02/06/2014

Air14: Demandez le programme !

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Payerne, cet après-midi, c’est une équipe sur-motivée qui nous a accueilli pour la présentation du programme, de ce qui sera l’événement aéronautique en Europe cette année, l’Air14 ! Certes, le résultat du vote du 18 mai dernier laisse des traces, dont la remise en question pure et simple de notre aviation, mais c’est un autre problème dont  nous reparlerons.

Nous avons eu droit, par ailleurs, en milieu d’après-midi à une démonstration du Team PC7 avec l’incorporation de nouvelles figures.


 

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Deux weekends et quatre thèmes : 

 

Les quatre jours de démonstration auront un thème différent, en fonction des quatre domaines de compétence de l’aviation. Le 30 août sera placé sous le signe de la reconnaissance, premier rôle attribué à l’aviation militaire. La capacité air-sol s’est ensuite imposé dans le développement de l’aviation et sera le thème du dimanche 31 août. Les combats aériens ont ensuite pris une importance capitale, la défense aérienne animera ainsi le 6 septembre. Enfin, technologie aidant, les avions ont effectué des missions de transport, thème de la journée de clôture du 7 septembre. 

 

Si ces thèmes représentent un fil rouge, chaque journée proposera un programme différent. La précision sera au rendez-vous avec sept démonstrations de formations par jour, avec un total de 170 avions par weekend.


 

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Le programme par par weekend :

 

Les appareils et patrouilles présentes sur ces deux listes sont confirmées, mais il y aura notamment de possibles «surprises» préparée par l’équipe du Team Air14! 

 

 Premier Weekend : 

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Deuxième Weekend : 


 

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Le dernier dimanche, une énorme surprise est prévue comme bouquet final d’Air14!!

 

 

Des grandes premières :

 

Parmi les moments forts, il faut signaler la venue d’appareils exceptionnels comme : le Messerschmitt Me262 (premier jet à réaction), le seul est unique C-36, un premier exemplaire d’essais du Bombardier CSéries qui entrera en service auprès de la compagnie Swiss. Un B-17, Un F-86 «Sabre» et un MiG-15. Un B-707 AWACS, un B767 «Tanker» et un C-17. Un F-16 block60  (avec réservoirs additionnels sur le fuselage) grec. Un drone «Harfang» de l’Armée de l’air française devrait filmer en direct le meeting et transmettre les images sur quatre écrans géants.

Jetman, Yves Rossi sera également présent et volera les quatre jours avec trois caméras GoPro (deux sur l'ailes et une sur le casque) afin de vous faire découvrir sa vision du vol. 

 

Il faut également savoir que le Team Air14 attend encore les confirmations concernant les dates de venue, des équipes de présentation des USA, de Russie et d’Ukraine.


 

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Démonstrations spécifiques : 

 

Démonstrations d’exercices d’attaque au sol, de combat air-air viendront compléter les diverses présentations.

 

 

Mais aussi : 

 

L’Armée et ses différentes composantes, comme les Forces terrestres ou la base d’aide au commandement, présenteront aux visiteurs leurs compétences modernes et sa haute technologie. Une exposition «Centenaire» servira de musée. Les métiers en lien avec l’aviation, du contrôleur aérien à l’hôtesse de l’air en passant par l’ingénieur en aéronautique, seront sur place aussi. L’aspect touristique n’a pas été oublié puisque Suisse Tourisme et la région auront un espace à leur disposition.


 

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Co-voiturage = parking gratuit : 

 

Si, il sera préférable de prendre le train pour se déplacer à Air14, 75’000 places de parking seront disponibles avec un petit bonus, une voiture pleine de passagers bénéficiera d’un parking gratuit !


Encore des places pour les bénévoles : 


Il reste encore des places pour les bénévoles, ceux-ci auront les boissons et repas gratuits et recevront un T-shirt vintage pour chaque jour de présence.

 

Billets : 

 

Les billets sont disponibles en prévente sur www.air14.ch ou à tous les guichets des gares de Suisse.

 

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Photos : 1 Le directeur d’Air14 le Col. Ian Logan, toujours très sollicité! 2 Cmdt de la Patrouille Suisse le LT Col Daniel Hösli 3 le Cpt. Julien Meister «Teddy» pilote du Hornet Solo Display 4 Cmdt du PC7 Team Col. Werner Hoffman au travail 5 PC7 Team @ Pascal Kümmerling

27/04/2014

Un livre pour dénoncer le NON au Gripen !

