06/01/2020

Le Canada réceptionne son premier C295 !

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Le Canada a officiellement reçu son premier avion de recherche et ¨(FWSAR) C295 d'Airbus Defence & Space.  L’appareil a été accepté sur le site du constructeur de San Pablo à Séville, en Espagne, le biturbopropulseur est le premier d’une série de 16 aéronefs à être acquis via le programme FWSAR d'Ottawa.

Après une période de tests, l’avion va être utilisé pour soutenir les activités de formation du personnel en Europe au cours des prochains mois. Puis il rejoindra sa base d'attache à Comox, en Colombie-Britannique, d'ici mi-2020. La base Comox de la RCAF abritera également un nouveau centre de formation FWSAR et abritera à terme cinq CC295. Trois avions seront chacun stationnés à Winnipeg, au Manitoba, à Trenton, en Ontario, et à Greenwood, en Nouvelle-Écosse, les deux cellules restantes devant être positionnées au besoin pour soutenir les opérations. L'Aviation royale canadienne déploiera ses C295 sous le nom de CC295 en remplacement des anciens DHC-5 De Havilland Canada et Lockheed Martin C-130H.

Le standard destiné au Canada :

Le C295W canadien intègre la suite avionique Collins Aerospace Pro Line Fusion qui comprend des écrans tactiles de 14,1 pouces (35,8 cm) compatibles avec les lunettes de vision nocturne (NVG). Les pilotes disposeront d’une meilleure connaissance de la situation avec l’affichage tête haute (HUD), d’un système de vision synthétique amélioré (ESVS), d’un radar météorologique de surface. Un système de détection du relief et d’alerte (TAWS) a été installé, ainsi qu’un ordinateur de situation tactique, qui complète le système de mission FITS additionné d’un flux vidéo en direction du poste de pilotage. Le FITS de nouvelle génération fonctionne avec des écrans plus grands de 24 pouces et des processeurs plus puissants. Un déflecteur de gravier sur le train d'atterrissage a été monté, afin de protéger le dessous de l'avion pendant les opérations sur terrain accidenté. Le dessous du fuselage a été renforcé.  Une trappe d'évacuation a été installée dans le haut du fuselage. L’avion dispose d’une puissance électrique additionnelle de l’ordre de 50%, ainsi que des performances aérodynamiques accrues grâce aux aubes et aux virures installées à divers endroits sur le fuselage. Les C-295W canadiens sont dotés d'un FLIR, ainsi que d'un radar qui permettront aux équipages de localiser plus facilement les personnes en détresse, même dans l'obscurité et dans des conditions météorologiques difficiles.

Le programme économique canadien : 

Les premiers équipages de la RCAF/ARC ont débuté leurs séances d’entraînement au mois de juillet cette année au centre de formation international d’Airbus à Séville, en Espagne. Au Canada, le programme entraîne des retombées industrielles et technologiques (RIT) se chiffrant à quelque 2,5 milliards de dollars, grâce à des partenariats durables et de grandes valeurs avec des entreprises issues de l’industrie canadienne. En janvier 2019, 86 % des principales activités de soutien en service canadien (SES) avaient été effectuées au Canada par des entreprises canadiennes, dans le cadre de l'établissement du système SES ARSVF. Airbus est donc engagée à fournir du travail à l'industrie canadienne, ce qu’elle a démontré par le développement et le transfert rapides et réussis de capacités aux entreprises canadiennes pour le soutien des avions de recherche et sauvetage à voilure fixe. Au-delà de sa participation directe au programme, Airbus supporte des activités indirectes dans l'ensemble des industries aéronautiques et spatiales militaires canadiennes, y compris au sein de petites et moyennes entreprises. 

L’Airbus C-295W :

Doté d’ailettes marginales (Winglets) et de moteurs modernisés de série, le nouveau modèle fourni aux opérateurs des performances accrues dans toutes les phases de vol. Il est particulièrement adapté aux missions réalisées en altitude et par temps chaud, pour lesquelles il promet une augmentation de charge utile d’au moins 1’000 kg. L’appareil est équipé de turbopropulseurs de Pratt & Whitney, qui motorisent toutes les versions du C295. De nouvelles procédures récemment certifiées au Canada et en Espagne permettent aux opérateurs d’augmenter la puissance, lors des phases ascensionnelles et de croisière. Outre les performances en altitude et par temps chaud, ces procédures améliorent les opérations sur des reliefs très élevés, comme la Cordillère des Andes ou l’Himalaya, avec des répercussions minimes sur les coûts de maintenance.  Avec des dimensions de cabine de 12,7 m (41 ft 8 in (longueur)), le C295 possède la cabine longue sans obstacle la plus longue de sa catégorie. Il peut accueillir jusqu'à 71 sièges, offrant une capacité de transport de personnel bien supérieure à celle de ses concurrents dans ce segment. Pour la même raison, il peut transporter beaucoup plus de marchandises palettisées (jusqu'à cinq palettes au standard HCU-6E de 88 po sur 108) avec déchargement direct par la porte de la rampe arrière.

