03/01/2016

Evolution du marché des avions de combat !

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Le marché des avions de combat est en train de subir une profonde mutation, avec l’arrivée de nouveau prétendants comme la Chine et le retour en force de la Russie. Les Etats-Unis conservent une forte capacité de domination notamment sur l’Europe. Le vieux continent est quant à lui dans une situation complexe, avec trois excellentes offres, mais qui se heurtent à la pression des Etats-Unis.

L’avion de combat un outil cher

Indispensable à la supériorité aérienne, l’avion de combat est devenu de plus en plus cher et complexe du point de vue technologique. Cher à l’achat, l’avion de combat peut s’avérer également coûteux à la maintenance. Les réductions des programmes d’armement de ces dernières années ont obligé les forces aériennes à mettre en œuvre des programmes de mises à jours afin de garantir un maintien des flottes en service. Cependant, l’usure des aéronefs en a contraint certains à la mise en place de la « cannibalisation » d’avions pour permettre à d’autres de voler. Des situations peu enviables et au final, qui ne permettent pas de combler le manque d’aéronefs. Certaines armées de l’air se sont engagées à commander de nouveaux avions, mais en occultant l’achat de pièces détachées en suffisance, faute de moyens. C’est le cas de la France qui se retrouve avec une flotte d’avions Rafale très modernes, mais avec un taux de disponibilité particulièrement faible soit 30% pour l’aéronavale et 40 % pour l’Armée de l’air (en voie d'amélioration).

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Des flottes uniques

Les coûts des avions modernes sont notamment dû à l’hypertechnologie embarquée, qui rend l’avion de combat moderne multirôle. De fait, la tendance actuelle est de remplacer les anciennes flottes d’avions ayant un rôle limité par un appareil unique (sauf l’Inde et la Chine qui continuent sur la voie de flottes très diversifiées). Cette solution permet de rationaliser l’entretien et la formation des équipages.

Difficulté d’exportation

La solution la plus simple pour faire baisser le coût d’achat d’un avion de combat est de le vendre si possible en grand nombre. L’Europe dispose aujourd’hui de trois excellents avions, que sont le Rafale, le Gripen E et l’Eurofighter qui offrent un excellent coût/efficacité en fonction des besoins spécifiques du client. Ces trois appareils pourraient largement combler les besoins des pays européens et assurer du même coup une très bonne viabilité des trois avionneurs, mais il n’en est rien. La domination politique américaine qui pousse à l’achat du F-35, rend les choses compliquées pour nos avionneurs. Sur le marché international, ce sont les Etats-Unis et la Russie qui continuent de s’imposer. Cette dernière est même aujourd’hui capable de concurrencer directement les américains, sur de nombreux contrats avec l’arrivée de nouveaux standards qui concernent les avions de combat de la quatrième génération. Se sont en effet les générations 4+ et 4++, qui dominent le marché et ceci grâce à l’arrivée du radar à antenne à balayage électronique (AESA), de la fusion des données et d’une grande manoeuvrabilité. Les Etats-Unis proposent de leur côté, en plus de la 4e génération, le F-35 qui se situe au sein de ce que l’on appelle la 5e génération et qui englobe des capacités de furtivité.

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Les avionneurs européen offrent pourtant les mêmes capacités que leurs homologues russes et américains, hormis la 5e génération, mais dont les réelles capacités sont mises en doute, mais avec une influence politique moindre. De plus, le simple fait que certains pays européens ne daignent pas s’intéresser aux trois productions européennes, péjore d’autant plus la capacité à les vendre sur d’autres continents.

La situation actuelle

La plupart des exportations d’avions de combat de ces dernières années ont concerné l’Inde avec le Sukhoi 30MKII russe et des avions d’alerte lointaine P-8A «Poseïdon» américain. Le Proche-Orient a vu la réussite de Dassault dernièrement avec 24 Rafale en Egypte et 24 au Qatar dans le même temps les Etats-Unis vendaient des F-16 aux Emirats Arabes Unis. L’Asie est devenue un vaste marché où Taïwan, Singapour et la Corée du Sud restent profondément client des USA. La Suède a réussit une belle vente avec le Gripen C/D en Thaïlande. Alors que le Vietnam est client chez le russe Sukhoi. La Malaisie est actuellement très convoitée. Européens, russes, américains et chinois sont tous en concurrence. L’Indonésie vient de choisir le Sukhoi Su-35, renforçant un peu plus la capacité d’exportation de la Russie. Le partenariat sino-pakistanais a également réussi une première avec le JF-17 « Thunder » au Myanmar (ex-Birmanie) au début de l’été.