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En 2012, je dénonçais déjà de fausses informations concernant le choix de l’avion suédois. Plus récemment je dénonçais les méthodes des opposants à l’achat du Gripen E.  Voici qu’un livre reprend les éléments de cette désinformation et traite également de la manière dont les opposants livres de fausses informations.

 

Rappel : 

 

En automne 2013, le peuple suisse a accepté à une majorité écrasante de maintenir l’obligation de servir. Personne n’aurait attendu une profession de foi aussi claire. L’adhésion du citoyen envers l’armée a nettement augmenté ces dernières années, ce qui est remarquable. La majorité est consciente du fait que la sécurité de notre pays revêt une importance décisive. Sans sécurité, il n’y a pas de liberté, pas de paix, pas de stabilité et pas de bien-être!

Le 18 mai 2014, nous devrons de nouveau nous prononcer sur une question de sécurité fondamentale: l’acquisition de 22 avions de com- bat du type «Saab Gripen E». L’achat de ces avions est nécessaire et pressant, car nos 54 «F-5 Tiger» vieux de près de 40 ans, sont techniquement dépassés et ne répondent plus aux exigences opérationnelles requises actuellement. Ils doivent être remplacés. Le Conseil fédéral et le Parlement ont approuvé ce projet («loi sur le fonds Gripen») et recommandent au peuple de l’accepter.

 

Voici les thèmes abordés par le livre : 

 

 

Le Gripen pour un espace aérien sûr:

 

L’importance des forces aériennes ne pourra jamais être surestimée. Les avions constituent le seul moyen de combat en mesure de défendre le pays dans les airs contre des opérations étrangères inattendues. Par ailleurs, les forces aériennes sont le toit sur l’armée et sur la Suisse. L’armée ne peut remplir sa mission au sol et assurer notre sécurité que si cette toiture est imperméable.

 

En tant que pays souverain et neutre, la Suisse a le devoir de défendre son territoire et son espace aérien.4 Elle ne peut déléguer cette tâche à des tiers. Des forces aériennes performantes sont donc indispensables.

 

Pourquoi nous avons un besoin urgent du Gripen : 

 

Actuellement, nos forces aériennes disposent de 32 avions de combat «F/A-18»5 entièrement opérationnels et de 54 «F-5 Tiger» qui doivent être remplacés. Avec les seuls 32 «F/A-18», notre flotte d’avions de com- bat est trop petite et doit être complétée le plus rapidement possible. A défaut, nos forces aériennes perdront leur capacité de combat et leur savoir-faire. C’est la raison pour laquelle l’acquisition des 22 avions de combat «Gripen E» est une nécessité.

 

Pilotes d’essai en faveur du Gripen :

 

Lors du choix d’un nouvel avion de combat, la Suisse a examiné trois offres: le «Saab Gripen» suédois, le «Dassault Rafale» français et l’«Eurofighter», d’un consortium international. Les trois avions ont subi une évaluation complète avec de nombreux tests individuels. A la fin, les pilotes d’essai et les experts sont parvenus à la conclusion que les trois avions étaient à peu près équivalents. Ce sont donc avant tout des rai- sons économiques et politiques, mais également sur un certain nombre de points techniques qui avantage l'avion suédois, qui ont fait choisir «Gripen».

 

Le «Gripen» est le moins cher et présente le meilleur rapport prix/ utilisation. Le fait que Saab soit l’un des constructeurs d’avions de com- bat les plus expérimentés en Europe et que l’Etat suédois sera notre partenaire contractuel pour cette acquisition, ce qui nous garantit un degré élevé de sécurité, parle en faveur de l’avion de combat suédois. Du point de vue politique, la Suède est elle aussi un Etat neutre et nous a toujours traité avec respect.6 La Suisse et la Suède entretiennent traditionnellement de bonnes relations. Il est donc compréhensible que nous nous soyons finalement décidés en faveur du «Gripen».

 

Attaque contre notre souveraineté :


 

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Le véritable objectif de nos adversaires, Il ressort de ce qui vient d’être dit qu’un Oui pour le «Gripen» est un Oui pour l’armée et pour la protection du pays et de sa population.

Les cercles hostiles à l’armée ne veulent pas d’armée, donc pas de nouveaux avions de combat. Ils ont lancé le référendum contre l’achat des «Gripen». En première ligne, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)», suivi d’une partie des Socialistes, des Verts et des Vert’libéraux.

