15/12/2019

12ème P-8A pour la RAAF ! 

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La Royal Australian Air Force (RAAF) a reçu son 12ème Boeing P-8A « Poseidon » de patrouille  maritime multimission (MMA), selon un communiqué du ministère de la Défense (DoD) à Canberra. L'avion est arrivé sur les installations de la base aérienne de la RAAF d'Édimbourg, complétant la flotte du Squadron 11.

Rappel :

L'Australie a acquis le P-8A pour remplacer les 19 avions de patrouille maritime Lockheed AP-3C « Orion » qui sont en service depuis les années 1960. Les 15 P-8A seront exploités en tandem avec sept systèmes d'aéronef sans pilote (UAS) Northrop Grumman MQ-4C « Triton », qui seront acquis une fois le développement achevé par le constructeur et l'US Navy (USN).

Les livraisons à l'Australie ont débuté en novembre 2016, date à laquelle les escadrilles 10 et 11 ont réceptionné les premiers du P-8A. Dans le cadre de ce processus, le RAAF a envoyé ses équipages s'entraîner aux côtés de l'USN et du personnel britannique de la Royal Air Force (RAF) au Centre de test intégré (ITC) de la Naval Air Station (NAS) de Jacksonville en Floride.

L'AP-3C  2Orion » a débuté son retrait progressif au sein de la RAAF, le dernier avion devant être retiré en 2023.

La ministre australienne de la Défense Linda Reynolds a été cité dans un communiqué que le P-8A que le P-8A améliore la sécurité maritime de l'Australie, soulignant que la plate-forme peut être ravitaillée en vol, permettant de patrouiller les territoires isolés de l'océan Austral en Australie.

La capacité de carburant interne de près de 34 tonnes permet également au P-8A de mener des missions de guerre anti-sous-marine à basse altitude à une distance de plus de 2’000 km de la base.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

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Photos : 1 P-8A de la RAAF 2 consoles à bord@ RAAF

11/12/2019

Livraison du premier MV-22 « Osprey » amélioré !

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Boeing et Bell Textron Inc ont livré le premier MV-22 « Osprey » modifié au United States Marine Corps (USMC) doté d’une meilleure préparation et fiabilité. Les Corps des Marines dispose de plusieurs configurations de l'aéronef MV-22 en service. Dans le cadre du programme » Common Configuration - Readiness and Modernization (CC-RAM) », Bell Boeing réduit le nombre de configurations en mettant à niveau les appareils du bloc «B» vers la configuration actuelle du bloc «C».

"Notre premier aéronef CC-RAM destiné au Marine Corps Air Station de New River est une référence clé du programme", a déclaré le colonel du Corps des Marines des États-Unis Matthew Kelly, gestionnaire de programme, V-22 Joint Program Office (PMA-275). « Nous sommes ravis de constater les améliorations de capacité, de similitude et de préparation que ces aéronefs au standard  CC-RAM apportent à la flotte dans le cadre du programme de préparation au V-22 du Corps des Marines.

Cette étape marque le début d'évolution des « Osprey», en mettant l'accent d’une meilleure sécurité.  Les Marines ont besoin de mettre à niveau environ 130 appareils avec un temps d'arrêt réduits à environ huit mois par appareils et la production accélérant à 24 par an.  La modification résout un large éventail de problèmes communs, ainsi que des éléments plus importants, tels que l'installation d'un radar météorologique, d'un système anti-collision, d'un nouvel ordinateur de mission et d'un système de vidange de carburant modifié.

La prochaine livraison de CC-RAM est prévue début 2020.

En novembre 2019, la marine américaine a accordé à Bell Boeing un contrat de 146 millions de dollars pour moderniser neuf appareils MV-22 supplémentaires dans le cadre du programme CC-RAM, les travaux devant être achevés en mars 2022.

Le V-22 «Osprey» :

Le V-22 Osprey est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et de vol à haute altitude.

A ce jour, 340 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

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Photos : 1 MV-22 CC-RAM 2 MV-22 @ Boeing

25/11/2019

En termes de commandes l’A320 dépasse le B737 !

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La nouvelle est importante, l’avionneur européen Airbus vient d’obtenir plus de commande fermes avec son A320 que Boeing avec le B737. On peut dès lors parler de performance historique dans le marché aéronautique le plus disputé, celui des monocouloirs.

Fin octobre, alors que l’avionneur américain faisait état de 15’136 commandes fermes pour son B737, son concurrent européen affiche un total de 15’193 commandes fermes, depuis les lancements respectifs de ces deux programmes. Et encore, ces chiffres ne prennent pas en compte les nouvelles commandes engrangées durant le salon aéronautique Dubaï Airshow. Un succès indéniable pour Airbus, alors que son appareil est sorti vingt ans après celui de son concurrent. L’A320neo représente aujourd’hui 7’058 commandes fermes à fin octobre, soit presque la moitié du carnet de commandes de la famille A320, de son côté, le  B737 MAX cumule 4’912 commandes, soit un tiers de l’ensemble des commandes pour le B737.

