13/08/2017

Chine, les nouvelles armes du J-10B « Super Dragon » !

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L’Armée de libération de la Force aérienne du peuple (PLAAF) a effectué une nouvelle opération de communication avec la présentation des nouvelles armes qui équipent dorénavant son avion de comabt J-10B « Super Dragon ».

Cette nouvelle version du J-10 « Dragon Véloce » se distingue assez facilement de l’ancienne, le «Super Dragon» dispose d'une entréed’air modifiée dotée d’un diffuseur supersonique (DSI) qui semble être du même modèle que celui testé sur le FC-1/JF-17 de type monobloc, qui doit réduire la surface radar (RCS). L’avion dispose d’un Infrared Search and Track (IRST), soit un système de capteur infrarouge passif, probablement issus du modèle russe qui équipe la version du Su-27 acquis par la Chine.

Le premier lot de J-10B est propulsé par des turboréacteurs russes Saturn AL-31FN. Il semble aujourd’hui que le moteur de conception chinoise Shenyang Liming-WS-10A souffre de problèmes de performance qui retardent son adoption pour l’instant.

L’avion dispose également d’un nouveau rangement pour les systèmes de guerres-électronique monté en haut de la dérive. On remarquera les similitudes du haut de dérive avec les M2000 & Rafale. Le fuselage dispose également de quatre capteurs additionnels. Le nez du «Super Dragon véloce» a été redessiné avec une forme ovale et non plus ronde, ce qui laisse à penser que celui-ci dispose d’une antenne AESA.  Il semble également que le viseur HUD soit plus grand. Le J-10B dispose du même éventail d'armes air-air et air-sol que le J-10A.

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Les nouveautés qui équipent le J-10B :

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Le « Super Dragon » emporte la nouvelle génération de missile YJ-91 anti-radar et anti-navire développée à partir de la version du KH-31 russe. La version anti-radar issue de ce développement est dotée d'une portée légèrement améliorée de semble-t-il120 km, au lieu des 110 km du Kh-31P originel. En plus de la mise au point d'un capteur multi-fréquences, des mesures additionnelles ont été prises afin d'améliorer le missile, telles une architecture logicielle ouverte ou une attribution de priorités aux cibles. Ces cibles pourraient être intégrées à la mémoire du missile depuis le sol ou par le pilote en vol, ce qui rendrait les menaces gérables en temps réel. Le capteur multi-bandes demeure cependant la priorité.

Il existe également une version anti-navire de l'YJ-91. Le développement de cet version anti-navire de l'YJ-91 a abouti sur un missile évoluant au ras de l'eau. Son altitude de croisière n'excède jamais 20m dessus du niveau de la mer et, lors de sa phase terminale (généralement, quand le radar actif est allumé), le missile descend à 7 m au-dessus de la surface. Cette hauteur peut encore être ramenée à seulement 1,20 m si les conditions météo le permettent (état des vagues). D'une autre manière, le missile peut être pré-programmé pour faire un saut et plonger sur sa cible.

Nacelle KG700A :

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Le J-10B était initialement doté d’une nacelle KG600 de brouillage. Depuis peu, une nouvelle version la KG700A est apparue sur les aéronefs chinois. Les KG600 et KG700A sont conçues par le SWIEE (plus connu sous le nom de l’Institut n°29) du groupe électronicien chinois CETC. Apparu pour la première fois au Salon aéronautique de Zhuhai en 2014, le KG600 est présenté par le CETC comme un « pod brouilleur d’autoprotection embarqué ». Un système d’autoprotection et de contre-mesure est déjà intégré dans la cellule du J-10B depuis sa version initiale, qui est capable d’identifier, de classer et de localiser une dizaine de sources de menace, et d’activer les contre-mesures physiques ou électroniques appropriées. La nacelle KG700A semble venir renforcer la capacité de brouillage lorsque mener une opération coup de point face à un adversaire non encore affailbit et disposant d’une pleine capapcité de défense.

Photos : 1 J-10B avec ses nouveaux équipements 2 J-10B 3 Missile YJ-91 4 Nacelle KG700a@ Longshi

 

10/07/2017

La Chine teste une catapulte électromagnétique !

