25/10/2016

F-35 : Mise en garde de l’Australie !

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Canberra, les nombreux retards du programme F-35 commencent à agacer les parlementaires australiens ce qui pourrait avantager le « Super Hornet » de Boeing.

Un plan B :

La semaine dernière, une commission parlementaire a demandé au ministère de la Défense de préparer un plan de sauvegarde au cas ou de nouveaux retards viendraient à nouveaux alourdir le programme d’acquisition du F-35.

Certes, la proposition ne va pas jusqu’à demander un abandon du programme F-35, mais doit permettre de combler le vieillissement des « Hornet ». Le « Plan B » consisterait dans l’acquisition d’un nombre encore non défini de « Super Hornet ». La même commission précise également que si une telle décision devait être prise, le budget militaire du pays ne permettrait pas de supporter l’achat de type d’avions. En conséquence l’Australie pourrait reporter les futures livraisons de F-35 à une date encore indéterminée.

Cette réaction fait suite à une autre apparue au printemps dernier de par l’Air Power Australia (groupe à but non lucratif ayant pour idéal la recherche, l’analyse du développement de la Force aérienne) qui déclarait : Quand le produit ne fonctionne pas, vous recrutez autant de clients que vous pouvez, en assurez la promotion de ce dernier du mieux que vous le pourrez, amassez autant d'argent que possible tant que le marché ignore ses défaillances". Le responsable d'Air Power Australia a également qualifié le calculateur du F-35 de « laisse de chien numérique », en référence à la volonté américaine de ne pas partager les codes-source de ce dernier.

Rappel :

L’Australie a prévu d’acquérir 58 appareils (72 initialement) de type F-35A, qui seront livrés entre 2017 et 2021. La capacité opérationnelle initiale est prévue pour le service en 2021 et la pleine capacité opérationnelle des trois escadrons est prévue pour la fin 2023. Et dans un même temps, le pays a également renoncé à l’achat de la version F-35B STOVL dont 14 à 20 appareils devaient initialement venir équiper sa Marine.

 

Photos : 1 F-35A @ Lockheed-Martin

16/09/2016

Des F-15 supplémentaires pour Israël !

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Washington, en marge du plus grand programme d'assistance militaire dans l'histoire des États-Unis qui comprend une aide renouvelée de 10 ans pour un montant de 38 milliards de dollars à l’Etat Hébreu, les Etats-Unis livreront un nouveau lot de Boeing F-15D « Strike Eagle ».

10 F-15D « Eagle »:

La première étape va consister dans le transfert d’un lot de 10 avions de combat Boeing F-15D «  Eagle » (version biplace) à la Force aérienne israélienne. Ces appareils une fois livrés, seront mis au nouveau standard israélien avec l’adaptation du radar Raytheon APG-82 (V) 1 et d’un nouveau système de guerre-électronique.

La modernisation de la flotte de F-15I comprend également l’installation d‘un nouvel ordinateur principal et d’un protocole spécial qui permet de canaliser les anciens systèmes en direction du nouveau système informatique et ceci, en conservant l’architecture actuelle. Cette mise à jour, permettra aux F-15I de rester en service pendant les 20 prochaines années.  De plus, des travaux de structures seront engagés, afin de réduire les risques de fissurations sur les parties mobiles de l’avion.

Concernant la guerre électronique, des améliorations seront engagées en vues de la protection des systèmes. En matière d’armement, l’intégration de système de types JDAM  et JASSM / JSOW sont prévus en priorité. Cette modernisation prévoit également la généralisation de l’intégration du missile Rafale Python 5 sur l’ensemble des versions du F-15 en service en Israël.  Le Python 5 est le dernier né des missiles air-air à courte portée de la famille «Python». Il dispose d'une capacité de tir « au-delà de la portée visuelle » se verrouille sur sa cible après le tir et il dispose d'un nouveau système de guidage électro-optique et infrarouge.

Des Boeing F-15 « Silent Eagle » :

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La demande date de novembre dernier et n’a pas été confirmée par le Département d’Etat américain. Cependant, celui-ci laisse également entendre pour la première fois, que d’autres lots de F-15 pourront venir grossir les rangs israéliens en plus des premiers F-35A en 2021. On évoque discrètement la vente future de Boeing F-15 « Silent Eagle ».

