16/09/2017

Une très belle édition pour le Breitling SionAirshow !

DSC_7429.jpg

Depuis vendredi l’édition du Breitling SionAirshow a débuté son avec lot de démonstrations aériennes toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Oldtimers, les patrouilles italiennes, suisses (PS & PC7 Team) et jordanienne et le Breitling Jet Team sans oublier les avions de combat les plus modernes et la douceur des planeurs et autres parachutistes sont tous là pour satisfaire un public de passionnés.

Pour les puristes, une petite déception le niveau de base des présentations a été rehaussée par l’OFAC, s’en suit des présentations 50 mètres plus haut que lors de l’édition 2011.

Un site exceptionnel :

DSC_7419.jpg

Sion est en soi une référence en matière de situation, la topographie des lieux est exceptionnelle pour voir évoluer tout ce que peut produire l’aéronautique. Les patrouilles aériennes et autres jets doivent adapter leur présentation pour faire corps avec la montagne, mais le résultat est simplement extraodinaire. On se souvient encore, des fabuleux meetings internationaux qui se déroulaient régulièrement dans les années quatre-vingts et une dernière fois en 97, puis, ce fut le grand vide (sauf les portes ouvertes organisées par les Forces aériennes) ! Par chance, une nouvelle organisation s’est mise en place pour relancer de manière régulière cette manifestation en 2011. Le meeting est organisé en partenariat avec l’ensemble des acteurs de la région, soit la ville de Sion, l’aéroport, les Forces aériennes, les autorités communales et l’aéro-club du valais. Cette nouvelle édition est une réussite, toute l’équipe des organisateur peut être fier, merci à toutes et tous !

Le Flyboard Air :

DSC_7319.jpg

Dans cette édition, dès vendredi nous avons pu admirer l’extraordinaire présentation de Franky Zapata avec son Flyboard Air. Techniquement le Flyboard Air se pilote comme un Segway, c'est-à- dire grâce au transfert de masse opéré par le pilote. Sauf qu'un Segway dispose d'un support et n'a pas pour préoccupation le lacet, ce mouvement de rotation horizontal autour d'un axe qui n'est, par ailleurs, pas toujours vertical dans le cas du Flyboard Air. Pour parvenir à stabiliser son engin, Francky Zapata a donc prévu de l'équiper de pas moins de six moteurs. Quatre sont disposés sous le plateau qui supporte le pilote, deux sur les côtés, ces derniers sont utilisés pour la rotation. Pourquoi quatre moteurs sous la planche au lieu d'un seul ? Pour stabiliser l'appareil. Ces quatre moteurs sont en effet en mouvement, afin d'ajuster au mieux la direction de la poussée en fonction des mouvements du pilote. Voir voler Franky à Sion est une pure merveille ! A noter qu’en France, son pays, Frank est interdit de vol. Nul n’est prophète en son pays paraît-il ?

Nouvel avion de combat la bataille à débuté :

IMG_0129.JPG

Ils sont presque tous présents les futurs avions en compétition pour notre pays, Gripen, Rafale et Eurofighter ont donné le ton dès vendredi dans le ciel sédunois pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles. Mais la bataille à débuté en coulisse. Airbus DS, Dassault Aviation, Saab et Lockheed-Martin sont tous présents avec un stand. Distribution de casquettes, porte-clefs, autocollants, visites de cockpits pour les uns, simulateurs pour les autres, le public a le choix pour se familiariser avec chacun des appareils.

Ce vendredi, une importante délégation composée d’industriels suisses est venue visiter les avionneurs et parler d’offres compensatoires, soit un élément clef dans l’achat d’un tel avion. Ce samedi, l’avionneur Saab a convié la presse sur son stand pour une conférence de présentation des derniers développement son Gripen E.

 

DSC_7349.jpg

DSC_7404.jpg

DSC_7288.jpg

DSC_7278.jpg

 

DSC_7282.jpg

 

DSC_7311.jpg

DSC_7423.jpg

DSC_7425.jpg

Photos : 1 Sion un site privilégié 2 F-16 belge 3 Franky Zapata 4 Les stand des avionneurs 5 Les Frecce Tricolori, 6 Curtiss P-40, 7 Simulateur F-35, 8 Hawker Hurricane, 9 Antonov An-2, 10 F/A-18 Swiss solo Display, 11 Gripen C hongrois 12 Rafale RSD et Eurofighter allemands@ P.Kümmerling

 

 

 

05/09/2017

F-35, Parmelin et l’intoxication !

Cmq2FfeWgAA0_J5.jpg-large.jpeg

Sous le titre « Guy Parmelin songe à des F-35 pour l'armée » une certaine presse ne fait pas de l’information mais du « Fake News ». Non seulement ce titre est « faux » mais pires, il ouvre la voie à une grave désinformation de la population.

