10/04/2016

A propos du groupe d’accompagnement pour le nouvel avion de combat !

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Berne, en cette fin de semaine, notre nouveau et réactif chef du DDPS a constitué un groupe d’accompagnement chargé de l’évaluation et de l’acquisition d’un nouvel avion de combat. L’objectif de ce groupe est d’obtenir une vue d'ensemble du projet.

Les buts :

Ce groupe d'accompagnement abordera tous les aspects des menaces présentes dans l'espace aérien et de celles qui en proviennent pour définir le rapport approprié entre les moyens de défense sol-air et les avions de combat. Ce groupe traitera en outre toutes les questions en lien avec l'évaluation et l'acquisition d'un nouvel avion de combat. Il accompagnera les travaux d'un groupe d'experts interne au DDPS s'occupant de la partie technique des dossiers. Une première séance est prévue avant la fin avril.

Le groupe actuel :

Présidé par l’ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, le groupe de travail est formé de représentants des quatre partis gouvernementaux, de la Société suisse des officiers, de Swissmem, du DFAE, du DFF, du DEFR, ainsi que du DDPS et de l’armée.

Composition:

- M. l'ancien conseiller aux Etats Hans Altherr, président et représentant du PLR

- M. l'ancien conseiller aux Etats Peter Bieri, représentant du PDC

- M. l'ancien conseiller national Roland Borer, représentant de l'UDC

- Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary, représentante du PS

- M. le colonel EMG Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers

- M. Beat Brunner, membre de la direction de Swissmem

- M. Simon Plüss, responsable du secteur Contrôles à l'exportation/Matériel de guerre, SECO, DEFR

- M. Jon-Albert Fanzun, collaborateur personnel du chef du DFAE et chef de cabinet, DFAE

- M. Karl Schwaar, directeur suppléant de l'Administration fédérale des finances, DFF

- M. le commandant de corps Dominique Andrey, conseiller militaire du chef du DDPS

- M. l'ambassadeur Christian Catrina, chef de la Politique de sécurité et secrétaire général suppléant du DDPS

- M. le commandant de corps Aldo Schellenberg, commandant des Forces aériennes

- M. Hans-Rudolf Sieber, chef des Finances du DDPS

- M. Peter Winter, directeur du domaine de compétences Systèmes aéronautiques, armasuisse

Ne manque-t-il pas des acteurs ?

Si l’on peut saluer ici, la création de ce groupe par notre Ministre de la Défense en vue des travaux préparatoire sur l’achat du nouvel avion de combat et d’une manière générale de l’ouverture du débat sur l’avenir de nos Forces aériennes, il n’en reste pas moins que, si la liste des représentants est démocratique avec notamment, une représentante du parti socialiste qui milite contre l’armée, il semble que les principaux représentants ne sont pas présents. Comment définir une ligne de conduite adéquate au sein de ce groupe, sans la participation d’un pilote de chasse? Sans remettre en cause les compétences de chacun, comment peut-on avoir une vision précise d’un sujet aussi complexe qu’un avion de combat et des tâches qui en découlent, sans avoir avec soi un pilote de chasse susceptible d’apporter ses « compétences métiers », son expérience ? Soit, une plus-value indéniable. Il ne s’agit pas pour l’heure de décider du choix de l’avion A, B ou C, mais bien de disposer de l’ensemble des connaissances nécessaires à l’établissement d’une feuille de route irréprochable. D’ailleurs, pour bien faire, un mécanicien devrait également être présent, car l’on néglige bien trop souvent le travail de la maintenance. Un avion de combat est un outil compliqué, que seul le binôme mécaniciens et pilotes est capable de mettre en œuvre correctement.

Il n’est donc pas trop tard, pour compléter ce groupe de travail, il n’en sera que plus « transparent » et « crédible ».

24/02/2016

La Suisse relance le projet d’un nouvel avion de combat !

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Notre nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin a informé aujourd’hui les membres du Conseil Fédéral du lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en 2017. Le Département fédéral de la défense prévoit de lancer les travaux de préparation au printemps 2016.

Un vote qui n’a servi à rien !

Les projets d’acquisition d’avions de combat sont souvent compliqués du point de vue politique et ressemble souvent à des feuilletons interminables. L’Inde traîne les pieds avec la finalisation du Rafale, les EAU ne se sont toujours pas positionnés sur un appareil depuis cinq ans, l’ancien gouvernement canadien avait opté pour le F-35, sans ouvrir une compétition, créant ainsi un tollé politique. Et en Suisse nous n’en sommes pas en reste avec une votation ratée en mai 2014, qui au final n’aura servità rien sinon perdre du temps. Car l’inévitable se rapproche, la flotte de 30 Northrop F-5 E/F « Tiger II » (54 encore en service en 2014) est à bout de souffle et ne pourrait pas être engagée en cas de conflit. Pire, elle n’est même pas engageable pour la police du ciel 24/24, dont la première étape a été activée en janvier dernier.