Le nom de «Groupe pour une Suisse sans armée» dit bien ce qu’il veut dire. Le parti socialiste a défini dans son programme l’objectif suivant: «Le parti socialiste s’engage pour la suppression de l’armée».7 Le parti écologiste va dans le même sens: «Les Verts veulent que la Suisse re- nonce [...] à l’armée. » Seuls les Vert’libéraux se tiennent à couvert dans la question de l’armée. Ils ne se prononcent pas sur ce thème fondamental dans les lignes directrices de leur parti. En revanche, ils prennent d’autant plus violemment parti contre le «Gripen». Quelles sont les rai- sons de cette contradiction? Les Vert’libéraux se taisent-ils à propos de l’«armée» pour éviter les discussions désagréables et ne pas mettre en danger leur image bourgeoise?

 

Attaque contre notre souveraineté:

 

Outre les adversaires précités de l’armée, on trouve, de manière inattendue, dans le camp des anti-«Gripen» certains représentants de l’armée. Leur opposition au «Gripen» repose soit sur de l’ignorance soit sur le fait qu’ils jugent encore judicieux d’abandonner la défense aérienne de la Suisse aux mains de l’UE et de l’OTAN:

«La défense autonome du pays n’a pas de sens et n’est pas finançable.».  Elle doit faire place à une «spécialisation des rôles et à une concentration des ressources militaires nationales dans l’alliance européenne». Cela implique un «abandon conscient de capacités militaires en faveur d’autres pays».

Vu cette analyse, l’opposition au «Gripen» de ces «partisans» de l’armée devient un peu plus compréhensible. La renonciation à la souveraineté nationale et l’intégration de l’armée suisse à des forces armées étrangères ont réellement été soutenues dans certains cercles de l’armée et circulent encore dans certains esprits. Elles sont plus proches des buts des adversaires roses-verts de l’armée que de la volonté populaire et de la Constitution fédérale: «La Suisse a une armée. [...] Elle assure la défense du pays et de sa population».

 

La suppression de l’armée par étapes :


 

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Le référendum contre le «Gripen» n’est pas la première tentative des opposants à l’armée d’affaiblir nos forces aériennes en tentant de leur retirer les moyens financiers. En 1992 déjà, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)» a combattu l’achat des 34 «F/A-18» par une initiative populaire: les «F/A-18» étaient, disait-il, trop coûteux et inutiles. Mais la majorité des citoyens ont senti que l’initiative du GSsA n’était qu’un premier pas dans la «suppression de l’armée par étapes». L’initiative fut rejetée par la majorité des votants et les 34 «F/A-18» furent achetés conformément à la volonté du peuple. Cette attaque contre la capacité de défense et la souveraineté de la Suisse avait fait long feu.

La situation actuelle est très comparable. En réalité, les adversaires roses-verts du «Gripen» utilisent cet avion pour atteindre leur but de toujours, la disparition pure et simple de l’armée suisse. Bien entendu, ils ne le disent pas ouvertement, préférant camoufler leurs objectifs. Ainsi, lors d’une des émissions de télévision «Arena», la conseillère nationale socialiste Evi Allemann a rejeté le reproche d’être hostile a l’armée en jouant les indignées, comme si elle n’avait pas lu le programme de son parti politique.

 

Manipulation au lieu d’arguments objectifs : 



 

Le fait que les citoyens aient des opinions diverses ne pose aucun problème en démocratie. Mais en Suisse, il est de coutume de les présenter de manière correcte et argumentée. Ce n’est malheureusement pas le cas dans la campagne anti-«Gripen». Les adversaires du «Gripen» opèrent à l’aide de manipulation et de propagande.  Ils tentent par exemple de faire croire qu’il existe un «consensus» contre le «Gripen». A cette fin, ils ont fait «monter au front» certains Vert’libéraux (anciennement membres des Verts) qui, grâce à leur image bourgeoise, devaient faire monter des parlementaires bourgeois à bord du camp anti-«Gripen». Raté! «Les Vert’libéraux n’ont guère trouvé de personnalités pour leur lutte contre le «Gripen», dixit Der Bund. Les parlementaires bourgeois ont voté presque sans exception en faveur du «Gripen».

 

Un truc de propagande :

 

Un autre truc de propagande des Verts a consisté à lancer le slogan «Krippen statt Gripen» [«Des crèches plutôt que des Gripen»]. Les rimes ont toujours un effet hypnotisant [en l’occurrence, ça ne joue qu’en allemand, ndt.]. Ce slogan pleurnichard est censé apporter un caractère «émotionnel» à la discussion et la faire dévier du vrai sujet. Le mot «Krippen» provoque une représentation de bienveillance à l’encontre des enfants et des familles tandis que le nom «Gripen», par son opposition artificielle au nom «Krippen» place automatiquement l’avion militaire sous une lumière négative. Cette opposition est évidemment un non-sens. Des forces aériennes aptes à défendre le pays servent au bien commun, tout comme une offre suffisante en places de crèches. Le fait que les adversaires de l’armée doivent recourir à des trucs émotionnels bon marché montre qu’ils ne disposent pas d’arguments objectifs.

