06/04/2016

Koweït, contrat signé pour les Eurofighter !

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Milan, le Koweït et Finmeccanica ont officiellement signé ce mardi le contrat pour la livraison de 28 avions de combat Airbus DS Eurofighter « Typhoon II » T3. Le 1er mars, le Parlement koweïtien avait approuvé une rallonge budgétaire de 500 millions de dollars (460 millions d'euros), à titre d'avance pour l'achat de ces avions, qui seront fabriqués en Italie. La commande se compose de 22 monoplaces et 6 biplaces « Typhoon II ».

Outre les appareils eux-mêmes, le contrat inclut la logistique, un soutien opérationnel et la formation des membres des équipages et du personnel au sol, qui se fera en coopération avec l'armée de l'air italienne. Une amélioration des infrastructures au sol qui seront utilisées par les Eurofighter est également prévue.

Les Equipements des Eurofighter koweïtiens :

Les Airbus DS Eurofighter T3 Block15 vont disposer des nombreuses nouvelles améliorations en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3 Block15 disposera du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile air-air très longue portée « Meteor » de MBDA, le Koweït compte utiliser la nacelle de désignation "Sniper", ainsi que les missiles antichars MBDA « Brimstones II » et des bombes à guidage laser GBU-12. Par ailleurs, la Force aérienne koweitienne a opté pour le missile air-air courte portée Diehl BGT Iris-T. En matière de radar, les Thyphoon koweïtiens seront les premiers à l’exportation à recevoir le nouveau radar de type AESA antenne à balayage électronique CAPTOR-E de Selex-ES.

 

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Photos : 1 Futur Eurofighter koweïtien avec son armement 2 Radar Captor-E de type AESA @ Finmeccanica

 

24/02/2016

La Suisse relance le projet d’un nouvel avion de combat !

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Notre nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin a informé aujourd’hui les membres du Conseil Fédéral du lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en 2017. Le Département fédéral de la défense prévoit de lancer les travaux de préparation au printemps 2016.

Un vote qui n’a servi à rien !

Les projets d’acquisition d’avions de combat sont souvent compliqués du point de vue politique et ressemble souvent à des feuilletons interminables. L’Inde traîne les pieds avec la finalisation du Rafale, les EAU ne se sont toujours pas positionnés sur un appareil depuis cinq ans, l’ancien gouvernement canadien avait opté pour le F-35, sans ouvrir une compétition, créant ainsi un tollé politique. Et en Suisse nous n’en sommes pas en reste avec une votation ratée en mai 2014, qui au final n’aura servità rien sinon perdre du temps. Car l’inévitable se rapproche, la flotte de 30 Northrop F-5 E/F « Tiger II » (54 encore en service en 2014) est à bout de souffle et ne pourrait pas être engagée en cas de conflit. Pire, elle n’est même pas engageable pour la police du ciel 24/24, dont la première étape a été activée en janvier dernier.

Les besoins en augmentation :

Si, lors de la votation de 2014, il était prévu de remplacer partiellement la flotte de F-5, la situation continue d’évoluer de manière problématique. En effet, il ne reste plus qu’une trentaine de « Tiger » et ceux-ci, vont continuer à être retiré progressivement du service. De plus, la situation se complique du côté des Boeing F-/A-18 C/D « Hornet ». En effet, l’avionneur américain ne produira plus de mises à jour dès 2023 et l’US Navy va débuter le retrait progressif de l’avion à cette date. Le « Hornet » va donc rapidement vieillir, pour être totalement dépassé d’ici 2030.

En conséquence, il va falloir combler le départ à la retraite non d’un, mais de deux types d’avions ! Soit dans l’urgence le F-5, puis le F/A-18.

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Situation d’urgence :

On aura eu beau prévenir de la situation en 2014, nous voici donc, dans une problématique d’urgence. D’une part parce que le nouvel avion n’arrivera qu’après le départ à la retraite des F-5 et ceci au moment ou il faudra déjà remplacer les Hornet. Sans quoi notre pays ne disposera plus d’une aviation moderne.

Relance du projet :

Le ministre de la Défense instituera un groupe d'experts composé de représentants des différents domaines concernés de l'armée, d'armasuisse et du Secrétariat général du DDPS. D'ici à janvier 2017, les experts répondront dans un rapport aux questions de fond concernant les besoins, la procédure et les aspects industriels. Ils aborderont également l'avenir des avions F/A-18 et F-5 actuellement en service. Le groupe d'experts est dirigé par le chef de l'Etat-major de l'armée et supervisé par le chef de l'Armée et le chef de l'armement.

