16/12/2015

La Patrouille Suisse au secours des jeunes en détresse !

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Vivre une journée aux côtés de la Patrouille Suisse, suivre l’entraînement, prendre le repas de midi avec les pilotes, s’installer dans le cockpit d’un F-5 Tiger : voilà le programme proposé pour deux personnes, et mis aux enchères au bénéfice de l’action « Chaque centime compte ».

Grâce au système scolaire suisse et aux cours de Sphair, les membres de la Patrouille Suisse disposent d’une excellente formation. Tout le monde n’a pas cette chance. Selon le lieutenant-colonel Niels Hämmerli, commandant de la patrouille, c’est ce constat qui a motivé la démarche au profit de Caritas ; en effet, les jeunes sont l’avenir de la Suisse en général et de l’aviation en particulier.

L’action « Chaque centime compte » en était à sa septième édition, sous l’égide de la SRF 3, de la RTS  et de la Chaîne du Bonheur. La célèbre boîte en verre se trouvait sur la Place fédérale à Berne jusqu’au 16 décembre.

Un petit cercle d’enchérisseurs s’est livré une âpre bataille à la fin de l’enchère sur la plateforme Ricardo. La décision est tombée à 16h16. La journée aux côtés de la Patrouille Suisse est partie pour 9096 francs. « Nous n’avions jamais imaginé que l’enchère attendrait de tels sommets » a déclaré avec surprise Niels Hämmerli. « Nous sommes très heureux de pouvoir verser cette somme en faveur de cette cause ». La Patrouille Suisse participera-t-elle à nouveau lors de la prochaine action « Chaque centime compte » ? Le lieutenant-colonel Hämmerli estime que cela sera sans aucun doute envisagé au vu du succès remporté par la présente édition.

Source : Communication des Forces aériennes, Nerina Eugster

08/12/2015

Première étape de la police aérienne 24/24 !

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Payerne, la disponibilité opérationnelle en matière de service de police aérienne sera réalisée progressivement d’ici à la fin 2020. A partir de là, deux avions seront prêts à l’engagement 24 h sur 24 pendant toute l’année. Mais avant d’en arriver là, le dispositif des Forces aériennes va progressivement monter en puissance. La première étape de réalisation va démarrer en janvier 2016. Deux F/A-18 armés seront alors prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum, et cela cinq jours par semaine, entre 8 heures et 18 heures. Je vous propose de voir les détails de la préparation du projet PA24 (Police aérienne 24/24), ainsi que l’ensemble des éléments connexes qui sont encore méconnus du grand public.

 

Le projet :

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum (la détection d’un avion s’effectue bien avant son entrée sur notre territoire). La première étape va démarrer en 2016 : les avions seront prêts à être engagés du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, pendant 50 semaines. Cette présence sera étendue à 365 jours en 2017. A partir de 2019, les avions seront prêts à intervenir de 6 h à 22 h. A la fin 2020, ils seront disponibles 24 h sur 24 pendant toute l’année.

 

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Les deux appareils seront affectés à des «Hot Missions» et à des «Live Missions». Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien de la Suisse. Par «Live Missions», en revanche, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent pour le survol du territoire suisse une « diplomatic clearance ».

 

Base d’affectation :

Le site principal choisi pour le projet PA24 est la Base aérienne de Payerne environ 10 à 11 mois de l’année. Toutefois, pendant la fermeture de la piste, les vols se dérouleront à partir d’Emmen ou de Meiringen en fonction de la disponibilité.

 

Moyenne des interceptions aériennes aujourd’hui :

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Le Colonel EMG Jérôme d’Hooghe pilote de F/A-18 nous confirmait hier, sur le site de l’aérodrome de Payerne, les chiffres suivants en ce qui concerne les missions d’interception dans le ciel helvétique :

Par année une moyenne de 300 interceptions. Par ailleurs, on dénombre au 29.11.2015, 37 « Hot Missions » et 44 violations de notre espace aérien, ce à quoi, il faut ajouter les vérifications d’aéronefs et l’aide aux avions en difficultés (chiffres non communiqué pour l’instant).