 

Ridiculiser, une technique psychologique :

 

Le fait de ridiculiser une chose (ou une personne) est une autre technique de manipulation visant à dissimuler les faits. Les adversaires de l’armée ridiculisent le «Gripen» en parlant d’«avion en papier».

En réalité, l’avion de combat suédois a été présenté en automne 2012 lors d’une démonstration remarquable et satisfaisante à tous égards. A cette occasion, le «Gripen» s’est révélé être le résultat d’un travail d’ingénierie convaincant, offrant une relation prix/prestation excel- lente. Il s’agit d’un avion polyvalent de haut niveau et contenant déjà dans son ordinateur de bord les logiciels nécessaires à assurer des missions diverses (observation, chasse, soutien de combats au sol).

Déjà lors de l’achat des «F/A-18», la version testée n’était pas celle qui fut livrée ultérieurement. Pour autant, on n’a jamais parlé d’«avion en papier». Un tel processus est habituel pour des avions de ce genre, car, durant leur utilisation – comme durant la période d’acquisition – ils subissent continuellement des améliorations. Si ce n’était pas le cas, le GSsA aurait dénoncé l’acquisition de vieux clous! C’est pourquoi, au moment de leur livraison, les «Gripen» disposeront de la technologie la plus récente.

 

Connaissances spécialisées simulées :

 

Un autre truc que les adversaires de l’armée utilisent pour tromper le public consiste à utiliser des termes spécialisés et des détails techniques, le Vert Joe Lang a fait usage de cette manipulation lors de l’émission «Arena» de la Télévision suisse alémanique SRF du 20/12/13. Lang est membre fondateur du «Groupe pour une Suisse sans armée/GSsA» et en même temps vice-président des Verts suisses.

 Attaque contre notre souveraineté, même s’ils n’ont pas la moindre connaissances en la matière: ils peuvent compter sur le fait que la plupart des gens ont tout aussi peu de connaissances qu’eux-mêmes. La politicienne socialiste Evi Allemann objecta lors de l’émission «Arena» dans une tirade donnant l’impression qu’elle était une connaisseuse: «Et il n’a qu’un seul réacteur!». Elle considéra le public d’un air triomphant. En réalité, le fait que le «Gripen» n’ait qu’un seul réacteur ne pose aucun problème à la Suisse. Seuls les avions de la marine doivent posséder deux réacteurs, pour répondre à certains scé narii d’urgence propres à de tels avions. En règle générale, les avions des forces aériennes n’ont qu’un réacteur. Le fait que le Gripen n’ait qu’un seul réacteur constitue un avantage pour la Suisse, en ce que cela contribue au prix relativement avantageux de cet avion.

Un autre point fort du réacteur du «Gripen» est le fait que son réacteur soit pratiquement identique à celui des «F/A-18» que nous utilisons déjà, ce qui est un avantage important pour la logistique. Lui reprocher d’être monoplace est tout aussi absurde. Ce n’est pas un problème pour un avion de combat. Ce type d’avion n’a besoin de deux sièges que pour l’instruction. Avec le «Pilatus PC-21», nous disposons déjà d’un système d’instruction révolutionnaire sur lequel les pilotes d’avions à réacteur peuvent être formés. Il suffit d’adapter le logiciel à un avion de combat monoplace. Le «Gripen» monoplace correspond parfaitement aux besoins de la Suisse et réduit de surcroît son prix.

 

Jeu d’embrouille avec les chiffres : 

 

Dire que le «Gripen» est trop cher relève aussi de la propagande. Le «Gripen» est non seulement le plus avantageux des trois avions évalués, mais son financement sera alimenté, à l’aide du «fonds Gripen», pendant dix ans par le budget régulier de l’armée. 

 

Pas de suppléments pour le contribuable :

 

Afin d’empêcher le «remplacement partiel des Tiger», les adversaires du «Gripen» répandent des chiffres inventés. Ils prétendent que l’avion ne coûte pas les 3,126 milliards de francs officiels mais dix milliards.24 Ils parviennent à ce montant vertigineux en intégrant les frais d’exploitation et d’entretien pendant 30 (!) ans. Les adversaires de l’armée savent parfaitement qu’on ne calcule jamais ainsi. Leur jeu d’embrouille avec ces chiffres n’a qu’un but, celui d’insécuriser les électeurs. On doit espérer que la plupart des Suisses ont suffisamment les pieds sur terre pour ne pas tomber dans ces artifices bon marché.