La crise du MAX :

Airbus a notamment profité de la crise que traverse le programme « MAX » de Boeing. Mais il faut également se rappeler que l’avionneur européen avait pris l’ascendant, lors du choix décisif sur la remotorisation de sa famille « 320 » alors que l’avionneur américain hésitait sur le choix de lancer une nouvelle version de son « 737 »ou partir sur un aéronef entièrement nouveau.

Photo : A320neo VS B737MAX

23/11/2019

Boeing lance le B737 MAX 10 !

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L’avionneur américain Boeing a franchi une étape clé alors que des milliers d’employés se sont rassemblés pour le lancement du premier B737 MAX 10 à l’usine de la société à Renton, dans l’État de Washington. Lors d’une cérémonie, les dirigeants de Boeing ont mis en lumière les réalisations de l’équipe et ont salué leurs efforts pour achever la production du dernier membre de la famille 737 MAX.

«Aujourd'hui, il ne s'agit pas uniquement d'un nouvel avion. Il s’agit des personnes qui le conçoivent, le construisent et le soutiennent », a déclaré Mark Jenks, vice-président et directeur général du programme 737. «L’attachement sans faille de notre équipe à la sécurité et à la qualité montre l’engagement que nous avons envers nos clients des compagnies aériennes et toutes les personnes qui utilisent un avion Boeing."

Le B737 MAX 10, la plus grande variante de la famille MAX, il peut accueillir jusqu'à 230 passagers et offre le coût en sièges-milles le plus bas de tous les avions monocouloirs jamais produits. L'avion sera maintenant soumis à des vérifications du système et son moteur fonctionnera avant le premier vol l'année prochaine.

 

"Je suis honorée de prendre cet avion lors de son premier vol et de montrer au monde entier ce en quoi vous avez mis votre coeur et votre âme", a déclaré la pilote du 737 Jennifer Henderson au groupe des employés.

Le B737 MAX 10 compte actuellement plus de 550 commandes et engagements de plus de 20 clients à travers le monde.

Paradoxe d’une situation :

Si la présentation du B737 MAX 10 correspond au calendrier de l’avionneur, elle contraste avec la situation de la famille « MAX » toujours clouée au sol. Boeing laissait également la porte ouverte à ce que les livraisons d’avion « MAX » reprennent en décembre prochain et qu’il efforçait de faire valider les nouvelles règles de formation des équipages "ce qui doit se faire avant la reprise de l'exploitation commerciale du MAX, que nous prévoyons désormais en janvier".

Des discussions ont débuté entre Boeing et les régulateurs en vue de la relance des livraisons d’avions. De leurs côtés, les régulateurs en charge du dossier n'étaient pas encore parvenus à boucler la vérification de la documentation du logiciel du B737 MAX en raison de lacunes importantes et de documents inadaptés aux règles en vigueur. La FAA, principale autorité de l'aviation civile aux Etats-Unis, doit achever cet audit avant qu'un vol de certification puisse être planifié. Boeing devra sans doute attendre encore un peu avant de reprendre les livraions. 

 

Photo : B737 MAX 10 @ Boeing

20/11/2019

Boeing présente le B777 « ecoDemonstrator » !

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Les initiatives destinées à rendre l’industrie aéronautique toujours plus écologique se multiplient, en voici un nouvel exemple. Boeing et Fraport, l'exploitant de l'aéroport de Francfort, ont donné cette semaine le coup d'envoi de l'exposition européenne Boeing « ecoDemonstrator » organisée sur le site de l'aéroport de Francfort, où seront présentées plusieurs technologies innovantes qui contribuent aux avancées de l'industrie aéronautique. Plus d'un millier d'invités, parmi lesquels des représentants de l'industrie aéronautique, des étudiants et des employés, se sont inscrits pour assister à cette exposition technologique d'une durée de deux jours, ainsi que pour explorer les projets technologiques menés à bord de l'avion d'essais Boeing « ecoDemonstrator 2019 ». Cette année, un Boeing B777 est utilisé comme banc d'essais volant pour évaluer 50 projets, un record depuis le lancement de cette initiative.

Le projet « ecoDemonstrator » de Boeing :

Le programme « ecoDemonstrator » de Boeing a été lancé pour la première fois en 2010. Les objectifs sont : l’amélioration de la sécurité, accroître l’efficience et minimiser l’empreinte environnementale de l’aviation commerciale. Ces technologies sont axées sur le renforcement de la sécurité, la réduction de la consommation de carburant, des émissions et du bruit, utiliser des matériaux plus respectueux de l'environnement (matériaux recyclés) et l'amélioration des équipements de la cabine pour rendre le vol plus agréable pour les passagers.