 

Ce qui va changer :

Aujourd’hui, les missions de police aérienne s’effectuent aux heures de bureau et le déroulement avec généralement une patrouille d’avions en vol, qui est déroutée en direction de l’avion qui doit être contrôlé. Ce mode de fonctionnent pourra à l’avenir continuer, si, il s’agit d’une simple vérification, par contre avec la mise à disposition de deux F/A-18 armés prêt à décoller, il sera possible et de manière progressive d’intercepter et le cas échéant de contraindre un appareil à se poser ou à être conduit hors de notre espace aérien.

Il faut également noter que notre pays va continuer à travailler en partenariat avec nos voisins, avec l’échange de données radars et la possibilité à terme de partager l’interception d’un avion même la nuit.

 

Pourquoi faut-il attendre 2020 ?

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Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 de jour comme de nuit et les week-ends, il devient impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faudra 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

 

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Conséquences indirectes de la PA24 :

Hormis la compétence de pouvoir assurer la police du ciel «24/24», le projet va permettre de créer de nouvelles places de travail, soit une centaine d’ici 2020. De plus, les mécaniciens qui seront de piquet la nuit et les week-ends travailleront, notamment à la maintenance des F/A-18, ce qui va permettre d’augmenter la disponibilité de la flotte.

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Du point de vue économique, l’ouverture de la base de Payerne permettra du même coup la mise en place de vols civils pour les entreprises de la région.

 

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Et le bruit ?

Cette augmentation de l’activité aura-t-elle une conséquence sur le bruit dans la région ? Le survol de notre pays est particulièrement dense la journée et se raréfie la nuit, le risque d’un décollage d’urgence avec avions de combat est faible, mais ne peut être exclut. Le développement de l’activité civile amènera certes, quelques nuisances, mais durant le jour et non la nuit, par ailleurs, les avions civils sont nettement moins bruyants que les jets militaires.

 

Commentaire :

Non, la police du ciel ne peut se faire en un jour et demande la mise en place d’une importante structure sur la base aérienne de Payerne. La formation et l’emploi en sont les maîtres mots. A l’évidence, avec une volonté politique plus précoce, nous aurions pu disposer d’une telle sécurité bien plus tôt, mais les diminutions des budgets militaires de ces dernières années permettaient pas la concrétisation d’un tel projet. Mais attention, la mise en place de la police du ciel 24/24 est un élément très important, cependant celui-ci répond à un besoin spécifique en tant de paix et en situation normale. Les choses sont différentes en cas de tensions internationales et en cas de conflits et là c’est un renforcement de la dotation en avions de combat qu’il va falloir relancé.

 

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Photos : 1 Hornet contrôlant un Global 5000 du gouvernement allemand @ Swiss Air Force 2 Colonel EMG Jérôme d’Hooghe 3 cmdt de la base de Payerne le Colonel EMG Benoit Studenmann @ P.Kümmerling 4 Hornet en escorte d’un A380 @ Swiss Air Force

 

27/11/2015

La Suisse a commandé l’Hermes 900 !

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La Suisse a signé le contrat de production pour l’acquisition de 6 drones multi-rôle MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) Elbit Systems Hermes 900 HFE. Le contrat porte sur une valeur de 250 millions de francs. L'attribution du contrat du ministère fédéral de la défense, de la protection civile et des sports (DDPS) intervient deux mois après que le parlement suisse a approuvé l'achat.

L’Hermes 900 HFE, doit remplacer le système de drone israélo-suisse ADS95 « Ranger » qui sera, alors âgé d’une vingtaine d’années.

«La Suisse est un marché très important pour Elbit Systems, et nous sommes très fiers de la décision du DDPS de nous choisir comme fournisseur avec l’Hermes 900 HFE, soit une plateforme haute gamme, leader sur le marché," dit Bezhalel Machlis, président et chef de la exécutif de Elbit Systems.