Les besoins en augmentation :

Si, lors de la votation de 2014, il était prévu de remplacer partiellement la flotte de F-5, la situation continue d’évoluer de manière problématique. En effet, il ne reste plus qu’une trentaine de « Tiger » et ceux-ci, vont continuer à être retiré progressivement du service. De plus, la situation se complique du côté des Boeing F-/A-18 C/D « Hornet ». En effet, l’avionneur américain ne produira plus de mises à jour dès 2023 et l’US Navy va débuter le retrait progressif de l’avion à cette date. Le « Hornet » va donc rapidement vieillir, pour être totalement dépassé d’ici 2030.

En conséquence, il va falloir combler le départ à la retraite non d’un, mais de deux types d’avions ! Soit dans l’urgence le F-5, puis le F/A-18.

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Situation d’urgence :

On aura eu beau prévenir de la situation en 2014, nous voici donc, dans une problématique d’urgence. D’une part parce que le nouvel avion n’arrivera qu’après le départ à la retraite des F-5 et ceci au moment ou il faudra déjà remplacer les Hornet. Sans quoi notre pays ne disposera plus d’une aviation moderne.

Relance du projet :

Le ministre de la Défense instituera un groupe d'experts composé de représentants des différents domaines concernés de l'armée, d'armasuisse et du Secrétariat général du DDPS. D'ici à janvier 2017, les experts répondront dans un rapport aux questions de fond concernant les besoins, la procédure et les aspects industriels. Ils aborderont également l'avenir des avions F/A-18 et F-5 actuellement en service. Le groupe d'experts est dirigé par le chef de l'Etat-major de l'armée et supervisé par le chef de l'Armée et le chef de l'armement.

Au printemps 2016, le DDPS mettra également sur pied un groupe d'accompagnement au sein duquel pourra siéger un membre de chaque parti représenté au Conseil fédéral. Composé également de représentants du DDPS, d'autres départements, de l'industrie et de la Société suisse des officiers, le groupe d'accompagnement suivra les travaux du groupe d'experts, discutera des aspects fondamentaux de l'acquisition et échangera ses vues avec celles du groupe d'experts. Son rôle ne consiste toutefois pas à approuver ou à rejeter le rapport du groupe d'experts.

La demande du crédit EEP 2017 constitue le lancement officiel du projet d'acquisition d'un nouvel avion de combat. Selon la planification actuelle, le choix du type d'appareil tombera en 2020, le crédit d'acquisition sera soumis au Parlement en 2022 et la livraison des nouveaux avions débutera en 2025.

A quoi faut-il s’attendre :

Du point de vue des futurs candidats, nous retrouverons certainement les trois avions européens, soit l’Airbus DS Eurofighter T3 Block10/15, le Dassault Rafale F-3R, le Saab Gripen E MS21. Du côté américain la question reste ouverte, en effet, si le cahier des charges en matières d’offsets est le même que le précédent, les avionneurs américains ne pourront sans doute pas y répondre (participation au développement de l’avion et garantie à 100% de compensation). Dans le cas contraire le F-35 sera évalué sur le papier et peut-être le Super Hornet à condition, que celui-ci puisse être produit assez longtemps.

Ce qui est certain aujourd’hui, vient du fait qu’une nouvelle évaluation des appareils dans les standards les plus élevés va être effectuée. Contrairement à 2012, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Côtés Suisse, reste à définir le nombre d’avions qui sera commandé et le cas échéant en plusieurs tranches. Rappelons que selon les besoins des Forces aériennes, il faut une cinquantaine d’avions. Mais l’élément clef de ce nombre    sere le prix.  La suite au prochain épisode.

 

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P.hotos : 1 image de synthèse avions actuels @ Gérard Famerée 2 Northrop F-5 E Tiger II 3 Boeing F/A-18 C « Hornet » P.Kümmerling

 

 

 

06/01/2016

WEF 2016, Protection de l’espace aérien !

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Du mercredi 20 au dimanche 24 janvier 2016, le World Economic Forum (WEF) 2016 se déroulera à Davos. Durant cet événement, les Forces aériennes garantiront la police aérienne, notamment dans l'espace aérien restreint au-dessus de Davos, au moyen d’avions de combat armés, engagés par les formations d'avions de combat de la Base aérienne de Payerne en cours de répétition (CR).