 

Alliance contre nature :

 

Personne ne sait exactement d’où provient la rumeur que le choix du «Gripen» était entaché de corruption. Ce qui est certain, c’est qu’une lettre anonyme a été remise aux médias, il y a quelques mois, lettre qui contenait cette accusation. Elle était rédigée en français et plusieurs noms suisses-alémaniques comportaient des erreurs, ce qui fait penser à des auteurs français. Certains politiciens, spécialistes de la politique de la sécurité, supposent que l’entreprise Dassault, voulant nous vendre le «Rafale», pourrait en être l’instigateur. S’agirait-il d’une «complicité objective» entre l’alliance gauche-verte des adversaires de l’armée et certains cercles financiers et économiques internationaux?

Qui tire les ficelles?

Une grande partie des médias ont rapporté avec satisfaction que nos forces aériennes n’étaient pas opérationnelles lors de l’atterrissage à Genève d’un avion de passagers éthiopien détourné. Certains lecteurs en ont rapidement et faussement conclu que l’achat des «Gripen» n’avait donc pas de sens. En réalité, ce dysfonctionnement était connu. Des travaux ont été entrepris pour y remédier. Pourquoi les médias ne s’y intéressent-ils que maintenant, trois mois avant la votation sur les «Gripen»? Qui tire les ficelles et décide de ce qui doit être publié et à quel moment? Pourquoi les médias ne rapportent-ils pas de la même manière détaillée le fait que des propositions de spécialistes ont été émises pour rendre à l’armée, par étapes réalistes, sa pleine capacité de défense? L’acquisition des 22 «Gripen» en est un aspect central.


 

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Le rôle des services secrets :

La Basler Zeitung suppose même que certains services de renseignements se mêlent de la campagne anti-«Gripen». Par des «indiscrétions» ciblées, ils essaieraient d’«ébranler la Suède et la Suisse» et d’empêcher l’achat des «Gripen». La Neue Zürcher Zeitung est également d’avis que les adversaires du «Gripen» ont préparés encore d’autres buzz destinés à influencer la votation dans un sens négatif Vont-ils nous annoncer, ce qui ne serait pas nouveau non plus, qu’en Suède égale- ment, des cercles d’opposants contestent sa capacité de défense afin de pouvoir faire entrer ce pays dans l’OTAN? Néanmoins, en Suède aussi, toujours plus nombreux sont ceux qui refusent d’entrer dans ce jeu, d’ailleurs contraire à la volonté populaire.

 

La jeune génération soutient la Suisse :

 

Les affaires compensatoires créent des places de travail

L’acquisition du «Gripen» devrait profiter à l’économie suisse. La Suisse et la Suède ont négocié des «affaires compensatoires» s’élevant à 2,5 milliards de francs. Cela signifie que des entreprises suédoises passeront des commandes à des entreprises suisses pour une valeur de 2,5 milliards de francs. Quelque 518 affaires ont déjà été conclues avec 125 entreprises suisses.

Les affaires compensatoires liées à l’achat des «Gripen» garantiront à la Suisse des emplois correspondants à 10’000 hommes/jours, avec des recettes fiscales, la TVA et les cotisations AVS. Si l’on tient compte de tout, il est juste de lier ces flux d’argent à l’achat des «Gripen».

La Suisse bénéficie d’une grande expérience de tels accords compensatoires. Elle en a réalisés avec succès à plusieurs reprises avec l’aide de «Swissmem». Les commandes ont toujours été réparties correctement sur les cantons.

 

Le Brésil s’est également décidé pour le «Gripen» :

 

Le Brésil, conscient de sa propre valeur, s’est également décidé en faveur du «Saab Gripen E» et s’en procurera prochainement 36 exemplaires (soit une première tranche sur un potentiel de 100 avions) . Les spécialistes de l’Armée de l’air brésilienne sont parvenus à la conclusion, après une évaluation interne, que le «Gripen» s’était révélé être le meilleur et le plus avantageux des avions à choix.34 Cette décision parle également en faveur de la qualité du «Gripen». La présidente socialiste de l’Etat brésilien Dilma Rousseff a déclaré: «Le Brésil est un pays pacifique et doit donc pouvoir se défendre de manière adéquate.» Elle a cité explicitement les riches ressources en pétrole de la côte brésilienne qui pourraient éveiller des convoitises étrangères.

