20/08/2017

Incendies, des Super Puma suisses au Portugal !

 

3209705931.jpg

Samedi un détachement d’hélicoptères militaires de type Super Puma des Forces aériennes suisses a quitté la Suisse en direction du Portugal. A partir de lundi trois hélicoptères et une équipe d’une trentaine de personnes membres de l’armée et collaborateurs du DDPS soutiendront la population et les autorités portugaises dans la lutte contre les incendies de forêts.

Le Portugal a connu de nombreux incendies durant cet été. Des milliers d’hectares de forêts sont partis en fumée. En ce moment, des feux ravagent plusieurs localités du pays et les autorités ont demandé des renforts internationaux.

Le Conseil fédéral a donné son aval pour le déploiement de trois hélicoptères du type Super Puma et d’une trentaine de personnels de l’Armée suisse. Les appareils et l’équipage ont quitté la Suisse aujourd’hui. Ils feront une escale au nord de l’Espagne avant de rejoindre la ville de Monte Real (120 kilomètres au nord-est de Lisbonne) où débuteront les premières opérations.

Il s’agit de la deuxième action conjointe de l’Aide humanitaire de la DDC et de l’Armée suisse cet été. Le mois passé, la Suisse avait, en effet, déployé des hélicoptères pour éteindre les incendies au Monténégro. (sources DDPS)

Photo: Super Puma engagés contre des incendies@ DDPS

 

08/08/2017

Nouveau cursus de formation aux Forces aériennes !

d7f8d599c4901dc79e81db8cdbc0ecf6.jpg

Les Forces aériennes augmentent l’attractivité de la formation des pilotes. En réduisant la durée du cursus habituel, elles permettent aux pilotes d’être plus rapidement opérationnels. De plus, le volet académique de l’instruction est individualisé et reporté à une date ultérieure. La nouvelle formule est entrée en vigueur en cet été.

La formation de pilote militaire de carrière est longue et exigeante. Le développement de l’instruction des pilotes des Forces aériennes, introduit dans le courant de l’été 2017, occasionnera quelques changements : l’instruction des pilotes sera écourtée et réorganisée, et les études obligatoires à la Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften seront supprimées. Ainsi, la formation deviendra plus attrayante pour favoriser davantage encore la relève.

02-pilatus-pc21-pilatus.jpg

De nouvelles conditions-cadres permettent aux Forces aériennes suisses d’adapter la formation de leurs pilotes. Tout d’abord, la formation des officiers et le processus de sélection sont maintenus dans leur forme actuelle. Ensuite, après avoir réussi la sélection aéronautique, les candidates et les candidats suivent une instruction de base aéronautique militaire de six mois sur PC-7, notamment pour décider de la spécialisation sur jet ou sur hélicoptère.

Viennent ensuite une formation de pilote de ligne d’une durée d’une année (frozen ATPL) dans une école d’aviation civile, puis un stage de perfectionnement aéronautique de deux ans sur PC-7, PC-21 et F/A-18 pour les futurs pilotes de jet, et sur EC-635 pour les pilotes d’hélicoptère. Après l’obtention du brevet, les pilotes sont incorporés dans les escadrilles d’aviation et accomplissent ultérieurement des formations académiques individualisées dans le cadre d’une planification de carrière.

image.keyvisual_airforcepilot.jpg

D’un côté, l’instruction est plus attrayante, et de l’autre, les candidats font leurs premières expériences aéronautiques sur PC-7 au sein des Forces aériennes avant de se lancer dans la formation à l’aviation civile, ce qui est un atout pour toute la formation. » En outre, avec le développement de l’instruction des pilotes des Forces aériennes, la phase d’études aéronautiques à la ZHAW, obligatoire par le passé, est supprimée. A l’avenir, chaque pilote breveté bénéficiera d’une planification de carrière individuelle. Pour certains, cela inclura des études de bachelor ou de master, définies en fonction de leurs aptitudes et aspirations personnelles ainsi que des besoins des Forces aériennes.

Le premier cycle de la nouvelle instruction débutera avec l’instruction aéronautique militaire en automne 2017. (Sources DDPS).

1257235910.jpeg

Photos : 1 PC-21 et F/A-18D @ DDPS 2 formation sur PC-21@PIlatus 3 EC635 @ Milan Rohrer

30/05/2017

Le rapport sur le futur avion de combat !

20150043.jpg

Berne, le DDPS présentait aujourd’hui, le tant attendu rapport du groupe d’experts et d’accompagnement sur le développement et la modernisation de nos Forces aériennes. 

