04/07/2020

La fin annoncée du B747 « Jumbo Jet » !

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Chronique d’une mort annoncée, après le début du démantèlement progressif des A380, voici que l’emblématique « 747 » ne devrait pas survivre non plus. Les temps sont durs pour les gros « paque bots » quadrimoteurs des airs qui ne font plus recettes.

Selon l’avionneur américain, celui-ci devrait définitivement stopper la production du B747 « Jumbo Jet » après avoir terminé l’assemblage du dernier des 15 appareils actuellement en commande. Selon le calendrier de l’avionneur cet appareil sera remis à son client d’ici deux ans. Ces B747 de dernière génération sont de type B747-8F « Freighter » est destinés à United Parcel Service (UPS) et Volga-Dnepr.

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Pas de disparition immédiate :

Pour autant, le Boeing B747 restera dans le ciel pendant des décennies, car il est devenu très populaire au sein des compagnies aériennes de fret. Trois transporteurs, Air China, Korean Air et Lufthansa exploitent tous les derniers modèles de passagers B747-8F. Il faudra également compter avec le nouveau B747i « Air Force One » qui transportera les présidents américains.

 

La Reine du ciel :

Le B747 incarne la réussite, il a été l’avion de qui a fait rêver de nombreuses générations. Devenir Commandant de bord d’un « 747 » était le summum de la réussite pour de nombreux pilotes. La « Reine des cieux » de Boeing a fait ses débuts en 1970, un pari qui a payé et transformé les voyages, mais a failli mettre l'entreprise en faillite. Le Boeing « 747 » a accumulé 1’571 commandes au cours des décennies, deuxième parmi les avions gros-porteurs seulement après le B777 de Boeing.

Après avoir introduit le B707 en octobre 1958, Pan Am voulait un jet 2½ fois sa taille, pour réduire de 30% le coût de son siège afin de démocratiser le transport aérien.  En 1965, Joe Sutter quitte le développement du B737 pour concevoir le B747, le premier avion de ligne à deux couloirs. En avril 1966, Pan Am commande 25 B747-100. Le 30 septembre 1968, le premier B747 est déployé à l'usine Everett. Le premier vol a eu lieu le 9 février 1969. L’avion obtient sa certification en décembre de la même année. Il entre en service avec Pan Am le 22 janvier 1970, ce fut le premier avion surnommé un "Jumbo Jet".

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Le B747, produit d'un processus de conception collaboratif complexe et exigeant, est devenu une icône de l'ère moderne, à la grande surprise de Boeing. Avec un calendrier foudroyant qui a vu l’achèvement du processus de production en seulement 28 mois. Demandez à n'importe qui de nommer le premier type d'avion qui vous vient à l'esprit et la réponse sera probablement le Boeing B747 « jumbo jet ». De 1970 à l'introduction en 2007 de l'A380 d'Airbus, il était le plus grand transporteur de passagers de tous les temps et l'image remarquable de sa tête volumineuse fait désormais partie de notre conscience culturelle. Il peut être surprenant que cette forme unique ne soit pas un choix de conception, mais plutôt le sous-produit d'un processus de développement extrêmement compliqué qui impliquait des efforts exténuants, des formalités administratives interminables, un débat véhément et peu d'attention aux valeurs visuelles.

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Photos : 1 B747-400 KLM 2 B747-100 Pan Am 3 intérieur de l’époque en 1ère  4 Chaine de production @ Boeing

01/07/2020

Début des vols en vue d’une nouvelle certification pour le B737MAX !

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La Federal Aviation Administration (FAA) a entamé lundi des vols en vue de la nouvelle certification du Boeing B737MAX. Il s’agit d’une étape clé en direction de la remise en service des avions après deux accidents mortels, il y a plus d'un an. 

Rappel :

Le B737 Max, le best-seller de l’avionneur Boeing, est immobilisé dans le monde depuis mars 2019 après deux crashs, un en Indonésie et un autre en Éthiopie dans un délai de cinq mois. Boeing a depuis changé un système le système de contrôle de vol qui était impliqué dans les deux accidents et a apporté d'autres modifications. Un examen supplémentaire de l'avion a contribué à des retards répétés dans le processus de mise en place de la nouvelle certification.

Pas d’empressement :

De son côté la FAA suit un processus délibéré et prendra le temps nécessaire pour examiner en profondeur le travail de Boeing, selon un communiqué.  « Nous ne lèverons pas l'ordre d'interdiction de vol, qu'après avoir constaté que l'appareil répond aux normes de certification.»

Le premier vol a décollé à 10heures lundi, heure du Pacifique, de Seattle, tandis que d'autres vols sont prévus sur environ trois jours. "es tests sont effectués par des pilotes d'essai et des ingénieurs de la FAA et de Boeing.

