13/02/2018

Remplacement des F-16 Belges, l’évaluation des offres débute ce jeudi !

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Demain, la Belgique entame de plein pied la compétition en vue de remplacer la flotte actuelle d’avions de combat F-16 « Fighting Falcon » avec l’évaluation des offres reçues. Pour le gouvernement il s’agit également de boucler l’épineux dossier d’ici l’été.

Selon la demande, les offres "Request for Government Proposal" ou RfGP des avionneurs doivent être rendues ce jeudi 14 février. Grâce à celles.ci, il sera alors possible d’évaluer celle qui sera la plus comptatible avec les besoins de la Froce aérienne belge.

Pour ce faire, l’évaluation sera effectuée jusqu’en mai par l’intermédiaire de groupes de travail en ce qui concerne trois domaines: les capacités (avec une pondération de 57%), les coûts (33%) et les "intérêts de sécurité essentiels" (NSI, ou retours économiques, 10%). Sur la base de ces données, une recommandation sera transmise au ministre de la Défense, Steven Vandeput en ce qui concerne le choix définitif.

Deux concurrents :

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Selon la demande officielle, deux concurrents sont en compétition, Lockheed-Martin avec le F-35A « Lightning II » et Airbus DS avec l’Eurofighter « Typhoon II » T3. L’avionneur français ayant choisi de contouner la demande d’offre, celui-ci tente d’entrer en négociation directement de gouvernement à gouvernement pour offir le Rafale F-3R.

La question de l’offre parallèle de la France n’est pour l’instant pas réglée, le gouvernement belge n'a toujours pas tranché sur la suite à donner à cette proposition politique. "Nous sommes toujours dans l'analyse juridique", a récemment affirmé le Premier ministre Charles Michel et d’ajouter "D'abord, la clarté juridique. Ensuite, l'appréciation politique".

La France maintien sa position :

Ce matin le président-directeur général du groupe français Dassault Aviation, Éric Trappier, a signé en Belgique un total de treize accords de coopération « Memorandums of Understanding" (MoU) avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l’avion de comabt Rafale, que Paris présente en dehors du cadre légal défini. Par ailleurs la France promet un retour global industriel et sociétal d'au moins 20 milliards d'euros sur 20 ans, répartis en fonction du poids économique des régions, a réaffirmé mardi M. Trappier.

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Une situation rocambolesque :

Les mauvaises langues parlent d’une « histoire belge » pour qualifier cette compétition. Mieux certains s’interrogent aujourd’hui dans la presse sur la réelle valeur de celle-ci. Pour bons nombres d’observateurs, le F-35 de Lockheed-Martin est le favori et cela explique les déffections de Boeing avec le « Super Hornet » et de Saab avec son Gripen E et confirme la stratégie de Dassault.

Le gouvernement aurait dû, par ailleurs, trancher le cas juridique de l’offre française avanr la date du 14 février pour clarifier non seulement sa position, mais également le cadre de la démarche française, il n’en est rien.

Au moins du côté de chez Dassault on aura permis d’une part, de parler du Rafale dans ce dossier et de  l'autre de créer un peu plus le débat en ce qui concerne la volonté ou non de maintenir une industrie européenne de défense.

La suite au prochain épisode !

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Photos : 1 F-16 belge@ FAB 2 F-3@ USAF 3 Eurofighter@ BAe 4 Rafael @ Dassault

12/02/2018

Allemagne, une amende mais pas de procès pour Airbus DS !

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Je vous en parlais en janvier dernier, dans le cadre de l’accusation pour corruption lancée par le ministère de la Défense autrichien, le groupe Airbus tentait d’éviter un lourd procès avec le paiement d’une amende en Allemagne, c’est chose réussie.

 

Une amende confirmée :

L'enquête d'Airbus Defence and Space GmbH par le parquet de Munich (Staatsanwaltschaft München I) relative à la vente d'avions Eurofighter à la République d'Autriche en 2003 a été close. Le résultat de l'enquête du ministère public de Munich, en cours depuis 2012, n'a pas confirmé les allégations de corruption.

Cependant pour de clore l'enquête en Allemagne, le ministère public de Munich a émis une sanction administrative contre Airbus Defence and Space GmbH en vertu de la loi allemande sur les délits administratifs («Ordnungswidrigkeitengesetz») pour un montant de 81,25 millions d'euros. Le montant total comprend une amende administrative de 250 000 euros et une restitution de 81 millions d'euros. Airbus Defence and Space GmbH a accepté cet avis.

