11/01/2019

Le premier Rafale F3-R pour la Marine !

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Le commandant de la base aérienne navale de Landivisiau a officiellement réceptionné le premier Rafale standard F3-R. Converti par le détachement des ateliers aéronautiques de l’AIA Bretagne, le Rafale Marine n°30 a été livré au groupe de soutien technique aérospatial pour être préparé et remis au détachement de chasse de l’escadron CEPA / 10S.

L'avion mis à niveau a effectué son premier vol depuis la base aérienne de Landivisiau le 17 décembre 2018 à 16 h 15. Il sera initialement utilisé par CEPA / 10, qui réalisera un certain nombre d'essais qui, en cas de succès, permettront au commandement de Naval Aviation de déclarer la mise en service opérationnelle de la norme Rafale F3-R, qui sera initialement exploitée par Flotille 11F (11ème escadron aéronaval), la première unité à exploiter le nouveau standard de l’avion.

 Le Rafale F-3R :

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La nouvelle norme Rafale F3-R apporte de nouvelles capacités dans les domaines du renseignement, de la communication, du combat et du commandement. Si l'intégration du missile à longue portée Meteor et du pod de désignation laser « Talios » de nouvelle génération sont des innovations majeures, d'autres développements (principalement logiciels) dans les systèmes embarqués permettent à l'avion d'évoluer.

La norme F3-R comprend également l’installation d’un système anticollision automatique au sol (AGCAS) et diverses améliorations apportées au radar RBE2, au système de guerre électronique Spectra, à la nacelle Reco NG et au système de navigation par inertie.

Avec la norme F3-R, le Rafale Marine sera également équipé d’une nacelle de ravitaillement en vol de nouvelle génération. Le F-3R peut notamment utiliser les armements suivants :bombes guidées laser GBU-12/24 et bombes guidées Hammer, la capacités de  frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp, attaque en mer mer avec missile Exocet AM39 BlockII. La reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos  et le ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre de type « buddy-buddy ». Sans oublier la dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A. 

Infos techniques : DefenseAero

Photos : 1 La flotille 11F 2 La remise du Rafale F-3R @ Dassault aviation

20/12/2018

Rafale indien : la farce est close !

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La Cour suprême de l’Inde de rejeter tous les recours déposés à l’encontre du Contrat Rafale signé le 23 septembre 2016 dans le cadre d’un Accord intergouvernemental entre l’Inde et la France. Ceci clos définitivement la polémique lancée durant l’été.

Rappel :

En août dernier, l’oppositon indienne avait tenté de discréditer l’actuel gouvernement sur le dossier « Rafale ». Les accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprenaient un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd. L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault.

Pas d’irrégularité :

Selon la Cour suprême l’absence de toute irrégularité dans le processus décisionnel concernant l’achat de 36 Rafale, le prix et la sélection, par Dassault Aviation, des partenaires indiens du programme de compensations industrielles (offset), dont la société Reliance Defence appartenant à M. Anil Ambani.

« L’accord est totalement conforme aux lois et règles indiennes, comme je l’ai déjà déclaré, et le premier élément de Falcon vient de sortir de notre usine de Nagpur pour être livré », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

Dassault Aviation s’engage à mettre pleinement en œuvre le programme « Make in India » du Premier ministre Modi. À ce titre, Dassault Aviation assurera de la production en Inde par le biais de la Joint Venture Dassault Reliance à Nagpur, ainsi qu’au travers d’un vaste réseau d’approvisionnement comprenant déjà une trentaine d’entreprises avec lesquelles Dassault Aviation a signé des contrats, et une soixantaine d’autres pour lesquelles des discussions sont en cours.

Dassault a répondu à la demande indienne :

Selon les termes du nouveau contrat, l'avionneur français s'est associé avec un partenaire indien, Reliance Group, dirigé par le magnat Anil Ambani. Cette société n'avait pourtant aucune expérience préalable dans l'aéronautique. Dassault a déjà investi plus de 100 millions d'euros dans sa co-entreprise avec Reliance à la suite du nouvel accord. En agissant ainsi l’avionneur français n’a fait que répondre favorablement à une demande indienne précisée d’emblée dans le cahier des charges. Le choix de la société Reliance est du à la volonté du gouvernement indien.

Comme je l’expliquais dans un article du 9 août dernier, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel, que celui-ci pouvait faire basculer le choix des urnes. Du côté de l’IAF, on s’est montré inquiet, car un nouveau retard aurait été une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci. 

Photo :Rafale au couleurs indiennes @ Dassault Aviation

11/12/2018

Premier Falcon « SURMAR » !

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Le 29 novembre 2018, la Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné à Mérignac (Gironde) le premier avion Falcon 50 M équipé d’une trappe de largage d’équipements de sauvetage maritime. En parallèle, la DGA a notifié à Dassault Aviation la commande des chantiers d’intégration de cette trappe de largage sur les trois autres Falcon 50M de la flotte en service. Deux avions devraient être équipés en 2019 et le dernier en 2020.

La marine nationale dispose d’une flotte aérienne de surveillance et d’intervention maritime composée de cinq Falcon 200 Gardian basés outre-mer et de huit Falcon 50M implantés sur la base aéronautique navale de Lann-Bihoué, près de Lorient.