La capacité STOL du C295, associée à un train d'atterrissage solide, lui permet de fonctionner dans les endroits les plus austères et dans les pires conditions de décollage et d'atterrissage. Le C295 est un appareil militaire tactique. L’un des éléments clés des capacités uniques de surveillance et de surveillance du C295 est son système tactique intégré (FITS), qui intègre, contrôle et affiche les capteurs de mission, améliore la prise de conscience de la mission et facilite la prise de décision.

Le concept d'architecture flexible et l'utilisation d'équipement civil militaire à double technologie garantissent le succès des missions tactiques exigeantes, le potentiel de croissance des équipements futurs ainsi que la compatibilité avec le dernier environnement de l'espace aérien civil.

Le moteur gauche est équipé d'un frein d'hélice : lorsqu'il est au sol, le générateur de gaz du moteur peut fonctionner en mode APU avec l'hélice arrêtée pour fournir de l'énergie électrique et purger l'air des systèmes de l'avion. Le système de freinage à hélice fournit les mêmes fonctionnalités de puissance au sol qu'un APU embarqué classique à un coût bien inférieur à son coût, son poids et sa complexité.

Avec une avionique numérique qui comprend quatre grands écrans à cristaux liquides à matrice active (6 po sur 8 po), entièrement compatibles avec les lunettes de vision nocturne. Le système d’avionique intégrée avancée avec écrans multifonctions, améliore la connaissance de la situation et la sécurité des vols, réduit la charge de travail du pilote et améliore l'efficacité de la mission. Les fonctionnalités du système répondent aux exigences des environnements tactiques civils et militaires : aides informatiques CARP/HARP (pour les largeurs de précision), gestion de la performance, VNAV, gestion radio, bases de données tactiques, etc. Le système de pilote automatique et de directeur de vol est certifié FAR-25, soit les exigences relatives aux approches ILS Cat I et Cat II et aux approches de non-précision GPS pour des opérations automatiques ou manuelles.

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Photos : le premier CC295 canadien @ Airbus DS

 

03/01/2020

Vol inaugural pour le JF-17 BlockIII !

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Le premier prototype du JF-17 « Thunder » Block III a effectué son vol inaugural le 15 décembre dernier à Chengdu en Chine.  L’avion de combat conçu conjointement par la Chengdu Aircraft Corporation (CAC) chinoise et la Pakistan Aeronautical Complex (PAC) est en production dans les installations de la PAC à Kamra. C’est cette dernière qui produira l’appareil pour le Pakistan.

Le JF-17 « Thunder » Block III :

Le nouveau standard Block III comprend un affichage tête haute holographique grand angle Aurora EHUD-2, soit le même qu'utilisé dans le J-20 chinois. L’avion peut compter sur une nouvelle suite de guerre électronique intégrant un système d'avertissement d'approche de missile aéroporté S740 monté sur le J-10C chinois. Cette fois une sonde de ravitaillement en vol est installée d’origine et l'avion dispose de nouveaux phares d'atterrissage à LED.

En matière de détection, l’avion doit intégrer un nouveau radar à balayage électronique actif (AESA) fabriqué en Chine pour remplacer le radar multifonction à impulsions Doppler en bande X KLJ-7V2 à balayage mécanique. Deux systèmes sont possibles : le KLJ-7A du Nanjing Research Institute of Electronics Technology et le LKF601E du Leihua Electronic Technology Research Institute. Pour l’instant on ne sait pas lequel des deux sera choisi.

Le JF-17 Block III intègre un viseur de casque dont l’origine n’est pas encore confirmée. Selon certaines sources pakistanaises, l’avion devrait également être équipé d'un point dur de fuselage supplémentaire destiné à transporter une nacelle de ciblage WMD-7.

La Pakistan Air Force (PAF) devrait recevoir 50 JF-17 au nouveau standard Block III au rythme de 12 par an à partir de 2021.

Rappel :

La PAF utilise le JF-17 « Thunder » depuis 2011. Cinquante appareils du Block I ont été livrés avant que la production ne passe au Block II amélioré en décembre 2013. Les JF-17 au Block II disposent d’une avionique améliorée, une nouvelle liaison de données et des capacités de guerre électronique améliorées, ainsi qu'une capacité de transport d'armes accrue. À l'exception des 24 premiers, tous ont également intégré une capacité de ravitaillement en vol. Les livraisons de la variante Block II ont pris fin en juin 2019, date à laquelle la PAF avait équipé cinq escadrons JF-17 de première ligne.

 Le JF-17 a obtenu son premier contrat d'exportation pour le Myanmar (Ex Birmanie) en juin 2015. Le premier des 16 JF-17M (Myanmar) au Block II a effectué son premier vol à Chengdu le 13 juin 2017 et est entré en service en 2018.

Note : L’avion est nommé FC-1 « Xiaolong » en Chine, mais ne fait pas partie de l’inventaire de l'armée de l'air de l'Armée de libération du peuple (ALP).

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Photos : 1 JF-17 BlockIII @ CAC 2 Au retour de son premier vol @ Jack Sonbobo/ZRBImage

 

 

30/12/2019

Fin carrière pour les MiG-27 indiens !

