28/10/2017

Premier B787-9 pour Ethiopian Airlines !

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Ethiopian Airlines a célébré la livraison de son premier Boeing B787-9. Éthiopien loue le « Dreamliner » par un accord avec AerCap. Après une cérémonie de livraison chez l’avionneur américain, le B787 d’Éthiopien a rejoint l’aéroport d’Addis-Abeba, lors d’un vol  non-stop de 13’444 km depuis Everett, Washington.

La compagnie Éthiopienne devient le premier transporteur en Afrique a mettre ne ligne le B787-9. Éthiopien est devenu le premier transporteur de l' Afrique à utiliser le B787-8 en 2012, ainsi que les B777-200LR (Longer Range), B777-300ER (Extended Range) et B777 Freighter. 

Ethiopian Airlines exploite une flotte de Boeing B737, B767, B777 et B787 avions en service des passagers et six B777 et deux avions B757-200 dans les opérations de fret. 

Le B787-900 :

Le B787-900 complète et étend la famille « 787 ». Avec un fuselage allongé de 6 mètres (20 pieds) par rapport au B787-800, l’avion peut emporter jusqu'à 20% de passagers en plus et 23 % de marchandises supplémentaire et ceci encore plus loin avec la même performance environnementale, soit 20 % d'émissions de CO2 en moins que les avions actuels. Plus de 60 clients provenant de six continents du monde ont placé des commandes pour plus de 1’100 « Dreamliner », ce qui fait du B787 bi-couloirs l’avion qui engrangé le vite des ventes dans l'histoire de Boeing. Le B787 « Dreamliner » dispose près de 110 commandes et engagements auprès de clients chinois à ce jour.

Photo : B787-9 d’Ethiopian @ Boeing

 

24/10/2017

Singapore Airlines commande 39 Boeing !

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Singapore Airlines (SIA) a annoncé officiellement aujourd'hui un accord pour l’achat de 20 B777-9 et 19 B787-10, lors d' une cérémonie à la Maison Blanche. L'ordre, précédemment attribué à un client non identifié, est d’une valeur estimée à près de 13,8 milliards de dollars au prix catalogue de l’avionneur américian. La compagnie aérienne a également des options pour 12 appareils supplémentaires, six pour chaque type d'aéronef. 

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre de Singapour Lee Hsien Loong, le PDG de Singapore Airlines PDG,  Choon Phong et le président-directeur de Boeing Kevin McAllister étaient présents lors de cette signature.

Singapore Airlines un gros client :

Singapore Airlines a plus de 50 B777 en service et est le client de lancement du B787-10, qui devrait être livré au premier semestre de l’année prochaine. Avec une commande antérieure de 30 B787-10, le transporteur a maintenant 49 appareils en commande, ce qui en fait le plus gros client de ce type d’avion. Le B787-10 servira aux opérations à moyenne portée de la compagnie aérienne tout en partenariat avec le B777-9 pour les routes long-courriers du transporteur. Ses filiales SilkAir, Scoot et SIA Cargo exploitent également des avions Boeing B737MAX, B737-800, B787-8 et B787-9 « Dreamliners » sans oubier le B47-400.

Le Boeing B777X :

Le programme B777X a été lancé au salon aéronautique de Dubaï, le mois dernier où il a recueilli un nombre record de 259 commandes et engagements pour 95 milliards de dollars au prix catalogue. Le B777X est actuellement le plus grand lancement de produit dans l'histoire de l’aviation commerciale.  Le B777-8X, une version allongée du B777-200ER (69,5m), il sera un concurrent direct de l’A350-900, avec 353 sièges. La seconde version de la gamme, le B777-9X (407 sièges), sera quant à elle une version allongée du B777-300ER (76,4m), les deux possédant un rayon d’action approchant les 15 ‘000 km. Leur particularité provient des ailes qui seront en matériaux composite, plus légers et engendrant une moindre consommation de carburant. Boeing exploite ainsi ce qu’il fait déjà avec le « Dreamliner ».Boeing réfléchit également à une version à très long rayon d’action, le B777-8LX, d’une portée de 9’480 miles nautiques, soit 85 de plus que le B777-200LR actuel, ce qui permettrait, par exemple, de relier Londres à Sydney sans arrêt dans le sud-est asiatique. 

