22/01/2020

B737 MAX, reprise des vols pas avant juin ! 

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Les estimations les plus positives estimaient encore, il y a quelques jours, un retour au service de vol des B737 MAX sur la période mars – avril. De son côté, l’avionneur américain Boeing vient de repousser la date probable d’une remise en service.

Dans un communiqué de presse, Boeing déclare vouloir d'aider ses clients et fournisseurs à planifier leurs opérations. Pour ce faire, l’avionneur va leur fournir périodiquement les meilleures estimations du moment où les régulateurs commenceront à autoriser le retour en vol des B737 MAX.

Actuellement Boeing estime, un retour possible en vol d’ici commencera à la mi-2020. Cette estimation mise à jour est basée sur l’expérience à ce jour du processus de certification. Il est soumis à des efforts continus pour faire face aux risques de calendrier connus et à d'autres développements qui pourraient survenir dans le cadre du processus de certification. Cela explique également le contrôle rigoureux que les autorités réglementaires appliquent à juste titre à chaque étape de leur examen du système de commande de vol du B737 MAX et du processus du Joint Operations Evaluation Board qui détermine les exigences de formation des pilotes.

Pour Boeing, la remise en service du MAX en toute sécurité est la priorité numéro un. L’avionneur reconnait les difficultés persistantes que la mise à la terre du B737 MAX a présentées à ses clients, régulateurs, fournisseurs et pour les passagers.  

Photo : B737 MAX @ Boeing

18/01/2020

Le B737 MAX n’est pas encore totalement prêt !

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Boeing a identifié un problème avec le logiciel du B737 Max conçu pour surveiller les performances d'autres systèmes lors du démarrage de l'avion, ajoutant un autre problème au retour en service du Max.

Le problème est relativement mineur, selon un expert en sécurité aérienne, et n'a rien à voir avec le système de commande de vol impliqué comme un facteur conduisant à deux accidents. Boeing confirme travailler à résoudre le problème, qui a été révélé lors d'un examen final du « Max » par la Federal Aviation Administration (FAA) avant la certification.

"Nous sommes conscients de ce problème", a déclaré Boeing dans un communiqué du 17 janvier. « Nous effectuons les mises à jour nécessaires et travaillons avec la FAA à la soumission de ce changement, et nous tenons nos clients informés. »

Le problème concerne un logiciel qui surveille divers autres systèmes. Il garantit que ces systèmes sont correctement mis en ligne au démarrage lorsque l'électricité passe dans l'avion, soit via l'alimentation au sol, soit en utilisant l'unité d'alimentation auxiliaire de Max. L'un des moniteurs du système s'est avéré ne pas fonctionner correctement, explique Boeing.

Selon la FAA, celle-ci ne devrait pas approuver avant le mois de mars la reprise d'exploitation du B737 MAX et qu'elle pourrait même attendre jusqu'en avril.

Photo : B737 MAX lors de ses vols d’essais @ Boeing

17/01/2020

L’US Navy prépare l'arrivée de l’IRST BlockII !

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Pour la première fois, Boeing et la marine américaine ont volé un F/A-18 « Super Hornet » équipé de la nacelle IRST BlockII. La nouvelle nacelle IRST prépare la conversion prochaine en direction de l’Advanced Super Hornet BlockIII avec notamment une meilleure capacité en réseau, une plus grande portée avec des réservoirs de carburant et un nouveau cockpit avancé, des améliorations de signature radar et d'un système de communication amélioré.

Actuellement en phase de réduction des risques de développement, les vols avec la nacelle IRST BlockII sur le Super Hornet de Boeing et permettent à la Marine de recueillir des données précieuses sur le système avant le déploiement au sein de la flotte. La variante BlockII sera livrée à la Marine en 2021, pour atteindre la capacité opérationnelle initiale peu après. 

L’IRST21 BlockII (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Selon ses concepteurs, il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes. Les données du capteur de IRST21 BlockII sont fusionnées avec les autres informations acquises par les différents capteurs qui équipent le F/A-18E/F « Super Hornet » et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. De plus, il offre une augmentation de carburant, puisque le réservoir conserve son rôle primaire.

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L’ajout d’un capteur IRST sur le « Super Hornet » permet à celui-ci de combler son retard en ce qui concerne la détection passive (sans révéler sa propre position) et permet au « Super Hornet » d’évoluer jusqu’en 2040-2045 en parallèle avec le Lockheed-Martin F-35.

L’IRST BlockII recherche et de suivi infrarouge peut être utilisés pour détecter passivement d’autres avions ou missiles, y compris des avions furtifs, en recherchant une signature thermique ainsi que l’humidité accumulée sur une structure. De plus, comme le capteur est passif n'émet aucun type de rayonnement, il est plus difficile à détecter pour un adversaire.

