05/05/2016

Vieillissement structurel découvert sur un F/A-18 !

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La Force aérienne suisse a découvert un problème de structure sur un avion de combat Boeing F/A-18 « Hornet ». L’avion devra recevoir une nouvelle paire d’ailes.

Les F/A-18 Hornet des Forces aériennes suisses font l’objet d’inspections régulières. Lors d’une telle inspection, il a été constaté qu’une liaison adhésive entre l’aile et le fuselage s’était détachée. Par détachement, on entend en l’occurrence un petit défaut de la liaison adhésive entre le revêtement en titane et le matériau composite de l’aile. Il est ressorti de l’examen effectué que la réparation n’est pas possible, c’est pourquoi l’aile doit être échangée.

Jusqu’à cet échange, l’appareil en question peut être affecté au service de vol avec des restrictions. L’échange de l’aile sera effectué ces prochains mois chez RUAG Aviation à Emmen.

Les problèmes de fatigue de la structure des avions, comme des détachements et des fissures, ne sont rares ni dans l’aviation civile ni dans l’aviation militaire; ils apparaissent, avec le temps, comme conséquence de l’exploitation des appareils.

Une flotte dans sa seconde moitié de vie :

La flotte de F/A-18 « Hornet » se trouve dans la deuxième moitié de sa durée d’utilisation, raison pour laquelle les travaux d’entretien de la structure vont s’intensifiant. Les éventuelles défaillances sont constatées lors d’inspections régulières. Pour les emplacements critiques, des modifications préventives sont mises au point pour que l’entretien des avions reste le plus économique possible.

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Tenir avant l’arrivée d’un nouvel avion de combat :

Le nombre d’heures de vol annuelles des F/A-18 a augmenté et ne pourra pas être diminué au cours des prochaines années, et ce pour deux raisons : d’une part, la renonciation à acquérir pour l’instant de nouveaux avions de combat, qui auraient déchargé les appareils existants dans les domaines du service de police aérienne et de l’instruction ; d’autre part, l’augmentation échelonnée de la disponibilité du service de police aérienne. La sollicitation accrue des F/A-18 augmente aussi le besoin en matériel de remplacement. Pour que les F/A-18 restent en mesure d’accomplir leur mission, le Département de la Défense à lancer un programme d’achat de matériel (programme armement 2016) de remplacement pour les avions et le matériel au sol afférent, qui ne seront prochainement plus disponibles. Cette acquisition permet non seulement de garantir la disponibilité mais également, par un achat groupé avec d’autres nations utilisatrices, de réduire les coûts.

La livraison du matériel de remplacement est prévue pour la période 2016 à 2025. Parmi les 124 articles à acquérir figurent notamment: gouvernes de vol, cylindres pour commandes de vol, pièces de rechange pour réacteurs, engrenages, composants de train d’atterrissage, réservoirs de carburant.

Une situation qui s’aggrave :

La flotte d’avions de combat F-5 est fatiguée, depuis les années 2000, celle-ci et régulièrement réduite, car des aéronefs présentent des fissures importantes qui sont le fait de l’utilisation des aéronefs. Le non remplacement des derniers F-5 (30 appareils) qui devront être entièrement cloués au sol d’ici 2018-2019 et l’augmentation des vols de la flotte de « Hornet » rend la situation chaque mois plus critique pour les Forces aériennes. Le besoin en nouveaux avions de combat est devenu une urgence, n’en déplaise à quelques naïfs.

 

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Photos : 1 Maintenance des Hornet @ RUAG 2 F/A-18C Hornet 3 F-5 E Tiger II @ P.Kummerling

 

10/04/2016

A propos du groupe d’accompagnement pour le nouvel avion de combat !

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Berne, en cette fin de semaine, notre nouveau et réactif chef du DDPS a constitué un groupe d’accompagnement chargé de l’évaluation et de l’acquisition d’un nouvel avion de combat. L’objectif de ce groupe est d’obtenir une vue d'ensemble du projet.