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La marine de l'Armée populaire de libération (PLAN) a entamé les essais d'un système de lancement par catapultes électromagnétiques (EM), connu sous le nom de système de lancement d'avions électromagnétiques (OELE) en Occident. On savait déjà que la Chine avait réussi à construire son premier EMALS (Electromagnetic Aircraft Launch System) en novembre 2016, mais il n'y avait pas de rapports ou d'images officiels à l'époque. L’année dernière des essais avaient eu lieu avec un tel système sur terre uniquement.

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Des photos apparues sur les sites chinois montrent un avions de combat Shenyang J-15T "Flying Shark" avec un engrenage monté sur le train avant conçu pour le décollage assisté par catapulte. L'engrenage du nez comporte également une tige de retenue avant et arrière semblable au rail de lancement américain EMALS.

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Un troisième porte-avions en construction :

Le contre-amiral Ma Weiming, spécialiste en propulsion et puissance pour les porte-avions, a déclaré lors d'un séminaire universitaire qu'il est convaincu que l'EMALS sera installé sur le futur troisième porte-avions chinois en construction. Ma a également déclaré que le plan visant à construire le transporteur n ° 3 est en cours. Il a déclaré que l'EMALS est plus fiable, moins complexe et moins coûteuse que la catapulte vapeur.

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Shenyang J-15 «Flying Shark» :

Le Shenyang J-15 «Flying Shark» est un avion de chasse embarqué sur porte-avions, dérivé du Sukhoi 33. Bien que pendant un certain temps les rumeurs faisaient état d’un appareil semi-furtif, celui-ci est en fait une copie chinoise, mais dotée d’un équipement entièrement indigène. Pour développer le J-15, la Chine a acquis un modèle de SU-33 en 2001, auprès de l’Ukraine. A ce propos, il faut rappeler que la Russie avait refusé de vendre ce type d’appareil et l’épisode ukrainien avait profondément enragé Moscou à l’époque.

 

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Photos : J-15T « Flying Shark à bord du Liaoning@ CCTV

 

 

06/07/2017

CAS signe pour 140 appareils auprès d’Airbus !

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China Aviation Supplies Holding Company (CAS) a signé avec Airbus un contrat de conditions générales (GTA) pour l'achat d'un total de 140 appareils. L'accord comprend 100 A320 et 40 avions de type A350 XWB. Cette commande reflète la forte demande des compagnies aériennes chinoises dans tous les segments de marché, y compris le long contrat domestique, à faible coût, régional et international.

Le GTA a été signé à Berlin par Tom Enders, PDG d'Airbus, et Sun Bo, vice-président exécutif de CAS, en présence du président chinois Xi Jinping et de la chancelière allemande Angela Merkel.

 

"C'est un excellent soutien pour nos produits de premier plan dans les deux segments de l'allée unique et du corps large", a déclaré Tom Enders. "La Chine est aujourd'hui l'un des marchés les plus importants au monde pour l'aviation, et nous sommes honorés de soutenir le développement et la croissance rapide de l'aviation civile chinoise avec notre portefeuille de produits compétitif".

La flotte mondiale d'avions de passagers au-dessus de 100 sièges devrait passer plus de deux fois au cours des 20 prochaines années à plus de 40’000 avions, comme le trafic devrait augmenter de 4,4% par an. Les marchés émergents tels que la Chine continuent d'être un moteur de croissance, avec le trafic domestique pour devenir le marché le plus important du monde, selon la dernière prévision du marché mondial 2017-2036 d'Airbus.

 

Photo : A350 @Antony Pecchi

11/05/2017

Chine : démonstration de force des Xian JF-7 !

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La Chine est devenue une puissance économique et militaire, le pays tient à le faire savoir. La montée en puissance militaire du pays ne fait aujourd’hui plus aucun doute, chars, missiles, radars second porte-avions et une aviation indigène sont devenus les témoins des nouvelles et incontournables capacités de la Chine.

Dans une vidéo destinée à plusieurs médias chinois et étrangers, le Chine a voulu démontrer ses compétences aériennes. Une manière de s’imposer et de faire reconnaître sa force. Simple propagande me direz-vous ? Non, car il s’agit pour les instances du pays de mettre en avant une réel capacité qui pèse déjà dans les dossiers important comme Taïwan et les îles revendiquées dans les eaux stratégiques de la mer de Chine méridionale.


L’exercice volontairement rendu public montre des avions de combat Xian JH-7 mener des tirs contre des objectifs navals, avec des missiles et des bombes de divers calibres sur le secteur de l'île de Hainan, au sud du pays. L’objectif est évident, montrer que la Chine est capable d’opérer des opérations de combat aérien de grandes envergures.

