14/02/2017

Boeing propose son Advanced Super Hornet comme alternative !

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Boeing semble poussé par les récentes déclarations du président D. Trump en ce qui concerne le F-35. En effet, l’avionneur vient de déclarer qu’il était prêt à lancer la production de son F/A/18 E/F  « Super Hornet » Block III connu jusqu’ici sous la dénomination « Advanced Super Hornet ».

L’alternative Super Hornet Block III :

Le « Super Hornet » Block III est maintenant prêt pour la production après un développement de cinq ans. Du côté de la Marine américaine, l’intérêt est particulièrement important car les derniers appareils commandés seront livrés en 2018 et il va bien falloir combler les retards de techniques et de livraisons du F-35. Une décision devrait donc bientôt tomber en ce qui concerne une réattribution potentielle des fonds du F-35 en direction du nouveau standard du « Super Hornet ». Et ceci d’autant plus, que la Marine américaine n’est toujours pas satisfaite des capacités du F-35C.

Pour Boeing, une commande de  « l’Advanced Super Hornet » de la part de l’US Navy lui ouvrirait également la possibilité d’offrir une mise à jour des « Super Hornet » en service dans le monde, mais aussi la capacité de prospecter de nouveaux clients en offrant le nouveau standard dans les compétitions qui se préparent.

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L’Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%.

Selon Boeing, le « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35C à l’exception de la pénétration furtive.

 

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Photos : le prototype du Super Hornet BlockIII  @ Boeing

09/02/2017

Nouvelle prolongation des A-10 !

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Washington, l’année dernière, l'US Air Force avait annoncé un nouveau sauvetage pour la flotte de Fairchild République A-10 «Thunderbolt II» avec une prolongation de celui-ci jusqu’en 2021. Hors, selon le dernier rapport disponible, les A-10 pourraient bien rester en service jusqu’en 2025 voir plus.

La secrétaire de la Force aérienne Deborah Lee James a annoncé que la retraite de la flotte des A-10 serait retardée une fois de plus. Le secrétaire de la Défense Ashton Carter a annoncé que la production d'aile continue pour venir rééquiper et maintenir l’avion le plus longtemps possible. Selon Boeing, il serait même possible de maintenir les A-10 jusqu’en 2040 ! Sans confirmer cette option, le chef de l’Air Combat Command le Genéral Herbert Carlisle a déclaré que les nouvelles ailes rendraient l'avion viable pour l'avenir aussi longtemps que le service a besoin d'eux.

Sans préciser exactement une date butoir, le Genéral Herbert Carlisle annonce que l’Air Force va continuer à utiliser les A-10 durant les années 2020 à 2030. La prochaine échéance pour décider du retrait de l’avion n’interviendra pas avant 2025.

Pour l’US Air force, il est maintenant évident que seul six escadrons de F-35 seront réellement opérationnels à partir de 2022 et que le maintien de huit escadrons de A-10 est aujourd’hui clairement une nécessité.

Historique :

Le 6 mars 1967, l’US Air Force proposa à 21 constructeurs de lancer une étude pour son programme Attack-Experimental ou AX d'avion d’attaque peu coûteux. Six compagnies répondirent à l'appel, dont Fairchild et Northrop, qui reçurent des contrats pour construire des prototypes. Le premier vol du prototype YA-10A de Fairchild a eu lieu le 10 mai 1972. Le 10 janvier 1973  le A-10 est déclaré vainqueur de la compétition face au Nothrop A9 Les premiers A-10A ont été livrés en octobre 1975 à la base de l’USAF de Davis-Monthain, dans l’Arizona. 714 appareils (dont un biplace) furent construits pour l’USAF entre 1975 et 1984. L’A-10 « Thunderbolt II » a cependant été assez mal accueilli dans les forces aériennes américaines, les autorités avaient plus confiance dans les F-16 et F-15.

 

 

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Photos : l’A-10 semble avoir encore un petit avenir @ USAF

 

04/02/2017

F-35, le paradoxe Trump !

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Washington, le truculent nouveau président américain D. Trump très critiqué sur de nombreuses décisions, semble au moins avoir réussi une chose : faire baisser de manière significative le prix du F-35. Après une année de négociations, suivie d’une pression sans égale ces derniers mois de la part de la nouvelle administration, Lockheed-Martin assure que le contrat de production initiale à faible taux numéro 10 concernant 90 avions de chasse F-35 sera moins élevé de 728 millions de dollars.

