31/07/2014

Il y a 100 ans naissaient les Forces aériennes

1576547_pic_970x641.jpg

Berne, 31.07.2014, l’aviation militaire suisse a pris son envol, il y a 100 ans exactement. En effet, le 31 juillet 1914, le commandant de la nouvelle unité aérienne, le capitaine de cavalerie Theodor Real, entrait en fonction. Quelques jours plus tard, neufs pilotes rejoignaient Berne, et le Beundenfeld, avec leur propre machine. Une cérémonie en présence du Conseiller fédéral Ueli Maurer et de l’actuel commandant des Forces aériennes, le commandant de corps Aldo C. Schellenberg, s’est déroulée aujourd’hui sur le site même où se sont retrouvés ces pionniers.

 

Même si des ballons aux couleurs suisses volent depuis le début du 20e siècle, c'est à l'aube de la Première Guerre mondiale que naissent officiellement les troupes d'aviation. Ce sera un capitaine de cavalerie, Theodore Real, passionné d'avion, qui est nommé commandant, mais il n'obtient qu'un minimum de moyens. Ce seront d'abord trois avions d'une exposition internationale, qui seront réquisitionnés. Le hangar est une halle à ballon à Berne-Beundenfeld, la ferme voisine faisant office de cantonnement. Les pilotes, en majorité romands, viennent avec leur machine et leur mécanicien. Ils se retrouvent au début du mois d'août 1914. Ils s'appellent Audemars, Bider, Burri, Comte, Cuendet, Durrafour, Grandjean, Lugrin et Parmelin.

C'est une cérémonie simple, mais empreinte de souvenirs et d'émotions, qui s'est déroulée le 31 juillet 2014 au Beundenfeld à Berne, qui a marqué officiellement le centenaire des Forces aériennes. Le Conseil fédéral Ueli Maurer a remercié, devant un parterre d'invités, «les successeurs de ces pionniers de l'aviation, qui ont tant donné pour les Forces aériennes et ainsi pour la sécurité de la Suisse.» Mais le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports n'a pas seulement regardé dans le miroir du passé, mais s'est aussi projeté vers le futur. «Nous aurons aussi besoin à l'avenir d'une armée moderne avec des Forces aériennes modernes.» La cérémonie s'est terminée par un hommage en guise de défilé aérien où la Patrouille Suisse, le PC-7 TEAM, un F/A-18, ont accompagné un Morane D.3800, chasseur helvétique datant de 1939. Sans oublier le saut des éclaireurs-parachutistes. Ces commémorations prendront la forme d'un grand événement populaire, AIR14, organisé par l'armée, qui se déroulera les 30-31 août et 6-7 septembre prochain à Payerne.


mittelaus.parsys.16707.Image.gif.jpeg


02/07/2014

La Confédération volera-t-elle suisse ?

pilatus-pc24.jpg


 

Actuellement, le Service de transport aérien de la Confédération (STAC) est doté deux jets , soit un Dassault Falcon 900 EX Easy en service depuis 2013 et un appareil plus ancien de type Cessna Citation 560 Excel en service depuis 12 ans.

 

Le Cessna Citation 560 Excel ne répond plus à ce jour aux dernières exigences technique et de navigabilité. Cet appareil devrait donc être prochainement remplacé.


 

excel.parsys.0004.Image.jpeg


 

Un Pilatus PC-24 pour la Confédération ?

 

Le Conseil fédéral a chargé le DDPS de poursuivre l'examen du remplacement du Cessna  Citation et de l'acquisition d'un nouveau jet d'affaires. Hors, il semblerait bien que le choix soit porté sur le futur premier jet de l’avionneur suisse Pilatus. 

 

 

Le Pilatus PC-24 : 

 

Le Pilatus PC-24 pourra accueillir de quatre à huit passagers dans un confort très haut de gamme. Le client aura à choix divers aménagements, la cabine dispose d’un système de lumières LED et peu-être dotée d’un équipement de bureau complet. La cabine peut également être réaménagée pour transporter une moto par exemple, en plus, de quatre passagers. Une large porte cargo héritée du PC-12 permet un chargement aisé du même coup une re-configuration très rapide de l’avion. Pour la motorisation, Pilatus a fait appel à deux réacteurs Williams FJ44-4A. L’avionique est spécifique à choix à un ou deux pilotes. L’avion dispose du système Pilatus aceTM développé en partenariat avec Honeywell qui offre une simplicité de fonctionnalité qui permet aux pilotes une meilleure convivialité grâce à un concept intuitif et obtenu avec les quatre écrans 12 pouces. Un système de référence inertiel (IRS) garantit une excellente fiabilité et permet aux informations d’être affichées au bon endroit et sans délai. Le système comprend également la synthèse de la vision, un automanette, un système graphique de planification de vol, un système d'évitement des collisions (TCAS II), et l’alignement de piste avec une capacité de guidage vertical (LPV). De plus, le PC-24 est le seul avion à disposer du système : Unique Puissance modeTM qui permet une alimentation en énergie pour alimenter les systèmes électriques y compris le chauffage et la climatisation de manière indépendantes de toute source d'énergie au sol. Le PC- 24 est classé comme un jet hyper polyvalent de sorte que les propriétaires auront la possibilité d’un aménagement de six ou huit personnes en exécutif ou jusqu'à 10 passagers. Il sera également possible de changer complètement l’intérieur pour permettre à l’aéronef d’être utilisé pour l’évacuation médicale (MEDEVAC).