L'évaluation des avions par les régulateurs se poursuivra pendant plusieurs semaines et Boeing prévoit qu'ils seront de nouveau en service commercial d'ici la fin de l'automne. D'autres étapes comprennent une évaluation internationale des exigences minimales de formation des pilotes.

Il est important de noter que cette étape ne signifie pas que la FAA a terminé son évaluation de la conformité ou tout autre travail associé au retour en service. La FAA n'a pas pris de décision concernant la remise en service. Il reste un certain nombre d'étapes après la fin des vols de certification.

Boeing a de son côté repris à la fin du mois dernier la production des avions après une pause plus tôt cette année.

Bien qu'il ait toujours un carnet de commandes solide, Boeing a enregistré des dizaines d'annulations de clients. La pandémie de Covid-19 devrait également entraîner une demande de voyages inférieure à la normale pendant des années, ce qui pourrait encore peser sur la demande de nouveaux avions.

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Photos : B737MAX en tests pour la nouvelle certification @ Boeing

16/06/2020

Les Apache du Qatar au complet !

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Boeing a achevé la production des 24 hélicoptères d'attaque AH-64E « Apache » BlockII pour le Qatar. Le premier des 24 premiers hélicoptères a été remis le 14 mars 2019.

Bien que cela ne soit pas confirmé par Boeing, la conclusion des livraisons au Qatar suggère que ces derniers hélicoptères pourraient être les premiers à être équipés de la dernière configuration de la version 6.

Quelques détails : 

Le contrat comprend également un paquet logistique avec pièces de rechange et la formation de 70 pilotes et de 100 membres du personnel au sol. Des pièces détachées, des radios sécurisées Thales. Question armement, des missiles guidés à laser AGM-114R « Hellfire », des missiles FIM-92H « Stinger » ainsi que des roquettes guidée APKWS (Advanced Precision Kill Weapon Systems) de BAe Systems. 

L’AH-64 E Apache :

L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

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Photos : Apache aux couleurs du Qatar@ Boeing

 

09/06/2020

Premier vol pour l’Advanced Super Hornet Block III de série !

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Boeing a effectué le vol inaugural du premier exemplaire de production de l’Advanced Super Hornet Block III. Ce premier a eu lieu  le 4 juin dernier, impliquant un avion portant le numéro de construction F287. L’avion a décollé des installations de l’avionneur à St Louis dans le Missouri. Il s'agit du premier des deux appareils du Block III de série qui seront livrés à la division des aéronefs du Naval Air Warfare Center de la Marine américaine à Patuxent River dans le Maryland pour des tests et une vérification avec l'escadron VX-23. Cet appareil fait suite au prototype et un avion de préséries qui vol déjà.

Les essais prévus comprendront une évaluation de l’adéquation des systèmes et serviront également à familiariser la Marine avec les nouveaux systèmes de l’avionique du Block III. Ces tests devraient être suivis d'essais de tir sur le polygone de China Lake, en Californie, avec l'escadron VX-9.

Rappel :

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En mars 2019, Boeing a reçu un contrat d'achat pluriannuel pour 61 F/A-18E monoplaces et 17 F/A-18F biplace dans la configuration Block III. Les livraisons devraient commencer l'année prochaine et se poursuivre jusqu'en 2024. Le premier avion a été déployé à St Louis le 8 mai et n'est pas encore équipé des réservoirs de carburant conformes (CFT) destinés à la configuration complète, bien que ceux-ci aient été précédemment piloté sur le prototype.

La production du Block III fait suite à un total de 608 avions Block I/II, le Block II ayant introduit le radar à balayage électronique actif (AESA) Raytheon APG-79 qui est conservé dans le Block III. Une proportion importante de la flotte existante du bloc II sera mise à niveau vers la norme du Block III, y compris une modernisation de la durée de vie qui prolonge la durée de vie de la cellule de 6’000 à 10’ 000 heures. Le programme de mise à niveau devrait se dérouler de 2022 à 2033. D'ici 2024, la Marine espère avoir au moins un escadron équipé du Bloc III dans chaque escadre aérienne de porte-avions.

Le F/A-18 E/F Block III « Advanced Super Hornet » :

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La version Block III « Super Hornet » ou l'Advanced Super Hornet, outre les réservoirs CFT, qui ajoutent 3’500 livres de carburant et réduisent la traînée, se distingue de plusieurs manières.

La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne grâce à un caisson ventral pour intégration des armes ou de revenir au transport traditionnel. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System (DFCS), qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique comprend un écran géant couleur d’Elbit Systems de 10X19 pouces. L'Advanced Cockpit System (ACS) permet de rassembler toutes les données des différents capteurs et réseaux en une image claire et intuitive couplé à un système anticollision GCAS.

L’avion est doté d’un capteur IRST longue portée, placé sous le nez de l’avion et non plus, dans un réservoir sous le ventre comme pour le Block II. Cette nouvelle version de l’IRST permet au capteur de détecter et de suivre passivement des cibles bien au-delà de la portée du radar APG-79. "Il peut voir un avion chaud". L’IRST fonctionne directement avec les TTNT et DPT-NT.

