28/04/2014

10’000 heures de vol pour les PC-21 !

1547.jpg


 

La flotte d’avions d'entraînement de type Pilatus PC-21 a passé le cap des 10’000 heures de vol. Les PC-21sont engagés au sein des Forces aériennes suisses pour l'instruction de base et avancée des pilotes de jet, ainsi que pour les instructions au combat aérien, au vol sans visibilité et à la voltige aérienne.

Les six premiers avions ont été livrés et introduits en 2008 dans le cadre du système d’instruction des pilotes de jet (JEPAS) que la Suisse a acquis avec le programme d'armement 2006. Aujourd’hui se sont 8 appareils de type Pilatus PC-21 qui sont en service au sein des Forces aériennes suisses. On notera que la formation des pilotes a pu réaliser des économies de carburant substantielles et obtenir une réduction de 90% des émissions polluantes par rapport à la formation effectuée avec les F-5F «Tiger II». Par ailleurs, les coûts d'instruction et d'exploitation ont pu être réduits de moitié. Jusqu’à présent 23 pilotes ont reçu leur brevet après une formation sur PC-21, dont un pilote d’échange français. 

Le PC-21 : 


 

288596187.jpg


Le PC-21 dispose d’une avionique et d’un système d‘entraînement ultramodernes qui permettent d’effectuer un entraînement qui n‘a jamais pu être réalisé sur les anciens avions-écoles à réaction. Avec le système de formation des pilotes de jet sur PC-21 (JEPAS PC-21), les Forces aériennes suisses font office de pionnières en reconvertissant leurs pilotes directement du PC-21 sur le Boeing F/A-18C/D. Il s’agit d’une première mondiale. Dans les années 90, l’objectif de l’instruction était la transition des pilotes sur des BAe Haw,k puis sur F-5. A la fin des années 90, il était devenu clair que la reconversion devait s‘orienter vers les prescriptions établies pour les FA-18. Les pilotes ont donc d‘abord été reconvertis du Pilatus PC-7 au FA-18 Hornet en passant par le F-5 Tiger. Toutefois, un avion-école à réaction devait satisfaire aux exigences d’un futur avion d’engagement, ce qui n’était pas garanti avec le F-5 Tiger. L’idée de passer directement d’un avion à hélices moderne au F/A-18 était née. Le PC-21 représente sa concrétisation.

 Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition direct, vers des chasseurs modernes tels que F/A-18, Rafale, Gripen E, Eurofighter, pour ne citer que ceux-là. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci, sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.


 

chapter0.parsys.90709.3.photo.Photogallery.gif.jpeg


 

Photos : 1 PC-21 en vol 2 Cockpit 3 PC-21 & F/A-18D @ Forces aériennes suisses.

23:31 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pc-21, pilatus, forces aériennes suisses |  Facebook | |

16/02/2014

Le Gripen pour sauver la Patrouille Suisse !

Pilotage-Saab-Jas-39-Gripen-Fighter.jpg

 

Il faudra peut-être s'y faire, avec la mise à la  retraite du Tiger en 2016, c'est une de nos plus fameuses et fidèles ambassadrices qui s'en ira après 50 ans d'émotions et d'excellence. Qui n'a pas ressenti une profonde fierté à voir ainsi évoluer notre patrouille lors de tant de manifestations nationales et internationales?

 

Crée en 1964 pour l'Exposition nationale, la Patrouille Suisse a commencé à voler avec le Hunter. Ces 4 premiers appareils furent ensuite remplacés en 1995 par 6 F-5E Tiger avec leur livrée rouge si caractéristique. Est-ce que Air 14 sera leur adieu?

 

 

Pas de nouvel avion, plus de Patrouille :


gripen-large-2.jpg


 

Ce qui est certain, c'est que si le Gripen ne vient pas, la mort de la patrouille sera définitivement consommée. Des générations de pilotes ont ainsi appris l'excellence dans leur métier et côtoyé des milliers de pilotes étrangers, leur prouvant dans les airs qu'il faut compter avec l'aviation suisse. Quelle seraient les pertes en cas de disparition de la Patrouille? Difficile à dire, mais certainement pas négligeable. 

 

 

Le Griffon sauvera-t-il la Patrouille Suisse?

