14/04/2020

Boeing redémarre progressivement sa production !

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L’avionneur Boeing va redémarrer progressivement la production du P-8 « Poseidon » et du KC-46 « Pegasus » après une pause de trois semaines suite à la pandémie du COVID-19.

Pour mémoire, l’avionneur avait fermé de manière temporaire sa chaîne d’assemblage de Puget Sound le 25 mars dernier. Les sites de Boeing à Washington se concentrent principalement sur le développement et la production d'avions de ligne commerciaux et de variantes militarisées telles que le KC-46 fabriqué à Everett et le P- 8 à Renton.

En parallèle aux opérations des programmes de défense, un porte-parole de Boeing, confirme que les installations nécessaires au stockage du B737 MAX ainsi que d'autres secteurs et jugés essentiels vont également reprendre du service.  

La santé du personnel :

La réouverture progressive des installations de Boeing aidera à soutenir sa base d'approvisionnement et garantira que l'entreprise dispose de suffisamment d'équipements de protection pour les 2’500 employés qui retourneront au travail, a indiqué la société.

Boeing travail à la mise en place de contrôles de santé supplémentaires sur les sites de Puget Sound, y compris des contrôles de bien-être au début de chaque quart de travail, des horaires décalés, des stations de lavage des mains et des produits de nettoyage supplémentaires, et une exigence que les employés portent un masque au travail pour se conformer aux directives de l'État. 

Pas d’incidence pour le programme KC-46A :

Pour l’US Air Force, la réouverture de l’assemblage des KC-46A est une bonne nouvelle. Pour Will Roper, responsable des acquisitions de l'Air Force, la pause dans la production du KC-46 ne deviendrait un problème que si elle se prolongeait au-delà d'un mois. Boeing a livré jusqu'à présent 33 avions ravitailleurs multi-rôle à l’USAF et la production d'un total de 179 KC-46 devrait être produite conformément au calendrier actuel.  

Retour du MAX en juin ?

En ce qui concerne le B737MAX, l’avionneur envisage un redémarrage à fin mai – début juin. Le scénario d’une relance en avril est maintenant exclue, en cause le COVID-19. Pour le directeur général de Boeing, David Calhoun, l’objectif est prévu est une relance du programme à la mi-année. Les vols d’essais continuent chaque jour en collaboration avec les régulateurs. De plus, les motoriste General Electric et Safran confirment les livraisons d’un minimum de 10 moteurs par semaines pour le « MAX ».

Photo : Préparation chaîne d’assemblage @ Boeing

06/04/2020

Capacité opérationnelle initiale pour les P-8A anglais ! 

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La RAF a officiellement déclaré la capacité opérationnelle initiale (IOC) pour son nouvel avion de patrouille maritime MRA Mk1 « Poseidon » (P-8A).  La flotte britannique de « Poséidon » comprend actuellement deux avions et en attent sept autres .

Le premier MRA MK1 « Poseidon » anglais va pouvoir débuter les patrouille en mer chasser les sous-marins potentiellement hostiles. Il utilise les toutes dernières technologies de pointe pour détecter, identifier et surveiller les contacts hostiles au-dessus et en dessous des vagues. Il peut transporter jusqu'à 129 bouées acoustiques pour rechercher des sous-marins ennemis et peut être armé de torpilles Mk54 si nécessaire pour attaquer des sous-marins ennemis.

Les « Poseidon » de la RAF sont exploités par le 54e Escadron et le 120e Escadron, qui volent actuellement depuis l'aérodrome de Kinloss à Moray, en Écosse. Puis, la flotte déménagera dans son domicile permanent sur la base de la RAF de Lossiemouth plus tard cette année une fois les travaux de rénovation des pistes et des infrastructures de l'aérodrome terminés, y compris la nouvelle installation stratégique qui est livrée par le Defence Equipment and Support. 

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La RAF comble enfin une capacité perdue :

Le transfert du P-8A MK1. marque un retour tardif de la capacité britannique en matière de patrouilleurs maritimes. En effet, avec la mise à la retraite des anciens avions de patrouille maritime Nimrod MR2 et avec le refus en 2010 de lancer la nouvelle versions MRA4 du Nimrod, l’Angleterre était sans avions de patrouille maritime.

En novembre 2015, le Royaume-Uni a annoncé qu'il rétablirait la capacité de patrouille maritime à voilure fixe grâce à l'achat de neuf P-8A par le biais du mécanisme américain de vente militaire à l'étranger (FMS). La demande officielle du FMS britannique a été approuvée par le département d’État des États-Unis. Une notification a été envoyée au Congrès par la DSCA (Agence de coopération pour la sécurité et la défense) du Pentagone le 24 mars 2016. Lors du salon aéronautique de Farnborough le 11 juillet 2016, le ministère de la Défense britannique a avancé l'achat, plaçant une commande pour les neuf P-8A à un coût de plus de 3 milliards de livres sterling.

 Le P-8A «Poseidon» :

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé des liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, il doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autre aéronefs et bâtiments de surface.