 

2828130805.jpg


 

Le Pilatus PC-24 dispose à ce jour de 84 commandes, dévoilées ce printemps, lors du salon de l’aviation d’affaires EBACE qui se tient à Genève.

 

Photos : 1 Le futur PC-24 de Pilatus @ Pilatus 2 l’actuel Cessna Citation 560 Excel du STAC @ DDPS 3 Intérieur PC-24 @ P.Kümmerling


05/06/2014

La Suisse a choisi le drone Hermes 900 !

Hermes_900_uas.jpg

 Le système de drones de reconnaissance ADS 95 Ranger  (système israélo-suisse) engagé au sein de l’Armée suisse depuis 1995 doit être remplacé à la fin de cette décennie. Deux systèmes étaient en compétition finale, le Héron 1 d’Israel Aerospace Industries LTD et l’Hermes 900 d’Elbit Systems. Le nouveau système de drones de reconnaissance (ADS 15) coûte environ 250 millions de francs et sera vraisemblablement soumis au Parlement dans le cadre du programme d'armement 2015.

 

Une nouvelle génération de drone :

Le nouveau drone se classe dans une catégorie très supérieure à l’actuel ADS 95 « Ranger», soit la catégorie Multi-rôle, Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE). Ce type de drone peut voler de manière autonome pendant près de 40 heures et venir se poser automatiquement sur n’importe quel aérodrome militaire.

 

Le choix :

382095647.jpg


 

Si les deux modèles de drones Héron 1 et Hermes 900 répondent parfaitement au cahier des charges  du DDPS, le choix s’est finalement porté sur l’Hermes 900 HFE, en effet, celui-ci est technologiquement doté de systèmes plus récents offrant de meilleures possibilités d’évolution.

On notera qu’il s’agit d’une nouvelle victoire de la jeune division « drone » d’Elbit Systems après ses succès en Amérique latine et au sein de l’aviation israélienne et ceci face au "Goliath" que représente  Israel Aerospace Industries (IAI) en tant que numéro un du secteur.

 

drone,armée suisse,hermes 900 hfe,drone pour la suisse,ads 95 ranger,ddps

 

L’Hermes 900 HFE :

L’Hermes 900 a été conçu comme un dérivé de la famille Hermès d’Elbit Systems, il a effectué son premier vol en décembre 2009. Il est un dérivé de la famille «Hermes» 180 & 450.  Dérivé du Hermes 450, le 900 hérite des blocs de construction fiables, de l'équipement de soutien au sol, des charges utiles et des contrôles de mission au sol, tout en élargissant l'enveloppe de vol et de l'endurance à des niveaux supérieurs. Le décollage et l’atterrissage sont entièrement automatiques.

Parmi les fonctionnalités clés offertes par ce drone, on trouve l'endurance, l'altitude de vol de 30.000 pied et une capacité de charge utile importante (jusqu'à 350 kg). Contrairement de nombreux concurrents,  l'Hermes 900 est conçu avec une baie de 2,5 mètres de long pour la  charge interne, il est capable d'accueillir jusqu'à 250 kg et permettant l'installation rapide de charge utile modulaire et le remplacement. L’avionique est innovante ainsi que ses systèmes électroniques, il dispose d’ un moteur ROTAX à faible bruit, le train d’atterrissage est escamotable.

L’Hermes 900 emploie une  station au sol pour le contrôle, la liaison de données. Basé sur l’expérience de du modèle 450, le nouvel aéronef bénéficie de la logistique et de la réduction des coûts opérationnels.


1022174879.jpg


Un ensemble de capteurs comprend la charge utile de base EO DCoMPASS, ou Stand off EO / IR / Système laser tels que les AMPS du constructeur Elop. Différentes missions de surveillance de la zone peut être réalisées en parallèle à des charges utiles EO, il s'agit notamment des systèmes radars différents, tels que le SAR / GMTI et le radar de recherche. Deux modules de mission spécifiques de détection sont mis en place pour le drone : la cartographie électro-optique et les systèmes d'enquête de numérisation de zone (LASSO) de type hyperspectrale. 

