24/02/2016

La Suisse relance le projet d’un nouvel avion de combat !

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Notre nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin a informé aujourd’hui les membres du Conseil Fédéral du lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en 2017. Le Département fédéral de la défense prévoit de lancer les travaux de préparation au printemps 2016.

Un vote qui n’a servi à rien !

Les projets d’acquisition d’avions de combat sont souvent compliqués du point de vue politique et ressemble souvent à des feuilletons interminables. L’Inde traîne les pieds avec la finalisation du Rafale, les EAU ne se sont toujours pas positionnés sur un appareil depuis cinq ans, l’ancien gouvernement canadien avait opté pour le F-35, sans ouvrir une compétition, créant ainsi un tollé politique. Et en Suisse nous n’en sommes pas en reste avec une votation ratée en mai 2014, qui au final n’aura servità rien sinon perdre du temps. Car l’inévitable se rapproche, la flotte de 30 Northrop F-5 E/F « Tiger II » (54 encore en service en 2014) est à bout de souffle et ne pourrait pas être engagée en cas de conflit. Pire, elle n’est même pas engageable pour la police du ciel 24/24, dont la première étape a été activée en janvier dernier.

Les besoins en augmentation :

Si, lors de la votation de 2014, il était prévu de remplacer partiellement la flotte de F-5, la situation continue d’évoluer de manière problématique. En effet, il ne reste plus qu’une trentaine de « Tiger » et ceux-ci, vont continuer à être retiré progressivement du service. De plus, la situation se complique du côté des Boeing F-/A-18 C/D « Hornet ». En effet, l’avionneur américain ne produira plus de mises à jour dès 2023 et l’US Navy va débuter le retrait progressif de l’avion à cette date. Le « Hornet » va donc rapidement vieillir, pour être totalement dépassé d’ici 2030.

En conséquence, il va falloir combler le départ à la retraite non d’un, mais de deux types d’avions ! Soit dans l’urgence le F-5, puis le F/A-18.

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Situation d’urgence :

On aura eu beau prévenir de la situation en 2014, nous voici donc, dans une problématique d’urgence. D’une part parce que le nouvel avion n’arrivera qu’après le départ à la retraite des F-5 et ceci au moment ou il faudra déjà remplacer les Hornet. Sans quoi notre pays ne disposera plus d’une aviation moderne.

Relance du projet :

Le ministre de la Défense instituera un groupe d'experts composé de représentants des différents domaines concernés de l'armée, d'armasuisse et du Secrétariat général du DDPS. D'ici à janvier 2017, les experts répondront dans un rapport aux questions de fond concernant les besoins, la procédure et les aspects industriels. Ils aborderont également l'avenir des avions F/A-18 et F-5 actuellement en service. Le groupe d'experts est dirigé par le chef de l'Etat-major de l'armée et supervisé par le chef de l'Armée et le chef de l'armement.

Au printemps 2016, le DDPS mettra également sur pied un groupe d'accompagnement au sein duquel pourra siéger un membre de chaque parti représenté au Conseil fédéral. Composé également de représentants du DDPS, d'autres départements, de l'industrie et de la Société suisse des officiers, le groupe d'accompagnement suivra les travaux du groupe d'experts, discutera des aspects fondamentaux de l'acquisition et échangera ses vues avec celles du groupe d'experts. Son rôle ne consiste toutefois pas à approuver ou à rejeter le rapport du groupe d'experts.

La demande du crédit EEP 2017 constitue le lancement officiel du projet d'acquisition d'un nouvel avion de combat. Selon la planification actuelle, le choix du type d'appareil tombera en 2020, le crédit d'acquisition sera soumis au Parlement en 2022 et la livraison des nouveaux avions débutera en 2025.

A quoi faut-il s’attendre :

Du point de vue des futurs candidats, nous retrouverons certainement les trois avions européens, soit l’Airbus DS Eurofighter T3 Block10/15, le Dassault Rafale F-3R, le Saab Gripen E MS21. Du côté américain la question reste ouverte, en effet, si le cahier des charges en matières d’offsets est le même que le précédent, les avionneurs américains ne pourront sans doute pas y répondre (participation au développement de l’avion et garantie à 100% de compensation). Dans le cas contraire le F-35 sera évalué sur le papier et peut-être le Super Hornet à condition, que celui-ci puisse être produit assez longtemps.

