11/06/2017

Le KC-46A entrera en service en 2018 !

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L'US Air Force s'attend à ce que Boeing fournisse le premier des nouveaux ravitailleurs KC-46A à la fin de la fin de 2018, soit plusieurs mois après une date prévue précédemment en septembre 2017.

À la suite d'une évaluation annuelle du risque de planification concernant le programme KC-46A au début de cette semaine, l'USAF a déterminé que des progrès plus lents que prévus dans le programme de test en vol et la capacité de Boeing à obtenir les certifications de l'Administration fédérale de l'aviation américaines retarderaient la première livraison de plusieurs mois. Boeing prévoit de sécuriser les approbations de conception restantes en juillet prochain 

"Je ne suis pas frustré", a déclaré le lieutenant général Arnold Bunch aux journalistes le 7 juin. "Bien, que je n'aime pas les retards. Boeing a lancé des ressources et fait tout son possible pour avancer, c'est la partie sur laquelle je suis très optimiste".

Les responsables de Boeing ont convenu avec l'USAF que des risques existent encore, mais disent qu'ils travaillent étroitement avec le service pour livrer des avions la plus rapidement possible

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : KC-46A @ Boeing

08/06/2017

2017, un bon premier trimestre dans le secteur passagers !

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L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques sur le trafic mondial de passagers durant le mois de mars 2017, qui indiquent que la demande (mesurée en kilomètres-passagers payants, ou RPK) a augmenté de 6,8 % par rapport à mars 2016. La capacité a augmenté de 6,1 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné un demi-point de pourcentage pour s’établir à 80,4 %, soit un record pour un mois de mars. La croissance de la demande durant le mois représente un léger ralentissement comparativement aux résultats de février, après correction de la distorsion dans la comparaison d’une année sur l’autre, puisqu’il y avait une journée de plus en février 2016. L’interdiction d’appareils électroniques de grandes dimensions dans les cabines sur certaines routes vers les États-Unis et le Royaume-Uni est survenue trop tard en mars pour avoir des effets sur les statistiques de trafic du mois.

« La vigueur de la demande s’est maintenue tout au long du premier trimestre, soutenue par les faibles tarifs et un rétablissement généralisé des conditions économiques mondiales. Le prix des billets d’avion a chuté de 10 %, en termes réels, depuis dix ans et cela a fait en sorte que les coefficients d’occupation des sièges ont atteint des niveaux record. Il faudra attendre encore un mois pour constater les incidences de l’interdiction des ordinateurs portables sur la demande », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

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Marchés de passagers internationaux

Le trafic de passagers internationaux a augmenté de 6,4 % en mars, par rapport à mars 2016, ce qui représente un léger ralentissement par rapport à février, après correction pour tenir compte de la distorsion attribuable à l’année bissextile en février 2016. Les compagnies aériennes de toutes les régions affichent une croissance. La capacité totale a augmenté de 6,1 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 78,8 %.

Les transporteurs d’Europe ont observé une croissance du trafic de 5,7 % en mars, par rapport à mars 2016. La forte tendance à la hausse est partiellement attribuable à l’élan de l’économie de la région. Toutefois, on constate de grands écarts entre les différents segments du marché. La demande sur les routes transatlantiques s’est accrue modestement, tandis que les RPK sur les routes à destination et en provenance d’Asie et du Moyen-Orient sont en hausse d’environ 7 à 9 %. La capacité a augmenté de 4,7 % en mars et le coefficient d’occupation a gagné 0,8 point de pourcentage pour atteindre 82,2 %, le taux le plus élevé parmi toutes les régions.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique affichent une croissance du trafic de 9,1 % en mars, par rapport à la même période l’an dernier. La capacité a augmenté de 7,4 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 1,2 point de pourcentage pour s’établir à 78,7 %. La croissance à l’intérieur de l’Asie est robuste, tandis que le trafic sur les routes Asie-Europe est en forte reprise après les bouleversements causés par les attaques terroristes du début de 2016. La demande a augmenté selon un taux annualisé de 22 % depuis novembre.