L'avis est basé sur l'allégation d'une violation par négligence des fonctions de surveillance de membres non identifiés de l'ancienne direction d'Airbus Defence and Space GmbH. L'avis allègue que certains anciens gestionnaires ont négligé d'assurer des contrôles internes appropriés qui auraient empêché les employés d'effectuer des paiements à des partenaires commerciaux en échange de services documentés éprouvés.

L'enquête a révélé qu'au moins 90 millions d'euros avaient coulé à travers des fausses factures et des sociétés de boîtes aux lettres dans la moitié du monde et à travers des canaux sombres. C'est un modèle typique des paiements de pot-de-vin.

D'autre part, l'avis reconnaît explicitement les efforts importants entrepris par Airbus et sa direction depuis 2012, qui ont débouché sur une nouvelle culture de compliance.

Depuis le début de l'enquête, Airbus a pleinement coopéré avec le ministère public de Munich. Cela comprenait la fourniture d'un rapport d'enquête indépendant du cabinet d'avocats Clifford Chance, qu'Airbus a partagé avec le procureur de Munich en 2014.

Pour autant le volet autrichien n’est pas clos :

Airbus DS évite ainsi un long et douloureux procès en Allemagne et peut souffler un peu dans ce dossier. Pour autant, le volet autrichien n’est pas clos et le dossier mené par le ministère public autrichien à Vienne n’est pas clos.

On ne sait pas encore comment le ministère autrichien à l’intention de procéder à l’avenir, la décision allemande semble réduire la marge de manoeuvre de ces derniers. Pour autant, l’avionneur européen ne peut encore complètement se sentir à l’aise, tant qu’une décision du maintien des chefs d’accusation sont encore retenus contre lui.

 

Photo : Eurofihgter T1 autrichien @ Faa

 

 

24/01/2018

Premiers Eurofighter multirôles pour l’Espagne !

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L'Espagne a reçu ses premiers avions de combat Eurofighter « Typhoon » à être mis à niveau avec les capacités multirôles les plus récentes. Les deux premiers avions équipés de la configuration P1EB FW ont été livrés à l'Armée de l'air espagnole (EJERCITO de Aire Español: EdAE) a annoncé le groupe Airbus Eurofighter DS.

Les appareils assemblés à Getafe, dans la banlieue de Madrid, ces chasseurs aux capacités sol-air améliorées seront affectés à la base d'Albacete.L'armée de l'air espagnole doit encore en réceptionner 6 autres sur les 73 exemplaires de sa commande.

Par ailleurs, l’Espagne recevra encore six autres appareils dans ce standard d’ici 2019. Puis viendra le temps de la mise à niveau des appareils déjà en service au même standard P1EB FW.

La norme P1E offre une véritable capacité de «rôle pivot », grâce à laquelle le pilote peut basculer de façon transparente entre les missions air-air et air-sol.

Dans le mode air-surface, il comprend l'intégration de la nacelle de ciblage avancée Rafael Litening III et des bombes guidées laser (LGB) à double mode Enhanced Paveway II de Raytheon. Le système de visée air-surface monté sur casque est également intégré, ce qui donne à la nacelle Litening un champ de vision beaucoup plus large.

Les améliorations air-air de P1E comprennent l'intégration numérique du missile air-air à courte portée IRIS-T de Diehl BGT pour fournir un ciblage et un tir hors cible précis grâce à l'affichage tête haute et à l'affichage sur casque (HMD).

Les communications améliorées et un contrôle vocal sont également ajoutés, et une plus grande interopérabilité avec les forces de la coalition est obtenue grâce à l'intégration de l’IFF Mode 5 d'identification ami ou ennemi et d'un lien amélioré pour la liaison Link16.

 

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Photos : 1 Les deux premiers Eurofighter P1E FW 2 Eurofighter espagnol @ Airbus

 

 

 

 

 

14/01/2018

Eurofighter autrichiens, Airbus tente d’éviter le procès !

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Dans le cadre de l’accusation pour corruption lancée par le Le ministère de la Défense autrichien, le groupe Airbus tente d’éviter un lourd procès avec le paiement d’une amende.

Rappel :

En février2017, Le ministère de la Défense autrichien a annoncé vouloir attaquer en justice le groupe aéronautique européen Airbus dans le cadre de l’affaire de fraude et de corruption en ce qui concerne la vente d'avions de combat Eurofighter à l'Autriche.

"Nous déposerons une plainte en justice contre Airbus", a déclaré à l'AFP le porte-parole du Ministère, Michael Bauer, en précisant que l'affaire portait sur la livraison en 2003 de 15 appareils Eurofighter pour un montant de 1,7 milliard d'euros.