Les buts :

Ce groupe d'accompagnement abordera tous les aspects des menaces présentes dans l'espace aérien et de celles qui en proviennent pour définir le rapport approprié entre les moyens de défense sol-air et les avions de combat. Ce groupe traitera en outre toutes les questions en lien avec l'évaluation et l'acquisition d'un nouvel avion de combat. Il accompagnera les travaux d'un groupe d'experts interne au DDPS s'occupant de la partie technique des dossiers. Une première séance est prévue avant la fin avril.

Le groupe actuel :

Présidé par l’ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, le groupe de travail est formé de représentants des quatre partis gouvernementaux, de la Société suisse des officiers, de Swissmem, du DFAE, du DFF, du DEFR, ainsi que du DDPS et de l’armée.

Composition:

- M. l'ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, président et représentant du PLR

- M. l'ancien conseiller aux Etats Peter Bieri, représentant du PDC

- M. l'ancien conseiller national Roland Borer, représentant de l'UDC

- Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary, représentante du PS

- M. le colonel EMG Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers

- M. Beat Brunner, membre de la direction de Swissmem

- M. Simon Plüss, responsable du secteur Contrôles à l'exportation/Matériel de guerre, SECO, DEFR

- M. Jon-Albert Fanzun, collaborateur personnel du chef du DFAE et chef de cabinet, DFAE

- M. Karl Schwaar, directeur suppléant de l'Administration fédérale des finances, DFF

- M. le commandant de corps Dominique Andrey, conseiller militaire du chef du DDPS

- M. l'ambassadeur Christian Catrina, chef de la Politique de sécurité et secrétaire général suppléant du DDPS

- M. le commandant de corps Aldo Schellenberg, commandant des Forces aériennes

- M. Hans-Rudolf Sieber, chef des Finances du DDPS

- M. Peter Winter, directeur du domaine de compétences Systèmes aéronautiques, armasuisse

Ne manque-t-il pas des acteurs ?

Si l’on peut saluer ici, la création de ce groupe par notre Ministre de la Défense en vue des travaux préparatoire sur l’achat du nouvel avion de combat et d’une manière générale de l’ouverture du débat sur l’avenir de nos Forces aériennes, il n’en reste pas moins que, si la liste des représentants est démocratique avec notamment, une représentante du parti socialiste qui milite contre l’armée, il semble que les principaux représentants ne sont pas présents. Comment définir une ligne de conduite adéquate au sein de ce groupe, sans la participation d’un pilote de chasse? Sans remettre en cause les compétences de chacun, comment peut-on avoir une vision précise d’un sujet aussi complexe qu’un avion de combat et des tâches qui en découlent, sans avoir avec soi un pilote de chasse susceptible d’apporter ses « compétences métiers », son expérience ? Soit, une plus-value indéniable. Il ne s’agit pas pour l’heure de décider du choix de l’avion A, B ou C, mais bien de disposer de l’ensemble des connaissances nécessaires à l’établissement d’une feuille de route irréprochable. D’ailleurs, pour bien faire, un mécanicien devrait également être présent, car l’on néglige bien trop souvent le travail de la maintenance. Un avion de combat est un outil compliqué, que seul le binôme mécaniciens et pilotes est capable de mettre en œuvre correctement.

Il n’est donc pas trop tard, pour compléter ce groupe de travail, il n’en sera que plus « transparent » et « crédible ».

06/01/2016

WEF 2016, Protection de l’espace aérien !

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Du mercredi 20 au dimanche 24 janvier 2016, le World Economic Forum (WEF) 2016 se déroulera à Davos. Durant cet événement, les Forces aériennes garantiront la police aérienne, notamment dans l'espace aérien restreint au-dessus de Davos, au moyen d’avions de combat armés, engagés par les formations d'avions de combat de la Base aérienne de Payerne en cours de répétition (CR).

La conférence annuelle du WEF 2016 se déroulera du 20 au 24 janvier 2016 à Davos. L’Armée aide le canton des Grisons à assurer la sécurité lors de la rencontre annuelle du WEF. Les Forces aériennes garantiront la protection de l'espace aérien avec des missions de police aérienne et soutiendront les autorités civiles avec des moyens de transport aérien et de reconnaissance. A cet effet, le Conseil fédéral a déclaré l'espace aérien autour de Davos «zone restreinte» dans un rayon de 46 km (25 miles nautiques) pour tous les aéronefs, durant la période du mardi 19 au dimanche 24 janvier 2016 ainsi que le jour d’entraînement du lundi 18 janvier de 8h à 18h. Cette zone ne peut être pénétrée qu'avec une autorisation spéciale.