Ce qui est certain aujourd’hui, vient du fait qu’une nouvelle évaluation des appareils dans les standards les plus élevés va être effectuée. Contrairement à 2012, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Côtés Suisse, reste à définir le nombre d’avions qui sera commandé et le cas échéant en plusieurs tranches. Rappelons que selon les besoins des Forces aériennes, il faut une cinquantaine d’avions. Mais l’élément clef de ce nombre    sere le prix.  La suite au prochain épisode.

 

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P.hotos : 1 image de synthèse avions actuels @ Gérard Famerée 2 Northrop F-5 E Tiger II 3 Boeing F/A-18 C « Hornet » P.Kümmerling

 

 

 

14/02/2016

Les enjeux du remplacement des F-16 belges !

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Bruxelles, en juin 2014, le ministère de la Défense a adressé à cinq avionneurs, une première demande d'informations dans le but de préparer le lancement de la compétition en vue du remplacement des avions de combats Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980.

Situation de la flotte de F-16 :

Au printemps dernier, la Belgique avait anticipé le long processus d’évaluation en se lançant dans une dernière mise à jour de sa flotte de F-16, celle-ci doit permettre à l’avion de tenir une dizaine d’années, le temps de voir venir le nouvel appareil. Les F-16 belges auront atteint la limite d’âge en 2023.

Le projet :

En décembre dernier, le ministre de la défense Steven Vandeput a annoncé que, grâce à un plan stratégique en cours d'approbation, 34 nouveaux combattants seraient acquis pour une enveloppe estimée à 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). Un appel d'offres va être publié à la mi-2016 pour un choix en 2018 et permettre le début des livraisons en 2023.

Premières sélections : 

La Belgique a lancé une première demande d’information qui lui a permis d’évaluer les coûts en vue de l’établissement du budget. L’appel d’offre officiel qui sera effectué prochainement servira à établir une «Short List» qui conduira progressivement à la sélection finale d’un avion de combat. 

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants, le Lockheed-Martin F-35, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

Les questions de fond :

Tout paraît donc dans le meilleur des mondes, pour offrir une véritable compétition en vue du remplacement de la flotte de F-16 en Belgique. Sauf, qu’il y a un détail important qui risque de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN, devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique.

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Commentaire :

La question de la B-61 est l’élément clef de cette compétition. Si d’aventure les politiques décidaient que le pays n’a plus intérêt à garder une telle compétence, alors la compétition serait bien réelle. On peut effectivement s’interroger sur la faisabilité que les Etats-Unis acceptent par exemple, de monter la B-61 sur le Rafale ou l’Eurofighter. Le secret militaire, les contraintes industrielles et politiques rendront l’exercice compliqué et donc irréaliste. Reste que la France pourrait de son côté proposer le Rafale avec le missile à tête nucléaire ASMP-A, histoire de faire d’une pierre deux coups. Il faudrait alors revoir le partenariat franco-belge et définir une doctrine commune. L'arsenal nucléaire français étant indépendant de celui  de l'OTAN, là encore rien n'est simple. On le voit, la question du remplacement des F-16 belges et sensiblement plus complexe qu’il n’y paraît.

 

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Photos : 1 F-16 Belges @ FAB 2 La B-61 @USAF 3 F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

 

01/02/2016

Israël prépare l’arrivée du F-35 !

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L'Armée de l'Air israélienne (H'eil Ha'Avir) prépare l’arrivée tout azimut du Lockheed-Martin F-35. D’une part avec la modernisation des flottes de F-16 et F-15 qui resteront l’ossature indispensable à la sécurité aérienne du pays. Mais de l’autre côté la Force aérienne accélère les préparatifs en vue de la livraison du premier Lockheed-Martin F-35I prévue pour la fin de l'année.

Les F-35 seront sur les installations de la base de Nevatim, le premier escadron « Golden Eagle » servira d’unité de préparation et de transition sur le nouvel appareil. Les préparatifs pour le déploiement des F-35 comprennent la mise en place d'un centre de simulation, dont une partie fonctionne déjà.

