29/01/2019

Des A320neo & B737MAX au menu d’ANA !

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La compagnie japonaise ANA Holdings Inc. a décidé aujourd'hui, lors de la réunion de son conseil d'administration, de commander au total 48 appareils, dont 30 Boeing B737-8 MAX et 18 Airbus A320neo.

La décision a été prise sur la base de la croissance économique de l’Asie et des pays émergents, avec une demande sur le marché de l’aviation asiatique et une demande entrante en hausse. ANA HD et Peach Aviation Limited ont chacun choisi son propre avion optimal pour s’adapter à sa stratégie de croissance. Les marchés spécifiques qui seront desservis par la nouvelle commande n'ont pas été finalisés.

Le Boeing B737-8 MAX est une première pour une compagnie japonaise, est plus spacieux que l’avion actuel et crée une atmosphère confortable. L'avion est également économe en carburant et devrait améliorer l'efficacité d'environ 15%. Compte tenu des avantages de l’avion pour le marché intérieur, il succédera à la série actuelle du Boeing B737 NG.

L’Airbus A320neo, qui dessert actuellement les liaisons internationales d’ANA, a été choisi pour son excellente économie de carburant et ses performances de croisière, conformément à la stratégie actuelle de Peach, avec une commande de 18 appareils.

Photo :l’A320neo & le B737MAX

27/01/2019

Les livraisons de Boeing KC-46A vont augmenter !

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L'US Air Force a accepté le premier avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus ». L’avion va rejoindre la base aérienne de McConnell à Wichita, Kanzas, en vue des tests de fonctionnement initiaux avant l’entrée en service

Selon Mike Gibbons, vice-président et directeur du programme Boeing KC-46A. Boeing a 12 avions qui sont complètement terminés et attendent l’acceptation de la USAF. La société est sous contrat pour 179 aéronefs pour l’instant. Dans les mois qui suivent, l’avionneur Boeing devrait progressivement augmenter le nombre des livraisons

Des corrections à effectuer :

Il reste cependant encore quelques corrections. En effet, Boeing doit notamment améliorer le système de vision à distance. Le système AROS de Boeing est doté d’une vision 3D, mais celle-ci n’est pas encore idéale. L’avionneur doit impérativement y remédier. De plus, un correctif doit être fait en ce qui concerne le perche souple de ravitaillement.

Pendant ce temps, un second Boeing KC-46 « Pegasus » a décollé de Paine Field pour la base aérienne McConnell, où la 22e escadre de ravitaillement en vol sera la première unité dotée des nouveaux ravitailleurs. La base aérienne recevra deux autres KC-46A dans les semaines à venir. Ensuite, la base aérienne Altus de l'Oklahoma recevra quatre avions pour soutenir la formation des équipages.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos :KC-46A @ Boeing

25/01/2019

Cinq avionneurs ont répondu à demande suisse !

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Le Départment de la défense annonce ce vendredi que cinq candidats ont transmis à armasuisse leurs offres relatives aux prochains avions de combat. Les offres portent sur les avions suivants: Eurofighter d’Airbus DS, F/A-18 Super Hornet de Boeing, Rafale pour Dassault, F-35A de Lockheed-Martin et le Gripen E de Saab.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais :

La soumission de ces premières offres marque le début de la phase d’analyse et d’essais. De février à mars 2019, les spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes procéderont aux essais des avions dans les simulateurs correspondants. Ces activités auront lieu chez les candidats et se dérouleront parallèlement aux audits de support produit. Au cours de ces audits, les forces aériennes des pays de fabrication présenteront l’exploitation et la maintenance des avions ainsi que le déroulement de la formation. Ils seront suivis par l’analyse des réponses au questionnaire que les fabricants devaient remplir dans leurs premières offres. Parallèlement, entre avril et juillet 2019, les avions de combat seront soumis à des essais en vol et au sol à Payerne.

Étapes suivantes du projet Prochain avion de combat :

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement, rassemblera dans des rapports spécialisés les connaissances tirées de la phase d’analyse et d’essais. Ces rapports spécialisés constitueront la base de la comparaison systématique et complète entre les candidats qui sera réalisée au deuxième semestre 2020. Ils serviront aussi à déterminer pour chaque modèle d’avion la taille nécessaire de la flotte. 

Sur cette base, conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats. À partir des connaissances acquises avec la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu. (Source DDPS)

Quelques détails  de la procédure :

Pour garantir un travail impartial, armasuisse à mis en place un système compartimenté. Les détails sont strictement séparés des prix.  Ainsi, les groupes d’experts du département de la Défense qui évaluent les aspects techniques des aéronefs ne connaissent pas les coûts et ne peuvent être influencés. A l’inverse, le groupe d’évaluations des coûts ne connaîtra pas les aspects techniques. Cette manière de faire évitera toute collusion.

Lors de la remise de la première offre, chaque avionneur disposait d’un jour pour sa présentation. C’est seulement après que tous les candidats ont pu apporter leur dossier ,que ceux-ci sont ouverts pour débuter les études.

Chacune des équipes d’experts n’aura accès qu’a ce qui la concerne. Le groupe de maintenance ne disposera que de questions relative à ce domaine, comme celui de l’armement et ainsi de suite.

Des questions en nombres :

Les avionneurs ont du répondre à pas moins de près de 700 questions qui doivent refléter l’ensemble des domaines de l’avion qu'ils proposent, mais également de l’évolution des standards disponibles pour 2025. Mais chaque avionneur devra ensuite répondre aux questions additionnelles qui ne manqueront pas d’apparaître lors des essais.