 

Signe des temps :

 

L’argument du Brésil, selon lequel un Etat pacifique doit pouvoir se défendre de manière adéquate et disposer d’une armée de l’air forte, vaut aussi pour la Suisse. La Suisse possède également des richesses qui doivent être défendues, les cols alpins, son château d’eau, ses finances et ses installations industrielles.

La capacité d’un pays à se défendre est particulièrement importante dans une situation mondiale où les tensions augmentent chaque jour, en Ukraine, par exemple, c’est-à-dire à nos portes.

Ecoutons un politicien expérimenté comme Jean-Claude Juncker, ancien président de l’Eurogroupe: «Celui qui croit que la question éternelle de guerre et de paix en Europe ne se posera plus jamais se trompe cruellement. Les démons n’ont pas disparus. Ils ne font que dormir.»35 L’ancien politicien du SPD Egon Bahr est lui aussi convaincu qu’il est tout à fait possible que la guerre réapparaisse bientôt en Europe. A l’adresse de la jeune génération, il précise que lui-même, en 1933, n’avait pas cru son père lorsque celui-ci lui disait: «Hitler signifie la guerre». Aujourd’hui, Egon Bahr estime «que nous vivons dans un temps d’avant-guerre».36 Des économistes prennent des positions dans le même sens. Nouriel Roubini, professeur d’économie américain re- connu et conseiller gouvernemental, affirme: «Je ne prédis pas la troisième Guerre mondiale, mais l’instabilité politique et sociale croissante et menaçante en Europe et dans d’autres économies nationales développées, nous causent de grands soucis.»

 

Nouvelle prise de conscience en matière de sécurité :

 

Cette situation globale a conduit, en Suisse aussi, à un changement dans la manière de voir les choses. La sécurité du pays et de la population est à nouveau perçue comme un élément important. Preuve en soit le résultat de la votation fédérale sur le maintien de l’obligation de servir. Preuve en soit aussi le fait que le Parlement fédéral a de nouveau fixé le budget de l’armée à cinq milliards de francs, après de longues années de réduction du budget, et qu’il a accepté l’acquisition des 22 «Gripen». D’une manière générale, l’armée intéresse de plus en plus la population. Les livres consacrés à l’armée se vendent bien. Une nouvelle génération prend le relais. Elle prend congé des modèles un peu trop faciles et souvent incohérents des années 1990. Elle soutient les institutions suisses, notamment l’armée. De ce fait, les chances que les citoyens suisses approuveront l’acquisition du «Gripen» le 18 mai 2014 sont bonnes.

 

Les auteurs de ce livre  :

 

Franz Felix Betschon

Dr. sc. techn., dipl. ing. EPFZ. Etudes à la Harvard Business School de Cambridge (USA). Ancien colonel EMG, en dernier lieu dans les forces aériennes et au service de renseignements, membre de l’International Institute for Strategic Studies de Londres de 1985 à 2005. Carrière dans l’industrie et en tant que membre de divers conseils d’administration. Auteur de plusieurs livres sur la politique de sécurité.

 

Judith Barben-Christoffel

Dr. phil., psychologue et psychothérapeute FSP. Auteure d’articles scientifiques et éditrice. Ancienne institutrice d’école primaire et d’écoles spéciales. Etudes en psychologie à l’Université de Zurich. Cabinet de psychothérapie. Conférences et publications dans les domaines de la psychologie, de la psychothérapie, de la pédagogie et de l’éthique ainsi que sur la mise en danger de la démocratie directe par la manipulation et la propagande.


Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 

24/04/2014

Gripen : Souveraineté ou dépendance à l’Otan ?

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Derrière le vote du 18 mai prochain sur la volonté de financement du fond pour l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, se cache en fait un vrai problème de sécurité. Quelle avenir pour nos Forces aériennes ? 

 

La situation : 

 

En 2016, les derniers avions de combat de type Northrop F-5 E/F «Tiger II» seront retirés du service, ne restera donc que la flotte de 32 Boeing F/A-18 C/D «Hornet». Celle-ci doit être retirée en 2030. Par conséquent en 2015,  notre flotte de «Hornet» sera à mi-vie !

 

Sans les Gripen : 

 

Avec la mise en place de la police du ciel 24/24 (en fonction de la dotation) la flotte des F/A-18 serait contrainte à une plus forte contribution, si les 22 Gripen E ne viennent pas les épauler.  A cela il faut encore ajouter que l’instruction des pilotes pour passer au système

de QRA 24/24 va également contribuer à charger encore plus les 32 F/A-18. Une pression très élevée sur les avions en termes d'heures de vol et une gestion rigoureuse de la flotte sera alors ressentie, car il faudra assurer non seulement les missions, mais aussi l'entraînement et l'entretien. Lorsqu'un avion atterrit, par exemple, il doit être pris en charge immédiatement par l'équipe de maintenance. Les problèmes surviennent lorsqu'il s'agit d'assurer les grosses opérations d'entretien. Conséquence, la durée de vie des F/A-18 se limiterait déjà en 2025.