Chez les transporteurs du Moyen-Orient, le taux de croissance a fléchi à 4,9 % en mars, comparativement à l’année précédente, ce qui représente un important ralentissement par rapport aux taux de croissance annuelle observés en janvier et en février. Cela est attribuable aux développements survenus l’an dernier, tandis que les effets de l’interdiction des ordinateurs portables ne se feront sentir qu’à partir d’avril. Toutefois, dans l’ensemble, la région a connu la plus forte croissance annuelle des RPK internationaux depuis le début de l’année, avec une forte croissance sur les routes à destination et en provenance d’Asie et d’Europe. La capacité a augmenté de 9,4 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 3,1 points de pourcentage pour s’établir à 73,1 %.

Les transporteurs d’Amérique du Nord affichent une hausse de trafic de 2,7 % en mars, par rapport à mars 2016. La capacité a augmenté de 3,7 % et le coefficient d’occupation des sièges s’est établi à 79,8 %, en baisse de 0,7 point de pourcentage. Le trafic de passagers a évolué latéralement en chiffres désaisonnalisés depuis juillet 2016, et la capacité suit une tendance similaire.

Les transporteurs d’Amérique latine ont enregistré une hausse de trafic de 9,7 % en mars, soit le taux le plus élevé parmi les régions. Ce n’est que la deuxième fois en 63 mois que les compagnies aériennes d’Amérique latine sont en tête de l’industrie. Ce fort trafic est alimenté par une robuste demande sur les vols internationaux à l’intérieur de l’Amérique du Sud. Par contraste, le trafic de passagers sur les grandes routes nord- sud se situe à près de 5 % sous le niveau de la mi-2015. La capacité a augmenté de 6,4 % en mars, comparativement à l’année précédente, et le coefficient d’occupation a gagné 2,4 points de pourcentage pour atteindre 80,7 %.

Les transporteurs d’Afrique jouissent encore d’une bonne demande, et le trafic était en hausse de 6,0 % par rapport à mars 2016. La capacité a augmenté de 2,4 % et le coefficient d’occupation a gagné 2,3 points de pourcentage pour s’établir à 68,2 %. Nonobstant la fragilité des principales économies de la région (Nigéria et Afrique-du-Sud), la croissance du trafic s’est raffermie au cours des récents mois, le nombre de RPK augmentant selon un taux annualisé de près de 10 % depuis la mi-2016. Cette reprise reflète la croissance plus rapide sur les principaux marchés vers et en provenance d’Europe, et entre l’Afrique et le Moyen-Orient.

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Photos : 1 B777 ThaiAirways 2 A340 SWISS 3 A320 Finnair@ Max Guenat

 

01/06/2017

Boeing prépare le CH-47F BlockII !

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Boeing a commencé à développer une mise à niveau de l'hélicoptère lourd CH-47 « Chinook » de l'Armée de terre des États-Unis. Selon la planification, il est prévu de livrer 542 hélicoptères améliorés de 2023 à 2040.

 

Le CH-47F BlockII :

La mise à niveau présente de nouvelles pales de rotor à conception avancée, un train d'atterrissage amélioré, des réservoirs de carburant simples (par opposition à la version segmentée) et des sections renforcées à l'arrière, au pylône et au nez.

L'armée a accordé l'approbation du programme « Milestone B » pour passer de la maturation technologique au développement d'ingénierie et de fabrication (EMD). Boeing va construire et tester trois prototypes sous la phase EMD. L’US Army prendra une décision finale dans le cadre du plan « Milestone C » pour commencer la production initiale à faible taux (LRIP) en 2021, avec les premières livraisons en 2023.

La mise à niveau au BlockII suit un chemin évolutif qui envisage que l'hélicoptère continue d’opérer jusqu’en 2060. Il semble également qu’un futur standard BlockIII puisse être introduit en 2030 et devrait comprendre une remotorisation de l’hélicoptère. Le nouveau groupe motopropulseur résulterait du programme Future Engine Turbine Engine (FATE) de l'Armée de terre en vue de la conception d’une turbine de 5,000 à 10 000 shp.

 

Photo : CH-47F « Chinook » @ Boeing

29/05/2017

USA : Le Super Hornet au menu !

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 Washington, le budget de la défense proposé par le président Donald Trump prévoit des fonds pour acheter jusqu'à 74 Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » jusqu'en 2022, soit 60 appareils de plus que prévu dans les prévisions budgétaires précédentes.

