06/11/2019

L’Air Force One israélien a débuté ses essais !

IAI.jpg

On en sait un peu plus sur le nouvel avion du gouvernement israélien voulu par l’actuel premier Ministre Benjamin Netanyahu. Le futur « Air Force One » israélien est basé sur une cellule de Boeing B767-300ER (MSN 30186) d’occasion. L’avion  a été acheté auprès de la compagnie australienne Qantas (Ex : VH-OGV). Selon le gouvernement de l’Etat Hébreu, le coût estimé de l’achat et de la transformation et l’aménagement est de 206 millions de dollars. L'avion sera utilisé à la fois par le Premier ministre et le président israéliens, lors de voyages officiels à l'étranger. L’identification officielle de l'avion est 4X-ISR. «4X» est la dénomination de tous les aéronefs israéliens et les lettres restantes sont censées indiquer qu'il s'agit de l'avion officiel de l'État d'Israël.

Mise à niveau :

Arrivé en 2016 d’Australie, l’avion a subi une mise à niveau au sein de l’entreprise Israel Aerospace Industries (IAI) durant deux ans. IAI a doté l’appareil d’un grand nombre d’équipements spéciaux, comme des systèmes de communication sophistiqués et cryptés, permettant des conversations confidentielles avec des contacts en Israël ou avec des dirigeants internationaux. L’avion est également doté de système brouillage-électronique ainsi que de la suite de protection anti-missile DIRCM (Directed IR Countermeasures) MUSIC-C (Multi Spectral Infrared Countermeasures) d’Elbit Systems. Le DIRCM MUSIC-C intègre une technologie laser avancée à fibres optiques, une caméra thermique à haute cadence et une petite tourelle à miroir hautement dynamique. Cette combinaison de pointe offre une protection efficace, fiable contre les menaces multiples des missiles infrarouges sol-air.  En parallèle, l’intérieur a été aménagé avec une salle de repos, un bureau complet permettant de travailler durant de longues heures de vol.

Le B767-900ER, 4X-ISR, est capable de voler sans escale en direction de la Chine et le Japon ou les États-Unis et le Brésil par exemple.

Présentation officielle :

Un tel avion requiert une certaine discrétion. L'avion a été dévoilé pour la première fois jeudi dernier, à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Une brève cérémonie de présentation a été donnée pour le gouvernement et la presse et son nom de baptême révélé : "l'Aile de Tzion".

Début des essais en vol :

Lors d'un test de piste effectué avant le vol d'essai, des équipes de secours d'urgence ont été appelées après une importante accumulation de chaleur dans les freins. Le problème est dû, à la non- utilisation des freins durant une longue période. L'avion a décollé dimanche matin pour un court vol, accompagné d'un hélicoptère Black-Hawk, les tests concernant les systèmes de base, de navigation et hydraulique se sont révéler positifs.

L’avion a continué en début de semaine ses essais, les quatre premières heures de vol d’essai ont servi à vérifier les systèmes de vol du Boeing B767. Au cours des prochaines semaines, les vols seront principalement consacrés à l’essai des systèmes spéciaux installés sur l’aéronef, tels que les systèmes de protection et de communication.

Après l'achèvement de tous les vols d'essai et l'approbation de tous les systèmes, le B767 sera remis à l'armée de l'air israélienne (IAF), qui l'exploitera sur des vols officiels. La maintenance sera effectuée par Israel Aerospace Industries.

IMG-20191103-WA0004.jpg

Photos : 1 Présentation du B767 4X-ISR par IAI 2 Lors de son premier vol @ Alon Ron

05/11/2019

Un nouveau leurre pour le Super Hornet !

%2Fprocess%2Fphoto%2Ffiles%2Fnews%2Fphotos%2F3%2F3037%2Fbae_raytheon_00.jpg

L'US Navy (USN) a choisi Raytheon et BAE Systems pour développer et démontrer des versions concurrentes d'un leurre remorqué à double bande destiné à sa flotte de Boeing F/A-18E/F Super Hornet BlockII et le nouveau standard BlockIII (Advanced Super Hornet). 

Développement :

Un montant de 33 millions de dollars a été alloué à Raytheon et 36,7 millions de dollars à BAE Systems pour développer et démontrer leur nouvelle génération de leurres sur une période de 27 mois.

Les leurres remorqués sont conçus pour tromper un missile ennemi en lui faisant croire qu'il poursuit et cible un avion de chasse alors qu'il vise vraiment le leurre. Les leurres sont traînés derrière les chasseurs à l'aide d'un long câble et créent une section transversale radar plus grande que celle de l'aéronef qu'il protège en émettant un schéma trompeur de fréquences radio.

En règle générale, les leurres remorqués offrent plusieurs niveaux de défense à leurs aéronefs parents. Dans le câble reliant le leurre à l'avion de chasse se trouve une ligne en fibre optique destinée à aider les deux personnes à communiquer et à changer de tactique de guerre électronique au fur et à mesure de l'évolution de la situation.

Initialement, les leurres sont programmés pour utiliser leurs capacités d’émission radio afin de brouiller et ensuite confondre la capacité d’un radar de suivre un avion de chasse. Le sacrifice du leurre contre un missile est considéré comme un dernier recours.