La conférence annuelle du WEF 2016 se déroulera du 20 au 24 janvier 2016 à Davos. L’Armée aide le canton des Grisons à assurer la sécurité lors de la rencontre annuelle du WEF. Les Forces aériennes garantiront la protection de l'espace aérien avec des missions de police aérienne et soutiendront les autorités civiles avec des moyens de transport aérien et de reconnaissance. A cet effet, le Conseil fédéral a déclaré l'espace aérien autour de Davos «zone restreinte» dans un rayon de 46 km (25 miles nautiques) pour tous les aéronefs, durant la période du mardi 19 au dimanche 24 janvier 2016 ainsi que le jour d’entraînement du lundi 18 janvier de 8h à 18h. Cette zone ne peut être pénétrée qu'avec une autorisation spéciale.

Protection de l'espace aérien durant le WEF

Durant les réunions en plénum du WEF, des avions de combat de type F/A-18 Hornet et F-5 Tiger équipés de munitions de combat garantiront le respect de la zone restreinte. Ces missions de police aérienne seront en priorité accomplies par les formations d'avions de combat de la Base aérienne 11, qui seront en cours de répétition.

Pour la région de Payerne, ces engagements vont produire du lundi 18 au dimanche 24 janvier 2016, samedi et dimanche inclus, des décollages et des atterrissages tôt le matin jusque tard dans la nuit. Pour des raisons de sécurité, les barrières de Morens resteront fermées 24 heures sur 24 pendant la période du WEF.

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Cours de répétition

Les formations d'avions de combat de la Base aérienne de Payerne accompliront du 11 au 29 janvier 2016 leur cours de répétition annuel (CR). L'Escadre d’aviation engagera ses F/A- 18 Hornet ainsi que ses F-5 Tiger. Les Groupes support et logistique garantiront quant à eux l'exploitation de l'aérodrome, la réparation des avions et toutes les prestations logistiques et de génie nécessaires pour garantir les engagements et missions exigées. La sécurité de la Base aérienne sera renforcée par la compagnie de sûreté.

En dehors des opérations spécifiques du WEF, la Base aérienne opérera selon un horaire étendu allant de 08h00 à 18h00, sans tenir compte des vols de nuit qui auront lieu une fois par semaine. Le cours de répétition provoquera une augmentation sensible de la circulation autour de l'aérodrome et le long de la Petite-Glâne.

Les Forces aériennes et le commandement de la Base aérienne de Payerne remercient d'avance la population pour sa compréhension. (source Forces aériennes suisses)

 

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Photos : 1 & 3 F/A-18C Hornet WEF2015 2 Northrop F-5 E Tiger II WEF 2015 @ David Studer

16/12/2015

La Patrouille Suisse au secours des jeunes en détresse !

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Vivre une journée aux côtés de la Patrouille Suisse, suivre l’entraînement, prendre le repas de midi avec les pilotes, s’installer dans le cockpit d’un F-5 Tiger : voilà le programme proposé pour deux personnes, et mis aux enchères au bénéfice de l’action « Chaque centime compte ».

Grâce au système scolaire suisse et aux cours de Sphair, les membres de la Patrouille Suisse disposent d’une excellente formation. Tout le monde n’a pas cette chance. Selon le lieutenant-colonel Niels Hämmerli, commandant de la patrouille, c’est ce constat qui a motivé la démarche au profit de Caritas ; en effet, les jeunes sont l’avenir de la Suisse en général et de l’aviation en particulier.

L’action « Chaque centime compte » en était à sa septième édition, sous l’égide de la SRF 3, de la RTS  et de la Chaîne du Bonheur. La célèbre boîte en verre se trouvait sur la Place fédérale à Berne jusqu’au 16 décembre.

Un petit cercle d’enchérisseurs s’est livré une âpre bataille à la fin de l’enchère sur la plateforme Ricardo. La décision est tombée à 16h16. La journée aux côtés de la Patrouille Suisse est partie pour 9096 francs. « Nous n’avions jamais imaginé que l’enchère attendrait de tels sommets » a déclaré avec surprise Niels Hämmerli. « Nous sommes très heureux de pouvoir verser cette somme en faveur de cette cause ». La Patrouille Suisse participera-t-elle à nouveau lors de la prochaine action « Chaque centime compte » ? Le lieutenant-colonel Hämmerli estime que cela sera sans aucun doute envisagé au vu du succès remporté par la présente édition.

Source : Communication des Forces aériennes, Nerina Eugster

08/12/2015

Première étape de la police aérienne 24/24 !

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Payerne, la disponibilité opérationnelle en matière de service de police aérienne sera réalisée progressivement d’ici à la fin 2020. A partir de là, deux avions seront prêts à l’engagement 24 h sur 24 pendant toute l’année. Mais avant d’en arriver là, le dispositif des Forces aériennes va progressivement monter en puissance. La première étape de réalisation va démarrer en janvier 2016. Deux F/A-18 armés seront alors prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum, et cela cinq jours par semaine, entre 8 heures et 18 heures. Je vous propose de voir les détails de la préparation du projet PA24 (Police aérienne 24/24), ainsi que l’ensemble des éléments connexes qui sont encore méconnus du grand public.