Dérivé direct du F-15E, le F-15 «Silent Eagle » dispose d’une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, qui est due, au montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait qu’il possible en fonction de la mission de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, emport de carburant et armes en externes.

 Le «Silent Eagle» est capable de transporter en interne l’ensemble des missiles air-air, tels que des missiles AIM-9X et AIM-120 et air-sol, des armes telles que le Joint Direct Attack Munition (JDAM) et Small Diameter Bomb (SDB). Le niveau de charge des armes utilisées sur les versions actuelles des F-15 reste  le même avec l’installation du CFTS.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA)  permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

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Photos : 1 F-15I (D) israéliens @ Stefano Sitzia 2 F-15 « Silent Eagle » @ Boeing 3 F-15I (D) @ Zohar Azar

 

 

25/04/2016

Des doutes sur la maintenance du F-35 !

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Une nouvelle épine dans le pied du programme F-35 vient d’être révélée, elle concerne la logistique de la maintenance de l’avion. Selon le dernier rapport du Government Accountability Office des Etats-Unis (GAO) le système d’analyse des pannes Autonomic Logistics Information Systems (ALIS) continue de présenter des problèmes de fonctionnalité.

Selon le dernier calendrier de l’avionneur Lockheed-Martin le F-35 « Lightning II » devrait entrer en production à plein taux en 2019, pour commencer à équiper les différentes Forces aériennes qui l’ont commandé. Mais pour cela, il est impératif que les systèmes de maintenance bien spécifiques au F-35 fonctionnent correctement et puisse être transportable, lors des déploiements de l’avion.

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Développé par Lockheed-Martin, le système ALIS est une infrastructure matérielle et logicielle qui collecte et analyse des données de santé et de maintenance. Chaque F-35 peut être analysé individuellement, mais les informations de celui-ci, sont ensuite transmises dans une base de données centralisée. Ce «système des systèmes» est conçu pour soutenir les F-35 en opérations pour en assuré la maintenance, avec la détection des défauts et assurer les livraisons de pièces au cours du cycle de vie de l’avion. Ceci fonctionne à travers l’ensemble des utilisateurs. Or, si ce système ne fonctionne pas correctement, les F-35 auront vite fait d’être cloués au sol ! De plus. Il n’est pas possible de revenir à une maintenance plus traditionnelle, chaque utilisateur est directement dépendant du bon fonctionnement de ce système.

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Les problèmes d’ALIS :

Selon le GAO, la grande taille des serveurs d’ALIS pose des problèmes de transport, de plus le système doit être connecté. Or, dans un environnement de brouillage électronique et de cyberguerre, sans oublier le simple problème d’approvisionnement en électricité dans un contexte de guerre généralisée, rien ne garantit le bon fonctionnement du système. De plus, des doutes apparaissent en ce qui concerne la résistance dans un environnement à haute température typique des opérations au Moyen-Orient par exemple.

La problématique de l’ultra-connectivité est aussi mise en cause, que se passerait-il pour l’ensemble des utilisateurs du F-35, si l’un des pays client se faisait « pirater » son système de maintenance ? Les risques de perturbations pourraient se répandre à travers le système et venir infecter l’ensemble des flottes de F-35.

Le dernier problème soulevé par la GAO provient des essais par le Corps des Marines du système ALIS à bord du navire d'assaut amphibie USS Wasp. En effet, les tests n'ont pas évalué la déployabilité du système et de fait « ALIS » n’est pas opérationnel. Si le système ALIS a pu être transporté et mis en place, l’ensemble de celui-ci n’a pas été testé dans son ensemble à ce jour.

Dans une déclaration en réponse aux conclusions du GAO, les responsables du programme F-35 au sein du Pentagone ont déclaré: «il n'y avait pas de surprises" dans le rapport, les questions associées à ALIS sont bien connues des services, des partenaires internationaux et de l'industrie. Le bureau du programme a lancé une "feuille de route technique" pour définir les priorités d’ALIS qui seront achevées cet été.