Nous aurons donc l'occasion de décortiquer chaque phase à venir avec intérêt et ceci d'autant plus que pour la première fois, si tout se déroule comme prévu, le F-35 sera testé grandeur réelle avec ses concurrents. Du jamais vu !

Photo montage : Gérard Famerée

24/01/2019

Vol inaugural pour le PAV de Boeing !

 

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L’avionneur américain Boeing a effectué avec succès le premier vol d’essai du prototype de son véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers (Passenger Air Vehicle -- PAV) à Manassas, dans l’État de Virginie. Boeing NeXt, qui conduit les initiatives de mobilité aérienne urbaine du Groupe, a fait appel à la société Aurora Flight Sciences, filiale de Boeing, pour concevoir et mettre au point le véhicule électrique à décollage et atterrissage verticaux (electric Vertical Take Off and Landing -- eVTOL), et poursuivra les essais dans le but d’améliorer le niveau de sécurité et de fiabilité du transport aérien autonome accessible à la demande.

Au cours du vol, le prototype de ce véhicule aérien autonome a décollé, effectué un vol stationnaire et atterri sous contrôle, ce qui a permis de tester ses fonctions autonomes et les systèmes de contrôle au sol. Les prochains vols testeront le vol vers l’avant porté par l’aile, ainsi que la transition entre le mode vertical et le mode de vol vers l’avant. Cette transition représente généralement le défi technologique le plus important pour tout projet d’avion à décollage et atterrissage verticaux volant à grande vitesse.

« En un an, nous sommes passés d’un projet conceptuel à un prototype volant », a déclaré Greg Hyslop, Directeur de la technologie (CTO) de Boeing. « L’expertise et la capacité d’innovation de Boeing ont joué un rôle crucial pour faire de l’aviation le moyen de transport le plus sûr et le plus efficient au monde. Nous entendons demeurer à la pointe de ce secteur grâce à une approche sûre, innovante et responsable des nouvelles solutions de mobilité. »

Équipé d’un système de propulsion électrique, le prototype de ce véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers est conçu pour voler de façon totalement autonome du décollage à l’atterrissage, avec une autonomie pouvant dépasser 80 kilomètres (50 miles, soit 80,47 km). Mesurant 9,14 mètres de long sur 8,53 mètres de large, ce véhicule dispose d’une cellule perfectionnée qui intègre les systèmes de propulsion et de voilure permettant d’accomplir des vols stationnaires et vers l’avant avec une efficience maximale.

« C’est une véritable révolution, et ce, grâce à l’autonomie », a déclaré John Langford, PDG d’Aurora Flight Sciences. « L’autonomie certifiable rendra possible une mobilité urbaine silencieuse, propre et sûre. »

Ce vol d’essai représente la dernière étape en date du programme Boeing NeXt. La Division collabore avec les organismes de réglementation et les partenaires industriels pour piloter l’introduction responsable d’un nouvel écosystème de mobilité et assurer un avenir où les véhicules aériens avec et sans pilote pourront coexister en toute sécurité.

En plus de ce véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers, le portefeuille de produits de Boeing NeXt comprend un appareil électrique et sans pilote de transport de fret capable de transporter jusqu’à 226 kg (500 livres), ainsi que d’autres plateformes de mobilité urbaine, régionale et mondiale. Après avoir réalisé son premier vol en intérieur en 2018, le véhicule autonome de transport de fret effectuera des essais en vol en extérieur courant 2019.

« Boeing était présent à la naissance de l’industrie aéronautique. Au cours du deuxième siècle de notre histoire, nous entendons libérer le potentiel du marché de la mobilité aérienne urbaine », a déclaré Steve Nordlund, vice-président et général manager de Boeing NeXt. « De la construction de véhicules volants à leur intégration dans l’espace aérien, notre ambition est de créer un avenir sûr et sans contraintes dans les villes et les régions du monde entier. »

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Photos : Le PAV @ Boeing

22/01/2019

La RAF prépare l’arrivée du « Poseidon » !

 

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Dans quelques mois, la RAF prendra livraison de son premier avion de patrouille maritime de type Boeing MRA Mk1 « Poseidon » (P-8A). Au total 9 appareils viendront restaurer la capacité de patrouille maritime perdue avec le retrait des Nimrod. C’est en 2015 que que le Royaume-Uni à commander ces appareisl auprès de l’avionneur américain.

Les premiers équipages anglais ont débuté leur formation sur la base aéronavale de Jacksonville en Floride. Le corps initial de 38 membres, issus de la RAF Lossiemouth, est composé d’équipages et d’ingénieurs et sera formé sur l’escadron d’entraînement de la marine américaine, le Patrol Squadron 30 (VP-30). Le personnel de la RAF sera formé aux États-Unis au cours des trois prochaines années, avant la transition de la RAF, afin de former tout son personnel  sur le P-8A « Poséidon » au Royaume-Uni à Lossiemouth. Le temps de formation est d’environ 6 mois.
perfectionnés, à la pointe de la technologie, anti-sous-marins et anti-surface. 
Le premier Boeing MRA Mk «  Poseidon » entrera en service dans la RAF en octobre 2019, initialement à la Naval Air Station de Jacksonville, et arrivera en Écosse au printemps 2020.

 Le P-8A «Poseidon» :

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autre aéronefs.

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

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Photos : 1 MRA Mk1 Poseidon destiné à la RAF Personnel de la RAF à Jacksonville @ Boeing