13/11/2012

Exercice Nightway 2012 !

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Du 12 novembre au 7 décembre 2012, des membres des Forces aériennes suisses s’entraînent au vol de nuit avec jusqu’à dix avions de combat Boeing F/A-18 C/D à Ørland (Norvège). Cet entraînement en Norvège, nom de la campagne « Nightway » représente un élément essentiel et un complément à l’entraînement au vol de nuit qui ne peut avoir lieu que marginalement en Suisse par égard pour la population. 

 

Au total, deux relèves composées de 39 pilotes, de 95 membres du personnel au sol, de 12 personnes chargées de la sécurité et de 5 spécialistes de la survie, se rendront en Norvège. 

 

La campagne de vols de nuit en Norvège vise à mettre un terme à l'instruction de base des futurs pilotes chargés de vol de nuit (service nocturne de police aérienne), à perfectionner et consolider les tactiques du vol de nuit avec et sans appareils de vision nocturne et à engager des avions de combat dans des conditions difficiles (obscurité, froid, intempéries et particularités géographiques). La campagne d'entraînement « Nightway » représente un élément essentiel de l'entraînement au vol de nuit qui ne peut avoir lieu que marginalement en Suisse par égard pour la population. 

 

Nightway permet :

 

- Courte durée d'ensoleillement  (=plus de vols de nuit)

- La plupart des secteurs se situent au-dessus de la mer ce qui entraîne beaucoup moins de nuisances sonores pour la population

- L'altitude minimale dans les secteurs est de 5000ft/AMSL (1600m) au lieu de 13000ft/AMSL (3700m) en Suisse. Les performances des réacteurs sont bien meilleures à cette altitude ce qui nécessite une certaine adaptation.

- Les vols supersoniques ont lieu jusqu'à un minimum de 2800m au-dessus de la mer contre 10'000m (sol) pour la Suisse.

- Entraînement contre les F-16 Norvégiens

 

Le vol au-dessus de la mer ainsi que les altitudes minimales très basses ont demandé une préparation extrêmement sérieuse. Avant la campagne, chaque pilote a suivi une instruction particulière de «Sea Survival» de nuit dans le lac de Neuchâtel pour s'adapter aux manipulations sur l'équipement dans l'obscurité. Lors de cet exercice, comme pendant chaque vol, le port d'une combinaison étanche était obligatoire. Elle est nécessaire et sert à prolonger le temps de survie du pilote en cas d'éjection dans des eaux glaciales (env.+4°C). D'autres briefings tels que les procédures de sauvetage en mer, les conditions météorologiques extrêmes, les différences des procédures ATC d'avec la Suisse, les connaissances de la base d'Oerland etc. ont été suivis.


 

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Photos : 1 F/A-18C en vol avec des F-16C/D novégiens (Nightway2006) 2 En vol au crépuscule @ Swiss Air Force

28/08/2012

Gripen : l’accord Suisse-Suède !

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La convention-cadre signée le 24 août dernier entre la Suisse et la Suède pour la vente de 22 avions de chasse Gripen E stipule que le prix des avions sera fixe et s’élèvera à 3,1 milliards de francs suisses, soit environ 2,6 milliards d’euros, coûts de développements inclus. Le conseiller fédéral en charge de la Défense Ueli Maurer a détaillé ce mardi 28 août lors d’une conférence de presse les détails et les étapes clés de l’accord.

 

Le paquet pour 22 avions  comprend : 

 

L’Equipement spécifique aux engagements air-air et l’exploration et aux engagements air-sol. Paquet logistique pour les Forces aériennes. Paquet logistique pour l’industrie suisse. Systèmes pour la planification et l’évaluation des missions. Systèmes d’entraînement pour les pilotes. Instrumentation pour les essais en vol. Programme de vérification pour les avions de série, tirs de missiles compris. Paquet de données techniques. Coopération stratégique entre Saab, l’industrie aéronautiquesuisse, FXM et armasuisse.


 

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L’Etat suédois garantit que :

 

Le Gripen répondra aux fonctionnalités et prestations spécifiées et sera efficace au niveau opérationnel. Que des développements ultérieurs ne seront nécessaires que pour répondre à de nouvelles exigences opérationnelles. Les pris sont fixes.  Le Gripen sera livré conformément au calendrier établi.