Le Chef du DDPS ne choisi pas l’avion :

Peu importe sa couleur politique, le chef du DDPS ne choisi pas les systèmes qui viendront équiper notre armée. Les choix sont effectués par un groupe de tests et c’est une équipe composée de spécialistes qui présente le projet retenu selon plusieurs critères au chef DDPS. Celui-ci sera alors chargé de présenter les achats au sein d’un programme d’armement au Conseil Féféral. Le paquet est ensuite proposé aux deux Chambres Fédérales et éventuellement devant le peuple. Prétendre que l’actuel chef du DDPS serait « en faveur d’un avion plutôt qu’un autre » est en soi un mensonge.

Peu de chance pour le F-35 :

En ce qui concerne cette pseudo révélation, j’ajouterai que les chances du Lockheed-Martin F-35A pour notre pays sont très faibles. En premier lieu, il faudra les demandes en matière d’offsets et de participation au developpement du futur avion. Car si les demandes sont identiques qu’en 2008, les américains ne pourrant simplement pas s’alignier.

Toutefois, si le F-35 devait rester en course, l’avion souffre de nombreuses maladies de jeunesse, qui n’ont de loin pas encore trouvés de solution. Le prix à l’achat est encore très élevé et si celui-ci va baisser, lors de la mise en production à plein régime, les coûts à l’heures de vol et de la maintenance restent insupportables. Par ailleurs, la maintenance lourde ne pourra se faire ne Suisse, mais serait faite en Italie (centre européen). En résulterait une perte de contrôle pour notre armée avec une dépendance inacceptable avec en sus une perte de compétence technique.

Le second problème de la maintenance concerne le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé au Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs et qui n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte mondiale de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Le budget, la clef du choix :

Le chef du DDPS Guy Parmelin travaille aujourd’hui à la préparation du budget qui concernera non seulement l’achat d’un nouvel avion mais également du futur système sol-air (DSA20). Au vue des finances actuelles la marge de manœuvre est difficile. En conséquence, le montant disponible sera la clef des choix finaux.

Des variations de prix importantes :

En effet, entre les aéronefs les moins chers disponibles (Gripen E, Super Hornet et éventuellement le F-16 Viper) et les plus onéreux (F-35, Eurofighter, Rafale), la différence sur le prix à l’acquisition pour un même nombre d’avions pourra varier de l’ordre de 1,1 à 1,8 milliards de nos francs (avec rabais). Il faudra également tenir compte des coûts à l’heure de vol. Ils seront également très différents d’un avion à l’autre et auront un impact non négligeable sur la décision.

A noter, que les fameuses variantes exprimées dans le rapport du groupe d’experts et d’accompagnement sur le développement et la modernisation de nos Forces aériennes, ne tiennent comptes que du prix moyens des aéronefs. Lors de la remise des offres des différences en ce qui concernes les rabais peuvent atteindre 20% du prix officiel d’un avionneur.

Photo : F-35 @ USAF

12/06/2017

Un nouveau problème pour les F-35 !

Cmq2FfeWgAA0_J5.jpg-large.jpeg

 

 

L'US Air Force (USAF) a annulé le 9 juin les opérations de vol des avions de combat Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » Joint Strike Fighter (JSF) à Luke Air Force Base (AFB) en Arizona après une série de cinq incidents où les pilotes ont subi des symptômes semblables à ceux d'hypoxie, Selon une déclaration de service.

La porte-parole de la Force aérienne, Kiley Dougherty, a déclaré que le 9 juin, que la base comprend 55 F-35A et que les 25 sorties F-35A, ou les vols prévus. Les cinq incidents ont tous eu lieu depuis le 2 mai, selon Dougherty.

Le porte-parole de la Force aérienne, le colonel Patrick Ryder, a déclaré que le Bureau du programme conjoint F-35 (JPO) a mis au point une équipe d'action pour mieux comprendre le problème. Le service continuera avec les opérations de vol F-35 à partir du 12 juin, mais de manière limitées.

 

Photo : F-35 en vol @ USAF

18/05/2017

Finlande, le point sur le nouvel avion de combat !

00983.jpg

La Finlande est actuellement en phase d’analyse des réponses préliminaires des avionneurs en ce qui concerne la demande d'information qu'elle a émise dans le cadre du programme HX-FRP pour remplacer sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet ».