Au printemps 2016, le DDPS mettra également sur pied un groupe d'accompagnement au sein duquel pourra siéger un membre de chaque parti représenté au Conseil fédéral. Composé également de représentants du DDPS, d'autres départements, de l'industrie et de la Société suisse des officiers, le groupe d'accompagnement suivra les travaux du groupe d'experts, discutera des aspects fondamentaux de l'acquisition et échangera ses vues avec celles du groupe d'experts. Son rôle ne consiste toutefois pas à approuver ou à rejeter le rapport du groupe d'experts.

La demande du crédit EEP 2017 constitue le lancement officiel du projet d'acquisition d'un nouvel avion de combat. Selon la planification actuelle, le choix du type d'appareil tombera en 2020, le crédit d'acquisition sera soumis au Parlement en 2022 et la livraison des nouveaux avions débutera en 2025.

A quoi faut-il s’attendre :

Du point de vue des futurs candidats, nous retrouverons certainement les trois avions européens, soit l’Airbus DS Eurofighter T3 Block10/15, le Dassault Rafale F-3R, le Saab Gripen E MS21. Du côté américain la question reste ouverte, en effet, si le cahier des charges en matières d’offsets est le même que le précédent, les avionneurs américains ne pourront sans doute pas y répondre (participation au développement de l’avion et garantie à 100% de compensation). Dans le cas contraire le F-35 sera évalué sur le papier et peut-être le Super Hornet à condition, que celui-ci puisse être produit assez longtemps.

Ce qui est certain aujourd’hui, vient du fait qu’une nouvelle évaluation des appareils dans les standards les plus élevés va être effectuée. Contrairement à 2012, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Côtés Suisse, reste à définir le nombre d’avions qui sera commandé et le cas échéant en plusieurs tranches. Rappelons que selon les besoins des Forces aériennes, il faut une cinquantaine d’avions. Mais l’élément clef de ce nombre    sere le prix.  La suite au prochain épisode.

 

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P.hotos : 1 image de synthèse avions actuels @ Gérard Famerée 2 Northrop F-5 E Tiger II 3 Boeing F/A-18 C « Hornet » P.Kümmerling

 

 

 

20/02/2016

Assemblage du premier Typhoon pour Oman !

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Le premier Eurofighter « Typhoon II » destiné à la Royal Air Force d'Oman est entré en phase d’assemblage sur le site de BAe Systems à Warton dans le Lancashire au Royaume-Uni. Ce premier Eurofighter destiné au Sultanat d’Oman sera un biplace.

Le Sultanat d’Oman avait passé commande en décembre 2012 pour 12 avions de combat Eurofighter " Typhoon II ", les livraisons vont débuter en 2017.

Dans un premier temps le standard livré sera le «T2 », puis à partir de 2018, Oman commencera a recevoir le nouveau standard « T3 ». La nouvelle nouvelle version de l’Eurofighter contient plusieurs améliorations permettant à l’avion d’être pleinement multirôle en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3 Block15 dispose du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile METEOR, ainsi que les missiles «TAURUS» et «Storm Shadows». 

Par rapport à la version «Tranche 2» ce nouveau standard du «Typhoon» intègre les dernières innovations technologiques. Comme par exemple un système de largage de carburant qui permettra au «Typhoon» de rester en vol et en mission plus longtemps, ou encore le radar CAPTOR-E doté de l’antenne à balayage électronique de Selex-ES. Pour permettre la mise en place du radar à antenne AESA définitif, l’avion a reçu une capacité de puissance électrique additionnelle, ainsi qu’une architecture de calcul offrant une vitesse supérieure. 

 

Photo : Eurofighter T2 @ Airbus DS

14/02/2016

Les enjeux du remplacement des F-16 belges !

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Bruxelles, en juin 2014, le ministère de la Défense a adressé à cinq avionneurs, une première demande d'informations dans le but de préparer le lancement de la compétition en vue du remplacement des avions de combats Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980.