Amélioration des systèmes existants :

Les deux concurrents Raytheon et BAE Systems prévoient de développer des versions améliorées des leurres qu’ils fournissent déjà pour le Super Hornet F/A-18E/F actuellement en service au sein de l’USN.

BAE Systems AN/ALE-55 : 

Le leurre remorqué à fibres optiques AN/ALE-55 de BAE Systems est une unité d'autoprotection radiofréquence qui peut être utilisée dans tout avion, des chasseurs aux bombardiers, en passant par les transports. Contrairement aux leurres traditionnels, tels que les répéteurs directs, le leurre remorqué à fibre optique fonctionne en synergie avec l'équipement de guerre électronique embarqué d'un avion pour contrer les menaces de radiofréquence. Il protège les aéronefs tout au long de l'enveloppe de la menace, offrant trois niveaux de défense.

Raytheon AN/ALE-50:

L'AN/ALE-50 est un leurre remorqué utilisant des contre-mesures électroniques pour éloigner les missiles des avions militaires. Il a été créé dans le cadre d’un projet de développement conjoint de l’armée de l’air américaine, de la marine américaine et de Raytheon.

Le leurre fonctionne en projetant une section radar supérieure à celle de l'avion qu'il protège, ce qui en fait une cible plus attrayante pour le système de guidage d'un missile entrant. Il a protégé les aéronefs contre les menaces de missiles radiofréquences (RF) au Kosovo, en Afghanistan et en Irak.

Le système peut être utilisé sur pratiquement toutes les plates-formes aériennes et il est opérationnel sur les avions F-16, F/A-18E/F et B-1B. Plus de 25’000 ont été livrés.

Raytheon produit également des leurres remorqués à fibre optique, y compris des variantes haute puissance. La société est également en train de mettre au point une version réutilisable. 

Pas d’info sur la nouvelle génération :

Il n’est pas possible de connaître en quoi la prochaine génération de leurres sera améliorée. Les techniques de guerre électronique sont des secrets étroitement gardés.

L’US Naval Air Systems Command prévoit de tester les nouveaux leurres via le programme de systèmes de protection tactique avancée des aéronefs, sur les installations de la base aéronavale Patuxent River, dans le Maryland. Les essais détermineront le gagnant de la compétition qui entrera en service à fin 2023. 

Unknown.jpeg

Photos : Principe des leurres tractés@ BAe

04/11/2019

737MAX, les compagnies aériennes prennent le taureau par les cornes !

3986359989.jpg

Les compagnies aériennes qui ont acquis des Boeing B737MAX n’ont pas l’intention de se laisser dicter un retour en service de l’avion, sans avoir préalablement établi leurs propres règles. Les principaux utilisateurs du « MAX » sont pleinement conscients, qu’il faut impérativement renforcer la confiance des pilotes et des passagers. Mais, pas question pour eux de laisser Boeing et les régulateurs décider seuls du retour en vol avec passagers.

Essais indépendants :

Les transporteurs Air Canada, Southwest Airlines Co et United Airlines sont décidés à passer à l’action et prévoient la conception de plans pour mener leurs propres vols de démonstration avec de hauts responsables de la compagnie à bord pour amplifier ce message. Cela signifie, que des essais auront lieu de manière indépendante et des vols seront effectués dans un premier temps sans passagers.

Les compagnies aériennes effectueront des essais sur des aéronefs individuels après les modifications du logiciel. Mais cette fois, les transporteurs envisagent des trajets répétés sans détenteurs de billets, afin de pouvoir publiquement certifier que tous les systèmes fonctionnent correctement, y compris la fonction de contrôle de vol automatisée « MCAS » qui est  à l’origine de deux accidents mortels.

Une fois la certitude que l’avion est « enfin » bon pour le vol, les transporteurs investiront dans le cadre  d'une campagne de relations publiques, visant à montrer que l'industrie déploie des efforts supplémentaires pour mettre en évidence son engagement à intégrer progressivement le B737 « MAX » sur les liaisons de manière sûr.

Certification et formation :

Mais pour l’instant, il faut attendre l’approbation des régulateurs en ce qui concerne l’ensemble des correctifs logiciels de l’avion, ainsi que le futur plan de formation des pilotes dans les semaines à venir.

Si, celui-ci est approuvé prochainement, cela signifie que le B737MAX pourrait progressivement retrouver les airs au début de l’année prochaine. Un retour en vol ne se fera que de manière échelonnée. Les régulateurs européens de l'aviation ont choisi d'effectuer un ensemble de vols d'essai distincts et plus détaillés, en plus de ceux prévus par la FAA. Ceci pour se convaincre que les correctifs logiciels finaux liés au MCAS sont bons pour le vol.

De l’autre, il faudra un certain temps pour re-qualifier l’ensemble des pilotes et des mécaniciens sur l’avion. De son côté, Boeing affirme qu’il faudra environ une centaine d’heures de maintenance pour chaque avion, qui comprendra non seulement la mise à jour des logiciels, mais également une préparation pour la remise en vol, après la longue période d’arrêt.