 

Avion de meilleure qualité aux niveaux technique et opérationnel :

 

Le Gripen comprend un  nouvel équipement avec : Turboréacteur à double flux General Electric F414G plus puissant (même type que celui du Boeing F/A-18E/F Super Hornet) avec 33% de plus de poussée; peut atteindre la supercroisière;

Augmentation de la charge utile permettant d’emporter 1000 kg d‘armes supplémentaires;

Deux points d’emport supplémentaires sous le fuselage (nouvel état 10);

Capacité de stockage du kérosène plus importante (capacité des réservoirs accrue de 1400 litres); Renforcement du train d’atterrissage. Nouveau positionnement sous les ailes et élargissement; Antenne radar ES-05 RAVEN  AESA (Active Electronically Scanned Array + le Swashplate) de Selex Galileo; IRST (Infrared Search and Targeting / Capteur infrarouge de détection et de poursuite de cibles passif) et nouveau système de guerre électronque (GE); Amélioration du système d’autoprotection. Protection contre les systèmes de la guerre électronique obtenue grâce à un système d’alerte radar équipé de détecteurs multiples et à un système de détecteurs de départ de missile (Missile Approach Warning System, MAWS); Nouvelle avionique, cockpit inclus. Avionique intégralement modulaire.


 

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Livraisons :

 

Suisse : 11 Gripen E 2018-2019 et 11 2020 à 2021.

Suède : 3 Gripen en 2018, 2 en 2019, 3 en 2021 et le reste dès 2021. 

La Suède prévoit un étalonnage des livraisons pour permettre ses engaments de modernisation de la version C/D et de garder la chaine de montage le plus longtemps opérationnelle. 

 

 

 

Phase transitoire - 11 C/D (en prêt) : 

 

 

La fin de la milice :

 

L’arrivée du futur jet de combat se fera dans un contexte ou il faudra augmenter le nombre de pilotes professionnels et compenser le départ des derniers miliciens. En effet, jusqu’au départ à la retraite des Hornet les trois escadrilles continueront de fonctionner en appuis des deux escadrilles prévues sur Gripen.

 

Pour se faire, notre pays va louer 11 Gripen ( 8 C & 3 D) cette solution permet d’assurer la formation de nouveaux pilotes militaires professionnels de 2016 à fin 2020, sans dégarnir les trois escadrille de Hornet.  Cette solution évite le risque d’un embouteillage sur la flotte de F/A-18 C/D et sur le simulateur. 

 

De plus, la flotte de 54 F-5 coûte chaque année plus cher. Cette solution coutera moins cher au niveau de l’exploitation des Forces aériennes, les économies réalisées pourront être réinvestie dans d’autres projets ou même dans le financement du Gripen E. Cette solution permettra également aux pilotes comme aux mécaniciens de se familiariser avec le système «Gripen». 

 

A terme, en 2020 nous disposeront alors d’une capacité en ressources humaines suffisante pour mettre en oeuvre les deux nouvelles escadrilles de professionnelles qui seront dotées du Gripen E. Notre pays disposera alors de 5 escadrilles professionnelles (3  sur Hornet, 2 sur Gripen E).

 

Pas de Gripen F :

 

Une surprise est apparue lors de la conférence de ce matin, avec le renoncement de la version biplaces F. En effet, la nouvelle avionique du Gripen E permet une transition directe du simulateur à un appareil monoplace, tout comme sur le F-22 et les futurs F-35 et Sukhoi T-50. A l’avenir, les avions de combat ne devraient plus avoir besoin d’être complété pour l’entrainement avec des biplaces (sauf pour les avions écoles, PC-21, M-346).

 

 

La  collaboration avec la Suède :

 

La Suède ne se contente pas de fournir un avion : c’est une collaboration militaire qui s’instaurera avec cet État neutre. Une collaboration d’ailleurs indispensable: «Dans l’exploration aérienne, nous disposons encore d’une compétence de base, alors que le savoir-faire dans le domaine du combat contre des objectifs au sol s’est presque complètement perdu. Il n’y a plus que quelques officiers suisses qui maîtrisent encore cette forme de combat.» Dans un premier temps, il n’est prévu de s’équiper que d’un seul type d’arme, une bombe à guidage laser INS/GPS. «Il s’agit de reconstituer une compétence de base minimale au profit des Forces terrestres. Cela implique, outre l’acquisition du système d’arme, la formation du personnel spécialisé et en particulier des commandants de tir d’aviation». Le défi n’est pas mince: «C’est un savoir-faire que nous pourrons reconstituer avec l’aide des Suédois.»


 

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En lien l'accord cadre (anglais) :


http://www.news.admin.ch/NSBSubscriber/message/attachments/28126.pdf



 

Photos : 1 & 3 Démonstrateur NG en vol 2 Image de synthèse Gripen E suisse 4 Gripen C suédois @ SAAB Gripen