Situation de la flotte de F-16 :

Au printemps dernier, la Belgique avait anticipé le long processus d’évaluation en se lançant dans une dernière mise à jour de sa flotte de F-16, celle-ci doit permettre à l’avion de tenir une dizaine d’années, le temps de voir venir le nouvel appareil. Les F-16 belges auront atteint la limite d’âge en 2023.

Le projet :

En décembre dernier, le ministre de la défense Steven Vandeput a annoncé que, grâce à un plan stratégique en cours d'approbation, 34 nouveaux combattants seraient acquis pour une enveloppe estimée à 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). Un appel d'offres va être publié à la mi-2016 pour un choix en 2018 et permettre le début des livraisons en 2023.

Premières sélections : 

La Belgique a lancé une première demande d’information qui lui a permis d’évaluer les coûts en vue de l’établissement du budget. L’appel d’offre officiel qui sera effectué prochainement servira à établir une «Short List» qui conduira progressivement à la sélection finale d’un avion de combat. 

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants, le Lockheed-Martin F-35, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

Les questions de fond :

Tout paraît donc dans le meilleur des mondes, pour offrir une véritable compétition en vue du remplacement de la flotte de F-16 en Belgique. Sauf, qu’il y a un détail important qui risque de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN, devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique.

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Commentaire :

La question de la B-61 est l’élément clef de cette compétition. Si d’aventure les politiques décidaient que le pays n’a plus intérêt à garder une telle compétence, alors la compétition serait bien réelle. On peut effectivement s’interroger sur la faisabilité que les Etats-Unis acceptent par exemple, de monter la B-61 sur le Rafale ou l’Eurofighter. Le secret militaire, les contraintes industrielles et politiques rendront l’exercice compliqué et donc irréaliste. Reste que la France pourrait de son côté proposer le Rafale avec le missile à tête nucléaire ASMP-A, histoire de faire d’une pierre deux coups. Il faudrait alors revoir le partenariat franco-belge et définir une doctrine commune. L'arsenal nucléaire français étant indépendant de celui  de l'OTAN, là encore rien n'est simple. On le voit, la question du remplacement des F-16 belges et sensiblement plus complexe qu’il n’y paraît.

 

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Photos : 1 F-16 Belges @ FAB 2 La B-61 @USAF 3 F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

 

26/01/2016

Bahreïn modernise sa force aérienne !

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Bahreïn prévoit un grand programme de modernisation de ses Lockheed-Martin F-16 et d'acquérir un lot supplémentaire dans la nouvelle configuration de type « Viper ». Cette décision est directement liée à la demande opérationnelle accrue en raison de l’implication de l’Emirat, au sein de la campagne contre l'État islamique au Moyen-Orient. La Force aérienne royale de Bahreïn (RBAF) prévoit un plan de modernisation en trois phases.

Modernisation des F-16 :

La première étape du plan de modernisation concerne la mise é jour de la flotte de F-16. Au total se sont 20 F-16C/D qui sont concernés par la modernisation suivante, l’ajout d’un radar AESA SABR de Northrop-Grumman. L’Emirat va doter ses F-16 de missile AIM-120D «AMRAAM», de l‘AIM-9X «Sidewinder» ainsi que de la nacelle de désignation laser «SNIPER», afin de mettre en oeuvre des bombes à guidage de précision. L’avionique sera également modernisée et l’ajout d’une liaison16 (Link16).

 

Lot supplémentaire :

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La seconde étape de modernisation comprend l’achat d’un lot de 17 à 18 F-16 au standard « Viper ». Le modèle «Viper» est en fait une modernisation destinée aux utilisateurs du F-16. L’appareil est cette-fois doté d’un nouveau radar avec antenne à balayage électronique (AESA) couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++.

A noter, qu’en cas de confirmation de cette commande, l’avionneur américain pourra maintenir sa chaine de production au-delà de 2017.

 

Un nouvel avion de combat :

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La troisième est dernière phase de modernisation concerne le remplacement de l’actuel flotte composée de 12 Northrop F-5 E/F « Tiger II » par un nouvel avion de combat. Si, rien n’a encore été confirmé à ce jour, on parle en coulisse de 15 à 20 Airbus Eurofighter T3, mais la prudence s’impose pour l’instant, en ce qui concerne le choix.

 

Photos : 1 F-16 de la RBAF @ RBAF 2 F-16 « Viper »@ Lockheed-Martin 3 Eurofighter T3 @ Airbus DS