La flotte de Falcon 50M se répartit en quatre Falcon 50 Mi*, capables de larguer des équipements de sauvetage « chaines SAR » (Search and Rescue), marqueurs ou bouées, et quatre Falcon 50 M, dépourvus jusqu’à présent de cette capacité de sauvetage en mer. Les travaux notifiés par la DGA à Dassault Aviation vont permettre d’homogénéiser cette flotte d’ici à 2020.

Grâce à leur autonomie de plus de 6 000 km et leur vitesse élevée, les Falcon 50M effectuent des missions de surveillance maritime et d’intervention dans le cadre de l’action de l’État en mer (recherche et sauvetage en mer, lutte contre les pollutions maritimes, soutien des opérations de police en mer). 

Falcon 50 Surmar, précédemment affectés au transport gouvernemental (Etec), ont fait l’objet d’un chantier de transformation chez Dassault Aviation Mérignac pour recevoir un radar de détection, un système optronique, un nouveau cockpit et des hublots d’observation. Avec les quatre premiers exemplaires livrés au début des années 2000, la Marine nationale met désormais en œuvre huit Falcon 50 Surmar.

 

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Photos : Falcon SURMAR @ DGA

05/12/2018

SCAF ou TEMPEST, chacun choisi son camps !

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Scaf ou Tempest, il faut choisir ! Les différents pays européens se lancent progressivement dans un choix en vue d’entrer dans l’un des deux projets du futurs avions de combat habités et non habités, qui vont être prochainement développés. Il semlbe bien que les deux projets intéressent au plus au point et que pour l’instant les deux projets puissent bien voir le jour.

L’Espagne rejoint Le Scaf :

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L'Espagne vient de choisir le projet de Paris et de Berlin. Madrid va devoir encore confirmer prochainement ses intentions avec une lettre.

Le ministère français de la Défense a confirmé que le programme Scaf sera doté d'un avion piloté et d’une escorte de drones. Le développement et la production du Système de Combat Aérien Futur (SCAF), doit venir remplacer les aéronefs comme l’Eurofighter et le Rafale à l’horizon 2035 et 2040. Par ailleurs, avec l'évolution des menaces et l'arrivée de nouvelles technologies, le SCAF devra avoir une survavibilité qui doit lui « permettre de faire face à l’ensemble des menaces futures ». En outre, on sait aussi qu'il « devra disposer de capacités de supériorité aérienne face aux menaces aériennes futures, et qu'il devra être capable d’engager l’ensemble des cibles d’intérêt pour les opérations air surface ». Le SCAF doit pouvoir agir en environnement aérien contesté et engager tous les types de systèmes de défense aérienne.

Italie et Pays-Bas avec le Tempest :

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Le programme de BAe Systems anglais vient d’être rejoint par les Pays-Bas et l’Italie. De son Côté la Suède continue ses négociations avec les anglais et pourrait annoncer prochainement de rejoindre le programme.

Le « Tempest II» devra être flexible, évolutif, connecté et abordable pour assurer une fourniture d’un système pour répondre aux demandes de l'environnement d'exploitation, connu et inconnu. L’avion devra être capable de survivre dans les environnements de combat les plus difficiles, ce qui signifie que la portée, la vitesse et la manœuvrabilité de la charge utile seront essentielles. Le « Tempest » sera doté d'une gamme de capteurs, notamment des radiofréquences, des capteurs électro-optiques actifs et passifs et des mesures de soutien électronique avancées pour détecter et intercepter les menaces.

Le système est susceptible de fonctionner avec des armes cinétiques et non cinétiques. L'intégration d'armes à énergie dirigée au laser pour l'autodéfense et l'utilisation dans le combat de portée visuelle est également très probable. La capacité de déployer et de gérer des véhicules aériens sans pilote (UAV) à essaimage lancés par l'air à travers une baie de charge utile flexible permet au système de traiter les environnements dangereux de refus de zone d'accès.

L'adaptabilité sera intégrée dans la conception du système, avec des architectures de systèmes qui supportent une approche «plug and play», en intégrant facilement de nouveaux algorithmes et matériels. Le système prendra également en charge «l'autonomie évolutive» pour fournir un certain nombre de modes d'opération sans pilote et une gamme de décisions de pilote, lorsque le vol habité est effectué. Ces fonctionnalités sont reconfigurables dynamiquement et permettent d'améliorer la capacité de survie, la disponibilité, la cyber-résilience et les options tactiques.

Pour fournir un avantage significatif en termes d'information et d'efficacité de la mission, le futur système de combat aérien agira comme un «multiplicateur de force», interopérant avec un large éventail de systèmes en vol et au sol.

Photos : 1 Image de synthèse avion de 6èmegénération Image de synthèse du Scaf @ Dassault Maquette du Tempest @ BAe

 

 

19/11/2018

La Finlande entame les discussions avec les avionneurs en concours !

 

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La Finlande a entamé les négociations avec les cinq candidats potentiels pour le concours H-X visant à remplacer la flotte de 62 avions de combat  Boeing F/A-18C/D actuellement en service. Le chef de projet Lauri Puranen, a déclaré que les cinq candidats étaient maintenant invités à participer au "dialogue préalable à la candidature".