La taille du drone permet le déploiement d'autres capteurs comme par exemple la communication sécurisée SIGINT qui inclut le COMINT Skyfix / DF et Skyfix-G COMINT et les systèmes GSM.

Pour la configuration d'attaque électronique le drone comprend un système de brouillage SKYJAM pour les communications et AES 210 V/V2 ESM (ELINT) pour les systèmes électroniques.

L’Hermes 900 utilise un ensemble de données intégrées de communication par satellite permettant de lier les opérations au-delà de la ligne de mire et dans les zones montagneuses, où la ligne de visée  UAS SATCOM  est restreinte.  En outre, il peut  décoller  de terrain peu amménager à proximité du théâtre d’opération.



Performances :

Masse au décollage 1,180 kg

Charge utile maxi 350 kg

36 heures d'endurance

Plafond 9'144 m

Gamme illimitée

Utilisateurs :

L’Hermes 900  est entré en service opérationnel en 2010 au sein de l’Israel Air Force (IAF), en 2011 au Chili. Au début de 2012 il a été commandé par le Mexique et la Colombie, puis le Brésil.


1098086662.jpg


Photos : 1 L’Hermes 900 @ Elbit systems 2 & 3, 4 lors des essais à Emmen @ Pascal Kümmerling

 

 

 

 

 

02/06/2014

Air14: Demandez le programme !

1385087801674.jpg


 

Payerne, cet après-midi, c’est une équipe sur-motivée qui nous a accueilli pour la présentation du programme, de ce qui sera l’événement aéronautique en Europe cette année, l’Air14 ! Certes, le résultat du vote du 18 mai dernier laisse des traces, dont la remise en question pure et simple de notre aviation, mais c’est un autre problème dont  nous reparlerons.

Nous avons eu droit, par ailleurs, en milieu d’après-midi à une démonstration du Team PC7 avec l’incorporation de nouvelles figures.


 

DSC_3939_2.JPG


 

Deux weekends et quatre thèmes : 

 

Les quatre jours de démonstration auront un thème différent, en fonction des quatre domaines de compétence de l’aviation. Le 30 août sera placé sous le signe de la reconnaissance, premier rôle attribué à l’aviation militaire. La capacité air-sol s’est ensuite imposé dans le développement de l’aviation et sera le thème du dimanche 31 août. Les combats aériens ont ensuite pris une importance capitale, la défense aérienne animera ainsi le 6 septembre. Enfin, technologie aidant, les avions ont effectué des missions de transport, thème de la journée de clôture du 7 septembre. 

 

Si ces thèmes représentent un fil rouge, chaque journée proposera un programme différent. La précision sera au rendez-vous avec sept démonstrations de formations par jour, avec un total de 170 avions par weekend.


 

DSC_3971.jpg


 

 

Le programme par par weekend :

 

Les appareils et patrouilles présentes sur ces deux listes sont confirmées, mais il y aura notamment de possibles «surprises» préparée par l’équipe du Team Air14! 

 

 Premier Weekend : 

air14,meeting aérien,patrouille suisse,pc7 team,100 ans des froces aériennes suisses,payerne,ddps

 

 air14,meeting aérien,patrouille suisse,pc7 team,100 ans des froces aériennes suisses,payerne,ddps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

































Deuxième Weekend : 


 

air14,meeting aérien,patrouille suisse,pc7 team,100 ans des froces aériennes suisses,payerne,ddps



 

air14,meeting aérien,patrouille suisse,pc7 team,100 ans des froces aériennes suisses,payerne,ddps








Le dernier dimanche, une énorme surprise est prévue comme bouquet final d’Air14!!

 

 

Des grandes premières :

 

Parmi les moments forts, il faut signaler la venue d’appareils exceptionnels comme : le Messerschmitt Me262 (premier jet à réaction), le seul est unique C-36, un premier exemplaire d’essais du Bombardier CSéries qui entrera en service auprès de la compagnie Swiss. Un B-17, Un F-86 «Sabre» et un MiG-15. Un B-707 AWACS, un B767 «Tanker» et un C-17. Un F-16 block60  (avec réservoirs additionnels sur le fuselage) grec. Un drone «Harfang» de l’Armée de l’air française devrait filmer en direct le meeting et transmettre les images sur quatre écrans géants.

Jetman, Yves Rossi sera également présent et volera les quatre jours avec trois caméras GoPro (deux sur l'ailes et une sur le casque) afin de vous faire découvrir sa vision du vol. 

 

Il faut également savoir que le Team Air14 attend encore les confirmations concernant les dates de venue, des équipes de présentation des USA, de Russie et d’Ukraine.


 

DSC_3973_2.jpg


 

Démonstrations spécifiques : 

 

Démonstrations d’exercices d’attaque au sol, de combat air-air viendront compléter les diverses présentations.