 

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Les F/A-18 des Forces aériennes suisses sont autorisés à accomplir 5’000 heures de vol par avion. L’ensemble de la flotte des F/A-18 vole en moyenne 6’000 heures par année, ce qui représente environ 200 heures de vol par avion. Ceci en tenant compte de l’engagement des F-5 «Tiger II». Les chiffres de fin 2013 démontrent qu’en moyenne, chaque F/A-18 a d’ores et déjà 2’500 heures de vol à son actif. En continuant sur cette lancée, un grand nombre de F/A-18 aura atteint la limite de 5’000 heures de vol dès 2027. Et ceci pour autant que la situation internationale ne se dégrade pas, obligeant la mise en activité d’une capacité de protection aérienne 24/24 soit deux à quatre avions en permanences en vol.

La fin de notre aviation : 

Nous devons avoir en tête, que sans l’achat des 22 Gripen E, il ne sera pas possible de relancer suffisamment tôt une nouvelle acquisition, sachant qui faut en moyenne au minimum 10 ans entre le choix et le moment ou l’on commence à recevoir les premiers avions. En conséquence, il faudra déjà débuter l’année prochaine un nouveau processus d’acquisition !

 

La fin de la souveraineté : 

Sans le Gripen E, l’arrivée à partir de 2025 de l’obsolescence des F/A-18 C/D nous conduirais immanquablement vers la fin d’une capacité de police aérienne souveraine. Par conséquent, nous serions comme la Lituanie, l’Estonie, la Slovénie et l’Albanie contraint de sous-traiter notre protection aérienne à l’Otan. 

Pour le Président du Centre de politique de sécurité de Genève, François Heisbourg : «Un pays qui n’affirme pas sa souveraineté est diplomatiquement et politiquement vulnérable», avertit l’expert en faisant référence à l’achat des avions de combat Gripen !

Le 18  mai prochain :

Le résultat du vote sera significatif en ce qui concerne nos libertés et notre volonté de neutralité armée. Le fait d’avoir des avions de combat n’a pas seulement pour objectif de repousser une possible invasion. C’est un signal. C’est l’affirmation de la souveraineté.


 

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Lien sur les articles du dossiers : 

 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 

 

13/04/2014

Gripen, les enjeux de la votation !

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Dans ce nouvel article, nous allons voir que la votation du 18 mai prochain sur le «fond Gripen»  ne concerne pas simplement le choix d’un avion, mais concerne l’avenir des Forces aériennes et de la réponse ce celle-ci, aux diverses menaces de demain.

 

Les menaces aériennes:


 

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Les menaces aériennes de demain sont directement liées aux divers conflits potentiels, qui éclore dans le monde. La réponse immédiate consiste dans la dissuasion armée. Par contre, nous pouvons classifier, quatre types menaces : 

 

*La modernisation des flottes aériennes avec de nouveaux aéronefs, d’ici 2025 la majeure partie des pays auront modernisé leur aviation, avec de nouveaux appareils plus performants.

 

*La prolifération balistique nous pose un nouveau défi, tous les trois ans un pays est capable de disposer d’une capacité de frappe balistique au-delà de son propre continent. Un nombre grandissant de pays situé en Asie-Pacifique, le Moyen-Orient, le proche-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique latine sont potentiellement capable de frapper un pays situé en Europe avec des missiles balistiques à charge conventionnelle. 

 

*L’arrivée d’ici 10 ans de la nouvelle génération de drones furtifs, permettra à ses acquéreurs de prendre un avantage significatif par rapport aux nations qui n’auront pas su répondre à cette nouvelle menace.

 

*Les Etats-Unis, la Russie et maintenant la Chine, développent une nouvelle génération de bombardiers stratégiques à très grande vitesse capable de frapper des cibles intercontinentales n’importe où sur la planète. 

 

 

Les réponses de nos Forces aériennes : 


 

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Pour répondre à l’ensemble de ces menaces, nos Forces aériennes prévoient une importante mutation dont la pierre centrale est l’acquisition de l’avion de combat Gripen E.

 

Dans quelques semaines, nous connaîtrons le nom du nouveau drone de reconnaissance qui viendra épauler la compétence de renseignement de l’armée et qui apportera également, un souffle nouveau pour l’appuis aux autorités civils.