Les compagnies aériennes veulent profiter de cette période pour habituer les gens à voir le « MAX » dans les airs et prévoient de commencer certains vols une fois que les premiers pilotes auront terminé leur formation.

Et les passagers :

La question de savoir si les voyageurs seront disposés à monter à bord d’un « MAX » est une question qui devient de plus en plus urgente à l’approche du retour de l’avion en vol. Certaines enquêtes ont révélé des préoccupations accrues quant à la sécurité de l’avion. Par exemple, la compagnie aérienne canadienne WestJet Airlines Ltd. a déclaré que, selon ses recherches, 59% des voyageurs canadiens n’étaient pas à l’aise pour voler à bord du B737 MAX. Une porte-parole de la société a déclaré que WestJet envisageait de faire preuve de transparence auprès des passagers au sujet des avions sur lesquels ils volent et de déterminer s'il s'agissait d'un MAX. «Le moment venu, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir que ces avions sont aussi sûrs que tous les avions que nous pilotons», a déclaré un porte-parole.

Pour autant les statistiques montrent que moins de 10 % des passagers vérifient le type d'avion en vigueur pour leur réservation. La marge de retour en vol du « MAX » semble donc assez large en ce qui concerne l’acceptation par une partie des passagers.

Photo : B737 MAX @ Boeing

31/10/2019

Air Premia commande des Boeing B787 Dreamliner !

Air-Premia-Boeing-787-9-Dreamliner-1280x720.jpg

Air Premia a annoncé  une commande portant sur cinq avions Boeing B787-9  « Dreamliner », suite à un accord de location de trois B787-9 auprès d'Air Lease Corporation plus tôt cette année. Air Premia, qui prévoit de lancer des opérations en 2020 est en passe de devenir le deuxième opérateur de  « Dreamliner » en Corée du Sud. L'engagement est estimé à près de 1,4 milliard de dollars au prix catalogue de l’avionneur américain.

« Ceci est une décision excitante pour Air Premia qui cherche à offrir une expérience de classe mondiale à ses clients, tout en opérant une flotte d’avions économique en carburant », a déclaré Peter Sim, directeur général d'Air Premia.

Le B787-900 :

Le B787-900 complète et étend la famille « 787 ». Avec un fuselage allongé de 6 mètres (20 pieds) par rapport au B787-800, l’avion peut emporter jusqu'à 20% de passagers en plus et 23 % de marchandises supplémentaire et ceci encore plus loin avec la même performance environnementale, soit 20 % d'émissions de CO2 en moins que les avions actuels. Plus de 60 clients provenant de six continents du monde ont placé des commandes pour plus de 1’100 « Dreamliner », ce qui fait du B787 bi-couloirs l’avion qui engrangé le vite des ventes dans l'histoire de Boeing.

Le B787 est l'avion bi-couloir ayant la vente la plus rapide dans l'histoire de Boeing. Depuis son entrée en service en 2011, la famille « 787 » vole plus de 1’500 routes et a rendu possible plus de 170 nouvelles routes sans escale à travers le monde.

Depuis son entrée en service en 2011, la famille « 787 » a volé près de 280 millions de passagers est permis des économies estimées à 28,7 milliards de livres de carburant.

Photo : B787-9 aux couleurs d’Air Premia @ Boeing

30/10/2019

Modernisation des F-15 japonais !

IMG_0408.jpeg

Le Département d’État américain a approuvé une enveloppe de 4,5 milliards de dollars destinée à la modernisation des 98 Mitsubishi F-15J « Eagle » de la Force d’autodéfense du Japon (JSDF). Les mises à niveau transformeraient le F-15J en un « Super intercepteur japonais », a déclaré la Defense Security Cooperation Agency.

La mise à jour :

Le F-15J est la version japonaise du Boeing F-15C, il est fabriqué sous licence par Mitsubishi Heavy Industries.  Dans le cadre de son programme de modernisation, le gouvernement japonais demande 103 radars Raytheon APG-82 (v) 1 à balayage électronique actifs (AESA), 116 ordinateurs de mission Boeing Advanced Display Core Processor II et 101 systèmes de guerre électronique numérique BAE Systems ALQ-239.

Le paquet de modernisation inclut également les systèmes de planification de mission conjointe, les modules anti-usurpation à disponibilité sélective et les radios définies Rockwell Collins ARC-210.

Une partie du programme de modernisation sera vendue au Japon dans le cadre du processus de vente de matériel militaire à l'étranger (FMS), a annoncé la Defense Security Cooperation Agency. L’agence n’a pas révélé les travaux qui passeraient par FMS, mais a indiqué que Boeing serait le maître d’œuvre.

Une suite logique :

Cette mise à jour, la quatrième, des F-15J japonais est la suite logique de celle entreprise en 2013 qui comprenait l’arrivée prochaine de nouveaux missiles tels : l’AMRAAM 120C7 et une série de mises à niveau permettant de mener des opérations en réseaux et faisant corps avec la navigation GPS et le système de viseur de casque HMCS (Helmet Mounted Cueing System). 

IMG_2035.jpeg

Photos : F-15J japonais @ JSDF