 

Ce n'est certainement pas l'argument le plus pertinent, mais c'est encore une fois encore la démonstration que l'on doit parler de bien plus que d'un "simple" avion et ne se laisser enfermer ni dans une discussion strictement financière, ni dans des joutes techniques stériles. L'acquisition du Gripen doit être vue dans son contexte global où se mêlent politique de sécurité et de défense, souveraineté, image, émotions, diplomatie, dissuasion, .... au service de tous les Suisses au quotidien.

 

VEG 

Liens sur les articles précédents : 

 

Les mensonges des référendaires : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental :

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...



 

Gripen l’avenir des Forces Aériennes : 

 

 

 

http://psk.blog.24heures.ch/index-1.html

 

 

 

 

12/12/2013

Un vaudois au Swiss Hornet Display !

1454934_572599819478350_16209335_n.jpg

 

 

Le pilote de présentation 2014 du Swiss Hornet Display est connu, il s’agit d’un vaudois, le Capitaine Julien « Teddy » Meister de l’escadrille 17 basé à Payerne. Le canton de Vaud compte sur un second pilote de présentation, en effet, le premier pilote qualifié pour les présentations sur F/A-18C/D "Hornet" était le Maj Stéphane Rapaz de 1997 à 1998 originaire de Bex.

 

Présenter un avion de combat lors de démonstrations aériennes en public reste en soi un exercice de style complexe et particulièrement exigeant. La sélection d’un pilote de « Solo Display » est particulièrement rigoureuse et celui-ci, doit encore se qualifier pour être définitivement autorisé à la présentation d’un jet.

 

Tout comme la Patrouille de Suisse, le PC-7 Team et le Super Puma Display, le Swiss Hornet Display est une carte de visite pour nos Forces aériennes en Suisse comme à l’étranger.

 

 

 photo : Julien Meister @ Swiss Hornet Display

 

 

11/11/2013

Exercice Nightway 2013 !

1676175643_2.jpg

 

 

Ørland en Norvège, les Forces aériennes suisses vont s’entraîner au vol de nuit avec une dizaine d’avions de combat F/A-18C/D Hornet du 11 novembre au 6 décembre 2013. Cet engagement spécial à l’étranger, appelé « Nightway » constitue une phase essentielle de l’entraînement au vol de nuit qui n’est réalisé que marginalement en Suisse par égard pour la population. Au total, deux relèves, composées de quelque 35 pilotes, d’une centaine de membres du personnel au sol et d’une dizaine de personnes chargées de la sécurité, se rendront en Norvège.

Cet entraînement réalisé en Norvège a pour buts de clore l'instruction de base au vol de nuit des jeunes pilotes de F/A-18 (service nocturne de police aérienne), de perfectionner et de consolider les tactiques du vol de nuit avec ou sans appareils de vision nocturne pour les pilotes expérimentés et d'engager des avions de combat dans des conditions difficiles (obscurité, froid, intempéries et particularités géographiques).

Nightway :

 

- Courte durée d'ensoleillement  (=plus de vols de nuit)

- La plupart des secteurs se situent au-dessus de la mer ce qui entraîne beaucoup moins de nuisances sonores pour la population

- L'altitude minimale dans les secteurs est de 5000ft/AMSL (1600m) au lieu de 13000ft/AMSL (3700m) en Suisse. Les performances des réacteurs sont bien meilleures à cette altitude ce qui nécessite une certaine adaptation.

- Les vols supersoniques ont lieu jusqu'à un minimum de 2800m au-dessus de la mer contre 10'000m (sol) pour la Suisse.

- Entraînement contre les F-16 norvégiens.

 

Le vol au-dessus de la mer ainsi que les altitudes minimales très basses ont demandé une préparation extrêmement sérieuse. Avant la campagne, chaque pilote a suivi une instruction particulière de «Sea Survival» de nuit dans le lac de Neuchâtel pour s'adapter aux manipulations sur l'équipement dans l'obscurité. Lors de cet exercice, comme pendant chaque vol, le port d'une combinaison étanche était obligatoire. Elle est nécessaire et sert à prolonger le temps de survie du pilote en cas d'éjection dans des eaux glaciales (env.+4°C). D'autres briefings tels que les procédures de sauvetage en mer, les conditions météorologiques extrêmes, les différences des procédures ATC d'avec la Suisse, les connaissances de la base d'Oerland etc. ont été suivis.