Un rapport complet précis : 

Ce rapport est à l’image du nouveau chef du DDPS, claire, complet précis (voir le lien). Les grandes lignes du projet d’acquisition du nouvel avion de combat sont exprimés de manières détaillées, tout comme les besoins connexe du futur système de Défense Sol-Air (DSA20).  Sous le titre « Avenir de la défense aérienne », les quatre grands thèmes du projet sont détaillés :

 

1 Conduite moderne de la guerre aérienne.

2 Protection de l’espace aérien suisse.

3 Développement des Forces aériennes à moyens et long termes.

4 Evaluation et acquisition.

Chacun de ces éléments sont développés avec des sous-chapitres, de quoi renseigner au mieux le lecteur lambda sur un sujet aussi complexe que celui-ci.  Pas moins de 202 pages forment le document le plus communicatif jamais publié pour une acquisition par le DDPS. 

menaces.png

Mesures immédiates préconisées :

Demander un crédit « études de projets, essais et préparatifs d’achats (EEP) » relatif à l’acquisition d’un nouvel avion de combat dans le message sur l’armée 2017.

Poursuivre le projet visant à prolonger la durée d’utilisation des F/A-18C/D (programma armement 2017).

Abandonner provisoirement la mise hors service des F-5 Tiger.

Un travail d’experts et de politiques :

Pour élaborer cette «  feuille de route » le DDPS a  mandaté des représentants des quatre partis gouvernementaux, des membre du DDPS, d’armasuisse et de l’industrie.  L’objectif étant de présenter le projet sous l’ensemble de ses angles (motivations, besoins, finances, offsets, technologie) et permettre d’apporter une série de recommandations.

conduite.png

Le dernier mot :

Ces recommandations de travail doivent servir de base pour arriver à un projet complet final. Mais contrairement à ce que nous pouvons lire dans la presse sur le sujet. Le chef du DDPS et ses conseillers auront le dernier mot et pourront très bien présenter un projet final qui diffère sensiblement des quatre variantes proposées. Je ne présente pas ici les quatre variantes, car celles-ci ne représentent que des idées substantielles pouvant être sujet à modification. 

En effet, les variantes proposées ont toutes des points forts et des faibles, par ailleurs, les coûts sont évalués avec ce qui est disponible sur le marché et représente une moyenne en matière de chiffres. Hors, chaque avionneur pourra adapter ses offres en fonction de ses possibilités moyennant des ristournes plus ou moins importantes (Saab avait offert jusqu’à 20% sur le Gripen). De plus, entre les aéronefs les moins chers disponibles (Gripen E, Super Hornet et éventuellement le F-16 Viper) et les plus onéreux (F-35, Eurofighter, Rafale) la différence sur le prix à l’acquisition pour un même nombre d’avions pourra varier de l’ordre de 1,1 à 1,8 milliards de nos francs. Il faudra également tenir compte des coûts à l’heure de vol, qui sont également très différents d’un avion à l’autre et auront un impact non négligeable sur la décision.

Quoi qu’il en soit, il faut espérer que notre ministre de la défense sera bien conseiller, soutenu dans sa décision finale et que nos politiques se montreront plus courageux qu’en 2014 ! A voir certaines réactions de certains partis, la partie n'est pas gagnée!

Analyse: 

Je ne vais pas vous faire ici une cinquième recommandation, cependant voici ce à quoi il faut tenir compte : le choix doit privilégier le nombre d’avions. Ayant dirigé une unité de feu de DCA « Rapier », l’expérience terrain m’a montré deux choses : un système sol-air est un outil peu utilisable en temps de paix, sauf pour appuyer une conférence et ceci avec des limites importantes (proximité de la population). Seul un avion peu mener une interception dans le cadre de la police du ciel. De plus, notre topographie limite fortement les radars au sol et diminue parfois fortement la capacité d’engament des moyens DCA. Ce qui n’est pas le cas avec un avions qui survole les massifs montagneux. De plus un avion de combat peu voir non seulement en avant mais également au-dessous de lui et surveiller les intrusions dans les vallées. (Fig 10, page 75 du rapport)

En conséquence, l’achat d’un nombre important d’avions de combat au minimum 55 (voir plus) et un système sol-air de moyenne portée pouvant couvrir dans un premier temps le plateau, soit le secteur étant le mieux adapté pour lui. L’aviation et la DCA légère assumant la couverture sur les cîmes (Fig15, page 90 du rapport). Dans la seconde étape DSA20, il faudra remplacer les système « STINGER » très probablement par un système monté sur une jeep doté d’un armement en binôme missiles et canons voir un laser et couplés à des censeurs, permettra de combler les zones d’ombres du système moyenne portée.

Lien sur le rapport complet :

https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/4844...

 

 

 

 

25/04/2017

Une Commission du National veut équiper les Hornet pour l’air-sol !

 

 

boeing,fa-18 hornet,swiss hornet,force aérienne suisse,ddps,modernisation des hornet,blog défense,infos aviation,les nouvelles de l'aviation

La Commission de la politique de sécurité du Conseil national a achevé l’examen du message sur l’armée 2017. Par 13 voix contre 6 et 4 abstentions, elle a approuvé le programme d’armement. A une courte majorité, elle a décidé de proposer à son conseil de relever de 20 millions de francs le crédit global correspondant, afin de rétablir une capacité limitée pour les Forces aériennes de mener des attaques au sol.