 

 

Mais aussi : 

 

L’Armée et ses différentes composantes, comme les Forces terrestres ou la base d’aide au commandement, présenteront aux visiteurs leurs compétences modernes et sa haute technologie. Une exposition «Centenaire» servira de musée. Les métiers en lien avec l’aviation, du contrôleur aérien à l’hôtesse de l’air en passant par l’ingénieur en aéronautique, seront sur place aussi. L’aspect touristique n’a pas été oublié puisque Suisse Tourisme et la région auront un espace à leur disposition.


 

DSC_3952.jpg


 

Co-voiturage = parking gratuit : 

 

Si, il sera préférable de prendre le train pour se déplacer à Air14, 75’000 places de parking seront disponibles avec un petit bonus, une voiture pleine de passagers bénéficiera d’un parking gratuit !


Encore des places pour les bénévoles : 


Il reste encore des places pour les bénévoles, ceux-ci auront les boissons et repas gratuits et recevront un T-shirt vintage pour chaque jour de présence.

 

Billets : 

 

Les billets sont disponibles en prévente sur www.air14.ch ou à tous les guichets des gares de Suisse.

 

DSC_3944.jpg

 

Photos : 1 Le directeur d’Air14 le Col. Ian Logan, toujours très sollicité! 2 Cmdt de la Patrouille Suisse le LT Col Daniel Hösli 3 le Cpt. Julien Meister «Teddy» pilote du Hornet Solo Display 4 Cmdt du PC7 Team Col. Werner Hoffman au travail 5 PC7 Team @ Pascal Kümmerling

27/04/2014

Un livre pour dénoncer le NON au Gripen !

livre.png


 

En 2012, je dénonçais déjà de fausses informations concernant le choix de l’avion suédois. Plus récemment je dénonçais les méthodes des opposants à l’achat du Gripen E.  Voici qu’un livre reprend les éléments de cette désinformation et traite également de la manière dont les opposants livres de fausses informations.

 

Rappel : 

 

En automne 2013, le peuple suisse a accepté à une majorité écrasante de maintenir l’obligation de servir. Personne n’aurait attendu une profession de foi aussi claire. L’adhésion du citoyen envers l’armée a nettement augmenté ces dernières années, ce qui est remarquable. La majorité est consciente du fait que la sécurité de notre pays revêt une importance décisive. Sans sécurité, il n’y a pas de liberté, pas de paix, pas de stabilité et pas de bien-être!

Le 18 mai 2014, nous devrons de nouveau nous prononcer sur une question de sécurité fondamentale: l’acquisition de 22 avions de com- bat du type «Saab Gripen E». L’achat de ces avions est nécessaire et pressant, car nos 54 «F-5 Tiger» vieux de près de 40 ans, sont techniquement dépassés et ne répondent plus aux exigences opérationnelles requises actuellement. Ils doivent être remplacés. Le Conseil fédéral et le Parlement ont approuvé ce projet («loi sur le fonds Gripen») et recommandent au peuple de l’accepter.

 

Voici les thèmes abordés par le livre : 

 

 

Le Gripen pour un espace aérien sûr:

 

L’importance des forces aériennes ne pourra jamais être surestimée. Les avions constituent le seul moyen de combat en mesure de défendre le pays dans les airs contre des opérations étrangères inattendues. Par ailleurs, les forces aériennes sont le toit sur l’armée et sur la Suisse. L’armée ne peut remplir sa mission au sol et assurer notre sécurité que si cette toiture est imperméable.

 

En tant que pays souverain et neutre, la Suisse a le devoir de défendre son territoire et son espace aérien.4 Elle ne peut déléguer cette tâche à des tiers. Des forces aériennes performantes sont donc indispensables.

 

Pourquoi nous avons un besoin urgent du Gripen : 

 

Actuellement, nos forces aériennes disposent de 32 avions de combat «F/A-18»5 entièrement opérationnels et de 54 «F-5 Tiger» qui doivent être remplacés. Avec les seuls 32 «F/A-18», notre flotte d’avions de com- bat est trop petite et doit être complétée le plus rapidement possible. A défaut, nos forces aériennes perdront leur capacité de combat et leur savoir-faire. C’est la raison pour laquelle l’acquisition des 22 avions de combat «Gripen E» est une nécessité.

 

Pilotes d’essai en faveur du Gripen :

 

Lors du choix d’un nouvel avion de combat, la Suisse a examiné trois offres: le «Saab Gripen» suédois, le «Dassault Rafale» français et l’«Eurofighter», d’un consortium international. Les trois avions ont subi une évaluation complète avec de nombreux tests individuels. A la fin, les pilotes d’essai et les experts sont parvenus à la conclusion que les trois avions étaient à peu près équivalents. Ce sont donc avant tout des rai- sons économiques et politiques, mais également sur un certain nombre de points techniques qui avantage l'avion suédois, qui ont fait choisir «Gripen».