La Marine américaine demande 14 « Super Hornet » additionnels pour l'exercice 2018 pour atténuer le déficit de modernisation dû aux retards du F-35 et au vieillissement des « Hornet ». En outre, la proposition de budget de Trump prévoit de nouveaux plans pour obtenir 23 F/A-18E/F supplémentaires en 2019 et 14 en 2020. Puis se sont 14 appareils prévus pour 2021 et 15 en 2022. La demande récente inclut non seulement le financement de nouveaux « Super Hornet », mais aussi des fonds de passation de marchés avancés pour répondre aux capacités avancées.

La ligne de production reconduite :

L’avionneur Boeing se frotte les mains, car la l’engagement du nouveau Président permettra de continuer à produire l’avion durant encore quelques années. Ce maintien de la production permettra également à Boeing de venir confiant vers de nouveaux clients, dont les évaluations pour un nouvel avion, va ou vont débuter prochainement.

Reste la question du financement :

 Mais avant de pouvoir sabler le champagne, Boeing devra encore attendre que le financement puisse être entièrement validé. Car pour placer définitivement ces commandes sur étagère, il va falloir à l’administration Trump revoir le budget de la Marine qui ne prévoyait pas de tels achats.

Le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

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Photos : 1 Super Hornet @ Jeremy Dando 2 Super Hornet @ Phlip Hosking

25/05/2017

Modernisation des E-3A saoudiens !

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Boeing travaille en ce moment à la modernisation des avions de contrôle et d’alerte lointaine E-3A AWACS de l’Arabie Saoudite. Cette mise à jour a été programmée en 2014 pour un montant de 2 milliards de dollars.

Parmi les améliorations, les ingénieurs de Boeing travaillent à la réduction du temps de réparation des systèmes. De l’autre, les capacités de détection du système radar sera augmentée, ainsi que le nombre des cibles pouvant être suivies. Les mises à niveau, comprennent l’amélioration des logiciels radars, l’amélioration du système (RSIP), réduction du temps de maintenance, l’adaptation d’un nouveau système d’identification ami-ennemi (IFF).  De plus, les appareils recevront de nouveaux appareils de communications.

La modernisation concerne 5 aéronefs de type Boeing E-3A «Sentry» de la Royal Saudi Air Force. L'Arabie saoudite prévoit de moderniser ses AWACS au standard blocs 40/45.

L’E-3A  «Sentry» : 

Le E-3A, la version initiale, fut testée à partir d'octobre 1975 par l'USAF. 34 exemplaires furent commandés par l'USAF, dont 24 en tant qu'E-3A, 9 en tant qu'E-3C, le dernier à la disposition de Boeing. Il entra en service en mars 1977, au sein du 552 Airborne Warning and Control Wing, basé à Tinker AFB, Oklahoma. Il fut dérivé en sous-variante KE-3A, qui sert au ravitaillement en vol et de transport. Il est destiné à l'Arabie Saoudite, qui en a commandé 8 exemplaires. Il est dépourvu de radar de veille aérienne. L'antenne du radar, installée dans un radôme non pressurisé de 30 feet (9,14 m), tourne à 6 tours-minutes en fonctionnement. L'APY-1 dispose de 7 modes : PDNES (Pulse Doppler Non-Elevating Scan), le mode de base sur 2 dimensions, PDES (Pulse Doppler Elevating Scan), qui fonctionne en 3 dimensions mais sur une portée réduite, BTH (Beyond The Horizon), qui sans utiliser l'effet Doppler, permet de répérer les avions à très haute altitude ou à la limite de la portée maximale, "Maritime" pour les navires, des combinaisons PDES+BTH et PDNES+MARITIME, et enfin un mode passif. L'appareil peut détecter des avions dans un rayon de 200 miles, sur 360°. Les opérateurs, au nombre de 13, disposent de 9 consoles de contrôle et d'un système de traitement des données radar IBM 4PICC-1. Il géra aussi la fonction dite C2, pour commandement-et-contrôle, et maintenant la fonction C3 (command, control and communications). Il dispose, outre d’une antenne radar IFF AN/APX-103 et d'une antenne TADIL0C (Data-link fighter-control). 

 L'Arabie Saoudite a acheté cinq E-3A en 1983, qui servent au sein du 18e squadron.

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Photos : E-3A saoudiens @ RSAF