30/03/2019

Première mise à jour pour B737MAX !

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Boeing a annoncé la mise en place des mises à jour des logiciels et des postes de pilotage pour le B737 Max. Un briefing a été organisé à Renton (Washington) avec plus de 200 pilotes de ligne, responsables techniques et régulateurs. Les mises à jour font suite aux deux accidents portent sur le système d’augmentation des caractéristiques de manoeuvre (MCAS) ainsi que sur les systèmes et équipements associés. Les mises à jour du MCAS ont nécessité des centaines d’heures d’analyses, de tests de laboratoire, de vérifications sur simulateur et de deux vols de test, dont un test de certification en vol avec des représentants de la Federal Aviation Administration (FAA), en tant qu’observateurs.

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L’un des principaux changements concerne les capteurs d’angle d’attaque, sur lesquels le MCAS comparera si une différence apparaît sur les capteurs. Si ceux-ci sont en désaccord de 5,5 degrés ou plus avec les volets rentrés, le MCAS ne s'active pas. Un indicateur sur l’affichage du poste de pilotage alertera les pilotes. Enfin, le MCAS ne peut jamais commander plus d’entrée de stabilisateur que les pilotes ne peuvent neutraliser en tirant sur la colonne. Les pilotes peuvent à tout moment contourner le MCAS et contrôler manuellement l'avion. Selon Boeing, les mises à jour réduisent la charge de travail de l’équipage dans des situations de vol inhabituelles et empêchent l’activation de MCAS par des données erronées.

Les mises à jour du poste de pilotage incluent désormais un indicateur de désaccord d’angle d’attaque et une alerte sur l’affichage principal du vol. 

Enfin, Boeing a mis à jour la formation sur les différences assistée par ordinateur du Max et l’examen manuel destinés à accompagner la mise à jour du logiciel. Boeing a conçu ce cours de manière à fournir aux pilotes une meilleure compréhension du système de trim de vitesse du B737 Max, y compris de la fonction MCAS, des procédures d’équipage existantes et des modifications logicielles connexes.

Dans le cadre du nouveau programme d’entraînement, les pilotes devront examiner le bulletin du manuel d’exploitation de l’équipage de conduite, la liste de vérification mise à jour des échecs de compensation de vitesse et un guide de référence rapide révisé.

Boeing continue de travailler avec la FAA sur la certification des mises à jour. 
 

25/03/2019

La RAF commande le E-7 !

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Le ministère britannique de la Défense (MoD) a confirmé son intention d'acquérir cinq avions d'alerte et de contrôle aéroportés E-7 basés sur Boeing 737, les plates-formes devant être modifiées par le groupe Marshall Aerospace & Defense.

D’une valeur de 1,5 milliard de livres sterling (1,98 milliard de dollars), le contrat permettra la mise en service des avions de ligne à fuselage étroit adaptés à compter du début des années 2020. Ils remplaceront l'actuelle flotte E-3D Sentry de Boeing de la Royal Air Force (RAF).

Basé sur le Boeing 737-700  «Next-Generation» commercial, l'AEW&C E-7A « Wedgetail » est conçu pour fournir la surveillance de l’espace aérien et la gestion de celui-ci  grâce à son  radar à balayage électronique radar qui retransmet à  l’équipage de la mission l’ensemble des cibles aériennes et maritimes en temps réel. L'équipage de mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

Le radar MESA peut détecter jusqu’à 1’000 objets volants dans le même temps. Lorsque le degré de surveillance est en mode 360°, il peut détecter les avions ennemis dans un rayon de 370 km, et lorsqu’il concentre le faisceau dans une direction, il peut détecter des cibles à des distances allant jusqu'à 500 km. En d'autres termes, si l'avion vole près de la frontière. Avec les différents modes, le radar peut même détecter des cibles en mer. L'équipage de la mission peut diriger les forces offensives et défensives tout en maintenant une surveillance continue de la zone opérationnelle.

24/03/2019

Vol inaugural pour le SB-1 Défiant !

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West Palm Beach,le 21 mars 2019, l’heli  Sikorsky-Boeing SB-1 « DEFIANT » a effectué son premier vol sur le site de Sikorsky. Cet aéronef révolutionnaire développé par Sikorsky et Boeing une société contribuera à préparer la prochaine génération d’hélicoptères militaires dans le cadre du programme de levage vertical de l’armée américaine.

 La découverte de problèmes non identifiés sur le banc d’essai du système de transmission, la  découverte d’un problème sur le rotor devait être corrigé que l’appareil ne puisse décoller. Ce qui a retardé ce premier vol de quelques semaines.

Le SD-1 « DEFIANT » :

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Le SB-1 est un hélicoptère doté d’un double rotor coaxial avec une hélice propulsive montée sur la queue. Il s’agit d’un hélicoptère de démonstration de taille moyenne destiné au programme conjoint de démonstrateurs technologiques multi-rôles de l’armée américaine. Les futurs hélicoptères issus du démonstrateur sont destinés à remplacer le Sikorsky UH-60 « Black Hawk » et le Boeing AH-64 « Apache ». Le SB-1 est en concurrence avec le Bell V-280 « Valor » pour le modèle de transport tactique.

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22/03/2019

L’US Navy commande l’Advanced Super Hornet !