Le B787-10 :

Lancé en juin 2013 au salon du Bourget, le nouveau B787-10 élargit et complète la famille «787» : il transportera de 300 à 330 passagers dans un rayon d’action de 11’910km et couvrira plus de 90 % des lignes desservies par les bi-couloirs à travers le monde. Le B787-10 sera également 25 % plus économe en carburant que les actuels avions de dimensions équivalentes et plus de 10 % moins gourmand que tout ce que propose la concurrence pour l’avenir.

Le B787-10 disposera de l’aménagement intérieur hors du commun de la famille «787». Ses passagers bénéficieront de technologies qui rendent les vols plus agréables : des hublots plus grands avec variateur de luminosité, un air plus sain, une hygrométrie accrue, une pressurisation de la cabine plus confortable, des coffres à bagages plus volumineux, un éclairage par LED apaisant et un vol moins sujet aux turbulences.

Le B787-10 a gagné 149 commandes de la part de neuf clients à travers le monde, y compris le clients de lancement Singapore Airlines, Air Lease Corporation (ALC), All Nippon Airways (ANA), British Airways, Etihad Airways, EVA Air, GE Capital Aviation Services (GECAS) , KLM royal Dutch Airlines et United Airlines. 

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Photos : 1 B787-10 Singapore Airlines 2 B777-9 Singapore Airlines @ Boeing

23/10/2017

IRST amélioré pour les Super Hornet !

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L'US Navy modernise ses avions de combat Boeing F/A-18E/F et E/A-18 « Growler » avec un système de capteurs Lockheed-Martin IRST21 amélioré. Lockheed a reçu deux contrats d'une valeur de 100 millions de dollars par l'intermédiaire de Boeing et fournira un logiciel avancé, des mises à niveau matérielles et des livraisons de prototypes dans le cadre du système IRST BlockII.

Une version plus ancienne de l'IRST qui détecte les menaces aéroportées existe dàjà sur la flotte « Super Hornet » de l'US Navy et les avions F-15.

L’AN/ASG-34 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34  (IRST21) destiné au « Super Hornet » est  développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmentera ainsi, la conscience de la situation du pilote. 

L’AN/ASG-34 issus des systèmes de capteurs de Lockheed-Martin qui ont accumulés plus de 300 ‘000 heures de vol sur le F-14 de l'US Navy et le F-15.

L’ajout d’un capteur IRST sur le « Super Hornet » permettra à celui-ci de combler son retard en ce qui concerne la détection passive (sans révéler sa propre position) et permettra au « Super Hornet » d’évoluer jusqu’en 2035/40 en parallèle avec le Lockheed-Martin F-35.

Le capteur BlockII amélioré offre une portée étendue et une meilleure capacité de ciblage avec des systèmes internes améliorés, tels que le récepteur et le processeur. Les mises à niveau du BlockII font partie du programme IRST en cours de la marine américaine. Dans le cadre de la phase de développement technique, Lockheed fournira les lots de production initiale 1 et 2 à faible coût en en 2019. Ces lots seront utilisés pour les essais, l'entraînement et le développement tactique, et comprennent 18 capteurs intégrés dans les réservoirs de carburant. En 2022, Lockheed fournira les actifs d'ingénierie, de développement et de fabrication du BlockII.

Commentaire :

Bien que l’emplacement de l’IRST21 AN/ASG-34 ne soit pas spécialement idéal, celui-ci occupe le point central de l’avion, l’US Navy démontre vouloir investir encore pour son « Super Hornet » afin, de le garder en service durant une vingtaine d’années et épauler le jeune F-35. 

Ces investissements se font par contre au détriment du F/A-18C/D « Hornet » qui devrait donc, quitter progressivement l’US Navy à partir de 2023, pour être définitivement retiré du service en 2030.