Sur cette base, le Bureau du Programme conjoint F-35 a annoncé des économies à hauteur de 728 millions de dollars sur le lot 10 par rapport au lot 9, ce qui représente plus de 128 millions de dollars de réduction de coûts voulu par le président Donald Trump au début de cette semaine.

Selon les premiers calculs le prix du F-35A a diminué de 7,3% pour atteindre 94,6 millions de dollars, y compris le moteur Pratt & Whitney F135. La variante B est passée à 122,8 millions de dollars, en baisse de 6,7%, tandis que la varainte C a diminué de 7,9% pour s'établir à 121,8 millions de dollars. Le contrat de 90 avions inclut 55 jets pour les services américains et 35 pour des partenaires internationaux et des clients militaires étrangers. Lockheed-Martin construira 44 F-35A pour l'US Air Force, neuf F-35B pour le Corps des Marines américain et deux F-35C pour la Marine américaine.

L'addition du prix unitaire des trois variantes s'élève à une valeur totale de 8,9 milliards de dollars pour 90 cellules et moteurs achetés dans le cadre de ce lot 10.

Oui mais…

Cependant, le prix total du contrat et les chiffres disponibles sont en contradiction avec les prix par unité. Le Bureau du programme estime la valeur totale du contrat pour les véhicules aériens à 8,2 milliards de dollars. Pratt & Whitney a déjà reçu un contrat de 1,5 milliard de dollars en juillet pour la fabrication des moteurs F135 pour le lot 10 et un contrat de 157 millions de dollars l'année précédente pour les composants à longue portée. Cela représente 9,8 milliards de dollars pour les cellules et les moteurs du lot 10, soit environ 950 millions de dollars de plus que la valeur de 8,9 milliards de dollars disponible dans le communiqué. Lockheed-Martin n'a pas pu expliquer l'écart pour l’instant.

Du côté de la Maison-Blanche :

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a confirmé une économie de 455 millions de dollars. Les économies restantes, soit 273 millions de dollars proviennent de ventes à des partenaires internationaux et à des clients militaires étrangers. Plus tôt cette semaine, le président D.Trump a assuré que les pressions faite de sa part sur Lockheed-Martin ont permis d’abaissé le prix pour les avions du lot 10 d’environ 150 millions de dollars sur l’ensemble des 455 millions.

Du côté de Lockheed-Martin :

De son côté Lockheed-Martin confirme que ces réductions sont le résultat notable d’une table ronde qui a eu lie en décembre avec la nouvelle administration américaine. L’avionneur confirme une baisse du prix et cible un coût moyen de l’ordre de 80 à 85 millions de dollars pour chaque F-35A d'ici l'exercice 2019.

«L'implication personnelle du président Trump dans le programme F-35 a accéléré les négociations et a accentué notre attention sur la baisse du prix», a déclaré Lockheed. "L'accord a été atteint en quelques semaines et représente des économies importantes par rapport aux contrats précédents."

Une situation qui s’améliore mais pas partout :

Cette situation économique semble enfin être bonne pour l’avenir du F-35, dont l’avenir était menacé par D. Trump. Certes, les ennuis ne sont pas encore terminés, car de nombreux problèmes subsistent du point de vue technique et ne seront pas résolus avant plusieurs années. On notera les dernières critiques des pilotes de F-35C qui se plaignent d’oscillations verticales excessives et violentes, lors de lancement avec catapultes. Pire, la plupart des pilotes ont verrouillé leur harnais pendant le lancement catapulté ce qui a rendu les commutateurs d'urgence difficiles à atteindre, créant de nouveau, à leur avis, une situation inacceptable et dangereuse. De plus, il est rapporté que la capacité de ciblage électro-optique du F-35 est inférieur par rapport à l’A-10 et au F-/A-18.

Si l’effort Trump sur les coûts à du bon, il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le développement du programme F-35.

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Photos : F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

22/12/2016

Le CBO veut stopper les commandes de F-35 !

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Washington, le Bureau du Budget du Congrès américain (CBO) proposer ni plus ni moins que de stopper les commandes de l’avion de combat F-35 de Lockheed-Martin. L’objectif de cette demande du CBO doit permettre de réduire le déficit budgétaire des Etats-Unis.

Pour le Bureau du Budget du Congrès américain le programme d’avion de combat F-35 représente un coût estimé à près de 400 milliards de dollars. Le CBO explique dans un son raprt datant du 8 décembre dernier, que cette mesure devrait être appliquée au delà des 285 exemplaires déjà commandés par le Pentagone et de poursuivre la production des chasseurs actuels.

