21/08/2015

USAF, un remplaçant pour l’A10 ?

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L’Air Strategic Combat de  l'US Air Force explore les possibilités remplacer les A-10 « Thunderbolt II » pour un nouvel aéronef. Cette option démontre un fois de le manque de capacité du Lockheed-Martin F-35 à répondre aux besoins de l’USAF.

 

F-35 insuffisant :

Si l'A-10 ne convient pas pour une utilisation contre des adversaires capables de déployer des défenses aériennes sophistiquées, il est par contre capable d’appuyer convenablement des troupes au sol en matière de soutien aérien rapproché (CAS), ce qui n’est pas le cas du F-35.  Du coup, l’USAF réfléchit au lancement d’un nouvelle plateforme capable de conjuguer les deux.

Avec le retrait prochain de la flotte de A-10, l’USAF se retrouvera avec une perte de capacité en matière d’appui rapproché. Hors les récent conflits on démontré un besoin crucial de pouvoir

soutenir les forces au sol. Dans une rapport récent, le général Herbert Carlisle a fait allusion à la possibilité d'une nouvelle plate-forme. Les drones actuels de part leur fragilités ne peuvent assumés ce rôle, par conséquent, si l’A-10 n’est pas remplacé par un aéronefs spécialement conçu à cet effet, l’USAF perdra une capacité importante en matière d’appuis tactique au sol. Cette lacune aura donc des conséquences graves pour les troupes au sol.

 

Un nouvel aéronef :

Le futur concept voudrait donc reprendre la maniabilité du A-10 et sa puissance de feu conjuguée à la technologie électronique du F-35, soit sa capacité d’analyse des menaces et sa capacité à neutraliser celles-ci. Mais l’avion devra aussi avoir un coût suffisamment réduit pour être produit en grand nombre

 

Photo : A-10 Thunderbolt II @USAF

07/08/2015

Le F-35A qualifié avec un KC-767A !

 

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Après les mauvaises nouvelles, en voici enfin une bonne pour le F-35. Le programme F-35 vient en effet, de réussir un test clé, avec la qualification du ravitaillement en vol avec un KC-767A italien.

 

La réussite des essais en vol de ravitaillement d’un F-35A avec un tanker KC-767A de la Force aérienne italienne, est en soi une première. Permet ainsi au F-35A d’être qualifié d’une part avec ce type de ravitailleur, mais également auprès d’une force aérienne extérieure aux USA.

 

Le F-35A n° AF-4 de l’US Air Force a reçu 7259kg de kérosène d’un KC-767A italien basé à l’origine à  Pratica di Mare, lors d’essais qui se sont déroulés, depuis les installations de la base aérienne d'Edwards en Californie.

 

Rappel :

 

L’Italie a signé le contrat avec Boeing pour la livraison de 4 KC-767 en 2002. Le premier appareil a été livré en 2011. Les KC-767 italiens sont également utilisés pour le transport de passagers et de fret ainsi que pour l’évacuation sanitaire (MEDEVAC). En fonction, des missions, leur équipage variera entre 3 et 4 navigants.

 

 

Photo : KC-767 italien ravitaillant le F-34A @Lockheed-Martin

10:37 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : lockheed-martin, f-35, blog défense, infos |  Facebook | |

12/07/2015

Trop cher, le F-35 sera un avion secondaire !

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Une nouvelle inquiétude se profile parmi les utilisateurs du Lockheed-Martin F-35, en effet,  les soucis et nombreuses corrections auxquels le « Lightning II » doit faire face inquiètent de plus en plus ses futurs utilisateurs.

 

L’Eurofighter en tant qu’épine dorsale:

 

L’Angleterre et l’Italie qui ont opté tous les deux pour le binôme Eurofighter et F-35, sont aujourd’hui conscient que seul l’Airbus Eurofighter « Typhoon II » pourra correctement assurer une capacité de défense dans les années avenir. De fait, l’Eurofighter sera amené devenir la "colonne vertébrale" de la puissance aérienne européenne jusqu'en 2030, selon un document de la Royal United Services Institute publié fin juin.