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La Chine justement est en passe de venir se joindre aux principaux avionneurs en tant que concurrent sérieux. La vente et la fabrication de chasseurs JF-17 « Thunder » au Pakistan en est un exemple, ainsi que la toute récente, vente de 24 Jian J-10 « Dragon Véloce » à l’Iran. Avec le lancement de deux programmes d’avions furtifs de cinquième génération, le J-20 et le J-30, la Chine va devenir d’ici dix ans un acteur très sérieux sur le marché des avions de combat.

L’un des marchés très convoités ses dernières années, concernait le Brésil et le renouvellement de sa flotte, pour une centaine d’avions de combat. La réussite du suédois Saab avec le Gripen E est très importante, car la nouvelle collaboration avec l’avionneur brésilien Embraer, (troisième après Airbus et Boeing) devrait permettre des développements futurs avec à la clef un prix très compétitif.

Ces 10 prochaines années

Les avionneurs européens se retrouvent avec des chances diverses de ventes pour les 10 prochaines années. Dassault a eu une année 2015 exceptionnelle, après l’Egypte et le Qatar a passé commande pour 24 appareils. L’avionneur français devrait pouvoir placer le Rafale sur deux ou trois marchés supplémentaires au Moyen-Orient et éventuellement en Asie. Quant à Airbus DS, qui est dans une situation difficile et ceci malgré l’arrivée du nouveau standard T3 de l’Eurofighter, certes multirôle, mais encore cher à l’achat et à la maintenance, on pense à un client au Moyen-Orient pour un prochain contrat. Saab devrait pouvoir placer le Gripen E sur différentes niches, parmi les utilisateurs actuels du standard C/D (Tchèquie, Afrique du Sud, Thaïlande) et voir des possibilités de ventes en Europe comme le Portugal, la Suisse, l’Autriche (remplacement des Eurofighter , trop chers à l’heure de vol) et la Bulgarie. Un nouveau client en Amérique latine et un ou deux clients possibles en Asie. Très engagés sur le développement des avions de 4e et 5e générations, les Etats-Unis et la Russie vont dominer le marché des avions de combat, se partageant, ainsi les clients des différents continents, ne permettant pas une véritable percée des aéronefs européens.

D’une manière plus marginale, le Japon avec Mitsubishi Aerospace et la Corée du Sud avec KAI (Korean Aerospace Industrie) devraient se lancer dans la mise au point d’un avion de combat, mais avec l’aide des Etats-Unis. L’Inde avec HAL et le « Tejas » ne répondront certainement pas aux exigences de l’exportation dans sa totalité. Il faudra attendre encore vingt ans avant d’entrevoir ce pays en tant qu’exportateur sérieux. Par contre, L’Inde se profile en tant que fournisseur et partenaire du programme russe Sukhoi T-50 PAK-FA, dont une version destinée à l’exportation devrait voir le jour d’ici 2023.

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L’avenir

D’ici 15 à 20 ans, l’Europe se retrouvera dans une situation encore plus compliquée qu’aujourd’hui. Dassault ne produira plus seul, d’avions de combat, Airbus DS devra certainement trouver un partenaire pour l’après « Eurofighter » et il en va de même pour Saab à moins d’un développement avec Embraer. Alors, à moins d’une entente des trois avionneurs européens, l’avenir de l’aéronautique militaire européenne pourrait être particulièrement sombre.

La domination des Etats-Unis de la Chine et de la Russie, va ainsi prendre un réel essors, durant cette période reléguant ainsi l’Europe loin derrière, si celle-ci ne réagit pas d’ici là. En effet, ces trois pays (la Chine y parviendra d’ici 10 ans) disposent d’une industrie aéronautique complète, susceptible de fabriquer et donc de répondre à l’ensemble des besoins d’une force aérienne. Ces trois pays, sont actuellement les seuls à se lancer, par exemple, dans le développement d’un super bombardier hypersonique.