 

1782338579.jpg

 

Photos : 1 Vol de nuit en Norvège 2 Exercice avec des F-16 norvégiens @ Swiss Air Force

 

 

17/07/2013

Système SAR renforcé sur les Super Puma !

scheinwerfer_parsys_63440_Image_direct.jpg

 

 

Les Forces aériennes engagent dès à présent l’hélicoptère de transport Super Puma (TH06) et son équipement moderne également pour le service de recherche et de sauvetage (SAR). Les hélicoptères ont été entièrement révisés et disposent d’un équipement électronique moderne dans le cockpit. En plus de la caméra thermique qui a fait ses preuves, les appareils possèdent désormais un projecteur performant, ce qui renforce les chances de réussite lors des vols de recherche.

 

scheinwerfer_parsys_33545_Image_direct.jpg

 

Des vols d’instruction se déroulent exceptionnellement également pendant les mois d’été, en principe une fois par semaine, pour former les équipages aux nouveaux systèmes. Ces vols auront généralement lieu dans des régions peu habitées. Malgré tout, des nuisances sonores pourront se produire localement et le projecteur pourra être visible de nuit à certains endroits. Les Forces aériennes remercient les personnes concernées de leur compréhension.

 

super_parsys_0002_Image_direct.jpg

 

Chaque année, les autorités civiles font appel aux Forces aériennes entre trente et quarante fois environ pour les appuyer dans la recherche de personnes portées disparue. La console FLIR et la sphère FLIR ne sont intégrées que sur le Super Puma. Le « nouveau » Super Puma devient un véritable « spécialiste SAR ». Un grand projecteur de recherche est directement relié au FLIR, si bien qu’un « hot spot », identifié par l’opérateur FLIR, par exemple une personne disparue, peut être éclairé et rendu visible de loin pour l’équipage de la cabine et, par conséquent, identifié plus rapidement. Ce système rend la recherche de personnes plus efficace. En outre, il est désormais possible de projeter l’image de la caméra FLIR sur un écran central de la cabine. Un goniomètre de la dernière génération fait également partie de l’équipement. Il peut être relié à un système de localisation de personnes. Il permet de repérer directement un émetteur de secours, par exemple d’un avion disparu, et d’enregistrer les données transmises par l’émetteur de secours dans le FMS et dans le nouvel appareil numérique de représentation des cartes. Le trajet direct vers l’émetteur de secours est ainsi visible au premier regard. Dans l’engagement de police aérienne, le FMS est aussi en mesure de calculer un point de rendez-vous avec un avion si la centrale d’engagement fournit les données correspondantes sur la position, la direction et la vitesse.

 

 

 

Complément à la phase de modernisation :

 

th06stand2012_parsys_88790_Image.jpg

 

La cabine analogique est remplacée par un cockpit de verre presque identique à celui que l’on trouve dans les Cougar. Ces derniers, plus modernes, ont été introduits aux Forces aériennes à partir de 2001. Derrière un cockpit semblable au premier abord, se cache l’avionique la plus récente comportant des fonctions dont le Cougar ne dispose même pas. Afin d’être entièrement compatible avec les procédures de navigation actuelles, la capacité P-RNAV (Precision Area Navigation) a été intégrée. La capacité du Flight Management Systems (FMS) a aussi été revalorisée et une fonction supplémentaire a été ajoutée pour permettre de définir des approches aux instruments autonomes avec guidage par satellite sur n’importe quel point. Le TH06 est le premier hélicoptère des Forces aériennes capable, grâce à un INS-GPS, d’effectuer des approches aux instruments sur théoriquement n’importe quel point, indépendamment des aides à la navigation au sol. Si les deux appareils GPS intégrés perdent le signal satellite, le système de navigation à inertie (INS) prend en charge la navigation. En tant que premier hélicoptère des Forces aériennes, le TH06 dispose aussi d’un appareil avertisseur de collision TCAS qui prévient des approches dangereuses d’autres aéronefs. Comme la cabine du TH06 est presque identique à celle du Cougar, les deux hélicoptères peuvent voler avec la même licence, ce qui réduit beaucoup le temps consacré à la formation de reconversion.

Les pilotes dispose dorénavant d’un Helmet Mounted Display (HMD), un appareil fixé au casque qui projette les données de vol directement dans le champ de vision du pilote : il est possible garder en vue la place d’atterrissage tout en visualisant les informations des principaux instruments, ce qui est particulièrement utile dans les opérations difficiles, de nuit ou lors d’atterrissages dans la neige

(sources DDPS).

 

Photos : 1 & 2 TH06 avec projecteur 3 Système FLIR 4 Cockpit modernisé @ Forces aériennes suisses