L’Autriche avait présenter des détails sur l’affaire, avec notamment des preuves en qui démontraient qu'Airbus avait gonflé artificiellement le prix des appareils Eurofighter T1.

Airbus avait indiqué fin avoir accepté une procédure de rectification fiscale en Allemagne concernant cette vente d'avions de combat Eurofighter à l'Autriche, alors que cette transaction fait l'objet depuis des années de soupçons d'éventuels pots-de-vin.

L’amende au-lieu d’un procès :

Pour Airbus, il s’agit aujourd’hui d’éviter un procès dont l’image serait catastrophique. Pour ce faire l’avionneur est en discussion avec le procureur de Munich pour éviter ce processus embarrassant.

Pour Airbus, iI serait possible de mettre fin à l'enquête sur la vente de l'Eurofighter à l'Autriche, selon un communiqué de presse datant de samedi après-midi. Le groupe européen négocie une amende de 70 à 80 millions d'euros. En agissant ainsi, l’avionneur veut faire tomber les chefs d’accusation et donc la mise en place d’un procès public à Munich à cause de l'affaire Eurofighter.

De son côté le procureur de Munich soupçonne qu’une douzaine d'anciens employés et des gestionnaires ainsi que des partenaires commerciaux d'Airbus ont soudoyé des fonctionnaires de l'Etat autrichien pour remporter le contrat pour l'avion de combat par le gouvernement de Vienne.

L'enquête a révélé qu'au moins 90 millions d'euros avaient coulé à travers des fausses factures et des sociétés de boîtes aux lettres dans la moitié du monde et à travers des canaux sombres. C'est un modèle typique des paiements de pot-de-vin.

Le ministère public de Munich ne peut cependant, dans la mesure où les destinataires définitifs des millions ne peuvent être déterminés, prouver complètement la corruption. Mais des preuves existent en ce qui concerne le détournement d'actifs du Groupe car de nombreux justificatifs de paiements restent introuvables.

Selon les parties, les discussions entre Airbus et le ministère public pourraient déjà produire des résultats dans les semaines à venir. Selon ces informations, le Groupe est confiant dans le fait qu'il sera en mesure d'éviter les poursuites contre les anciens dirigeants d'Airbus. La justification légale de l'amende serait que le Groupe a violé ses obligations de contrôle interne et que le million de paiements douteux est devenu possible. Pour l'accusé dans la procédure de Munich, l'enquête pourrait alors se terminer, par exemple, par une ordonnance de sanction, du moins sans audience publique.

Un tel règlement de l'affaire Eurofighter à Munich rendrait difficile pour l'Etat autrichien et les enquêteurs de Vienne de prendre des mesures contre Airbus pour corruption. A suivre.

 

Photo : Eurofighter T1 autrichiens@ Force aérienne autrichienne

12/12/2017

Allemagne, bisbille autour du remplacement des Tornado !

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Le ministère allemand de la Défense a confirmé ce lundi que l’avion de combat Eurofighter « Typhoon II » T3 était le principal candidat au remplacement de la flotte de Panavia Tornado au sein de la Luftwaffe.

Deux points de vue :

Cette affirmation vient contredire la prise de position de l’inspecteur de l’armée de l’air allemande, qui indiquait le mois dernier avoir une préférence en ce qui concerne le Lockheed-Martin F-35.

Il est évident que pour le ministère de la Défense et le gouvernement d’Angela Merkel, il est primordial d’investir dans un projet européen et de maintenir le développement futur de l’avion européen. De leurs côtés, les experts de la Luftwaffe ne veulent pas passer à côté d’un avion permettant de travailler en parfaite connexion avec l’ensemble des systèmes de l’armée. Une capacité que seul le F-35 peut offrir pour l’instant.

Une chance pour l’aviation européenne :

Une décision allemande en faveur de l’Eurofighter devrait permettre de « booster » le programme d’améliorations de l’avion avec une nouvelle version dotée d’une électronique plus puissante et permettant d’entrer de plein pied dans un système interconnecté. Ce que le Rafale F4 et le Gripen E MS22 offriront dès 2025.

Une décision qui aura également des conséquences importantes en direction d’un futur avion de combat européen à l’aube de 2040.

Un important marché :

Avec le remplacement des 85 Panavia Tornado de la Luftwaffe, c’est un contrat de plusieurs milliards d’euros qui est en jeu et permettra la survie de l’Eurofighter de nombreux emplois en Europe avec probablement de futurs contrats à la clef.

L’Allemagne prévoit de choisir le remplaçant des Tornado d’ici 2020 avec des débuts de livraison en 2025.

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Photo : 1 Tornado allemand@ Luftwaffe 2 Eurofighter @ Airbus DS