18/06/2017

10'000 heures de vol pour les P-8 indiens !

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Boeing félicite la marine indienne et la flotte de P-8I de l'Armée de l'air indienne pour la réalisation des premières 10’000 heures de vol depuis l'entrée en service en 2015.

La marine indienne exploite huit avions de patrouille maritime P-8I pour les missions de reconnaissance maritime et de guerre anti-sous-marins à longue portée et a commandé quatre avions P-8I supplémentaires, pour lesquels les livraisons débuteront en 2020.

Le P-8i «Poseidon» :

Le P-8i est la version indienne du P-8A destiné à l’US Navy, soit un appareil de reconnaissance maritime à long rayon d’action et de lutte anti-sous marine construit par Boeing est destiné à l'Inde dans le cadre d'un contrat attribué en janvier 2009. Le standard du P-8I dispose des mêmes équipements que la version destinée à la marine américaine, mais avec en plus un détecteur d’anomalie magnétique et d’un radar arrière APS-143C (V) 3. Les P-8i ont reçu du matériel indien dont un système IFF ami/ennemi fabriqué par Hindustan Aeronautics.

Les P-8A & i « Poseidon» sont conçu pour remplacer le P-3C « Orion » comme appareil longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), de renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). La famille P-8 est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8 « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Ils offre une plus grande capacité de combat et demanderont moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans les marines utilisatrices. Les P-8 sont armés de missiles AGM-84L « Harpoon II », de torpilles légères Mk 54 et de charges de profondeur Mk-82.

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Photos : P-8I de la Marine indienne @ IN

15/06/2017

Le Qatar achète des F-15 !

 

 

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En pleine crise, avec ses voisins du golfe, le Qatar a conclu un accord pour l’achat de 36 avions de combat Boeing F-15 pour un montant de 12 milliards de dollars. Cette vente a été confirmée par le ministre américain de la Défense James Mattis. La vente comprend également des simulateurs, des pièces de rechanges et une large quantité d’armement non spécifiée.

 Jusqu’à 72 F-15 E :

En juin dernier, le Département d’Etat américain avait déjà donné son feu vert ce un premier lot de 36 avions de combat de type Boeing F-15 E « Strike Eagle » en septembre dernier, la signature et cette fois effective. Mais au total, ce sont 72 F-15 qui pourraient être acquis par le petit pays du golfe.

Le Boeing F-15 E « Strike Eagle » :

Le Boeing F-15 E « Strike Eagle » est doté du Tactical Electronic Warfare System (TEWS), c'est-à-dire d’un système électronique de guerre tactique qui intègre toutes les contres-mesures disponibles : récepteurs d'alerte radar (RSA), brouilleur de radar et lanceur de systèmes de leurres/paillettes. Il est doté du radar Raytheon AN/APG-82(v) de type AESA (Active Electronically Scanned Array Radar). Le système de navigation à basse altitude et de ciblage infrarouge de nuit LANTIRN : Low Altitude Navigation and Targeting Infrared for Night), monté à l'extérieur sous les entrées d'air des moteurs, permet à l'avion de voler à basse altitude, la nuit et dans toutes les conditions météorologiques, et d'attaquer des cibles au sol avec une variété d'armes guidées et non guidées.

Il peut aussi être armé de missiles air-air AIM-9X Sidewinder et de l'AIM 120 AMRAAM. Il emporte également un canon General Electrique M61A1 de 20mm. Le F-15 E peut emporter toute la palette de bombes guidées GPS disponible.

Rafale et F-15E: 

Le Qatar avait passé commande en 2015 pour 24  avions de combat Rafale pour près de 6,3 milliards d’euros. Selon Dassault, l'accord prévoit 12 autres avions en options qui pourraient porter le contrat à 36 appareils par la suite. Tout comme le Koweït, le petit Emirat modernise sa flotte en prenant soin de diversifier ses fournisseurs. 

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Photos : Boeing F-15 E « Strike Eagle » @ USAF

11/06/2017

Le KC-46A entrera en service en 2018 !