Le système va permettre de compléter le radar AESA en vue de la détection d’avions adverses comme le Chengdu J-20 chinois ou le Sukhoi Su-57 russe. Lorsque l’IRST Block II est utilisé par deux avions à la fois, il peut créer une solution de ciblage pour un missile air-air par exemple.

Dans le cadre de la phase de développement technique, Lockheed a fourni les lots de production initiale 1 et 2 à faible coût en 2019. Ces lots sont utilisés pour les essais, l'entraînement et le développement tactique et comprennent 18 capteurs intégrés dans les réservoirs de carburant. A noter que l’IRST21 a été présenté en Suisse, lors des essais « air2030 » ce printemps par Boeing.

L’IRST21 va être progressivement installé sur les « Super Hornet » BlockII et sera de série sur l’Advanced Super Hornet BlockIII de l’US Navy (il est proposé à la Finlande & la Suisse).

Photos : 1 Super Hornet de l’US Navy avec l’IRST BlockII @ Boeing 2 Nacelle IRST21 BlockII @ LM

 

09/01/2020

L’USN prépare les essais de validation de l’Advanced Super Hornet !

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L’US Navy (USN) va bientôt recevoir le premier Boeing F/A-18 E/F « Advanced Super Hornet » BlockIII d'essais en vue de la qualification des systèmes. L’avionneur américain a de son côté terminé les essais préalables de l’avion.

Jennifer Tebo, directrice du développement du programme F/A-18, a déclaré que le calendrier avait pris de l’avance et va permettre à l'USN de disposer de deux avions d'essai pour commencer les essais d'aptitude de l’avion et des capacités avancées de calcul et de mise en réseau de la plateforme Block III. Boeing devrait débuter la livraison des deux avions de préséries fin 2020 et début 2021.

Les hauts responsables du programme ont récemment souligné l'importance de ce que Boeing appelle « l'approche évolutive » de la plate-forme « Super Hornet », qui a abouti à la dernière version BlockIII. L'USN a entièrement financé le programme de développement du nouveau standard BlockIII. Cela implique cinq changements majeurs, ou propositions de modifications techniques (ECP), à l'aéronef.

Rappel :

A ce jour, l’US Navy a passé commande pour 78 Boeing « Advanced Super Hornet BlockIII », soit une première pour la nouvelle version de l’avion qui viendra compléter les F-35 en service. D’autres sont attendues d’ici 2025.

L’Advanced Super Hornet (Super Hornet Block III) :

Le projet « Advanced Super Hornet » est basé, selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on applique une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage des armes en interne dans un caisson basse-visibilité (CFTS). La particularité réside dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel.

Boeing a travaillé en étroite collaboration avec l'US Navy pour développer une amélioration du « Super Hornet » afin de surmonter les menaces futures dans les décennies à venir.

Caractéristiques principales de l’Advanced Super Hornet Block III :

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Une infrastructure réseau avancée utilisant un ordinateur (DTP-N), un système de communication par satellite SATCOM, un débit de réseau (TTNT) et une intégration entre les capteurs et la plate-forme, qui permet la gestion et la communication de grandes quantités de données (mise en réseau) avec une plus grande capacité à recevoir des informations de ciblage à partir de plates-formes telles que l’EA-18G et E-2D « Hawkeye ».

Meilleure connaissance de la situation grâce à un nouveau système avancé de cockpit. Un nouvel écran tactile 10 x 19 pouces, donne au pilote la possibilité de voir et de suivre plusieurs objectifs à longue portée générés par une image tactique commune. L'avion dispose également d'un système anti-collision G-CAS (Ground Collision Avoidance System)

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Un rayon d'action accru grâce aux nouveaux CFT, soit les réservoirs de carburant conformes, à faible résistance aérodynamique. Les réservoirs montés sur le fuselage peuvent transporter 3’500 livres de carburant avec une très faible résistance aérodynamique, permettant à l'avion de voler plus longtemps, d'aller plus vite et / ou de transporter une charge de guerre plus importante.

Capacité de détection radar à longue portée avec un nouvel IRST21 BlockII (Infrared Search and Track). Le capteur à longue portée est capable de détecter et de gérer les menaces indépendamment de la distance, générant une image tactique commune à plusieurs avions et permettant à « l’Advanced Super Hornet » de fonctionner comme un capteur intelligent.

Réduction et amélioration de la signature radar grâce à une section radar de nouvelle génération peu observable pour une meilleure survie sur le champ de bataille.

Boeing annonce également un cycle de vie de 10’000 heures de vol permettant ainsi de réduire les coûts du cycle de vie opérationelle, grâce aux changements de conception basés sur les enseignements tirés du programme d'analyse de la durée de vie. Avec ces améliorations les coûts à l’heure de vol, vont passer au sein de l’US Navy de 27'000 dollars aujourd’hui à 18'000 dollars demain.