 

Le «Gripen» est le moins cher et présente le meilleur rapport prix/ utilisation. Le fait que Saab soit l’un des constructeurs d’avions de com- bat les plus expérimentés en Europe et que l’Etat suédois sera notre partenaire contractuel pour cette acquisition, ce qui nous garantit un degré élevé de sécurité, parle en faveur de l’avion de combat suédois. Du point de vue politique, la Suède est elle aussi un Etat neutre et nous a toujours traité avec respect.6 La Suisse et la Suède entretiennent traditionnellement de bonnes relations. Il est donc compréhensible que nous nous soyons finalement décidés en faveur du «Gripen».

 

Attaque contre notre souveraineté :


 

10150689_682248641817130_6386186084262338568_n.jpg


 

Le véritable objectif de nos adversaires, Il ressort de ce qui vient d’être dit qu’un Oui pour le «Gripen» est un Oui pour l’armée et pour la protection du pays et de sa population.

Les cercles hostiles à l’armée ne veulent pas d’armée, donc pas de nouveaux avions de combat. Ils ont lancé le référendum contre l’achat des «Gripen». En première ligne, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)», suivi d’une partie des Socialistes, des Verts et des Vert’libéraux.

Le nom de «Groupe pour une Suisse sans armée» dit bien ce qu’il veut dire. Le parti socialiste a défini dans son programme l’objectif suivant: «Le parti socialiste s’engage pour la suppression de l’armée».7 Le parti écologiste va dans le même sens: «Les Verts veulent que la Suisse re- nonce [...] à l’armée. » Seuls les Vert’libéraux se tiennent à couvert dans la question de l’armée. Ils ne se prononcent pas sur ce thème fondamental dans les lignes directrices de leur parti. En revanche, ils prennent d’autant plus violemment parti contre le «Gripen». Quelles sont les rai- sons de cette contradiction? Les Vert’libéraux se taisent-ils à propos de l’«armée» pour éviter les discussions désagréables et ne pas mettre en danger leur image bourgeoise?

 

Attaque contre notre souveraineté:

 

Outre les adversaires précités de l’armée, on trouve, de manière inattendue, dans le camp des anti-«Gripen» certains représentants de l’armée. Leur opposition au «Gripen» repose soit sur de l’ignorance soit sur le fait qu’ils jugent encore judicieux d’abandonner la défense aérienne de la Suisse aux mains de l’UE et de l’OTAN:

«La défense autonome du pays n’a pas de sens et n’est pas finançable.».  Elle doit faire place à une «spécialisation des rôles et à une concentration des ressources militaires nationales dans l’alliance européenne». Cela implique un «abandon conscient de capacités militaires en faveur d’autres pays».

Vu cette analyse, l’opposition au «Gripen» de ces «partisans» de l’armée devient un peu plus compréhensible. La renonciation à la souveraineté nationale et l’intégration de l’armée suisse à des forces armées étrangères ont réellement été soutenues dans certains cercles de l’armée et circulent encore dans certains esprits. Elles sont plus proches des buts des adversaires roses-verts de l’armée que de la volonté populaire et de la Constitution fédérale: «La Suisse a une armée. [...] Elle assure la défense du pays et de sa population».

 

La suppression de l’armée par étapes :


 

Sans titre.jpg


 

Le référendum contre le «Gripen» n’est pas la première tentative des opposants à l’armée d’affaiblir nos forces aériennes en tentant de leur retirer les moyens financiers. En 1992 déjà, le «Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)» a combattu l’achat des 34 «F/A-18» par une initiative populaire: les «F/A-18» étaient, disait-il, trop coûteux et inutiles. Mais la majorité des citoyens ont senti que l’initiative du GSsA n’était qu’un premier pas dans la «suppression de l’armée par étapes». L’initiative fut rejetée par la majorité des votants et les 34 «F/A-18» furent achetés conformément à la volonté du peuple. Cette attaque contre la capacité de défense et la souveraineté de la Suisse avait fait long feu.

La situation actuelle est très comparable. En réalité, les adversaires roses-verts du «Gripen» utilisent cet avion pour atteindre leur but de toujours, la disparition pure et simple de l’armée suisse. Bien entendu, ils ne le disent pas ouvertement, préférant camoufler leurs objectifs. Ainsi, lors d’une des émissions de télévision «Arena», la conseillère nationale socialiste Evi Allemann a rejeté le reproche d’être hostile a l’armée en jouant les indignées, comme si elle n’avait pas lu le programme de son parti politique.