 

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Les besoins sur 15 ans

Avec l’augmentation récentes des dépenses militaires à travers le monde et l’instabilité actuelle, on estime les besoins en matière d’avions de combat à près de 3’000 aéronefs d’ici 2030. Le sursaut de l’aviation militaire européenne, doit se préparer minutieusement et tenir compte des erreurs du programme A400M d’une part et du lourd système décisionnel, lié à la gestion de la production de l’Eurofighter, sans quoi celle-ci sera mise à mal.

 

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Photos : 1 Image d'artiste d'un avion de 6ème génération 2 le Rafale@ Dassault 3 le F-35 @ Lockheed-Martin 4 Eurofighter @ FAE 5 Gripen NG @ SAAB 6 Sukhoi T-50 @ Sukhoi 7 Chengdu J-20@ Chengdu

18/12/2015

Les F-35 et Super Hornet seront les gagnants en 2016 !

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Washington, le Lockheed-Martin F-35 et le Boeing F/A-18 seront les principaux gagnants du projet de loi de dépenses complémentaires annoncé par les législateurs américains en milieu de semaine.

Si, le projet est finalement adopté, ce sont les programmes du F-35 et du « Super Hornet » qui en seront les principaux bénéficiaires, pour un supplément de trois F-35A, six F-35B et deux F-35C. De son côté Boeing devrait obtenir une rallonge pour la production de sept EA-18G « Growler » et cinq F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Dans une moindre mesure, d’autres programmes pourraient également recevoir des commandes additionnelles comme : General Atomics avec deux drones MQ-9 « Reaper », et Boeing/Bell pour un V-22 2Osprey » supplémentaire.

Le projet de loi rétablit également des fonds pour les CE-130H de guerre électronique et dans une mesure non définie au maintien de la flotte de République Fairchild A-10. Le Congrès devrait également débloquer des fonds pour une douzaine d’avions ravitailleurs Boeing KC-46.

 

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Photos : 1 F-35 @ Lockheed-Martin 2 Super Hornet @ USN

19/10/2015

F-35: danger en cas d'éjection !

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La série noire des problèmes continue avec le Lockheed-Martin F-35, on apprend ce lundi que l'US Air Force exige une solution rapide concernant le siège éjectable Martin Baker US16E (MK16) qui équipe les F-35 « Lightning II ».

En effet, des tests récents ont mis à jour un "risque inacceptable de blessure au cou" pour les pilotes en cas de déploiement du parachute à basse vitesses et ceci après une éjection de la canopée.

La question semble très grave, car les pilotes ayant un poids compris entre 61,7 kg 111,1 kg peuvent être gravement blessés. Pires, ce problème semble s’aggraver un peu plus, lorsque le pilote est équipé du viseur de casque Rockwell-Collins. Le poids de celui-ci, ajoute trop de pression sur les cervicales du pilote, lors de l’éjection cette-fois-ci. Rappelons que l’éjection d’un pilote provoque une accélération de l’ordre de 20 à 23G.

Les responsables du « Joint Program Office F-35 »  affirment que ceux-ci travaillent sur trois correctifs : le premier, la possibilité pour les pilotes les plus légers de pouvoir retarder légèrement le déploiement du parachute, réduisant ainsi sa force d'ouverture. Les deuxième et troisième corrections consistent à réduire le poids du casque d’une part et de l’autre de modifier le panneau de support en tissu du parachute, afin d’empêcher la tête du pilote de basculer vers l’arrière, lorsque le parachute s’ouvre.

 

Commentaire :

Ce nouveau problème technique du F-35 qui fait suite aux nombreuses révélations concernant le F-35 et ses faiblesses aérodynamiques, ses nombreux retards qui ont engendré une augmentation des coûts n’est pas pour rassurer, rappel des faits : Un moteur sous puissant, qui ne permet pas à l’appareil de se désengager lors de combats rapprochés, un canon embarqué  qui peine à tirer, Lockheed-Martin n’a toujours pas réussi à intégrer les commandes de tir à ce jour, sans oublier une limitation des obus soit 180. Des capacités VTOL (atterrissage et décollage verticaux) particulièrement coûteuses et problématique pour le revêtement des navires. Un viseur de casque trop gros pour le cockpit et qui ne permet pas une visibilité vers l’arrière. Le plus gros et le plus complexe logiciel embarqué (plus de 20 millions de lignes de code) particulièrement compliqué et qui démultiplie les mises à jour fréquentes. La vulnérabilité des réservoirs de carburant. Avec, je vous le rappelle, un coût d’achat exorbitant tout comme la maintenance.