 

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L’US Navy commande 78 Boeing Advanced Super Hornet ( Super Hornet blockIII), soit une première pour la nouvelle  version de l’avion qui viendra compléter les F-35. D’autres sont attendues d’ici 2025. Cette achat est important pour Boeing, notamment en ce qui concerne la vente potentiel à des clients à l’exporration comme la Finlande et la Suisse  par exemple.

L’Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

Le projet « Advanced Super Hornet » est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous les ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur. L’avion est doté d’un capteur IRST. En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%. 

Selon Boeing, le « Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35C à l’exception de la pénétration furtive.

 

18/03/2019

Premier vol réussi pour un bio-kérosène révolutionnaire !

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Je vous propose une série spéciale sur le biokérosène et les actions menées au sein du secteur de l'industrie de l'aviation. Ce dossier a pour but de vous démontrer que contrairement à la croyance populaire et de certains médias, l'aviation n'est pas le pollueur que l'on veut bien accuser, même si il reste encore du pain sur la planche. Les essais de bio-kérosène pour l’aviation ne sont pas nouveaux. Il y a quelques  semaines, nous avons vécu une première mondiale avec un premier vol exécuté à l’aide d’un nouveau type de biocarburant à base de salicorne. Cette réalisation réussie a été organisée en partenariat avec l’avionneur américain Boeing et le transporteur des Emirats Arabe Unis Etihad Airways ainsi que le motoriste General Electric. L’avion, un Boeing B787-9 « Dreamliner » doté de moteurs GEnx-1B, s’est envolé pour un vol commercial d’Abu Dhabi à Amsterdam. 

Un nouveau biocarburant :

On doit cette réalisation à une association à but non lucratif de la Khalifa University d’Abu Dhabi, la Sustainable Bioenergy Researc (SBRC). Ce Consortium de recherche sur la bioénergie durable (SBRC) est une entité créée par le Masdar Institute et faisant partie de l'Université des sciences et technologies de Khalifa.

Des recherches ont montré que ce carburéacteur propre pouvait être produit à partir de terre du désert et d'eau de mer grâce à un processus agricole innovant. Le projet soutient les plans de diversification des Emirats Arabes Unis et de leur engagement en faveur de la durabilité.

Le vol entre Abou Dhabi et Amsterdam a marqué une étape majeure dans la mise au point d’un carburant propre et alternatif pour réduire les émissions de carbone. L'initiative aborde également la sécurité alimentaire dans les Emirats Arabes Unis à travers la culture des fruits de mer en tant qu'élément central du processus.

Les partenaires de la SBRC ont travaillé ensemble pour prouver le concept d'une chaîne de valeur complète centrée sur le système énergétique et agricole de l'eau de mer (SEAS). Il s'agit d'une plateforme industrielle synergique qui soutient le secteur de l'aviation, l'industrie pétrolière et gazière, la production alimentaire ainsi que la création d'une nouvelle alternative agricole spécifique aux Émirats arabes unis.

Le carburant durable pour ce vol a été dérivé de l'huile de plantes de Salicornia cultivée dans une ferme SEAS de deux hectares située à Masdar. Le SEAS est le premier écosystème désertique au monde conçu pour produire du carburant en eau salée. Les poissons et les crevettes élevés dans l’installation fournissent des éléments nutritifs aux plantes 

La décarbonisation de l’industrie :

La décarbonisation en profondeur des industries à forte intensité énergétique a un effet d'entraînement sur la sécurité alimentaire et l'action climatique. Les carburants aéronautiques propres et alternatifs constituent une solution innovante et durable pour réduire de manière significative les émissions nocives de carbone. Avec ce premier vol commercial, nous avons la preuve qu’aujourd’hui ce concept novateur répond aux défis de l'énergie de demain.

Cette réalisation historique de l'Université de Khalifa et de ses partenaires marque un nouveau départ pour l'utilisation du combustible propre pour l’aviation commerciale. Par ailleurs, ce nouveau carburant propre permet la mise en place d’une chaîne de valeur durable des biocarburants.

Aviation et effet de serre :

Au niveau mondial, le trafic aérien représente environ 11% de la consommation de carburant et environ 2% des émissions de CO2. Le kérosène fossile représente également le coût le plus élevé de fonctionnement pour les compagnies aériennes. La recherche de la diminution de la consommation est un but depuis plusieurs années. Avionneurs et motoristes y travaillent et ont accompli d’énormes efforts en 60 ans. Les avions de dernière génération (B737MAX, B787, B777X, A320neo, A330neo, A350) ont une consommation 70% inférieure à celle des aéronefs des années 60. Mais ce n’est pas terminé, d’ici 2025 celle-ci devrait encore diminuer de l’ordre de 5%. Si l’économie réalisée est un moteur économique pour l’aviation, l’arrivée de biokérosène en est un autre. L’arrivée prochaine de biocarburants fabriqués à partir de biomasse, plantes ou de déchets, va contribuer à améliorer nettement le bilan environnemental tout en garantissant la pérennité du transport aérien. Leur utilisation réduit de 50 à 90 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport au kérosène actuel, tout en réduisant aussi, à des degrés divers et en fonction de la structure chimique du carburant de synthèse, les émissions de polluants par rapport aux carburéacteurs fossiles, oxydes de soufre et particules notamment. A terme, le prix de ces nouveaux carburants sera également abordable et moins sujet aux fluctuations du marché, garantissant ainsi une meilleur stabilité de prix et d’approvisionnement.

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Photos : Le B787 « Dreamliner » d’Etihad Airways qui a réalisé ce vol @ Etihad Airways