 

Le DDPS prévoit d’ici 2017, le remplacement des actuels systèmes de DCA en service soit les missiles BAe Rapier et canons Oerlikon de 35mm et stations de guidage Skyguard, par un ou deux nouveaux systèmes ayant la capacité de détecter les missiles balistiques et drones furtifs et de les combattre.

 

Le remplacement des radars tactiques mobiles basse-altitude TAFLIR par un nouveau système de dernière génération.

 

La modernisation des centrales d’engagement et de commandement de Forces aériennes.

 

En conséquence : 

 

La supériorité aérienne reste donc déterminante, faisant la victoire ou la défaite, mais permet en priorité, la dissuasion des conflits. Les avions de combat sont indiscutablement un élément essentiel d’une armée, car ils permettent le lien entre les divers systèmes des Forces aériennes et viennent efficacement compléter les dispositifs de DCA, qui de part notre topographie, ne permettent qu’une protection de sectorielle.

 

La votation du 18 mai prochain, porte sur bien plus qu’un type d’avion, il s’agit de la pierre centrale, capable de détecter grâce à ses capteurs, comme le nouveau radar AESA et l’IRST, de pouvoir répondre aux nouvelles menaces, d’assurer le lien entre les nouveaux systèmes pour permettre d’assurer à long terme notre souveraineté aérienne.


 

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Photos : 1 Gripen F de développement @ Saab 2 Les menaces aériennes  3 La réponses des FA @ P.Kümmerling 4 Gripen E avec 5 Meteor et deux Iris-T@ DDPS

 

Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...

 


 

 

 

07/05/2013

Touche pas à mes heures de vol !

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L’armée est sous pression, pour obtenir son futur budget qui s’établira soit, selon l’option du Conseil Fédéral à 4,7 milliards soit à 5 milliards, selon le souhait parlementaires. Cependant, pour en arriver là, on demande au DDPS de trouver des pistes pour économiser  notamment dans le superflu.

 

La mauvaise idée des heures de vol :

 

Si l’on peut comprendre que des bunkers de montagne ne répondent plus à la guerre moderne, l’idée de réduire les heures de vol des pilotes était simplement ridule.

 

L’idée lancée il y a quelques semaines prévoyait de ramener à 5000 heures de vols par année en lieu et place des 6000 actuelles. Si l’économie financière était intéressante à court terme, les conséquences auraient pu être catastrophiques à moyen long terme.

                    

D’abord, une telle économie aurait réduit les compétences de nos pilotes de F/A-18C/D "Hornet". Un avion de combat moderne reste simple de pilotage, grâce aux aides électroniques, par contre la gestion du flux des informations des différents capteurs associés aux accélérations, demande une formation et un suivi de pointe.

 

Nos pilotes ont démontré ses dernières années qu’ils maîtrisaient parfaitement les «Hornet» et ceci dans les différents exercices internationaux et justement grâce aux nombres d’heures de vol actuellement planifiées.

 

Baisser les heures de vol, pourrait également à terme favoriser les risques d’accidents et là, nous sommes dans l’inacceptable.

 

Un mauvais signal :

 

De plus, comment justifier auprès de la population qui a voté en faveur de l’achat du F/A-18, que l’on peut comme cela, du jour au lendemain, sacrifier la formation de nos pilotes qui volent sur des avions de haute technologie, alors même, que l’on va prochainement voter sur le Gripen E ? Là encore, c’est inacceptable.

 

 

Signes inquiétants dans l’USAF :

 

Je vous en parlais il y a quelques temps, de la toute puissante US Air Force doit faire des économies avec des diminutions d’heures de vol et l’interdiction provisoire des présentations aériennes lors, de manifestations et qui cloue au sol la célèbre patrouille des Thunderbirds. En résulte un véritable « tollé » aux USA avec de nombreuses mises en garde sur les risques sécuritaires en matière de vol. La semaine dernière, un officier de l’USAF a déclaré qu’à terme se serait la fin de la patrouille acrobatique si celle-ci, ne peut plus reprendre l’entrainement !

 

Préparer l’avenir :

 

Maintenir un bon niveau d’entraînement permet de garantir la sécurité et les investissements dans nos Forces aériennes et permettre également la transition vers une aviation de chasse entièrement professionnelle avec l’arrivée des Gripen E.

 

Heureusement, la réaction contre ces pseudo économies a été virulente, on ne touche pas impunément aux heures de vols !

 

Photo : F/A-18C au-dessus des Alpes @ Swiss Air Force