Protection de l'espace aérien durant le WEF

Durant les réunions en plénum du WEF, des avions de combat de type F/A-18 Hornet et F-5 Tiger équipés de munitions de combat garantiront le respect de la zone restreinte. Ces missions de police aérienne seront en priorité accomplies par les formations d'avions de combat de la Base aérienne 11, qui seront en cours de répétition.

Pour la région de Payerne, ces engagements vont produire du lundi 18 au dimanche 24 janvier 2016, samedi et dimanche inclus, des décollages et des atterrissages tôt le matin jusque tard dans la nuit. Pour des raisons de sécurité, les barrières de Morens resteront fermées 24 heures sur 24 pendant la période du WEF.

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Cours de répétition

Les formations d'avions de combat de la Base aérienne de Payerne accompliront du 11 au 29 janvier 2016 leur cours de répétition annuel (CR). L'Escadre d’aviation engagera ses F/A- 18 Hornet ainsi que ses F-5 Tiger. Les Groupes support et logistique garantiront quant à eux l'exploitation de l'aérodrome, la réparation des avions et toutes les prestations logistiques et de génie nécessaires pour garantir les engagements et missions exigées. La sécurité de la Base aérienne sera renforcée par la compagnie de sûreté.

En dehors des opérations spécifiques du WEF, la Base aérienne opérera selon un horaire étendu allant de 08h00 à 18h00, sans tenir compte des vols de nuit qui auront lieu une fois par semaine. Le cours de répétition provoquera une augmentation sensible de la circulation autour de l'aérodrome et le long de la Petite-Glâne.

Les Forces aériennes et le commandement de la Base aérienne de Payerne remercient d'avance la population pour sa compréhension. (source Forces aériennes suisses)

 

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Photos : 1 & 3 F/A-18C Hornet WEF2015 2 Northrop F-5 E Tiger II WEF 2015 @ David Studer

14/04/2015

Dix Tiger seront retirés !

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Les Forces aériennes suisses ont terminé l'examen de la structure portante. La flotte de Northrop F-5 E/F «Tiger II» était temporairement clouée au sol, une fissure a été découverte, lors d’un entretien de routine. Lors d’un contrôle effectué, une fissure a été constatée dans la structure portante d’un Tiger F-5E (monoplace), ce qui a entraîné un ordre de contrôle des 36 avions Tiger F-5E qui effectuent encore des vols réguliers.

 

Le résultat de l’examen a révélé que 16 appareils sur 36 étaient défectueux. En conséquence, dix F-5E « Tiger II » seront abandonnés et six autres réparés. Sur les six Tiger qui seront réparés et remis en service, un est gris et les cinq autres rouge et blanc. Il en résulte que la Patrouille Suisse ne pourra pas toujours se produire avec six avions aux couleurs du drapeau.

 

Fatigue structurelle : 

 

La flotte d’avions de combat F-5 est fatiguée, depuis les années 2000, celle-ci et régulièrement réduite, car des aéronefs présentent des fissures importantes qui sont le fait de l’utilisation des aéronefs. Cet arrêt temporaire de la flotte de F-5, ou du moins ce qui l’en reste démontre une nouvelle fois que nos bons vieux «Tiger» ne sont plus très loin d’une retraite bien méritée.

 

Prendre le taureau par les cornes : 

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Cette situation nous démontre une fois de plus les graves conséquences du vote négatif sur le fond Gripen. La situation de nos Forces Aériennes devient chaque jour plus difficile avec notamment la mise en place progressive de la QRA 24/24. La baisse constante du nombre de F-5, qui par ailleurs ne correspondent plus aux besoins actuels rendent la tâche des 32 F/A-18 toujours plus complexe et poussent ceux-ci à devoir voler plus souvent et bruler, ainsi plus vite leur potentiel. 