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

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Photos : 1 MRA Mk1. Poseidon de la RAF 2 Cockpit 3 En vol avec un Eurofighter @ RAF

03/04/2020

Premier CH-47F « Chinook » pour les Pays-Bas !

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Boeing a  livré le premier CH-47F « Chinook » à la Royal Air Force des Pays-Bas (RNLAF). Le RNLAF exploitera une flotte de 20 CH-47F « Chinook » dans sa nouvelle configuration utilisée par les pays à travers le monde. 

Les 20 CH-47F « Chinook »  des Pays-Bas sont équipés avec le même état de technologie de pointe en service dans l'armée américaine, y compris les commandes de vol automatique numérique, un cockpit avec écrans EFIS Système commun Avionics Architecture (CAAS) entièrement intégrée et capacité avancée de traitement du fret. La configuration commune vise à réduire les coûts du cycle de vie global. 

Le RNLAF volera un mélange de Chinook modèle F avec le système de gestion de cockpit avancé (ACMS) et d’anciens CH-47D Chinook. Les livraisons à la RNLAF devraient se poursuivre jusqu’en 2021.

Boeing CH-47F « Chinook » :

Les nouveaux CH-47F disposent de caractéristiques améliorées en vue de la survie, avec notamment un système directionnel de contre-mesures électronique à infrarouges, une meilleure protection balistique et un carénage résistant à l'écrasement. L’équipage dispose de sièges blindés. Le CH-47F possède une cellule et une avionique modernisée, ainsi qu'un poste de pilotage automatique et numérique.

Photo : Ch-47F « Chinook » @ Boeing

 

31/03/2020

Nouvelle commande pour le P-8A « Poseidon » !

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La marine américaine a attribué à Boeing un contrat de production portant 1,5 milliard de dollars la production d’un nouveau lot de 18 P-8A « Poseidon ». Le contrat comprend huit avions pour la Marine américaine, six avions pour la République de Corée et quatre avions pour la Royal New Zealand Air Force. 

La République de Corée et la marine royale néo-zélandaise Air Force a acquis l'avion à travers le processus de vente militaire à l'étranger et recevra le même P-8A « Poseidon » que pour l’US Navy. La Royal New Zealand Air Force devrait commencer à recevoir des avions en 2022 et la République de Corée devrait commencer à recevoir ses appareils en 2023. 

Avec plus de 254’000 heures de vol à ce jour, le P-8A « Poseidon » et la variente indienneP-8I assurent dans le monde les missions anti-sous-marine et de guerre anti-surface, renseignement, surveillance et reconnaissance, humanitaire et les missions de recherche et de sauvetage.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

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Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme Broad Area Maritime Surveillance devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing ScanEagle, le MagEagle Compressed Carriage.  

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

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Photos : 1 P-8A Poseidon  2 Intérieur @ Boeing

 

25/03/2020

Boeing prépare le redémarrage du B737 MAX !

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L’avionneur américain s’active malgré la crise du Coronavirus en vue du redémarrage de la production du B737 MAX en mai prochain. En parallèle, il s’agit également de mettre à jour les dizaines d’avions déjà produit qui attendent au sol.

Reprise en main du « MAX » :

Hormis le profond problème du MCAS qui a causé deux accidents mortels, Boeing a effectué un audit interne en décembre dernier pour déterminer si, il existait d’autres problèmes sur le « MAX ».  

Parmi les problèmes les plus urgents découverts figuraient des problèmes non signalés auparavant concernant le câblage qui permet de contrôler la queue du Max. La société cherche à savoir si deux faisceaux de câbles critiques sont trop proches l'un de l'autre et pourraient provoquer un court-circuit. Un court-circuit dans cette zone pourrait entraîner un crash si les pilotes ne répondaient pas correctement. Depuis, un correctif a été mis en place pour corriger le problème. A noter que ce problème n’est pas spécifique au « MAX » ni à Boeing.

Boeing a également récemment déclaré à la FAA qu'il avait découvert un problème de fabrication qui rendait les moteurs de l'avion vulnérables à la foudre.

Lors de l’assemblage du « MAX » les ouvriers ont rabattu la coque extérieure d’un panneau qui se trouve au sommet du carter du moteur afin d’assurer un meilleur ajustement dans l’avion. Ce faisant, ils ont enlevé par inadvertance le revêtement qui isole le panneau d'un coup de foudre, retirant une protection cruciale pour le réservoir de carburant et les conduites de carburant. Un correctif a été mis en place afin de rétablir la protection contre la foudre sur le panneau moteur et Boeing est déjà en train de résoudre le problème.

Une planification complexe :

Le calendrier de relance du « MAX » dépend de deux facteurs importants : la situation sur le front du COVID-19 et les décisions de la FAA en vue d’une obtention de l’autorisation de reprendre le service.

Selon un porte-parole de Boeing, l’avionneur a pris contact avec des fournisseurs, pour les avertir de se préparer à une relance du programme.

Toujours selon Boeing, ce dernier a travaillé à réduire les inefficacités, améliorer la qualité et faciliter la rentrée de l'avion sur le marché. 

Photo : B737 MAX @ Boeing