À ce jour, plus de 100 technologies ont été testées sur cinq avions. Plus d'un tiers de ces technologies ont par la suite été mises en œuvre et près de la moitié sont encore en phase de développement. Le projet « ecoDemonstrator » teste différentes technologies sur six modèles d’avions : le B737, le B787, le B757, l’E170 d’Embraer et depuis 2018 les B777F et B777-200. Différents partenaires ont été impliqués au fil des années, comme la Nasa, Collins Aerospace, l’autorité de l’aviation américaine (FAA), ou encore FedEx. En tant que laboratoire de technologiques développées en collaboration avec des partenaires industriels, des universités et des instituts de recherche, « ecoDemonstrator » montre comment les acteurs de l'industrie travaillent main dans la main pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le secteur aéronautique.

Cette année, plus d'une douzaine de partenaires issus de l'industrie et de la recherche, parmi lesquels plusieurs entreprises, universités et instituts de recherche basés en Allemagne, tels que le Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique (DLR), Diehl Aviation, Fraport AG ou Adient Aerospace (Kaiserslautern), participent à des projets menés à bord de l'avion.

Fort d'une solide présence à proximité de l'aéroport de Francfort avec environ 450 employés, le groupe Solutions numériques & Analytique de la division Boeing Services Globaux (BGS) est un partenaire majeur de cette exposition européenne et du programme Boeing « ecoDemonstrator ».

Le biokérosène prêt à l’emploi :

Le Boeing B777-200ER « ecoDemonstrator » s'est posé lundi sur le tarmac de l'aéroport de Francfort en provenance de Seattle (États-Unis), propulsé par un mélange de carburants aéronautiques durables. Tous les vols d'essais, y compris au départ de Francfort ce jeudi 21 novembre, sont alimentés en carburants durables, afin de réduire les émissions de CO2 et de démontrer que ce type de carburant est d'ores et déjà prêt à l'emploi et fiable. Les essais de biokérosène menés jusqu’ici montrent une bonne stabilité thermique avec une meilleure performance moteur, une diminution des traînées, émissions de particules réduites, augmentation la durée de vie des réacteurs et jusqu’à 90% de CO2 en moins.

Les technologies testées cette année couvrent plusieurs domaines :

Renforcement de la sécurité et optimisation de l'efficience : utilisé au cours du vol Seattle-Francfort, le système de communications numériques chargé de relier les contrôleurs du trafic aérien, les pilotes et les centres opérationnels des compagnies aériennes permet d'accroître le niveau de sécurité en réduisant l'utilisation excessive des fréquences radio, ainsi que d'améliorer l'efficience en optimisant le routage des avions pour abaisser leur consommation de carburant et leurs émissions.

Une technologie mise au point en collaboration avec Boeing et la NASA, appelée « alliage à mémoire de forme », permet à des générateurs de tourbillons (VG) situés sur la voilure de l'avion de se déplacer en fonction de la température. Ces petites languettes se déploient au décollage et à l'atterrissage à l'endroit où l'air est plus chaud dans le but d'améliorer les performances aérodynamiques. Elles se rétractent contre l'aile aux basses températures des altitudes de croisière lorsqu'elles ne sont pas nécessaires, réduisant ainsi la traînée.

Matériaux durables :

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Un apprêt sans chromate qui empêche la corrosion de l'infrastructure en aluminium de l'avion sera testé. Son rôle est de réduire les risques pour la santé pendant la phase de fabrication. Un plancher conçu pour absorber l'humidité dans l'un des cabinets de toilette et fabriqué à partir de composites à fibres de carbone recyclées, sera également évalué. Par ailleurs, le plancher de la cabine de l'avion sera recouvert de dalles de moquette recyclables.

Amélioration de la fiabilité des compagnies aériennes et de l'expérience des passagers : à l'intérieur de la cabine, plusieurs technologies chargées de rendre les cuisines de bord (galleys), les sièges et les toilettes intelligents seront évaluées. Les informations fournies par ces équipements connectés informeront en temps réel le personnel de cabine de tout problème de fonctionnement ou de l'emplacement des aliments et des boissons. Au fil du temps, ces informations pourront être utilisées aux fins d'analyse prédictive en vue d'améliorer l'efficience et la fiabilité en permettant aux compagnies aériennes de mieux gérer leurs stocks de nourriture et de remplacer les équipements en cabine avant qu'ils soient défectueux. Ces technologies permettront également de tester un réseau dorsal standard actuellement mis au point par un consortium industriel spécialisé dans les cabines intelligentes.

De nombreux prix :

Le programme « ecoDemonstrator » a été de nombreuses fois été primés pour les réalisations exceptionnelles dans le domaine de l'aérospatiale. Le programme « ecoDemonstrator » de Boeing a été reconnu dans la catégorie « développement durable de l'aviation commerciale ».

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Photos : 1 & 3 le B777-200ER « ecoDemonstrator » 2 Alliage à mémoire de forme @ Boeing