26/05/2016

Le premier P-8A de la RAAF a volé !

20160605BOEING0000000_002.jpg

Le premier Boeing P-8A « Poseidon » de patrouille maritime destiné à la Royal Australian Air Force (RAAF) a effectué son vol inaugural cette semaine. Ce typa d’appareil doit remplacer progressivement la fotte actuelle de 15 Lockheed P-3C « Orion » dont l’âge moyen atteint les 33 ans.

 L’Australie a finalisé sa commande portant sur 8 avions de patrouille de type Boeing P-8A « Poseidon » en janvier de cette année. L’Australie dispose également d’options pour 4 appareils supplémentaires. Le contrat est de 4 milliards de dollars. Les 8 P-8A seront livrés en deux lots de quatre appareils.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

Photo : Le premier P-8A aux couleurs de la RAAF @ Boeing

 

20/02/2016

Un nouveau radar pour le B-52 !

tpnpcvtdwxckunromusq.jpg

Décidemment la flotte de B-52H de l’US Air Force a encore de beaux jours devant-elle. L'US Air Force veut dépenser plus de 500 millions de dollars en remplaçant le radar de l’avion. La production des B-52 s’est arrêtée en 1962, mais la retraite ne sonnera pas de si tôt.

Le projet de modernisation du radar du B-52 (RMP) a été dévoilé cette semaine et fait partie d’un plan de mise à jour sur cinq ans. Il s’agit donc, de remplacer l’actuel radar Northrop-Grumman AN/ APQ-166 à antenne à balayage mécanique, par un nouveau système de type AESA. Pour l’instant le choix du nouveau radar n’est pas connu, mais le futur censeur devrait avoir un champ de vision de 120 degrés avec des capacités maritimes, une grande fiabilité et doté d’une architectures de systèmes ouverts modernes avec liaison de données. Il faut se rappeler que l’US Air Force a déjà remplacé, en 2014, le radar Northrop APQ-164 qui équipait les bombardiers Rockwell B-1B.

Selon l’US Air Force, cette nouvelle dépense se justifie, par le fait, que la flotte de B-52 restera encore une quinzaine d’année en service au minimum. De plus, le radar actuel se fait vieux et commence à accumuler de nombreuses pannes et demande une maintenance de plus en plus lourde et chère. Une fois approuvée par le Congrès, se sont 76 bombardiers stratégiques de type B-52H qui recevront de nouveaux radars.

 

Les récentes modernisations du B-52 :

Pour pouvoir rester en service actif, les B-52 n’ont cessé de subir de nombreuses modifications, cellule, avionique, équipements électronique et de survie. La dernière modernisation en date concerne la mise en réseau du système avec l’adjonction du système CONECT, installé sur les B-52, qui permet une liaison numérique avec l’ensemble des éléments de l’US Air Force, des centres de commandement et de contrôle, ainsi qu’avec les diverses forces terrestres. Ce système intégré et entièrement codé et protéger contre les éventuelles tentatives de pénétration électronique. Actuellement, la flotte de B-52H a commencé a recevoir un plateau rotatif IWBU 1760  (Internal Weapons Bay Upgrade) sur lequel est chargé différents types de missiles. Ce système devrait équiper l’ensemble de la flotte des 76 B-52H d’ici octobre 2017. Le système tourne sur lui-même, afin de placer à tour de rôle les missiles en position de largage.

 

ob_9b2387_b52-s.jpg

Photos : 1 B-52H en ravitaillement 2 En vol @USAF

07/02/2016

L’US Navy veut le maintien du Super Hornet !

542.jpg

L'US Navy veut maintenir la chaine de production du Boeing F/A-18 « Super Hornet » à St Louis, car celle-ci est « vitale » pour surmonter les déficits et les retards du Lockheed-Martin F-35C. La flotte actuelle de F/A-18C/D « Hornet » vieillit plus vite que prévu de fait de sa surexploitation dans les longues campagnes au Moyen-Orient. Par ailleurs, des problèmes similaires sont actuellement rencontrés l'US Marine Corps avec ses « Hornet » et sa flotte de AV-8B « Harrier ».