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Le réseau Rockwell Collins TTNT (Tactical Targeting Network Technology) permet un transfert rapide de grandes quantités de données même en cas de brouillage hostile. Le TTNT fait quant à lui partie du système NIFC-CA (Naval Integrated Fire Control - Counter-Air). Le processeur de ciblage distribué en réseau (DTP-N) gère toutes ces données à bord de l'avion et permet une fusion complète en y intégrant toutes les données extérieures (avions, systèmes sol-air et navires de surface).

Autre élément clé est l'insertion d'un autre programme d'enregistrement, la connectivité en réseau avancée SATCOM, un système IP à haut débit améliorant les communications à longue portée avec la liaison de communication par satellite Lockheed Martin MUOS (Mobile User Objective System) pour partager des données avec des forces amies trop loin pour la radio en visibilité directe. L’ensemble tourne avec de nouveaux ordinateurs de mission offrant une pleine capacité de fonctionnement en réseau.

L’avion emporte la gamme complète d’armement en service actuellement au sein de la Navy et est optimisé pour les nouvelles armes comme les futurs missiles antiradrar AARGM-ER et le missile supersonique air-air longue portée Raytheon Peregrine.

En matière de motorisation, l’appareil est doté de deux General Electric F414-440 qui augmentent la puissance de 20%. Le mode « SuperCroisière » est dès lors disponible. A noter la certification des moteurs pour le biokérosène.

Le Boeing le Block III  peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive. Le Block III est spécialement optimisé pour volé avec un ailié robotisé comme l'Airpower Teaming ou le drone ravitailleur MQ-25 "Stingray". 

Le coût à l'heure de vol étant estimé à 18’000 dollars américains (au sein de la Navy), soit 8'000 à 10'000 dollars de moins que les anciennes versions de Hornet. 

A l’exportation :

Le Block III vient d’être choisi par l’Allemagne pour compléter la future flotte d’Eurofighter « Quadriga ». Il est proposé au Canada, en Finlande et en Suisse.  

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Photos : 1 Le Block III de série 2 Le prototype 3 Cockpit 4 L’IRST sous le nez  5 Le block III de présérie avec les réservoirs CFT @ Boeing

 

 

 

 

28/05/2020

Boeing redémarre la production du B737 MAX !

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La nouvelle est importante, l’avionneur Boeing annonce la reprise de la production du B737 MAX. En parallèle à la relance de la chaîne d’assemblage, les travaux en vue de la nouvelle certification avancent avec des vols d’essai au quotidien.  

Boeing a repris la production du B737 MAX dans l’usine de Renton à Washington. Le programme B737 « MAX » a commencé à assembler des avions à un faible taux, car il met en œuvre plus d'une douzaine d'initiatives axées sur l'amélioration de la sécurité au travail et de la qualité des produits. 

"Nous avons entrepris un voyage continu pour faire évoluer notre système de production et le rendre encore plus fort", a déclaré Walt Odisho, vice-président et directeur général du programme « 737 ». «Ces initiatives sont la prochaine étape dans la création de l'environnement de construction optimal pour le B737 MAX.»

Lors de la suspension temporaire de la production qui a commencé en janvier, les mécaniciens et les ingénieurs ont collaboré pour affiner et standardiser les lots de travaux dans chaque poste de l'usine. Les nouveaux processus de mise en kit garantiront également que les employés ont tout ce dont ils ont besoin à portée de main pour construire l'avion.

"Les mesures que nous avons prises dans l'usine nous aideront à atteindre notre objectif de qualité à 100% pour nos clients tout en soutenant notre engagement continu envers la sécurité au travail", a déclaré Scott Stocker, vice-président de « 737 Manufacturing ».

Des vols au quotidien :

Dans l’optique d’un retour en vol avec commercial, Boeing travaille quotidiennement avec la FAA en vue de finaliser les nouvelles certifications. Chaque jour, le B737 MAX s’envole pour enrichir le domaine de vol et se rapprocher de l’incontournable sésame qui lui ouvrira à nouveau les portes des vols commerciaux. Selon le Directeur de l’aviation civile américaine, Steve Dickson, le « MAX » pourrait obtenir sa nouvelle certification dans les prochaines semaines.

Le second aspect concerne le remise en état de vol des nombreux « MAX » stockés et en attente de livraison. Un processus qui sera long, mais indispensable. Boeing travaille avec les transporteurs concernés à la planification en vue de la livraison par étape de ces appareils.

Optimisme pour la reprise :

L’avionneur Boeing confirme être en discussion avec ses clients chinois en vue de la reprise des livraisons du «MAX », mais également en ce qui concerne de nouvelles commandes. La reprise des vols commerciaux internes en Chine semble motiver plus que jamais une relance tout azimut du secteur.

Photo : B737 MAX @ Boeing