A sa dernière séance, la commission s’était déjà prononcée en faveur de trois des quatre projets d’acquisition de matériel prévus; il lui restait à prendre une décision au sujet du crédit d’engagement relatif à la prolongation de la durée d’utilisation des avions de combat F/A-18.  Elle avait demandé au DDPS de lui fournir des informations complémentaires à ce sujet. Après avoir discuté du rapport succinct fourni par le département, elle a décidé, par 11 voix contre 10 et 3 abstentions, de proposer à son conseil de voter un crédit global de 920 millions de francs (le projet du Conseil fédéral n’en prévoyant que 900). L’objectif est d’équiper les Forces aériennes afin qu’elles soient en mesure, dans un scénario de défense, d’attaquer au sol des cibles à longue distance. Cette capacité n’existe plus depuis 1994.

Eu égard aux profondes transformations survenues ces dernières années dans le domaine de la politique de sécurité, la majorité de la commission estime que cette capacité doit impérativement être rétablie, et ceci le plus rapidement possible étant donné que 5 à 10 ans seront nécessaires pour restaurer cette capacité de combat. Selon elle, les expériences qui seront faites dans le domaine de l’entraînement et dans l’utilisation de la technique, pourront aussi être exploitées avec un nouvel avion de combat. Une minorité estime pour sa part qu’il n’est pas utile qu’un pays aussi petit et aussi densément peuplé que la Suisse dispose d’une capacité à mener des attaques au sol. Pour elle, il est irréaliste de penser que la Suisse doive avoir recours un jour à cette capacité. Elle souligne enfin que la situation budgétaire ne permet pas de pareilles dépenses pour le moment.
Le Conseil national se penchera sur cet objet à la session d’été.

 

Photo : Boeing F/A-18C « Hornet » à Payerne @ P.Kümmerling

 

 

15/02/2017

Police du ciel, première intervention le week-end!

4024564136.jpg

L‘annonce avait été faite en décembre 2016, le service de police du ciel 24H24 est opérationnel les week-end. Selon le communiqué du DDPS, ce dimanche 12 février 2017, un F/A-18 des Forces aériennes suisses est venu en aide à un jet d’affaires victime d’un dysfonctionnement sur l’un de ses trains d’atterrissage. Grâce à cette intervention, l’appareil a finalement pu se poser en toute sécurité à Zurich.

Déroulement des faits :

Alors qu’il se dirigeait vers l’aéroport de Sion, l’avion d’affaires en provenance d’Helsinki a dû interrompre son plan de vol peu avant midi après que le pilote ait reçu une alarme signalant un dysfonctionnement sur le train d’atterrissage droit. La Centrale d’engagement de la défense aérienne suisse (CEN déf aér) a été alertée par le signal de détresse émis par le transpondeur de l’appareil. Elle a immédiatement proposé son aide au pilote et pris en charge son guidage dans l’espace aérien.

Un F/A-18 stationné à Payerne dans le cadre de la PA24 a ensuite procédé à un contrôle visuel de l’avion au-dessus de la région du Pilatus. Le pilote du F/A-18 a alors constaté que le train d’atterrissage semblait être correctement sorti malgré le message de dysfonctionnement, et que les deux trains d’atterrissage principaux se trouvaient dans la même position. La CEN déf aér a finalement averti les autorités aéroportuaires de Zurich, où le jet d’affaires s’est posé en toute sécurité peu après 12h30.

Rappel :

Depuis le 2 janvier dernier, le service de police aérienne est disponible 365 jours par an de 8h00 à 18h00, week-ends et jours fériés compris.

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum soit QRA15 (Quick Reaction Alert) en temps normal, en cas de crise on peut abaisser le temps à 8 minutes, pilote dans l’avion moteur éteint (QRA8) et finalement pilote dans l’avion moteur allumé soit QRA3.

2017, phase II :

La première étape a débuté au commencement de 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés étaient disponibles les jours ouvrables de 8h00 à 18h00. La deuxième étape a débuté le 2 janvier 2017, la disponibilité sera étendue puisque les avions seront prêts à être engagés 365 jours par an, donc aussi les week-ends et les jours fériés.

2019, phase III :

Dès 2019 et le lancement de la troisième étape, les avions de combat se tiendront prêts de 6h00 à 22h00 et, fin 2020, dans le cadre de la quatrième étape, le service sera étendu encore une fois puisque les avions seront prêts à être engagés 24h sur 24, 365 jours par an. Par ailleurs, avant fin 2020, une disponibilité des avions 24 heures sur 24 peut être garantie pour une durée limitée en tout temps ou de façon imprévue.

La police du ciel :

Les deux appareils sont affectés à des hot missions et à des live missions. Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic aérien ou la souveraineté dans l’espace aérien suisse. Par live missions, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une autorisation de vol diplomatique (diplomatic clearance) pour le survol du territoire suisse.

La réalité :

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On dénombre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.