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Photos : 1 Lockheed-Martin F-35 2 Essais du siège éjectable @ USAF/Lockheed-Martin

 

 

08/09/2015

Premier vol d’un F-35 produit en Europe !

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Base aérienne de Cameri en Italie, le premier F-35A « Lightning II » n°AL-1 assemblé sur la chaine de l’avionneur Finmeccanica-Alenia Aermacchi a effectué son vol inaugural.

Le pilote d’essais a décollé de la piste à 13h05 heure pour un vol de contrôle d’une durée de 1heures22. Ce premier vol s’est déroulé comme prévu.

Les installations italiennes doivent fournir les F-35 italiens et hollandais. De plus, la société produit des ensembles d’ailes complets pour Lockheed-Martin.

Ce premier F-35A produit en Italie est supervisé par Alenia-Aermacchi pour Lockheed-Martin porte la désignation AL-1 (l’Italie produira également le F-35B). Son premier vol est prévu un plus tard cette année. L’unité de production italienneFACO (JSF and Check Out) a coûté 800 millions d’euros et  est gérée conjointement par Alenia-Aermacchi et Lockheed-Martin. Cette chaine d’assemblage va produire les F-35 destinés aux forces armées italiennes, britanniques et hollandaises. Quand elle aura atteint sa pleine capacité de production, l’usine de Cameri assemblera deux avions par mois. En dehors de l'assemblage final, Alenia- Aermacchi produit 40% des ailes pour tous les F-35A dans le monde entier, en tant que deuxième fournisseur de source pour Lockheed-Martin. Le coût unitaire initial serait de 106 millions d’euros pour le F-35A produit en Italie, cependant, Rome a fortement réduit le nombre de F-35 initialement commandé de 131 à 90 exemplaires. Mais le montant de la facture, qui estimé encore  à 15 milliards d’euros est jugée encore trop élevée pour le pays, compte tenu de l’état de ses finances. Une nouvelle baisse du nombre de F-35 italiens n’est pas à exclure, on parle aujourd'hui de 45 appareils, soit 30 F-35A et 15 F-35B.

La baisse du nombre de F-35 destinés à l’Italie, l’Angleterre et les Pays-Bas confirme, une fois de plus, l’incertitude en ce qui concerne les coûts réels de production en ligne du « Lightning II ». Alenia-Aermacchi prévoit à terme d’utiliser les installations de Cameri pour la maintenance lourde en Europe du F-35.

 

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Photos : 1 premier vol d’un F-35 assemblé en Europe 2 retour du vol et félicitations @ Lockheed-Martin

21/08/2015

USAF, un remplaçant pour l’A10 ?

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L’Air Strategic Combat de  l'US Air Force explore les possibilités remplacer les A-10 « Thunderbolt II » pour un nouvel aéronef. Cette option démontre un fois de le manque de capacité du Lockheed-Martin F-35 à répondre aux besoins de l’USAF.

 

F-35 insuffisant :

Si l'A-10 ne convient pas pour une utilisation contre des adversaires capables de déployer des défenses aériennes sophistiquées, il est par contre capable d’appuyer convenablement des troupes au sol en matière de soutien aérien rapproché (CAS), ce qui n’est pas le cas du F-35.  Du coup, l’USAF réfléchit au lancement d’un nouvelle plateforme capable de conjuguer les deux.

Avec le retrait prochain de la flotte de A-10, l’USAF se retrouvera avec une perte de capacité en matière d’appui rapproché. Hors les récent conflits on démontré un besoin crucial de pouvoir

soutenir les forces au sol. Dans une rapport récent, le général Herbert Carlisle a fait allusion à la possibilité d'une nouvelle plate-forme. Les drones actuels de part leur fragilités ne peuvent assumés ce rôle, par conséquent, si l’A-10 n’est pas remplacé par un aéronefs spécialement conçu à cet effet, l’USAF perdra une capacité importante en matière d’appuis tactique au sol. Cette lacune aura donc des conséquences graves pour les troupes au sol.

 

Un nouvel aéronef :

Le futur concept voudrait donc reprendre la maniabilité du A-10 et sa puissance de feu conjuguée à la technologie électronique du F-35, soit sa capacité d’analyse des menaces et sa capacité à neutraliser celles-ci. Mais l’avion devra aussi avoir un coût suffisamment réduit pour être produit en grand nombre

 

Photo : A-10 Thunderbolt II @USAF