Pour les membres du CBO, une telle décision impliquerait une économie de 29 milliards de dollars sur la période 2017-2026.

Le rapport précise également comment gérer la flotte de F-35 initialement construite. Celle-ci devrait venir intégrer une future force d'appareils furtifs constituée des actuels bombardiers B-2 « Spirit » et des F-22 « Raptor » et du futur bombardier stratégique B-21.

Dans une seconde phase, le CBO préconise et l'achat des deux types de chasseurs non furtifs encore en production, soit le le F-16 C/D pour l'US Air Force et le F/A-18 pour la Navy et les Marines et ceci dans des versions plus modernes comme le « Viper » et « l’Advanced Super Hornet ».

Par ailleurs, le CBO rappelle que les deux composantes de l'armée américaine prévoient de développer des avions de combat "entièrement nouveaux" pour une mise en service dans les années 2030. L'USAF et l'US Navy "pourraient ainsi choisir de remplacer certains des F-35 prévus par ces nouveaux avions", souligne le rapport.

Trump négocie des baisses de coûts :

De son côté, le futur Président D. Trump a rencontré le PDG de Boeing, Dennis Muilenberg, en Floride. Les deux hommes semblent être d’accord sur le fait qu’il sera possible de livrer les futurs B747-800 « Air Force One » pour moins de 4 milliards de dollars. Des efforts sont possibles en vue de réduire les coûts du projet.

Concernant le F-35, D. Trump a également rencontré les dirigeants de Lockheed-Martin en vue de la mise en place d’un plan de réduction des coûts. Ce lundi, le général Christopher Bogdan, directeur du programme F-35 du ministère de la Défense, a défendu le programme en disant que les dépassements de coûts faisaient partir du passé et a déclaré que le Pentagone envisageait de négocier les prix des prochains lots F-35 à la baisse. De son côté l’avionneur américain s'attend à ce que le coût pour chacune des trois variantes du F-35 baisse de 6% à 7%. Cependant cette baisse est insuffisante pour D. Trump. L’histoire ne dit pas pour l’instant, si le futur locataire de Maison Blanche appliquera la recommandation du Bureau du Budget du Congrès américain (CBO) !

 

Photo : Le F-35 de Lockheed-Martin@ USAF

 

12/12/2016

Mauvaise journée pour le F-35 !

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Après la mise en garde faite à Boeing en cas de surcoûts pour le futur avion présidentiel, Donald Trump vient de s’en prendre une nouvelle fois à Lockheed-Martin et à son F-35. Cette attaque n’est pas la première, durant la campagne présidentiel, le candidat républicain avait à de nombreuses reprises critiqué le nouvel avion américain.

«Le programme F-35 et le coût sont hors de contrôle», a twitté Donald Trump ce matin.

Forte réaction à Wall Street :

Cette nouvelle déclaration du futur président américain, a fait chuté le tire de Lockheed-Martin de 4% dans les premiers échanges. Ebranlé, le groupe de défense a dû défendre en urgence son appareil furtif, estimant que les F-35 étaient des avions de «grande valeur», dotés d'une «technologie incroyable». 

Lockheed-Martin en difficulté :

Et comme si la déclaration de Donald Trump ne suffisait pas, l'arrivée en Israël des deux premiers F-35 furtif a dû être retardée en raison de mauvaises conditions météorologiques à leur base de départ en Italie. L'imprévu a contraint l'entreprise à assurer publiquement que l'avion, qui a subi plusieurs revers par le passé, n'était pas en cause, mais que ce retard était lié à un manque de visibilité sur la base aérienne italienne. Les deux avions devaient être reçus lors d’une importante cérémonie ce lundi vers 14H00 (12H00 GMT) sur la base aérienne israélienne de Nevatim (sud), en présence des plus hauts dirigeants israéliens et des représentants des grands médias internationaux.

Et comme rien ne va en ce moment pour le programme F-35, des officiers de l’Armée de l’air israélienne ont énoncé de nouvelles critiques. Pour eux, la capacité à pouvoir pénétrer les défenses aériennes iraniennes et les systèmes de missiles sol-air S-300 d'origines russes, est en soi un fait aujourd’hui, avec des avions non furtifs. De leurs engagements passés, les pilotes de guerre israéliens ont retenu qu'il vaut mieux disposer de nombreux appareils éprouvés, que d'une poignée d'appareils ultra-modernes dont la maintenance péjore les coûts.

 

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Photos : 1 Dessin de presse 2F-35 @ Lockheed-Martin