05/03/2020

Israël pourra acheter des KC-46A !

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Le département d'État américain a approuvé la vente de 8 avions de ravitaillement en vol de type Boeing KC-46A « Pegasus » à Israël pour un montant estimé à 2,4 milliards de dollars. Le Congrès américain a été informé de la vente éventuelle.

L’Etat Hébreu exploite actuellement 7 Boeing 707 et trois Lockheed Martin KC-130H ravitailleurs en vol. La vente proposée soutient davantage la politique étrangère et la sécurité nationale des États-Unis en permettant à Israël de fournir une capacité redondante aux actifs américains dans la région, ce qui pourrait libérer des actifs américains pour les utiliser ailleurs en temps de guerre.

En plus de l'avion, le package de vente comprendrait 17 turboréacteurs Pratt & Whitney, dont un de rechange, 18 récepteurs Raytheon Miniature Airborne 2000-GPS à disponibilité sélective, des radios numériques programmables Collins AN/ ARC-210 U/VHF et transpondeurs d'identification ami ou ennemi Raytheon APX-119, ainsi que des pièces de rechange et services de formation.

La possible notification de vente au Congrès américain ne signifie pas que l'accord avec Israël est finalisé, car la quantité, la configuration et le prix pourraient changer avec de nouvelles négociations.

Le KC-46A « New Generation Tanker » :

Le KC-46A Pegasus « New Gen Tanker » est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matière d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 « Dreamliner ». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le « New Gen Tanker » se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le « New Gen Tanker » met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 « Dreamliner ». Le « New Gen Tanker » dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « New Gen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

Un choix politique :

Le choix par Israël de finaliser l’achat du KC-46A américain au lieu d’opter sur une solution nationale avec l’IAI B767 MMTT, permet d’acquérir un aéronef plus moderne qu’une version transformée du B767-300. De plus, cette solution permet à l’Etat Hébreu de s’assurer d’un soutien de la Maison Blanche déjà très prononcé. De l’autre, Boeing permet à IAI de promouvoir son IAI B767 MMTT en direction de pays non intéressés par le KC-46A.

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Photos : 1 KC-46A 2 Cockpit @ Boeing

 

 

 

28/02/2020

Boeing T-7A « Red Hawk » redémarrage moteur en vol !

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Boeing a effectué un démarrage pneumatique du moteur avec le T-7A « Red Hawk ». Le jet école étant monoréacteur, des essais de redémarrage en vol ont été planifié, afin de vérifier le bon fonctionnement en cas de problème.

L'unique moteur General Electric F404 de l'avion a été arrêté à une altitude de 20’000 pieds lors d'une sortie du site de production de la compagnie à St. Louis. Après 44 secondes, il a redémarré avec succès et l'avion a atterri sans problème.

Au-delà du redémarrage du réacteur, le test demande un bon fonctionnement de tous les sous-systèmes conçus pour la sauvegarde dans le cas où un pilote devrait arrêter le moteur en cas d'urgence et le remettre sous tension. Ce test fait partie d’une série d’essais de qualification de l’avion avant son entrée en service. Le T-7A, développé en partenariat avec Saab, a cumulé plus de 175 heures de vol sur plus de 160 vols d'essai.

Le T-7A « Red Hawk » de Boeing/Saab :

Le T-7A de Boeing/Saab comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles. 

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Photos : 1 T-7A « Red Hawk » 2 Cockpit @ Boeing/Saab

26/02/2020

Inde, des Apache et MH-60R au menu !

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La visite du président D. Trump en Inde semble réchauffer le désaccord commercial, en effet, New Delhi a conclu des accords d'achat pour 24 hélicoptères Sikorsky MH-60R pour la marine et six hélicoptères Boeing AH-64E Apache pour l'armée.

Sikorsky devrait conclure les livraisons des 24 MH-60R d'ici 2023. Les livraisons d'AH-64E commenceront en 2023.

L'accord pour six AH-64E devrait coûter environ 930 millions de dollars américains et comprendra une vente commerciale directe (DCS) entre Boeing et le ministère indien de la Défense.

Les MH-60R seront acquis par la voie de la vente militaire à l'étranger (FMS) à un coût estimé à 2,6 milliards de dollars américains.

Le Sikorsky MH-60R :

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La version MH60R et le dernier développement du SH-60-SeaHawk destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH60B et SH60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi -missions en utilisant un équipage de trois personnes. 

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC) ainsi que le relais des communications.

Lockheed-Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

L’AH-64 E Apache :

L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

Photos : 1 AH-64 E apache @ Boeing 2 MH-60R @ Sikorsky

 

25/02/2020

Jusqu’à 20 B787 additionnels pour ANA !