Pour la marine américaine, il est devenu impératif de commander un minimum de 16 «Super Hornet» & « Growler » avec l’exercice financier 2016. Mais, il en faudra encore 35 d’ici 2020 pour combler les besoins opérationnels, mais également de formation des pilotes. Avec le retrait progressif des F/A-18C/D « Hornet » à partir de 2023, il faudra non seulement combler le départ de ceux-ci, mais également palier à la lente mise en opération de la flotte de F-35, dont l’US Navy semble perdre confiance.

Produire des «Super Hornet » :

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter a confirmé à la Marine qu’il faudra plus de F/A-18 « Super Hornet » que prévu précédemment. De plus, d’ici 2030 la force de frappe de la Marine reposera essentiellement avec le binôme « Super Hornet » & F-35 à la condition que ce dernier puisse recevoir l’ensemble de ses validations opérationnelles.

 

Les craintes opérationnelles du F-35 :

Une fois de plus, la problématique est connue et touche le programme du F-35. Le dernier rapport de la Direction des tests opérationnels et d’évaluation datant de la fin 2015 est tout simplement clair : « L'avion de chasse furtif ne sera pas prêt pour l'échéance de juillet 2017 » ! "Les problèmes importants sont bien connus, ils incluent l'immaturité du système d'information logistique autonome ainsi, que le système d’identification des pannes « Autonomic Logistic Information »(ALIS) qui continue d’échouer à identifier les pannes, sans oublier l'instabilité du logiciel avionique du Block 3F qui représente le squellette de l’avion et plusieurs problèmes concernant la fiabilité et la maintenabilité du moteur de l'avion", a ajouté le responsable du rapport Michael Gilmore.

Du côté de la Marine, la perplexité gagne du terrain avec le système de simulation qui doit permettre d’évaluer l’avion dans des environnements très complexes, difficiles à reconstituer dans la réalité, est lui-même en panne, car confronté à des difficultés informatiques. Le rapport pointe un nouveau problème qui concerne la question de l’échauffement de la soute à munitions qui dépasserait dans plusieurs cas de figure les limites fixées. Au sol, par forte chaleur à 32°C ou à grande vitesse et moyenne altitude (de 500 à 600 kt sous 25.000 ft pour le F-35A de l’USAF). La solution proposée par l’avionneur consiste à ouvrir la soute pour la refroidir et ceci même en vol. Problème, en mission de pénétration furtive, cette action rend tout simplement l’avion pleinement visible par les radars adverses. Toujours sur cette question, le refroidissement de la cellule et des soutes est obtenu sur le F-35 en utilisant le carburant comme dissipateur de chaleur (idem sur d’autres avions) mais ne donne pas de résultat satisfaisant sur le F-35. Cette problématique a été identifiée dès le début des premiers vols, il y a près de dix ans, mais à ce jour aucune solution n’est proposée.

 

7865.jpg

Photos :1 le F/A-18 E/F « Super Hornet @ USN 2 F-35 soutes ouvertes @ Lockheed-Martin

 

15/10/2015

Des B787-10 pour Eva Airways !

 

boeing-787-10-ad-boeinglr.jpg

 

Seattle, Boeing a annoncé aujourd'hui que la compagnie EVA Airways se prépare à commander jusqu'à 24 B787-10 « Dreamliner » et deux B777-300ER supplémentaires (Range Extended). La commande dans sa totalité représente près de 8 milliards de dollars au prix catalogue de l’avionneur.

«Nous sommes impatients d'accueillir EVA Airways en tant que client pour le du B787-10 Dreamliner", a déclaré le Président et CEO de Boeing Commercial Airplanes Ray Conner.