Entre les années 1978 et 1984, les Forces aériennes ont acquis 110 F-5 Tiger (98 monoplaces et 12 biplaces). Aujourd'hui, il reste 26 appareils en service.

 

Il devient de plus en plus urgent de relancer le processus d’acquisition d’un nouvel avion de combat, sans quoi d’ici 10 ans, nos Forces aériennes se retrouveront dans une situation particulièrement critique. 

 

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Photos: 1 Northrop F-5E Tiger II à Payerne 2 Plan QRA 3 F/A-18C Hornet à Payerne @P.Kümmerling

01/02/2015

Nouveau sauvetage aérien des Forces aériennes !

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On l’oublie souvent, mais les conditions de recherche de nuit d’une personne en hiver en montagne s’avère particulièrement difficiles. Si les moyens civils sont particulièrement efficaces, il n’en reste pas moins, que lorsque ces conditions sont à l’extrême, seul les moyens à dispositions de l’armée permettent de continuer.

 

 Dans la nuit du 18 janvier dernier, une personne disparue a pu être sauvée dans le secteur de Wengen (BE) grâce à l’appui des Forces aériennes suisses. L’hélicoptère équipé du FLIR a localisé en quelques minutes l’homme légèrement blessé, puis éclairé la zone extrêmement dangereuse pendant les opérations de sauvetage menées par un hélicoptère d’Air Glacier.

 

Le dimanche 18 janvier à deux heures et demie du matin, l’hélicoptère de piquet SAR des Forces aériennes a été demandé par la police cantonale bernoise ; il a été immédiatement déployé près de Wengen (BE) par l’officier de piquet des Forces aériennes pour sauver une personne disparue. Avec le FLIR (Forward Looking Infrared), le Super Puma peut localiser dans le terrain des personnes disparues grâce à leur température corporelle. Dans le cadre du piquet SAR (Search and Rescue), un Super Puma des Forces aériennes équipé d’une caméra thermique est aussi à disposition des autorités civiles 365 jours par année. L’hélicoptère de l’armée a décollé de la base aérienne d’Alpnach pour sauver l’homme de 26 ans qui avait disparu.

 

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La personne a été portée disparue après s’être éloignée de son accompagnant samedi soir au-dessus de Wengen. Les recherches terrestres menées par la station de secours CAS Lauterbrunnen du Sauvetage alpin suisse (SAS) ont dû être interrompues assez rapidement en raison de l’obscurité, de la nébulosité et de la neige ainsi que du terrain très abrupt et dangereux. Par la suite, un hélicoptère de sauvetage d’Air Glaciers a effectué un premier vol de recherche depuis la base de Lauterbrunnen. Celui-ci s’est toutefois achevé sans résultat peu après minuit.

 

Les Forces aériennes ont ensuite déployé les cinq membres de l’hélicoptère de piquet SAR, en coordination avec la centrale d’engagement de la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega). L’équipage militaire a été complété par un spécialiste de montagne de la police cantonale bernoise qui avait pris place à bord de l’hélicoptère à l’aérodrome d’Interlaken. Il n’a pas fallu plus de vingt minutes à l’équipage du Super Puma équipé du FLIR pour localiser la personne disparue. Un hélicoptère d’Air Glacier et un spécialiste du sauvetage héliporté (SSH) de la station secours de Lauterbrunnen ont de nouveau été sollicités pour sauver l’homme légèrement blessé et en état avancé d’hypothermie. Tandis que l’hélicoptère militaire éclairait abondamment le lieu du sauvetage au moyen du projecteur orientable dont il est équipé depuis peu, le blessé a pu être rapidement hélitreuillé par un hélicoptère d’Air Glacier, puis transporté à l’hôpital.

Cette opération de sauvetage exigeante a été rapidement menée à bien et en toute sécurité grâce au soutien des Forces aériennes suisses, en collaboration avec tous les partenaires civils concernés. (Source DDPS).

 

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Photos : 1 Airbus Helicopters Super Puma en configuration SAR avec caméra FLIR @ P.Kümmerling 2 Caméra FLIR 3 Image d’une personne perdue @ DDPS