Selon lui, cela devait permettre aux deux parties de mieux comprendre les paramètres du contrat et la compensation industrielle proposée pour l'industrie finlandaise. En effet, selon la demande du gouvernement finlandais, il existe une obligation de participation industrielle au programme HX Fighter: le programme HX prévoit l'obligation pour les soumissionnaires de participer à l'industrie à un minimum de 30% de la valeur totale du marché. Cela suffira à garantir l'implication significative de la branche de production nationale, à garantir une sécurité d'approvisionnement suffisante et à renforcer les assises technologiques et industrielles de la défense en Finlande

Les cinq candidats :

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Parlement finlandais a décidé qu'il dépenserait jusqu’à 7 à 10 milliards d'euros pour l’achat de nouveaux avions, ce qui fera de cette acquisition le plus gros achat jamais effectué par la Finlande.

Situation des candidats :

Peu d’information a transpirés jusqu’ici en ce qui concerne les offres et la qualité de celles-ci. Cependant, comme il fallait s’y attendre, les avions en course sont très proches les uns des autres du point de vue technique. Selon le ministère finlandais de la Défense, les premières évaluations montrent qu’il n’y pas de favori parmi les candidats et qu’aucun des candidats n'a un statut meilleur ou pire qu’un autre.

Par ailleurs, les avionneurs ont pris très au sérieux la demande finlandaise  et se sont efforcés jusqu’ici de fournir à la Finlande le meilleur package global possible.

La suite du programme :

Des offres préliminaires sont attendues pour la fin janvier 2019, les offres améliorées ayant abouti à une décision finale en 2021. Les livraisons devraient débuter en 2025.

Les grandes lignes du projet :

Le gouvernement finlandais a créé un groupe de travail industriel chargé d'identifier les opportunités de sous-traitance et de co-investissement pour les entreprises locales du secteur de la défense, des technologies de l'information et de la sécurité associées le programme HX. L’initiative gouvernementale vise à mettre en contact les entreprises finlandaises de technologie de pointe avec les possibilités de coopération en matière de sous-traitance et d’investissement dans le cadre des contrats HX-FP.

Le ministère de la Défense devrait assurer la liaison avec les forces de défense finlandaises afin de déterminer comment les sociétés nationales peuvent optimiser leur avantage technologique individuel pour remporter des contrats liés aux besoins de maintenance du cycle de vie des chasseurs.

En particulier, le ministère de la Défense souhaite constituer un vivier d'experts dans les domaines technologiques spécialisés nécessaires à la maintenance et au service des nouveaux avions de combat, en plus de leurs armes et de leurs systèmes d'information.

La Finlande cherche à élargir ses relations de défense avec les États-Unis et d’autres partenaires potentiels.

La Finlande a besoin d'un nombre suffisant soit égal au nombre actuel d’avions, dotés d'une vitesse, d'une portée et d'une puissance de feu suffisantes. Le nombre et les capacités des combattants doivent être suffisants pour pouvoir opérer dans tout le pays, même pendant de longues périodes.

Les opérations aéroportées, la protection de cibles d'importance nationale et les frappes air-sol sont essentielles à la mise en œuvre des opérations des forces de défense. Pour effectuer ces tâches, il faut au moins le nombre actuel de combattants multi-rôles.

Les combattants à rôles multiples jouent un rôle important dans la défense de la Finlande.Ils constituent un moyen de dissuasion pour le recours à la force par l'armée ou une attaque contre la Finlande.

En temps normal, les combattants sont utilisés pour surveiller et sécuriser l'intégrité territoriale de la Finlande. Les chasseurs multirôles protègent l'espace aérien finlandais et défient la suprématie aérienne de l'ennemi. Le contrôle de l'espace aérien finlandais est important, sinon la société sera à la merci des attaques aériennes de l'ennemi.

Les combattants protègent les troupes des forces de défense contre les menaces aériennes. Ils permettent de disperser la flotte de chasseurs et de protéger les unités lors de la mobilisation.

Les capacités des combattants polyvalents en matière de frappes air-sol et air-mer, ainsi que les capacités de surveillance et de renseignement apporteront une valeur ajoutée non négligeable à notre système de défense. Ces capacités vont ralentir et affaiblir l'ennemi et s'attaquer à leurs vulnérabilitéscritiques.

De nombreux facteurs influereont sur la décision finale. Les éléments suivants ont été définis comme des domaines d’importance clé pour la prise de décision:

  • Capacités : La capacité du système à gagner des combats.
  •  Pouvons-nous nous permettre d'acheter, d'utiliser et de développer le système tout au long de son cycle de vie?
  • Sécurité d'approvisionnement et rôle de la branche de production nationale. La facilité d'utilisation du système en temps de paix et de guerre.
  • Impacts de la politique de sécurité et de défense.Impacts potentiels de la sélection sur la coopération de la Finlande en matière de sécurité et de défense.

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Photos : 1 Hornet finlandais @ Ilvoimat 2 les concurrents @ Gérard Famérée