On le voit une fois encore, la longue liste des soucis liés au F-35 n’est pas encore close.

 

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Photos : 1 F-35 @USAF 2 Unité centrale de maintenance pour F-35 3 Maintenance de proximité @ USAF

 

09/04/2016

Canada, crispation à propos du F-35 !

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Ottawa, l’ombre du F-35 hante encore les politiciens canadiens dans la difficile question du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 « Hornet ». En effet, le nouveau gouvernement semble être moins défavorable à l’achat du Lockheed-Martin F-35 que lors de la campagne électorale.

Changement de ton :

En effet, lors de la campagne électorale, Justin Trudeau avait promis de « remplacer les Boeing CF-18 « Hornet » actuels par des aéronefs plus abordables que les F-35 », en ouvrant un nouvel appel d'offres. En effet, celui-ci estimait que l'abandon des F-35 de Lockheed-Martin pouvait permettre d'économiser « des dizaines de milliards de dollars pour les prochaines décennies, tout en favorisant d’autres domaines d’acquisition pour les Forces armées canadiennes ».

Hors, il semble que le ton du gouvernement se modère de mois en mois. Le nouveau ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, se montre moins ferme sur cet engagement et n’écarte même plus l’idée d’acheter au final le F-35 et ceci, après avoir pourtant promis de mettre fin à la commande du précédent gouvernement pour se procurer des aéronefs plus abordables.

Une compétition avec le F-35 :

Le nouveau ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan va débuter le processus d'examen de la politique de défense avec une table ronde à Vancouver le 27 avril prochain, dans le but d’examiner les différente options en ce qui concerne la relance de la compétition en vue du remplacement des CF-18. Si les avionneurs européens sont invités à proposer leurs aéronefs, deux éléments sont incontournables dans le choix de l’avion final :

  • Les avantages économiques liés aux entreprises canadiennes seront un facteur de décision important.
  • L’avion choisi doit continuer à permettre l’interopérabilité entre les forces armées du Canada et des Etats-Unis.

L’impact du choix canadien :

La décision finale du Canada sur l’achat ou non des 65 avions de combat Lockheed-Martin F-35 aura un impact direct sur le prix de celui-ci. En effet, en cas de refus canadien les coûts du programme du F-35 prendront à nouveau l’ascenseur, avec comme effet un prix augmenté de l’ordre un million de dollars par appareil. Inutile de préciser que la décision du Canada crispent déjà les représentants du gouvernement des Etats-Unis et des pays déjà engagés dans le programme.

 

Photo : Image de synthèse du F-35 aux couleurs canadiennes @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

08/04/2016

L’USAF veut un remplaçant pour le A-10 !

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Washington, si la flotte d’avions de combat République A-10 «Thunderbolt II» est sauvée (avia news du 06.02.16) jusqu’en 2021, l’US Air Force vient de lancer officiellement un projet en vue d’un nouveau remplaçant pour le célèbre avion d’appuis au sol.

L’US Air Force a fait la demande pour un nouvel avion d'attaque optimisé pour les missions d'appui aérien. Un document portant les exigences des besoins a été distribué au sein du Pentagone et va être examiné ce printemps. Selon le Lt Gen James "Mike" Holmes, chef adjoint du personnel pour les plans et les exigences stratégiques de l’USAF, il s’agit de la première étape dans le long processus de planification et de budgétisation pour un aéronef qui pourrait un jour remplacer la République Fairchild A-10.

Si elle est approuvée par le chef de l’'état-major de la force aérienne, la future plate-forme sera examinée par un groupe spécial de planification cet automne ,pour une éventuelle inclusion dans le plan budgétaire de ces cinq prochaines années.

Un camouflet pour le F-35 :

Selon un rapport du Combat Command de l’ US Air Force le remplacement du A-10 par le nouveau F-35 pose de nombreux problèmes, de plus, ce dernier est considéré comme trop cher pour effectuer des missions régulières de couverture aérienne.

 

Photo : République A-10 «Thunderbolt II @ USAF