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L'US Air Force s'attend à ce que Boeing fournisse le premier des nouveaux ravitailleurs KC-46A à la fin de la fin de 2018, soit plusieurs mois après une date prévue précédemment en septembre 2017.

À la suite d'une évaluation annuelle du risque de planification concernant le programme KC-46A au début de cette semaine, l'USAF a déterminé que des progrès plus lents que prévus dans le programme de test en vol et la capacité de Boeing à obtenir les certifications de l'Administration fédérale de l'aviation américaines retarderaient la première livraison de plusieurs mois. Boeing prévoit de sécuriser les approbations de conception restantes en juillet prochain 

"Je ne suis pas frustré", a déclaré le lieutenant général Arnold Bunch aux journalistes le 7 juin. "Bien, que je n'aime pas les retards. Boeing a lancé des ressources et fait tout son possible pour avancer, c'est la partie sur laquelle je suis très optimiste".

Les responsables de Boeing ont convenu avec l'USAF que des risques existent encore, mais disent qu'ils travaillent étroitement avec le service pour livrer des avions la plus rapidement possible

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : KC-46A @ Boeing

08/06/2017

2017, un bon premier trimestre dans le secteur passagers !

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L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques sur le trafic mondial de passagers durant le mois de mars 2017, qui indiquent que la demande (mesurée en kilomètres-passagers payants, ou RPK) a augmenté de 6,8 % par rapport à mars 2016. La capacité a augmenté de 6,1 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné un demi-point de pourcentage pour s’établir à 80,4 %, soit un record pour un mois de mars. La croissance de la demande durant le mois représente un léger ralentissement comparativement aux résultats de février, après correction de la distorsion dans la comparaison d’une année sur l’autre, puisqu’il y avait une journée de plus en février 2016. L’interdiction d’appareils électroniques de grandes dimensions dans les cabines sur certaines routes vers les États-Unis et le Royaume-Uni est survenue trop tard en mars pour avoir des effets sur les statistiques de trafic du mois.

« La vigueur de la demande s’est maintenue tout au long du premier trimestre, soutenue par les faibles tarifs et un rétablissement généralisé des conditions économiques mondiales. Le prix des billets d’avion a chuté de 10 %, en termes réels, depuis dix ans et cela a fait en sorte que les coefficients d’occupation des sièges ont atteint des niveaux record. Il faudra attendre encore un mois pour constater les incidences de l’interdiction des ordinateurs portables sur la demande », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

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Marchés de passagers internationaux

Le trafic de passagers internationaux a augmenté de 6,4 % en mars, par rapport à mars 2016, ce qui représente un léger ralentissement par rapport à février, après correction pour tenir compte de la distorsion attribuable à l’année bissextile en février 2016. Les compagnies aériennes de toutes les régions affichent une croissance. La capacité totale a augmenté de 6,1 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 78,8 %.

Les transporteurs d’Europe ont observé une croissance du trafic de 5,7 % en mars, par rapport à mars 2016. La forte tendance à la hausse est partiellement attribuable à l’élan de l’économie de la région. Toutefois, on constate de grands écarts entre les différents segments du marché. La demande sur les routes transatlantiques s’est accrue modestement, tandis que les RPK sur les routes à destination et en provenance d’Asie et du Moyen-Orient sont en hausse d’environ 7 à 9 %. La capacité a augmenté de 4,7 % en mars et le coefficient d’occupation a gagné 0,8 point de pourcentage pour atteindre 82,2 %, le taux le plus élevé parmi toutes les régions.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique affichent une croissance du trafic de 9,1 % en mars, par rapport à la même période l’an dernier. La capacité a augmenté de 7,4 % et le coefficient d’occupation des sièges a gagné 1,2 point de pourcentage pour s’établir à 78,7 %. La croissance à l’intérieur de l’Asie est robuste, tandis que le trafic sur les routes Asie-Europe est en forte reprise après les bouleversements causés par les attaques terroristes du début de 2016. La demande a augmenté selon un taux annualisé de 22 % depuis novembre.