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Le transporteur japonais ANA HOLDINGS INC a annoncé une volonté d'acquérir jusqu'à 20 B787 « Dreamliner ». L'accord conclu avec l’avionneur américian Boeing comprend 11 B787-10, un B787-9 et des options pour cinq B787-9 d'une valeur de plus de 5 milliards de dollars au prix catalogue de l’avionneur. La compagnie aérienne prévoit également d'acquérir trois nouveaux avions B787-9 en provenance de Atlantis Aviation Corporation. 

 « Les Boeing 787 servent avec distinction ANA et nous sommes fiers d'étendre notre flotte en ajoutant plus de ces appareils technologiquement avancés », a déclaré Yutaka Ito, vice - président exécutif d'ANA et ANA HD.

Avec cette commande, la compagnie aérienne ajoutera 11 B787-10, soit l’avion le plus grand et des plus économes de la famille « Dreamliner ».  Propulsé par une série de nouvelles technologies et un design révolutionnaire, le B787-10 est une nouvelle référence pour l'efficacité énergétique et l'économie d'exploitation quand il est entré en service en 2018. L'avion permet aux opérateurs d'atteindre l'efficacité énergétique plus de 25 % par siège par rapport aux avions plus âgés dans sa classe. Pour ANA, le B787-10 comme l'avion parfait pour remplacer les anciens B777 qui sont prévus pour la retraite. 

ANA est devenu le client mondial de lancement du B787 « Dreamliner » lorsqu'elle a passé sa commande initiale en 2004. Depuis lors, comme la moitié de tous les opérateurs de « Dreamliner », le transporteur japonais a augmenté ses commandes régulièrement pour cet appareil.

Photos : B787-10 & B787-9 d’ANA devant le Mont Fuji @ Boeing

 

19/02/2020

Finlande : essais du Super Hornet !

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Cinquième est dernier concurrent, au sein du processus d’évaluation d’un nouvel avion de combat pour la Finlande, le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » est arrivés sur la base de Pirkkala le 18 février dernier.  

Trois avions, deux versions :

Trois avions sont arrivés en Finlande, soit un F/A-18 E « Super Hornet » monoplace, un F/A-18 F « Super Hornet » biplace et un EA-18G « Growler » biplace. En effet, l’offre de l’avionneur américain porte sur les deux versions de l’avion. Les « Super Hornet » et le « Growler » en cours d'évaluation sont respectivement dans leurs configurations actuelles Block II et Block I, pour son offre à la Finlande, Boeing présente la version Block III du « Super Hornet » et la version Block II du « Growler » qui sera disponible pour le US Navy dès 2023.

Comme pour la Suisse les « Super Hornet » ont des marquages limités et disposent des derniers logiciels ainsi que du capteur IRST21.

Cadre des essais : 

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Des missions air-air seront effectuées contre des avions finlandais Hornet et Hawk. La planification et l'exécution du HX Challenge sont gérées par le Air Combat Center du Satakunta Air Command. Les agences de l'armée et de la marine participent également à l'évaluation de la capacité des candidats à soutenir les opérations terrestres et maritimes. Les exigences spécifiques du HX exigent que l'avion soit capable de mener des missions air-air, air-sol, air-mer et à longue portée, ainsi que des services de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et d'acquisition d'objectifs.

Baser l'évaluation en Finlande permet non seulement au ministère de la Défense de concevoir les tests de manière équitable pour tous les soumissionnaires, mais évalue également les performances et les capacités de chaque candidat dans l'environnement hivernal finlandais. Bien que l'avion lui-même ait tous été prouvé pour des opérations par temps froid, des activités soutenues dans des combinaisons de températures glaciales, de neige, de pluie et de grésil ont inévitablement des effets néfastes et peuvent également affecter les performances des capteurs électro-optiques et autres.

Des tests supplémentaires peuvent être effectués ultérieurement par les fabricants dans leur propre pays, et d'autres mesures seront évaluées à l'aide de simulateurs. Dans l'ensemble, le HX Challenge est conçu pour vérifier les performances déclarées de chaque candidat, plutôt que de les opposer les uns aux autres dans un vol à cinq voies.

Le défi HX représente la première phase du processus d'évaluation des performances. La deuxième phase sera menée dans des simulateurs pour évaluer le succès des vols de quatre avions dans les missions clés énoncées dans l'exigence, sur la base des valeurs de performance vérifiées dans l'évaluation de vol. Une troisième phase verra comment les prétendants s'en sortent dans une évaluation de « wargaming » à long terme.

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Photos : Arrivée des Boeing Super Hornet et Growler en Finlande @ Finnish Air Force