 

Le nombre de F-35 en service restera clairement inférieur aux besoins réels en terme de dotation minimale pour les deux pays. De fait, seul l’Eurofighter pourra combler l’ensemble des besoins et ceci après le retrait des Tornado.

 

L’Angleterre et l’Italie se retrouvent donc en liés pour porter au plus vite la mise en service du standard T3 de l’Eurofighter, indispensable à l’avenir. Ce qui réjouit du même coup l’Allemagne, qui disposera d’ici 2025 d’une flotte unique d’Eurofighter. 

 

Du côté des israéliens, on souligne depuis longtemps que le F-35 ne sera que complémentaire dans la défense du pays. Le F-35 permettra à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés. Un officier israélien expliquait dernièrement que la maintenance du F-35 couterait trois fois plus cher que celle d’un F-16. Autrement dit en cas de conflit, lorsque le pays est sous pression financière, la réparation d’un aileron furtif du F-35 fallait la prix de trois ailerons de F-16. Bref, faut-il cloué au sol trois F-16 pour faire voler un F-35 ? Telle était sa question en conclusion !

 

Commentaire: 

 

Cette nouvelle analyse démontre une fois de plus que l’Eurofighter, le Rafale et le Gripen sont de solutions attrayantes qui répondent aux réels besoins des forces aériennes et ceci en adéquation avec les budgets fluctuants des armées.

 

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02/07/2015

Le F-35 est mauvais en dogfight !

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C’est une petite bombe qui vient d’éclater, suite à la publication d’un rapport de l’US Air Force concernant les essais en combat aérien, avec le Lockheed-Martin F-35 « Joint Strike Fighter ». A vrai dire, les résultats de l’évaluation sont sévères à l’encontre de l’avion.

 

Inférieur au F-15, F-15 et F/A/18 :

 

L’évaluation a été effectuée sur demande de l’US Air Force et devait permettre d’évaluer le comportement du F-35 face à des appareils tels que le F-16, F-15 et accessoirement F/A-18 pour la Marine. Si les essais ont principalement été menés contre un F-16, les résultats ont créés une véritable stupeur au sein de l’USAF.

Le pilote d'essai en chef, qui a une expérience de vol du sur F-15E, F-16 et F/A-18F, explique que la manoeuvrabilité du F-35A est "sensiblement inférieure au F-15E" en raison de ses petites ailes, de plus,

face à un F-16, le résultat est sans appel, le F-35 s’est révélé inférieur en combat aérien rapproché (Dogfight) à chaque engagement.

Dans le rapport, le pilote d'essai a noté l'absence de visibilité vers l'arrière de l'habitacle, en raison de la taille du casque. Il  avait également des difficultés en levant les yeux, ce qui rend difficile de repérer l'agile F-16 au-dessus et derrière, soit des configurations normales en combat aérien rapproché.

"Le casque était trop grand pour l'espace intérieur de la canopée et ne permet pas de voir correctement derrière l'avion," note le rapport. "Chaque fois que le casque a été plaqué contre la verrière, le pilote a continué à chercher son adversaire en tournant son cou, entraînant une modification de la symbologie du viseur de casque, qui ne se trouvait plus en face des yeux !".

Pour terminer, le taux de virage est jugé inférieur au F-16.

 

Du côté de chez Lockheed-Martin :

 

Chez l’avionneur américain, on explique de manière « un peu empruntée » que le F-35 est conçu pour "tirer et tuer" ses ennemis sur de longues distances, et que lors d’essais simulés le F-35 avait remporté toutes les victoires face à des avions de la génération actuel et ceci grâce à ses capteurs de nouvelle génération. Et Lockheed-Martin d’ajouter que de toute manière dans un environnement de combat moderne seul, le F-35 pourrait survivre » et ceci notamment grâce à sa furtivité ». En conclusion l’avionneur déclare qu'il est trop tôt pour "tirer des conclusions définitives sur la manoeuvrabilité de l'avion, celui-ci étant encore en développement » !