 

Manipulation au lieu d’arguments objectifs : 



 

Le fait que les citoyens aient des opinions diverses ne pose aucun problème en démocratie. Mais en Suisse, il est de coutume de les présenter de manière correcte et argumentée. Ce n’est malheureusement pas le cas dans la campagne anti-«Gripen». Les adversaires du «Gripen» opèrent à l’aide de manipulation et de propagande.  Ils tentent par exemple de faire croire qu’il existe un «consensus» contre le «Gripen». A cette fin, ils ont fait «monter au front» certains Vert’libéraux (anciennement membres des Verts) qui, grâce à leur image bourgeoise, devaient faire monter des parlementaires bourgeois à bord du camp anti-«Gripen». Raté! «Les Vert’libéraux n’ont guère trouvé de personnalités pour leur lutte contre le «Gripen», dixit Der Bund. Les parlementaires bourgeois ont voté presque sans exception en faveur du «Gripen».

 

Un truc de propagande :

 

Un autre truc de propagande des Verts a consisté à lancer le slogan «Krippen statt Gripen» [«Des crèches plutôt que des Gripen»]. Les rimes ont toujours un effet hypnotisant [en l’occurrence, ça ne joue qu’en allemand, ndt.]. Ce slogan pleurnichard est censé apporter un caractère «émotionnel» à la discussion et la faire dévier du vrai sujet. Le mot «Krippen» provoque une représentation de bienveillance à l’encontre des enfants et des familles tandis que le nom «Gripen», par son opposition artificielle au nom «Krippen» place automatiquement l’avion militaire sous une lumière négative. Cette opposition est évidemment un non-sens. Des forces aériennes aptes à défendre le pays servent au bien commun, tout comme une offre suffisante en places de crèches. Le fait que les adversaires de l’armée doivent recourir à des trucs émotionnels bon marché montre qu’ils ne disposent pas d’arguments objectifs.

 

Ridiculiser, une technique psychologique :

 

Le fait de ridiculiser une chose (ou une personne) est une autre technique de manipulation visant à dissimuler les faits. Les adversaires de l’armée ridiculisent le «Gripen» en parlant d’«avion en papier».

En réalité, l’avion de combat suédois a été présenté en automne 2012 lors d’une démonstration remarquable et satisfaisante à tous égards. A cette occasion, le «Gripen» s’est révélé être le résultat d’un travail d’ingénierie convaincant, offrant une relation prix/prestation excel- lente. Il s’agit d’un avion polyvalent de haut niveau et contenant déjà dans son ordinateur de bord les logiciels nécessaires à assurer des missions diverses (observation, chasse, soutien de combats au sol).

Déjà lors de l’achat des «F/A-18», la version testée n’était pas celle qui fut livrée ultérieurement. Pour autant, on n’a jamais parlé d’«avion en papier». Un tel processus est habituel pour des avions de ce genre, car, durant leur utilisation – comme durant la période d’acquisition – ils subissent continuellement des améliorations. Si ce n’était pas le cas, le GSsA aurait dénoncé l’acquisition de vieux clous! C’est pourquoi, au moment de leur livraison, les «Gripen» disposeront de la technologie la plus récente.

 

Connaissances spécialisées simulées :

 

Un autre truc que les adversaires de l’armée utilisent pour tromper le public consiste à utiliser des termes spécialisés et des détails techniques, le Vert Joe Lang a fait usage de cette manipulation lors de l’émission «Arena» de la Télévision suisse alémanique SRF du 20/12/13. Lang est membre fondateur du «Groupe pour une Suisse sans armée/GSsA» et en même temps vice-président des Verts suisses.

 Attaque contre notre souveraineté, même s’ils n’ont pas la moindre connaissances en la matière: ils peuvent compter sur le fait que la plupart des gens ont tout aussi peu de connaissances qu’eux-mêmes. La politicienne socialiste Evi Allemann objecta lors de l’émission «Arena» dans une tirade donnant l’impression qu’elle était une connaisseuse: «Et il n’a qu’un seul réacteur!». Elle considéra le public d’un air triomphant. En réalité, le fait que le «Gripen» n’ait qu’un seul réacteur ne pose aucun problème à la Suisse. Seuls les avions de la marine doivent posséder deux réacteurs, pour répondre à certains scé narii d’urgence propres à de tels avions. En règle générale, les avions des forces aériennes n’ont qu’un réacteur. Le fait que le Gripen n’ait qu’un seul réacteur constitue un avantage pour la Suisse, en ce que cela contribue au prix relativement avantageux de cet avion.

Un autre point fort du réacteur du «Gripen» est le fait que son réacteur soit pratiquement identique à celui des «F/A-18» que nous utilisons déjà, ce qui est un avantage important pour la logistique. Lui reprocher d’être monoplace est tout aussi absurde. Ce n’est pas un problème pour un avion de combat. Ce type d’avion n’a besoin de deux sièges que pour l’instruction. Avec le «Pilatus PC-21», nous disposons déjà d’un système d’instruction révolutionnaire sur lequel les pilotes d’avions à réacteur peuvent être formés. Il suffit d’adapter le logiciel à un avion de combat monoplace. Le «Gripen» monoplace correspond parfaitement aux besoins de la Suisse et réduit de surcroît son prix.