EVA Airways poursuit la modernisation de sa flotte long-courrier avec le remplacement des aéronefs vieillissants, Les nouveaux avions vont permettre à la compagnie de se développer dans de nouveaux marchés, notamment en Asie du Sud-Est, en Océanie et en Amérique du Nord. La compagnie exploite actuellement plus de 37 avions de la famille Boeing dans sa flotte, dont 21 Boeing B777-300ER. Le B777-300ER est l'épine dorsale de la flotte croissante de EVA Airways et le transporteur est 8ème plus grand opérateur de B777-300ER du monde et 4ème plus grand en Asie.

Avec son intention d'acheter deux B777-300ER supplémentaires dans le cadre de cet accord, EVA Airways aura en commande 15 B777-300ER et cinq B777 Freighters, ainsi que 24 B787-10.

Le B787-10 sera la troisième et le plus long membre de la famille « 787 ». Et ceci avec la plus grande capacité de transport de passagers et de fret. Le B787-10 aura 25 % de consommation en moins les avions qu'il remplace.

 

Photo : le B787-10 @ Boeing

 

16/06/2015

Un florilège de commandes au Bourget !

 

csm_A321neo_Korean_Air_fbf6ec9aec.jpg

 

 

50 A321 pour Korean Air :

 

Korean Air a signé un protocole d'entente (PE) avec Airbus pour acquérir jusqu'à 50 avions A321neo, devenant un nouveau client pour le best-seller des monocouloirs de la famille A320. L'accord, portant sur 30 avions, plus 20 options, a été annoncé par M. Cho Président du Groupe Air coréenne Yang Ho et Président et CEO d'Airbus Fabrice Brégier. Korean Air exploitera les A321neo avec une mise en service complète de deux de classe sur les services régionaux, y compris sur des secteurs plus vers des destinations sélectionnées en Asie du Sud-Est. L'avion sera équipé avec des équipements haut de gamme, y compris des sièges plus larges dans les deux classes et les derniers systèmes de divertissement en vol et de connectivité.

 

Double commande pour ATR :

 

IMG_4654.jpg

 

Salon du Bourget, ATR Aircraft continue sur sa bonne lancée avec une double commande annoncée aujourd’hui.

Braathens Aviation a signé  un contrat portant sur la vente de 5 ATR 72-600, assortie d’options pour 10 appareils, dans le cadre de la stratégie de mise à niveau de la flotte de la compagnie. Les livraisons débuteront à la fin de l'année.

 

La compagnie aérienne philippine Cebu Pacific a signé auprès du constructeur européen de turbopropulseurs ATR une commande ferme portant sur l'achat de 16 ATR 72-600, assortie d'options pour 10 appareils supplémentaires. Conclu lors du Salon du Bourget, le montant du contrat signé par Cebu Pacific est de 673 millions de dollars. L’accord permettra à Cebu Pacific de doubler sa flotte d’avions turbopropulseurs.

La commande fait partie du plan de renouvellement de la flotte de Cebu Pacific. La compagnie exploite actuellement 8 ATR 72-500, qui quitteront la flotte avec l’entrée en service des nouveaux appareils. Avec l’arrivée de ces nouveaux appareils ATR 72-600 à partir du troisième trimestre 2016, Cebu Pacific disposera d’appareils de dernière génération, dans le but de mieux répondre à la demande croissante pour des liaisons entre les îles aux Philippines. 

 

Encore Boeing :

 

Boeing  a annoncé une commande portant sur 30 B737MAX avec la compagnie aérienne Ruili. Cette commande a l'appui financier d’ AVIC International Leasing. Actuellement, Ruili Airlines exploite 34 vols quotidiens sur 11 liaisons régulières avec une flotte de cinq Boeing B737. Selon son plan de développement, le transporteur start-up va étendre sa flotte à sept appareils à la fin de cette année et 26 en 2020.

Toujours avec l’Asie, Boeing et Minsheng Financial Leasing (Minsheng) ont signé aujourd'hui un protocole d'entente (PE) pour l'achat de 30 B737, soit un mélange de B 737 Next-Generation et B737 MAX.

 

 

 

Photos :  1 A321 Korean Air @ Airbus  2 ATR 72-500 de CEBU @Feliz Gomez