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Photos : 1 EA-18G « Growler » @ US Navy 2 L’IRST21 installé dans son réservoir @ Lockheed-Martin

 

Boeing et Mitsubishi Heavy Industries concluent un partenariat !

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Seattle, l’avionneur américain Boeing et le japonais Mitsubishi Heavy Industries, Ltd. (MHI) ont annoncé avoir conclu un accord visant à renforcer la collaboration d'une manière qui améliorera la compétitivité des deux entreprises. L'accord comprend des efforts pour réduire les coûts de production des ailes pour le B787 « Dreamliner » et des études conjointes de technologies de pointe en ce qui concerne les aérostructures pour les avions commerciaux de future génération. 

Mitsubishi Heavy Industries fabrique les ailes du B787 en composites sur les installations de son usine à Nagoya. L'accord vise à permettre aux ventes en poursuivant une efficacité accrue dans le système de production de MHI et sa chaîne d'approvisionnement grâce à des méthodes de production allégée, dont l'automatisation et d'autres activités. 

MHI travaille également sur l’usinage des sections de fuselage pour les B767, B777 et programmes B777X. Au total, environ 150 entreprises japonaises sont des fournisseurs de Boeing à travers ses gammes de produits commerciaux et de défense.

Photo : Le B787-10 « Dreamliner » @ Boeing

 

17/10/2017

Alliance Airbus Bombardier !

 

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L’annonce du rapprochement entre les avionneurs Airbus et Bombardier en ce qui concerne le programme CSéries vient bouleverser le secteur des transporteurs civiles. Ce nouveau partenariat voit Airbus prendre une part majoritaire du programme d'avions moyen-courrier CSeries du canadien Bombardier.

Selon les termes de l'accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l'entité qui gère le programme CSeries, alors que Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, ne détiendront respectivement plus que 31 et 19%. Si le siège du programme et la ligne d'assemblage principale resteront basés au Québec, une seconde ligne d'assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des États-Unis), où Airbus a aussi installé une ligne d'assemblage finale pour sa famille A320.

Un partenariat commercial fort :

Cette alliance aura plusieurs effets importants. D’une part l’ouverture d’une chaîne de fabrication du Cséries aux Etats-Unis aura pour effet de contrer la volonté américaine de taxer l’avion canadien à 220%. A noter que de son côté Boeing a fait savoir que pour lui que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l'État pour contourner que ce rapprochement ressemble à «un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l'État pour contourner la décision américaine d'imposer des droits compensatoires et antidumping au CSeries ».

Si Airbus n’injectera pas d’argent directement, sa capacité commerciale permettra à Bombardier de profiter d’un accès sans précédent en direction des transporteurs clients de l’avionneur européen. Par ailleurs, des économies importantes pourront être faites en terme de production chez les deux avionneurs.

 

De l’autre côté Airbus bénéficiera d’un renfort sur le segment des avions monocouloirs de 100 à 150 places. Certes, il y a bien l'A319, mais celui-ci se vend mal depuis cinq ans.

Une mauvaise nouvelle pour la concurrence :

Si Boeing peu grincer des dents, l’avionneur américain ne sera pas pour autant le plus touché par cette alliance. Les acteurs du segment des 80 à 150 places seront les premiers à en faire les frais, Mitsubishi avec son MRJ, Sukhoi et son SSJ100 et d’une certaine manière le brésilien Embraer avec sa gamme ERJ. Mais l’alliance Airbus/Bombardier aura également un poids conséquent sur le marché chinois et les créations locales qui sont en difficultés.

Et après ?

Cette alliance aura-t-elle d’autres développements ? Bombardier pourrait apporter à Airbus une gamme complète d’avions d’affaires (LearJet, Challenger, Global) et en ce qui concerne les petits jets régionaux,  le CRJ et le turbopropulseur Q400 complètent à merveilles la gamme. Peut-on également imaginer un futur partenariat militaire sur l’Eurofighter et même l’après Typhoon ? Tout est envisageable aujourd’hui.

 

Photo : CS100 de SWISS @ Bombardier