 

L’Hermes 900 HFE :

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L’Hermes 900 a été conçu comme un dérivé de la famille Hermès d’Elbit Systems, il a effectué son premier vol en décembre 2009. Il est un dérivé de la famille «Hermes» 180 & 450.  Dérivé du Hermes 450, le 900 hérite des blocs de construction fiables, de l'équipement de soutien au sol, des charges utiles et des contrôles de mission au sol, tout en élargissant l'enveloppe de vol et de l'endurance à des niveaux supérieurs. Le décollage et l’atterrissage sont entièrement automatiques.

Parmi les fonctionnalités clés offertes par ce drone, on trouve l'endurance soit 38 heures de vol, l'altitude de vol de 30.000 pied et une capacité de charge utile importante (jusqu'à 350 kg). Contrairement de nombreux concurrents, l'Hermes 900 est conçu avec une baie de 2,5 mètres de long pour la  charge interne, il est capable d'accueillir jusqu'à 250 kg et permettant l'installation rapide de charges utiles et modulaires. L’avionique est innovante, ainsi que ses systèmes électroniques, il dispose d’un moteur ROTAX à faible bruit, le train d’atterrissage est escamotable.

L’Hermes 900 emploie une  station au sol pour le contrôle par la liaison de données. Basé sur l’expérience du modèle 450, le nouvel aéronef bénéficie de la logistique et de la réduction des coûts opérationnels.

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Un ensemble de capteurs comprend la charge utile de base EO DCoMPASS, ou Stand off EO / IR / Système laser, tels que les AMPS du constructeur Elop. Différentes missions de surveillance de la zone peut être réalisées en parallèle à des charges utiles EO, il s'agit notamment des systèmes radars différents, tels que le SAR / GMTI et le radar de recherche. Deux modules de mission spécifiques de détection sont mis en place pour le drone : la cartographie électro-optique et les systèmes d'enquête de numérisation de zone (LASSO) de type hyperspectrale. 

La taille du drone permet le déploiement d'autres capteurs comme par exemple la communication sécurisée SIGINT qui inclut le COMINT Skyfix / DF et Skyfix-G COMINT et les systèmes GSM.

Pour la configuration d'attaque électronique le drone comprend un système de brouillage SKYJAM pour les communications et AES 210 V/V2 ESM (ELINT) pour les systèmes électroniques.

L’Hermes 900 utilise un ensemble de données intégrées de communication par satellite permettant de lier les opérations au-delà de la ligne de mire et dans les zones montagneuses, où la ligne de visée  UAS SATCOM  est restreinte.  En outre, il peut  décoller  de terrain peu aménager à proximité du théâtre d’opération. L’Hermes 900 n’emporte pas d’armement.

Utilisateurs : 

Israël, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et la Suisse.

 

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Photos : 1 & 3 Hermes 900 lors des essais en Suisse@ armasuisse 2 Hermes 900 @ P.Kummerling

 

 

31/07/2015

Vol en Super Puma pour des enfants malades !

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A l’occasion d’un vol d’entraînement, quatre pilotes de milice des Forces aériennes ont pris à leur bord dix enfants atteints de maladies neuromusculaires, et les ont emmenés depuis la Base aérienne d’Alpnach jusqu’au cœur de la Suisse, à la prairie d’Älggi-Alp. Pouvoir effectuer un vol à bord d’un Super Puma, en fauteuil roulant électrique et avec leurs accompagnateurs, a été pour ces jeunes une expérience unique.

 

Il est presque dix heures du matin quand Marcel Hofer et Georg Frischknecht quittent l’Operation Center de la Base aérienne d’Alpnach pour se rendre à la halle 3. Dans l’exercice de leur fonction de milice, ces pilotes 'Swiss' sont aux commandes des hélicoptères des Forces aériennes. Ce lundi-là, une tâche plutôt inhabituelle les attend : avec Mischa Schwaninger et Silvio Graf, deux pilotes de milice de la base de Dübendorf, ils vont emmener dix enfants touchés par des maladies neuromusculaires au centre géographique de la Suisse, à la prairie d’Älggi-Alp.