Selon le calendrier finlandais en vigueur, il est prévu de débuter le processus de sélection officielle au début de l’année 2018. C’est également à cette période que la Finlande demandera un premier devis (RFQ) aux avionneurs en compétition. Selon le chef de projet au ministère de la Défense finlandaise, Lauri Puranen, le cahier des charges doit permettre aux soumissionnaires de proposer une gamme de solutions suffisamment large pour répondre à un certains nombres de scénarios clés.

Les bases du projet :

La Finlande ne veut pas sacrifier sa capacité d’engagement en temps de paix et doit pouvoir compter sur une dotation lui permettant un engagement sur de longs mois en cas de situation tendue au niveau international. Pour ce faire la Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. L’avion doit pouvoir évoluer en réseau connecté avec les systèmes de défenses au sol et le reste de l’armée. Pour cette acquisition la Finlande prévoit un budget d’acquisition dans une fourchette allant de 9 à 11 milliards de dollars. A noter, que la Finlande estime que les coûts à l'heure de vol pourraient atteindre trois fois le montant du prix d'achat sur une période de 30 ans. Cette donnée sera prise en compte pour le choix final.

Les aéronefs en compétitions:

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Hornet en Finlande : 

C’est en 1992 que la Finlande décida d’acquérir 64 F/A-18 C/D «Hornet» pour remplacer les bons vieux MiG-21 et Saab J-35 «Draken». A l’époque, les Hornet finlandais ne sont pas complètement équipés, notamment en matière de guerre électronique et d’avionique, ce qui avait permis à l’époque de faire baisser le prix d’achat. Mais dès le début des années 2000, la Finlande décida d’équiper ses « Hornet » des systèmes manquants. Depuis les « Hornet » finlandais ont reçu les missiles air-air à moyenne portée de type AIM-120 AMRAAM avec un système de système de visée plus performant et de doter ceux-ci, du système de guerre électronique AN/ALQ-67.

Le groupe de travail du ministère de la Défense finlandais a recommandé que la flotte de F/A-18C/D puisse entrer en retraite durant la période 2025-2030. A signaler, que la Finlande considère que le coût d'un programme d'extension de vie des « Hornet » est à la fois risqué et prohibitif.

Essais et choix :

Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

04646.jpg

 

Photos : Boeing F/A-18C « Hornet » finlandais@ Cristain Schrik

12/05/2017

Canada : fronde contre l’achat de Super Hornet !

demo-hornet-unveiled-apr-ck04-2017-0264-004.jpg

Ottawa, le feuilleton du nouvel avion de combat semble prendre une nouvelle tournure. En effet, des politiciens canadiens ont recommandé que le pays annule son projet d'acquisition de 18 Boeing F/A-18E/ F « Super Hornet », décrivant le plan comme une «décision politique» qui ne peut servir ni l'aviation ni les contribuables.

Un comité sénatorial canadien pour la défense s’est créé pour refuser la décision du gouvernement Trudeau d’acquérir le « Super Hornet » en tant que mesure provisoire. Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

F-18 Super Hornet.jpg

Ce comité de sénateurs indique dans un rapport nommé « Réinvestir dans les Forces armées canadiennes » publié au début du mois de mai, que le déménagement sera coûteux, entre 5 et 7 milliards de dollars et limitera la capacité de la Royal Canadian Air Force (RCAF) à être totalement interopérable au sein du NORAD et de l'OTAN. Il cite une lettre écrite par 13 anciens officiers supérieurs de l'ARC qui soutient que l'acquisition d'une telle flotte, partageant seulement des points communs limités avec ses combattants actuels sera inutilement coûteuse. Ce comité demande au gouvernement à d'entamer "immédiatement" un concours pour sélectionner le remplacement des FC-18, avec une décision à prendre avant le 30 juin 2018.

Analyse :

En fait ce n’est pas tant le « Super Hornet » qui est visé, mais bien l’idée d’une acquisition provisoire. Il faut se rappeler que le gouvernement Trudeau avait assuré avant d’être élu, qu’il combattrait le choix du Lockheed-Martin F-35. Avec cette décision d’achat du « Super Hornet » le nouveau gouvernement ne fait que satisfaire à court terme son électorat. Mais la vraie question n’a pas été résolue pour autant, le Canada devra un jour ou l’autre se décider pour l’achat en nombre suffisant d’un nouvel avion de combat et ne pourra pas continuellement se retrancher derrière une solution « provisoire ». Le gouvernement Trudeau se retrouve aujourd’hui face à son devoir de décision.

 

rcaf,force aérienne du canada,cf-18,remplacement des cf-18,gouvernement trudeau,super hornet,f-35,nouvel avion de comabt,blog défense,infos aviation,les nouvelles de l'aviation

Photos : 1 Le Canadian Solo Display 2017 @ RCAF 2 Super Hornet @ Boeing 3 F-35@ Lockheed-Martin