Un premier groupe de pilotes de chasse israéliens a débuté sa formation sur le F-35 aux Etats-Unis. Ces pilotes seront le premier à piloter l'avion en Israël.

 

Un F-35 différent :

Les israéliens participent au programme F-35 avec notamment la production de 811 paires d’ailes par Israel Aerospace Industries (IAI). De plus, Elbit Systems fournit le viseur de casque du pilote. Par contre, l’Etat Hébreu a refusé une partie du programme international de maintenance. Le pays ne fera réviser que des sous-systèmes à l’étranger.

Il faut également noter, que les F-35 israéliens seront sensiblement différents avec un système de communication unique dans le cockpit. DE plus, les F-35 israéliens disposeront d’un second système de liaison de données, connu sous le nom de »Ravnet-300 » et produit par la société Rafael Défense. Ce système qui est à certains égards comparables au système « Link16 » standard de l'OTAN, fonctionne nettement plus rapidement et permet plusieurs applications. Mais les israéliens vont encore plus loin, avec le remplacement du système de guerre-électronique ASQ-239 «  Barracuda » de BAE Systems. Cette demande n'a pas été acceptée par Washington, mais il y a des indications très nettes, que le chasseur furtif livré en Israël, pourra être doté d’un système de guerre-électronique conçu dans le pays et qui se base sur la vaste expérience opérationnelle de l'IAF au Moyen-Orient.

Rappel :

Le F-35 permettra à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés.

 

Photo : Vue d’artiste du futur F-35 israélien@ IAF

 

21/01/2016

Israël, améliore le F-15 pour combler les déficits du F-35 !

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Tel-Aviv, La Force aérienne israélienne va lancer un nouveau programme de une mise à niveau en profondeur de sa flotte de d’avions de combat Boeing F-15, afin de combler les déficits du Lockheed-Martin F-35. Une nouvelle qui dénonce une fois de plus, les nombreux problèmes de développements du « Lighning II ».

 

Mise à jour des F-15 :

Israël devrait se diriger vers l’’adaptation du radar Raytheon APG-82 (V) 1 pour équiper sa flotte de F-15. De plus, un nouveau système de guerre-électronique devrait également venir compléter les systèmes en service sur l’avion.

Selon le Colonel Yiftah, chef de la division armement des avions de l'armée de l'air israélienne, si certaines missions seront effectuées avec le F-35, le F-15 de Boeing ,restera un aéronef stratégique important au sein de la défense du pays, notamment en nombre et pour atteindre de longues distances.

 

Le Raytheon AN/APG-82 AESA :

Le radar Raytheon AN/APG-82 (V) 1 va permettre d’optimise les capacités du F-15I pour des missions multirôles et permettra à celui-ci, de devenir multi-cibles. Le F-15I gagnera également en matière de précision. En matière de maintenance les systèmes AESA permettent d’améliorer la fiabilité de l’ordre de vingt fois et offre des économies de coûts.

L'AN/APG-82 met en œuvre à la fois le processeur de l'APG-79 monté sur F/A-18 E/F «Super Hornet» et l'antenne de l'APG-63 AESA montée sur F-15C. Le nouveau radar est également équipé d'un système de refroidissement plus performant et de filtres HF ajustables. Ce système de filtres HF a été imaginé pour permettre au radar du F-15 et au dispositif de contre-mesure électroniques de fonctionner simultanément sans se gêner l'un l'autre. Ce nouveau radar destiné aux F-15 « E & I » fait partie du Radar Modernisation Program (RMP).

 

Une longue suite de mises à jours :

La modernisation de la flotte de F-15I comprend également l’installation d‘un nouvel ordinateur principal et d’un protocole spécial qui permet de canaliser les anciens systèmes en direction du nouveau système informatique et ceci, en conservant l’architecture actuelle. Cette mise à jour, permettra aux F-15I de rester en service pendant les 20 prochaines années.  De plus, des travaux de structures seront engagés, afin de réduire les risques de fissurations sur les parties mobiles de l’avion.