 

Jeu d’embrouille avec les chiffres : 

 

Dire que le «Gripen» est trop cher relève aussi de la propagande. Le «Gripen» est non seulement le plus avantageux des trois avions évalués, mais son financement sera alimenté, à l’aide du «fonds Gripen», pendant dix ans par le budget régulier de l’armée. 

 

Pas de suppléments pour le contribuable :

 

Afin d’empêcher le «remplacement partiel des Tiger», les adversaires du «Gripen» répandent des chiffres inventés. Ils prétendent que l’avion ne coûte pas les 3,126 milliards de francs officiels mais dix milliards.24 Ils parviennent à ce montant vertigineux en intégrant les frais d’exploitation et d’entretien pendant 30 (!) ans. Les adversaires de l’armée savent parfaitement qu’on ne calcule jamais ainsi. Leur jeu d’embrouille avec ces chiffres n’a qu’un but, celui d’insécuriser les électeurs. On doit espérer que la plupart des Suisses ont suffisamment les pieds sur terre pour ne pas tomber dans ces artifices bon marché.

 

Alliance contre nature :

 

Personne ne sait exactement d’où provient la rumeur que le choix du «Gripen» était entaché de corruption. Ce qui est certain, c’est qu’une lettre anonyme a été remise aux médias, il y a quelques mois, lettre qui contenait cette accusation. Elle était rédigée en français et plusieurs noms suisses-alémaniques comportaient des erreurs, ce qui fait penser à des auteurs français. Certains politiciens, spécialistes de la politique de la sécurité, supposent que l’entreprise Dassault, voulant nous vendre le «Rafale», pourrait en être l’instigateur. S’agirait-il d’une «complicité objective» entre l’alliance gauche-verte des adversaires de l’armée et certains cercles financiers et économiques internationaux?

Qui tire les ficelles?

Une grande partie des médias ont rapporté avec satisfaction que nos forces aériennes n’étaient pas opérationnelles lors de l’atterrissage à Genève d’un avion de passagers éthiopien détourné. Certains lecteurs en ont rapidement et faussement conclu que l’achat des «Gripen» n’avait donc pas de sens. En réalité, ce dysfonctionnement était connu. Des travaux ont été entrepris pour y remédier. Pourquoi les médias ne s’y intéressent-ils que maintenant, trois mois avant la votation sur les «Gripen»? Qui tire les ficelles et décide de ce qui doit être publié et à quel moment? Pourquoi les médias ne rapportent-ils pas de la même manière détaillée le fait que des propositions de spécialistes ont été émises pour rendre à l’armée, par étapes réalistes, sa pleine capacité de défense? L’acquisition des 22 «Gripen» en est un aspect central.


 

10307422_1492824274273723_6854577342205965974_n.jpg


 

Le rôle des services secrets :

La Basler Zeitung suppose même que certains services de renseignements se mêlent de la campagne anti-«Gripen». Par des «indiscrétions» ciblées, ils essaieraient d’«ébranler la Suède et la Suisse» et d’empêcher l’achat des «Gripen». La Neue Zürcher Zeitung est également d’avis que les adversaires du «Gripen» ont préparés encore d’autres buzz destinés à influencer la votation dans un sens négatif Vont-ils nous annoncer, ce qui ne serait pas nouveau non plus, qu’en Suède égale- ment, des cercles d’opposants contestent sa capacité de défense afin de pouvoir faire entrer ce pays dans l’OTAN? Néanmoins, en Suède aussi, toujours plus nombreux sont ceux qui refusent d’entrer dans ce jeu, d’ailleurs contraire à la volonté populaire.

 

La jeune génération soutient la Suisse :

 

Les affaires compensatoires créent des places de travail

L’acquisition du «Gripen» devrait profiter à l’économie suisse. La Suisse et la Suède ont négocié des «affaires compensatoires» s’élevant à 2,5 milliards de francs. Cela signifie que des entreprises suédoises passeront des commandes à des entreprises suisses pour une valeur de 2,5 milliards de francs. Quelque 518 affaires ont déjà été conclues avec 125 entreprises suisses.

Les affaires compensatoires liées à l’achat des «Gripen» garantiront à la Suisse des emplois correspondants à 10’000 hommes/jours, avec des recettes fiscales, la TVA et les cotisations AVS. Si l’on tient compte de tout, il est juste de lier ces flux d’argent à l’achat des «Gripen».

La Suisse bénéficie d’une grande expérience de tels accords compensatoires. Elle en a réalisés avec succès à plusieurs reprises avec l’aide de «Swissmem». Les commandes ont toujours été réparties correctement sur les cantons.