Chez les transporteurs du Moyen-Orient, le taux de croissance a fléchi à 4,9 % en mars, comparativement à l’année précédente, ce qui représente un important ralentissement par rapport aux taux de croissance annuelle observés en janvier et en février. Cela est attribuable aux développements survenus l’an dernier, tandis que les effets de l’interdiction des ordinateurs portables ne se feront sentir qu’à partir d’avril. Toutefois, dans l’ensemble, la région a connu la plus forte croissance annuelle des RPK internationaux depuis le début de l’année, avec une forte croissance sur les routes à destination et en provenance d’Asie et d’Europe. La capacité a augmenté de 9,4 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 3,1 points de pourcentage pour s’établir à 73,1 %.

Les transporteurs d’Amérique du Nord affichent une hausse de trafic de 2,7 % en mars, par rapport à mars 2016. La capacité a augmenté de 3,7 % et le coefficient d’occupation des sièges s’est établi à 79,8 %, en baisse de 0,7 point de pourcentage. Le trafic de passagers a évolué latéralement en chiffres désaisonnalisés depuis juillet 2016, et la capacité suit une tendance similaire.

Les transporteurs d’Amérique latine ont enregistré une hausse de trafic de 9,7 % en mars, soit le taux le plus élevé parmi les régions. Ce n’est que la deuxième fois en 63 mois que les compagnies aériennes d’Amérique latine sont en tête de l’industrie. Ce fort trafic est alimenté par une robuste demande sur les vols internationaux à l’intérieur de l’Amérique du Sud. Par contraste, le trafic de passagers sur les grandes routes nord- sud se situe à près de 5 % sous le niveau de la mi-2015. La capacité a augmenté de 6,4 % en mars, comparativement à l’année précédente, et le coefficient d’occupation a gagné 2,4 points de pourcentage pour atteindre 80,7 %.

Les transporteurs d’Afrique jouissent encore d’une bonne demande, et le trafic était en hausse de 6,0 % par rapport à mars 2016. La capacité a augmenté de 2,4 % et le coefficient d’occupation a gagné 2,3 points de pourcentage pour s’établir à 68,2 %. Nonobstant la fragilité des principales économies de la région (Nigéria et Afrique-du-Sud), la croissance du trafic s’est raffermie au cours des récents mois, le nombre de RPK augmentant selon un taux annualisé de près de 10 % depuis la mi-2016. Cette reprise reflète la croissance plus rapide sur les principaux marchés vers et en provenance d’Europe, et entre l’Afrique et le Moyen-Orient.

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Photos : 1 B777 ThaiAirways 2 A340 SWISS 3 A320 Finnair@ Max Guenat

 

01/06/2017

Boeing prépare le CH-47F BlockII !

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Boeing a commencé à développer une mise à niveau de l'hélicoptère lourd CH-47 « Chinook » de l'Armée de terre des États-Unis. Selon la planification, il est prévu de livrer 542 hélicoptères améliorés de 2023 à 2040.

 

Le CH-47F BlockII :

La mise à niveau présente de nouvelles pales de rotor à conception avancée, un train d'atterrissage amélioré, des réservoirs de carburant simples (par opposition à la version segmentée) et des sections renforcées à l'arrière, au pylône et au nez.

L'armée a accordé l'approbation du programme « Milestone B » pour passer de la maturation technologique au développement d'ingénierie et de fabrication (EMD). Boeing va construire et tester trois prototypes sous la phase EMD. L’US Army prendra une décision finale dans le cadre du plan « Milestone C » pour commencer la production initiale à faible taux (LRIP) en 2021, avec les premières livraisons en 2023.

La mise à niveau au BlockII suit un chemin évolutif qui envisage que l'hélicoptère continue d’opérer jusqu’en 2060. Il semble également qu’un futur standard BlockIII puisse être introduit en 2030 et devrait comprendre une remotorisation de l’hélicoptère. Le nouveau groupe motopropulseur résulterait du programme Future Engine Turbine Engine (FATE) de l'Armée de terre en vue de la conception d’une turbine de 5,000 à 10 000 shp.

 

Photo : CH-47F « Chinook » @ Boeing