 

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Des passagers des plus inhabituels:

 

A dix heures pile, le Super Puma en provenance de Dübendorf se pose à Alpnach et les quatre pilotes se retrouvent pour un briefing avec les loadmasters. «Ces enfants participent à un camp d’été organisé par l’association suisse pour les myopathes pastedGraphic.png», explique Schwaninger. «La plupart d’entre eux sont atteints de myopathie de Duchenne, une sorte d’atrophie des muscles. Ils sont obligés de se déplacer en fauteuil roulant.» En quatre voyages, deux Super Pumas vont les déposer – eux, les fauteuils et les accompagnateurs – sur la prairie d’Älggi-Alp, où ils dîneront tous ensemble. «Nous allons charger les enfants à bord par une rampe puis arrimer solidement les fauteuils à l’aide de sangles, comme lorsqu’ils sont en voiture. Tâchons d’être aussi efficaces que possible. Nous aurons tout le temps de leur montrer les Pumas une fois arrivés à destination», conclut Schwaninger.

 

L’arrivée des enfants:

 

Peu de temps après, la base entre en effervescence. Les enfants sont arrivés et se dirigent vers les Pumas. Surexcités, ils discutent entres eux et forment un demi-cercle pour saluer l’équipe des Forces aériennes. Les pilotes prennent la parole quelques instants, puis c’est au tour de Mirjiam Schellenberg, la directrice du camp, de répartir les visiteurs et leurs accompagnateurs dans les différents appareils. Immédiatement, cinq enfants se mettent les uns derrière les autres devant les deux hélicoptères. L’autre moitié du groupe partira dans un second temps. A l’aide d’une rampe fournie par l’association, et en mobilisant les forces de toutes les personnes présentes, les enfants sont montés à bord, attachés dans leur fauteuil et arrimés au sol. Une tâche inhabituelle, même pour les loadmasters, pourtant expérimentés. Après une demi-heure, les hélicos sont prêts à décoller.

 

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Un vol en hélicoptère de l’armée:

 

Alors que pour certains l’aventure a déjà commencé, la seconde partie du groupe prend son mal en patience dans la halle 3. «Je suis quand même un peu nerveux», avoue un des garçons. Mais la nervosité est oubliée sitôt qu’ils reçoivent l’autorisation de regarder de plus près un hélicoptère resté en stationnement dans la halle. L’atmosphère qui règne pendant les trente minutes d’attente rappelle celle des voyages scolaires.

Quand les Pumas se posent pour venir les chercher, les cinq derniers passagers ne se font pas prier. La porte de la halle à peine ouverte, ils se précipitent vers les appareils. En peu de temps, les fauteuils sont attachés et les accompagnateurs installés aux côtés des enfants.

«Evidemment, c’est génial de pouvoir combiner nos vols d’entraînement à une activité comme celle-ci», explique le pilote de milice Marcel Hofer. Et qu’en ont pensé les enfants ? A l’unanimité : «c’était trop cool !»

 

Source: DDPS/ Forces aériennes

 

 

29/07/2015

La Patrouille Suisse au 1 août et à l’Open de Gstaad !

 

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Lors de la fête du 1er août à Brunnen (SZ), la formation acrobatique exécutera son programme le

 

vendredi 31 juillet 2015, de 18h00 à 18h30.

Elle s’entraînera au-dessus de Brunnen déjà le

 

jeudi 30 juillet 2015, de 15h00 à 15h30

 

La Patrouille Suisse quittera jeudi la Base aérienne de Payerne pour l’entraînement et se posera ensuite à Emmen. Le vendredi, elle effectuera cette prestation au départ de la Base aérienne d’Emmen.

 

A l’occasion de la finale du tournoi de tennis « Suisse Open Gstaad », la Patrouille Suisse exécutera une démonstration époustouflante au-dessus de Gstaad (BE) le

 

dimanche 2 août 2015, de 11h00 à 11h30

Les pilotes de la Patrouille Suisse survoleront les courts de Gstaad  en formation avec des Tiger-F5E.

 

La Patrouille Suisse s’entraînera déjà le samedi 1er août, de 11h00 à 11h30, avant la première demi-finale, dans le ciel de Gstaad. Elle effectuera ces deux prestations au départ de la Base aérienne d’Emmen.

 

Photo : Patrouille Suisse @Swiss air Force