 

Commentaire :

 

A vouloir pousser les compromis à l’extrême, on peut une nouvelle fois s’interroger sur la réussite de ce projet, aérodynamisme mal adapté et qui génère des faiblesses en matière de manoeuvrabilité de l’avion, des problèmes de conception du viseur de casque, qui pourront être corrigés, non sans, un risque de surcoût, même léger.

La réponse de l’avionneur est par contre inquiétante, certes, l’avion est en développement, mais les carences de celui-ci sont encore énormes, pour un aéronef dont le taux de production est déjà activé, même à un faible taux. De plus, chacun sait qu’en quelques minutes une formation de chasse  passe du combat BVR (au-delà de la portée visuelle) au Dogfight (combat rapproché), de fait il est impératif que l’avion puisse être engageable et bon dans cette configuration du combat. L’argumentation de la supériorité à distance et de la furtivité ne tiennent non plus pas la route, les aéronefs actuels sont tous capables de tirer loin, d’ailleurs l’armement du F-35 est le même que pour un Rafale, Eurofighter et Gripen avec le Meteor. Quant à la furtivité, un F-35 ne l’est plus lorsque celui-ci, est doté de pylône sous les ailes, il devient même parfaitement détectable avec un radar classique à antenne mécanique. L’arrivée des radars AESA et des optroniques IRST rendent par ailleurs, la furtivité quasi obsolète.

 

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Photos : F-35A et F16 danois @ Danish air force 2 F-16 et F-35 de l’USAF @ USAF

27/06/2015

Nouvelle bataille à propos du retrait des A-10 !

 

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Washington, c’est une nouvelle saison en ce qui concerne le feuilleton sur  la mise à la retraite des avions d’attaque au sol A-10 « Thunderbolt II ». En fin de semaine, le Government Accountability Office (GAO) a soulevé des doutes en ce qui concerne les économies réalisables avec le retrait des A-10 au sein de l’USAF.

 

En effet, selon le GAO l’économie réalisable avec le retrait des A-10 estimée à 4,2 milliards de dollars sur cinq ans ne serait qu’approximative. De plus, des lacunes capacitaires apparaîtront au sein de l’USAF et ne pourront être compensées avant longtemps.

En effet, le dernier rapport publié, datant du 25 juin dernier, confirme que l'armée de l'air des Etats-Unis ne sera pas en mesure de soutenir pleinement les missions d'appui aérien rapproché (CAS) sans l'A-10 « Thunderbolt II ».

L'A-10 est considéré comme l’une des meilleures plates-formes de CAS jamais produit, et il fournit également une couverture aérienne pour les d'hélicoptères effectuant des opérations de recherche et sauvetage en combat. L'armée de l'air a besoin d'eux aussi, afin de former et qualifier ses contrôleurs d'attaque en finale (JTAC).

 

Pour autant, cette prise de position n’est pas du goût de tout le monde, la secrétaire en charge de la planification des opérations au sein de l’USAF, Deborah Lee James a déclaré que le coût du maintien de l'A-10, se ferait au détriment de la supériorité de l'air et des missions à l’étranger. De plus, le fait de garder en ligne les A-10, pose un problème de moyen en ce qui concerne la maintenance des aéronefs actuels et diminue les ressources disponibles destinées à l’arrivée du nouveau F-35.

 

Les surcoûts du F-35 :

 

On le constate une nouvelle fois, l’arrivée du F-35 pose de nombreux problèmes connexes à l’USAF. Les retards de son entrée en service posent de nombreux tracas de planification, de plus le fait que celui-ci ne soit pas encore qualifié pour l’attaque au sol rapprochée, laisse encore planer de nombreux doutes sur ses réelles capacités à pouvoir remplacer l’A-10. Ajoutons le fait que les coûts de maintenance de l’un péjorent l’entrée en service l’autre et vice versa.

 

 

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Photos : 1 A-10 « Thunderbolt II » 2 F-35 @ USAF