Concernant la guerre électronique, des améliorations seront engagées en vues de la protection des systèmes. En matière d’armement, l’intégration de système de types JDAM  et JASSM / JSOW sont prévus en priorité. Cette modernisation prévoit également la généralisation de l’intégration du missile Rafale Python 5 sur l’ensemble des versions du F-15 en service en Israël.  Le Python 5 est le dernier né des missiles air-air à courte portée de la famille «Python». Il dispose d'une capacité de tir « au-delà de la portée visuelle » se verrouille sur sa cible après le tir et il dispose d'un nouveau système de guidage électro-optique et infrarouge.

 

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Photos : Boeing F-15I Israéliens @ IAF

18/01/2016

RAF, retrait du Tornado retardé !

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Le ministère britannique de la défense a annoncé avoir décidé de retarder le retrait d’un escadron de Panavia Tornado GR4 à 2018 et non plus en 2017, comme le prévoyait le calendrier initial.

Le 12ème escadron devait normalement être dissous en 2017, mais les nombreux retards dans le programme du F-35 obligent à revoir le calendrier de la Royal Air Force. Par ailleurs, se sont les Eurofighter qui prendront progressivement le rôle d’attaque au sol actuellement dévolu au célèbre Tornado.

Opérations au Moyen-Orient :

Le Tornado soutien actuellement les opérations aériennes au Moyen-Orients avec brio, notamment contre les militants de l'État islamique. Actuellement, trois escadrons sont nécessaires pour soutenir l'opération de lutte contre les groupes islamistes.

Le Typhoon en colonne centrale :

Le remplacement de la flotte de Tornado GR4, se fera principalement avec l’Eurofighter « Typhoon, II » avec notamment deux escadrons de première ligne supplémentaires, pour soutenir la capacité jusqu'en 2040. La RAF prévoir d’investir sur l’Eurofihgter en vue de l’intégration prochaine du radar à balayage électronique CAPTOR-E et du missile MBDA Brimstone air-surface pour 2017.

 

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Le Tornado GR4 de la RAF : 

Le Tornado GR4 de la RAF permet les opérations tout temps d’attaque et de reconnaissance. Il est en service dans la RAF depuis maintenant près de 30 ans, mais une combinaison de programmes de mise à niveau et de nombreuses améliorations continuelles ont permis de  garder l'avion à l'avant-garde. Le standard actuel  du GR4 lui permet de mettre en oeuvre des armes à guidage de précision moderne en parallèle avec la nacelle de désignation "Litening III"qui est utilisée dans les deux rôles d'attaque et de reconnaissance. Le Tornado GR4 emporte les armements suivants : Storm Shadow, Brimstone, Sidewinder AIM-9L, Paveway II, III Paveway, Enhanced Paveway, Paveway IV,  ASRAAM.

Propulsé par deux réacteurs Rolls-Royce RB 199 Mk103, le GR4 est capable de voler très bas au niveau du vol à une vitesse supersonique et peut maintenir une vitesse de croisière subsonique élevée. L'avion peut voler automatiquement à un niveau bas en utilisant le guidage sol (ISF)  de manière automatique. L'avion est également équipé d'un Forward Looking Infrared (FLIR) et des lunettes de vision nocturne (NVG) compatible avec les instruments du cockpit.

Pour la navigation, le Tornado est équipé d'un système intégré de navigation Global Positioning inertielle (GPINS). Le GR4 dispose également d'un radar au sol de cartographie (GMR) pour identifier les points fixes. Le GR4 est également équipé d'un laser de marquage de cible «Seeker» (LRMTS) qui peut être utilisé pour localiser des cibles désignées sur le sol ou peut fournir des informations de cibles au sol. Pour la reconnaissance, il peut également être doté du pod RAPTOR. Sa mise en service a donné au GR4 la capacité de transmettre en temps réel les informations.

Commentaire :

Il s’agit de la seconde décision concernant l’ajournement du retrait de la flotte de Tornado, la première avait été décidée en octobre 2014. Deux escadrons (no: 9 et 31) basés à Marham dans le Norfolk vont voler au moins jusqu’en 2021, alors qu’il était prévu de les stopper d’ici 2018. Le troisième escadron n°15, basé à Lossiemouth continuera également à voler sur le GR4. Au total, se sont pas moins de 79 Tornado GR4 qui pourront ainsi, continuer à servir sa gracieuse Majesté.

 

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Photos : 1 & 3 Tornado GR de la RAF 2 L'Eurofighter dans sa configuration air -sol@ RAF