03/01/2017

La Chine a défini ses exigences pour son bombardier stratégique !

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Beijing, la Force aérienne de l'armée populaire de libération (PLAAF) a fourni des informations supplémentaires sur ses exigences pour son nouveau bombardier stratégique.

Le général Ma Xiaotian, Commandant de l'Armée de libération populaire (PLAAF) a confirmé que son pays est en train de mettre au point un nouveau bombardier stratégique à long rayon d'action. Deux projets sont actuellement à l’étude, le H-18 et le H-20. Selon lui, les «missiles de croisière, armes nucléaires et autres armes et équipements qui seront portés par ce futur bombardier stratégique sont tous en place, le moment est venu pour la Chine de développer son nouveau bombardier stratégique.

Les bombardiers actuels à long rayon d'action de la Chine, tel que le Xian Corporation H-6 (un dérivé modernisé de Tupolov Tu-16 « Badger ») n'était pas vraiment un bombardier stratégique et a suggéré que le nouvel avion aura des caractéristiques comparables à celles du Northrop-Grumman B-2 « Spirit » américain.

Pour la Chine, le concept de bombardier stratégique doit permettre d’atteindre une cible à 8.000 km sans ravitaillement avec une capacité de transporter une charge utile de plus de 10 tonnes de munitions air-sol.

Le Shenyang H-18 :

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En parallèle au H-20, la société Shenyang Aircraft Corporation une filiale de la China Aviation Industry Corporation (AVIC) semble préparer également un projet de futur bombardier stratégique nommé H-18.

Le Xian H-20 :

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La Xian Aircraft Corp H-20 est justement un projet de bombardier stratégique qui ressemble effectivement au B-2 américain. Il semble que cette « copie » chinoise du bombardier conçu par Northrop-Grumman est le fait de la vente d’informations classifiées à la Chine d’un ingénieur du nom de Noshir Gowadia. Celui-ci avait en son temps été employé chez l’avionneur américain. Cette personne a été condamnée depuis à 32 ans de prison.

Les deux projets doivent permettre d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires.

Les difficultés avenir :

Pour concevoir son futur bombardier, la Chine va devoir redoubler de travail. Si celle-ci peut compter sur l'expérience et la connaissance de la conception des avions furtifs obtenus grâce au développement des avions de combat J-20 et F-31, associée à la compréhension et à l'application technologies de matériaux de pointe. Les enseignements acquis avec les appareils de transport militaire XAC Y-20 et de l'avion commercial Comac C919 reflètent les progrès réalisés par l'industrie aéronautique du pays pour acquérir l'expertise technique requise pour entreprendre un tel projet de développement. Cependant un gros travail reste à faire en ce qui concerne la motorisation et la production des systèmes de furtivité.

 

Photos : 1 Vue d’artiste du futur bombardier chinois 2 Possible design du H-18 3 Possible design du H-20

14/06/2016

Airbus vend 100 hélicoptères H135 en Chine !

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Un consortium chinois composé de China Aviation Supplies Holding Company (CAS), Qingdao United General Aviation Company pour le développement industriel (Qingdao United) et Citic Offshore Helicopter Co. Ltd (COHC) ont commandés un total de 100 hélicoptères H135 biturbines légers auprès d’Airbus Helicopters.

Les H135 seront assemblés au cours des 10 prochaines années dans une nouvelle ligne d'assemblage final (FAL) à Qingdao, dans la province de Shandong. Cette signature marque "une étape importante dans le développement de l'industrie aéronautique dans la région avec un contrat de 700 millions d'euros et un partenariat industriel pour une chaîne d'assemblage final à Qingdao", a précisé le communiqué. Selon Les Echos, cet accord porte sur un montant d'environ 1 milliard d'euros, dont 700 millions pour les appareils et le reste pour la construction de l'usine qui sera détenue à 51% par Airbus Helicopters et le reste par ses partenaires locaux chinois.

Le H135 :

Le H135 offre une large cabine parfaitement dégagée pour les opérations sanitaires, combinée à des performances, à une autonomie et à des capacités d’emport d’un excellent niveau, outre un faible niveau de bruit. Les portes coulissantes latérales surdimensionnées et de grandes portes cargos à l’arrière, permettent l’embarquement et le débarquement rapides des patients. L’appareil bénéficie également de caractéristiques de sécurité supplémentaires pendant les opérations au sol, grâce à son rotor de queue caréné de type fenestron®.