L’avion est doté du radar à antenne à balayage électronique AESA Raytheon APG-79 en Bande X. le pilote dispose du nouveau viseur de casque couplé au nouveau système de distribution d'informations multifonctionnel. L’avion est désormais motorisé par deux moteurs General Electric F414-GE-440 offrant 20% de poussée additionnelle et permettant le mode « SuperCroisière ». L’avion dispose d’une amélioration en ce qui concerne la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité réside dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. Le Boeing « Advanced Super Hornet Block III » peut ainsi effectuer la plupart des missions imaginées pour le F-35 de la Navy à l’exception de la pénétration furtive.

Note : Le standard BlockIII est proposé à l’exportation dans le cadre des programmes :  HX Challenges finlandais et « air2030 » Suisse. 

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Photos : 1 Advanced Super Hornet BlockIII de présérie 2 Cocpkit 3 Prototype avec caisson ventral  @ Boeing

 

 

 

20/12/2019

L’USAF reçoit et baptise le MH139 : Grey Wolf !

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L’US Air Force (USAF) a reçu et baptisé le 19 décembre son premier hélicoptère MH139 de sécurité et de soutien des bases de missiles balistiques intercontinentaux, sous le nom de « Grey Wolf» (loup gris).

Le MH-139A » Grey Wolf » est la version militaire de l'hélicoptère commercial bimoteur detaille moyenne Leonardo AW139. Construits à l’usine de Leonardo à Philadelphie, en Pennsylvanie, les composants militaires de l’hélicoptère sont ajoutés par le maître d’œuvre Boeing après le montage initial. L’hélicoptère sera utilisé par l’USAF pour protéger et soutenir les bases de missiles balistiques nucléaires intercontinentaux en service dans le Montana, le Dakota du Nord et le Wyoming. Il sera également utilisé pour la recherche civile et le sauvetage, le soutien aérien, les missions dans la région de la capitale nationale, l'école de survie et les vols de soutien aux tests, a déclaré l'USAF.

Le premier MH-139A « Grey Wolf » a également été reçu par l'USAF à Eglin le 19 décembre, lors d’une cérémonie.  Le service commencera bientôt avec les tests et l'évaluation avant mise en service. L'USAF devrait recevoir au total quatre des hélicoptères d'ici février 2020.

Rappel : 

L'USAF prévoit de remplacer sa flotte d'hélicoptères Bell UH-1N par 84 exemplaires du MH-139A « Grey Wolf », y compris les appareils de formation et l'équipement de soutien, le contrat complet pour les hélicoptères est estimé à 2,38 milliards de dollars. Leonardo en partenariat avec Boeing a remporté le contrat en septembre 2018. Selon le cahier des charges émis par l'armée de l'air, le nouvel l'hélicoptère de remplacement doit pouvoir transporter au moins neuf soldats équipés et ceci à une vitesse d'au moins 135kt. De plus, le nouvel hélicoptère doit pouvoir disposer d’un rayon d’action de 225 nm (416 km) avec une endurance de 3 heures.

Cette « victoire » européenne et la seconde après celle des UH-72A « Lakota » (H-145) d’Airbus qui remportent un véritable succès. A noter qu’une fois de plus, un choix européen est avalisé sous la présidence des Républicains.

L‘AW139/MH-139 :

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L’AW139 est devenu l'hélicoptère le plus vendu de sa catégorie pour une variété impressionnante de rôles commerciaux et gouvernementaux qui répondent aux exigences les plus exigeantes à travers le monde. Depuis sa certification en 2003, l'AW139 a été constamment amélioré pour atteindre des niveaux toujours croissants de performance, la sécurité, l’efficacité de la mission et la capacité de répondre aux dernières exigences très difficiles des clients actuels et futurs. Le seul hélicoptère de nouvelle génération dans sa catégorie de poids, l'AW139 établit de nouvelles normes de performances dans sa catégorie, avec la plus grande cabine de sa catégorie, une vitesse de croisière maximale de 165 noeuds (306 kilomètres par heure) et une portée maximale au-delà de 570nm (1060 km) avec carburant auxiliaire. Les AW139 sont dotés d’une motorisation de type Pratt & Whitney Canada PT6C-67C. Le poste de pilotage intégré et avancé et doté d’une avionique de dernière génération qui minimise la charge du pilote permettant à l'équipage de se concentrer sur les objectifs de mission. 500 appareils sont déjà en service dans des nombreux rôles y compris EMS/SAR/VIP/ transport corporate, application de la loi et de transport militaire. Près de 170 clients de plus de 50 pays ont commandé plus de 640 hélicoptères AW139 jusqu'ici.

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Photos : Le MH139 « Grey Wolf » @ Boeing/Leonardo