 

Le Brésil s’est également décidé pour le «Gripen» :

 

Le Brésil, conscient de sa propre valeur, s’est également décidé en faveur du «Saab Gripen E» et s’en procurera prochainement 36 exemplaires (soit une première tranche sur un potentiel de 100 avions) . Les spécialistes de l’Armée de l’air brésilienne sont parvenus à la conclusion, après une évaluation interne, que le «Gripen» s’était révélé être le meilleur et le plus avantageux des avions à choix.34 Cette décision parle également en faveur de la qualité du «Gripen». La présidente socialiste de l’Etat brésilien Dilma Rousseff a déclaré: «Le Brésil est un pays pacifique et doit donc pouvoir se défendre de manière adéquate.» Elle a cité explicitement les riches ressources en pétrole de la côte brésilienne qui pourraient éveiller des convoitises étrangères.

 

Signe des temps :

 

L’argument du Brésil, selon lequel un Etat pacifique doit pouvoir se défendre de manière adéquate et disposer d’une armée de l’air forte, vaut aussi pour la Suisse. La Suisse possède également des richesses qui doivent être défendues, les cols alpins, son château d’eau, ses finances et ses installations industrielles.

La capacité d’un pays à se défendre est particulièrement importante dans une situation mondiale où les tensions augmentent chaque jour, en Ukraine, par exemple, c’est-à-dire à nos portes.

Ecoutons un politicien expérimenté comme Jean-Claude Juncker, ancien président de l’Eurogroupe: «Celui qui croit que la question éternelle de guerre et de paix en Europe ne se posera plus jamais se trompe cruellement. Les démons n’ont pas disparus. Ils ne font que dormir.»35 L’ancien politicien du SPD Egon Bahr est lui aussi convaincu qu’il est tout à fait possible que la guerre réapparaisse bientôt en Europe. A l’adresse de la jeune génération, il précise que lui-même, en 1933, n’avait pas cru son père lorsque celui-ci lui disait: «Hitler signifie la guerre». Aujourd’hui, Egon Bahr estime «que nous vivons dans un temps d’avant-guerre».36 Des économistes prennent des positions dans le même sens. Nouriel Roubini, professeur d’économie américain re- connu et conseiller gouvernemental, affirme: «Je ne prédis pas la troisième Guerre mondiale, mais l’instabilité politique et sociale croissante et menaçante en Europe et dans d’autres économies nationales développées, nous causent de grands soucis.»

 

Nouvelle prise de conscience en matière de sécurité :

 

Cette situation globale a conduit, en Suisse aussi, à un changement dans la manière de voir les choses. La sécurité du pays et de la population est à nouveau perçue comme un élément important. Preuve en soit le résultat de la votation fédérale sur le maintien de l’obligation de servir. Preuve en soit aussi le fait que le Parlement fédéral a de nouveau fixé le budget de l’armée à cinq milliards de francs, après de longues années de réduction du budget, et qu’il a accepté l’acquisition des 22 «Gripen». D’une manière générale, l’armée intéresse de plus en plus la population. Les livres consacrés à l’armée se vendent bien. Une nouvelle génération prend le relais. Elle prend congé des modèles un peu trop faciles et souvent incohérents des années 1990. Elle soutient les institutions suisses, notamment l’armée. De ce fait, les chances que les citoyens suisses approuveront l’acquisition du «Gripen» le 18 mai 2014 sont bonnes.

 

Les auteurs de ce livre  :

 

Franz Felix Betschon

Dr. sc. techn., dipl. ing. EPFZ. Etudes à la Harvard Business School de Cambridge (USA). Ancien colonel EMG, en dernier lieu dans les forces aériennes et au service de renseignements, membre de l’International Institute for Strategic Studies de Londres de 1985 à 2005. Carrière dans l’industrie et en tant que membre de divers conseils d’administration. Auteur de plusieurs livres sur la politique de sécurité.

 

Judith Barben-Christoffel

Dr. phil., psychologue et psychothérapeute FSP. Auteure d’articles scientifiques et éditrice. Ancienne institutrice d’école primaire et d’écoles spéciales. Etudes en psychologie à l’Université de Zurich. Cabinet de psychothérapie. Conférences et publications dans les domaines de la psychologie, de la psychothérapie, de la pédagogie et de l’éthique ainsi que sur la mise en danger de la démocratie directe par la manipulation et la propagande.


Les liens avec les articles sur la votation : 

 

Les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

Gripen, un besoin fondamental : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des FA : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-a...

 

L’obligation de police 24/24 : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

 

Gripen, un contrat béton : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...

 

Gripen, des radios clean : 

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/31/gripen-des...


Gripen E, un choix technologique: 


 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/30/gripen-e-u...