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Le Xian JH-7 « Flying Leopard » :

Le Xian JH-7 « Flying Leopard » est un bombardier bimoteur. Entièrement conçu en Chine, il est le premier appareil indigène, non issus d’appareils russes. L’aaapreil a été développé dans les année 1980 pour venir remplacer les Harbin H-5 et Nanchang Q-5. L’avion a volé le 14 décembre 1988,pour la première fois. L'avion a été conçu comme un avion de combat multi-rôle et doit répondre à la fois aux exigences de l'aviation navale et la force aérienne.  L’avion est doté d’un moteur chinois, le WS-9 qui est en fait un dérivé dune licence du Rolls-Royce Spey MK202 RB.168. En 2002, les JH-7 ont été modernisés avec un poste de pilotage est équipé d'affichages multifonctions (MFD) et un radar doppler à impulsion permettant l'utilisation du laser et du guidage par télévision. Cette modernisation a permis l’adaptation d’armes de précision à guidage radar. De 2004 à 2009 environ 100 machines ont été livrées à la Marine et la Force aérienne chinoise. Au total, 240 machines ont été construites.

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Photos : 1 JH-7 de face @ Aleksey Lisitsyn 2 En vol @ Ilya 3 en double Dmitriy Pichugin

 

03/05/2017

Le chinois AVIC offre une nouvelle variante de son L-15 !

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En 2016, lors de la célébration du 65e anniversaire du groupe Aviation Industries Hongdu (AVIC), une version armée de l’avion école L-15 « Falcon » a été photographiée. Mais rien d’officiel à l’époque. Ce 1er mai, l’avionneur chinois a présenté officiellement cette fois, sa nouvelle variante d'attaque de son L-15.

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Désignée L-15B, il s’agit d’une une version améliorée de la variante L-15 LIFT (Lead In Fighter Trainer) utilisée par la Force aérienne de l'Armée de libération populaire et de l'Armée de l'air navale de l'Armée populaire de libération. Le L-15B est également motorisé par deux turboréacteurs ukrainiens Ivchenko-Progress AI-222K-25F, permettant a l’avion d’atteindre la vitesse supersonique de Mach 1,4. Selon les spécifications d'AVIC, le L-15B a un poids maximum au décollage de 11,6 tonnes et d'une distance franchissable d'environ 2'600km. Le L-15B dispose d’un nez plus grand, qui abrite un radar multifonction expérimental une portée d'environ 75 km, selon les données divulguées. Il semble également que le bus de données Arinc 429 a été remplacé par un système chinois HB6096-SZ-01, plus simple.

L’avion semble pouvoir emporter une charge utile maximale de 3,5 tonnes, composée du missile PL-12 à guidage radar de type BVR, des bombes guidées au laser LT-2 et une nacelle canon sous le ventre.

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Le Hongdu L-15 :

La PLAAF (People's Liberation Army Air Force) dispose d’un nouvel avion école développé par le constructeur aéronautique chinois, Hongdu, en coopération avec Yakovlev. Issus des planches à dessins de l'ingénieur M. Zhang Hong. Le L-15 « Falcon » reprend les lignes du Yak-130, mais dispose d’une capacité supersonique.

Ce choix permet aux élèves pilotes de poursuivre entièrement leur entrainement au combat sur un seul type d'avion avant leurs affectations en unités de front.

Présenté pour la première fois en 2004, l’avion effectua son premier vol le 26 mars 2006 mais motorisé par deux réacteur ZMKB-Progress DV-2 sans PC (postcombustion) d'une puissance de 21.58 kN. Pour réponde aux besoins de l’entrainement avancé, les ingénieurs ont finalement opté pour une remotorisation de l’avion avec le Ivchenko-Progress AI-222K-25F (construit sous licence en Chine) d'une puissance comprise entre 49 et 86 kN qui lui permet d’accélérer jusqu'à Mach 1,4. Le moteur IA-222-25F a été initialement développé pour équiper les Yak-130 de l’aviation russe. Pour information, le prix d'un exemplaire du Hongdu L-15 avoisine les 10 millions de dollars et pourrait bien trouver sa place à l’exportation à l’avenir.

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Photos : 1 Le L-15 LIFT 2 Première photo du L-15B 3 & 4 présentation du L-15B @ CCTC/Chine nouvelle