 

Photo : H135 @ Airbus Helicopters

 

 

 

 

 

09/05/2016

Une variante biplace pour le JF-17 « Thunder » !

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Une variante biplace de l’avion de combat sino-pakistanais JF-17 « Thunder » est actuellement en cours de développement, un premier vol est prévu pour la fin 2016.

JF-17 B :

Un responsable du programme pakistanais confirme que la variante sera désignée JF-17B. Il est développé en réponse aux besoins d’un client, en vue de l’entraînement pour la transition sur le modèle monoplace.

Le seul changement important apporté à l'avion en dehors du siège éjectable supplémentaire est une nageoire dorsale qui contient un réservoir de carburant supplémentaire. L’objectif étant que le JF-17B dispose d’une capacité de carburant comparable à la version monoplace.

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Rappel :

Le JF-17 «Thunder» (Pakistan) ou FC-1 «Xiaolong» (Chine) est un chasseur monoréacteur propulsé par une version chinoise du réacteur RD-93 dérivé du RD-33 russe, qui équipe le MiG-29. L’avion a effectué son premier vol en septembre 2003. Avion multirôle d’un faible coût, soit environ 20 millions de dollars, il est équipé d’une avionique moderne par rapport aux A-5C et F-7P (dérivés des MiG-19/21). L’armement comprend deux canons GSh-23 (23mm), jusqu’à 3.700kg de charge utile. Doté d’armement occidental pour la version JF-17 comme des Sidewinder AIM-9P ou des PL-7/8/9 chinois. La version chinoise dispose d’une capacité de tir à grande distance avec le missile PL-12/SD-10.

 

Photos : 1 JF-17 monoplace pakistanais 2 Maquette du JF-17B @ Lihutao

11/03/2016

Chine, contrat signé pour les Sukhoi Su-35 !

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Moscou, le contrat portant sur la vente de 24 avions de combat Sukhoi Su-35 a été signé, marquant ainsi, une nouvelle avancée dans le projet. Mais il faudra encore attendre la ratification des deux pays, pour débuter l’assemblage, puis la livraison des aéronefs. Le contrat est estimé à près de 2,6 milliards de dollars.

Rappel :

C’est en novembre 2015, que la Russie et la Chine avaient confirmés un accord de principe sur l’achat de Sukhoi Su-35, faisant ainsi de la Chine le premier pays à l’exportation du nouvel avion multirôle russe. Les négociations sur la livraison des chasseurs russes Sukhoi Su-35 à la Chine ont été entamées en 2011. En 2012, les Etats en question ont signé un accord préliminaire. Cependant, il a fallu trois ans aux deux pays, pour convenir des conditions à caractèr technique et financier. L’Indonésie est devenu le second pays à l’exportation avec 16 appareils.

Le Sukhoi Su.35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques avec commutation de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI à affichage multifonctions de 9 x 12 pouces et une résolution de 1400 x 1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau à antennes progressives Irbis-E (AESA), soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivés des l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures.

 

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Photos : Sukhoi Su-35 @ Pavel Osipovitch

 

 

 

 

 

 

 

 

19/11/2015

La Chine commande des Sukhoi Su-35 !

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Beijing, l’annonce est confirmée en fin de journée, après plusieurs heures de doute. Un porte-parole de la société Rostec a confirmé un accord entre la Chine et la Russie, portant sur l’achat de 24 avions de combat Su-35.

L'accord fait de la Chine le premier acheteur étranger de Sukhoi Su-35, l'un des avions militaires les plus avancés de la Russie.

Les négociations sur la livraison des chasseurs russes Sukhoi Su-35 à la Chine ont été entamées en 2011. En 2012, les Etats en question ont signé un accord préliminaire. Cependant, il a fallu trois ans aux deux pays afin de convenir sur les conditions à caractères technique et financier. On parle d’un contrat de 2 milliards de dollars.

 

Le Sukhoi Su.35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures.

 

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Photos : Sukhoi Su-35 @ Sukhoi