 

Le projet :

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum (la détection d’un avion s’effectue bien avant son entrée sur notre territoire). La première étape va démarrer en 2016 : les avions seront prêts à être engagés du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, pendant 50 semaines. Cette présence sera étendue à 365 jours en 2017. A partir de 2019, les avions seront prêts à intervenir de 6 h à 22 h. A la fin 2020, ils seront disponibles 24 h sur 24 pendant toute l’année.

 

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Les deux appareils seront affectés à des «Hot Missions» et à des «Live Missions». Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic ou la souveraineté sur l’espace aérien de la Suisse. Par «Live Missions», en revanche, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent pour le survol du territoire suisse une « diplomatic clearance ».

 

Base d’affectation :

Le site principal choisi pour le projet PA24 est la Base aérienne de Payerne environ 10 à 11 mois de l’année. Toutefois, pendant la fermeture de la piste, les vols se dérouleront à partir d’Emmen ou de Meiringen en fonction de la disponibilité.

 

Moyenne des interceptions aériennes aujourd’hui :

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Le Colonel EMG Jérôme d’Hooghe pilote de F/A-18 nous confirmait hier, sur le site de l’aérodrome de Payerne, les chiffres suivants en ce qui concerne les missions d’interception dans le ciel helvétique :

Par année une moyenne de 300 interceptions. Par ailleurs, on dénombre au 29.11.2015, 37 « Hot Missions » et 44 violations de notre espace aérien, ce à quoi, il faut ajouter les vérifications d’aéronefs et l’aide aux avions en difficultés (chiffres non communiqué pour l’instant).

 

Ce qui va changer :

Aujourd’hui, les missions de police aérienne s’effectuent aux heures de bureau et le déroulement avec généralement une patrouille d’avions en vol, qui est déroutée en direction de l’avion qui doit être contrôlé. Ce mode de fonctionnent pourra à l’avenir continuer, si, il s’agit d’une simple vérification, par contre avec la mise à disposition de deux F/A-18 armés prêt à décoller, il sera possible et de manière progressive d’intercepter et le cas échéant de contraindre un appareil à se poser ou à être conduit hors de notre espace aérien.

Il faut également noter que notre pays va continuer à travailler en partenariat avec nos voisins, avec l’échange de données radars et la possibilité à terme de partager l’interception d’un avion même la nuit.

 

Pourquoi faut-il attendre 2020 ?

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Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 de jour comme de nuit et les week-ends, il devient impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faudra 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

 

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Conséquences indirectes de la PA24 :

Hormis la compétence de pouvoir assurer la police du ciel «24/24», le projet va permettre de créer de nouvelles places de travail, soit une centaine d’ici 2020. De plus, les mécaniciens qui seront de piquet la nuit et les week-ends travailleront, notamment à la maintenance des F/A-18, ce qui va permettre d’augmenter la disponibilité de la flotte.

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Du point de vue économique, l’ouverture de la base de Payerne permettra du même coup la mise en place de vols civils pour les entreprises de la région.

 

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Et le bruit ?

Cette augmentation de l’activité aura-t-elle une conséquence sur le bruit dans la région ? Le survol de notre pays est particulièrement dense la journée et se raréfie la nuit, le risque d’un décollage d’urgence avec avions de combat est faible, mais ne peut être exclut. Le développement de l’activité civile amènera certes, quelques nuisances, mais durant le jour et non la nuit, par ailleurs, les avions civils sont nettement moins bruyants que les jets militaires.

 

Commentaire :

Non, la police du ciel ne peut se faire en un jour et demande la mise en place d’une importante structure sur la base aérienne de Payerne. La formation et l’emploi en sont les maîtres mots. A l’évidence, avec une volonté politique plus précoce, nous aurions pu disposer d’une telle sécurité bien plus tôt, mais les diminutions des budgets militaires de ces dernières années permettaient pas la concrétisation d’un tel projet. Mais attention, la mise en place de la police du ciel 24/24 est un élément très important, cependant celui-ci répond à un besoin spécifique en tant de paix et en situation normale. Les choses sont différentes en cas de tensions internationales et en cas de conflits et là c’est un renforcement de la dotation en avions de combat qu’il va falloir relancé.

 

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Photos : 1 Hornet contrôlant un Global 5000 du gouvernement allemand @ Swiss Air Force 2 Colonel EMG Jérôme d’Hooghe 3 cmdt de la base de Payerne le Colonel EMG Benoit Studenmann @ P.Kümmerling 4 Hornet en escorte d’un A380 @ Swiss Air Force