 

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L'Indian Air Force (IAF) a retiré son dernier escadron d'avions tactiques d'attaque au sol MiG-27ML `` Flogger '' le 27 décembre dernier. Les responsables ont déclaré que l'IAF avait retiré du service l'escadron n° 29 "Scorpions" basé à Jodhpur, dans l'ouest de l'Inde, jusqu'à ce qu'il soit de nouveau opérationnel avec de nouveaux avions et de la main-d'œuvre à un stade ultérieur. Cette décision intervient après que l'IAF a retiré son autre escadron de MiG-27ML en décembre 2018.

 

Rappel :

C’est en décembre 2017 que l’Indian Air Force (IAF) a débuté progressivement le retrait de sa flotte de MiG-27ML avec le retrait d’un escadron basé à Hasimara au Bengale.  Construits sous licence par la société d'État indienne Hindustan Aeronautics Limited (HAL), quelque 165 MiG-27 monomoteurs à ailes variables sont entrés en service au sein de l’IAF à partir de 1985.

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Le MiG-27ML au sein de l’IAF :

Le MiG-27 ML, nom de code « Bahadur » en Inde, a connu un parcours de plus de trois décennies de service à la nation, a déclaré le porte-parole de l’IAF dans un communiqué. Les pilotes indiens ont particulièrement apprécié la précision de l'armement et la puissance de la motorisation permettant une accélération rapide de l'avion. Avec son avionique sophistiquée pour l’époque et ses ordinateurs d'armes, il était capable de fournir une variété de charges dans différents modes d'attaque avec une immense précision. 

Le MiG-27ML est une plateforme d'armes très stable avec une bonne visibilité vers l'avant, elle peut larguer des bombes, des roquettes, des munitions de précision guidées par TV / laser et également tirer des missiles air-air pour une autodéfense qui en fait une arme meurtrière. Le MiG-27 ML avait fait ses preuves dans diverses opérations, y compris à Kargil et a reçu de nombreuses récompenses lors de nombreux exercices internationaux organisés en Inde.

C’est au milieu des années 1980 que l’Inde signa un contrat pour produire sous licence le MiG-27M. Au total, se sont 50 exemplaires qui ont été assemblés localement à partir des pièces fournis par les soviétiques, et les autres entièrement construits en Inde. Le premier avion assemblé par Hindustan Aeronautics (HAL) fit son vol inaugural le 11 janvier 1986 et fut suivi par 164 exemplaires appelés localement « Bahadur » « Vaillant » et désignés MiG-27ML.

Au début des années 2000, les MiG-27ML indiens subirent un programme de remise à niveau pour prolonger leur durée de vie, concernant une première tranche de 40 avions avec une provision pour une centaine de plus. L'avionique fut sérieusement modifiée à cette occasion, en particulier par l'ajout d'un GPS, d'un nouveau viseur tête haute et d'écrans couleurs multifonctions. Le premier MiG-27ML modifié fit son vol inaugural le 25 mars 2004 et les livraisons commencèrent en 2006.

Le MiG-27 « Flogger » : 

Le Mikoyan-Gourevitch MiG-27 « Flogger » est un avion d’attaque au sol russe dérivé du chasseur MiG-23 « Flogger ». Au début de 1970 Mikoyan-Gourevitch avait réalisé une version du MiG-23 spécialisée dans des missions d'attaque au sol : le MiG-23BN (Flogger H). Une nouvelle version améliorée fut réalisée recevant initialement la désignation MiG-23BM mais finalement renommée MiG-27 (Flogger D).

Les modifications par rapport au MiG-23BN étaient les suivantes : une nouvelle entrée d'air plus simples, réduisant la vitesse maximale à mach 1,7, un train d'atterrissage et pylônes d'armement renforcées pour permettre d'emporter jusqu'à 4 000 kg de charge. Le remplacement du canon de 23 mm par un canon de 30 mm à 6 tubes pouvant tirer à une cadence de 5’000 coups par minute et l’amélioration de l'avionique avec en particulier un nouveau système de navigation et d'attaque plus précis. Le premier MiG-27 fit son vol inaugural le 17 novembre 1972 et l'avion fut mis en service dans l’armée de l’air soviétique en 1975.

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Photos : 1 & 3 MiG-27 indiens @ IAF 2 Cockpit @ Rahul Devnath

 

29/12/2019

Des S-70i « Black-Hawk pour la Pologne !

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La Pologne a pris livraison de quatre hélicoptères Sikorsky S-70i « Black-Hawk » destinés aux forces spéciales, donnant ainsi le coup d'envoi à un programme de renouvellement de la flotte qui était attendu depuis longtemps. Ils ont été présentés au président polonais Andrzej Duda et au ministre de la Défense Mariusz Blaszczak lors d'une cérémonie qui s'est tenue à la base aérienne de Varsovie-Okecie le 20 décembre.

Commandés en janvier 2019, les Black Hawks ont été assemblés chez PZL Mielec, la filiale polonaise de Sikorsky. Les spécifications exactes des aéronefs et les détails de l’équipement spécialisé installé sont couverts par la confidentialité et ne peuvent pas être divulgués.

Rappel :

La Pologne tente depuis plusieurs années de moderniser son stock d’hélicoptères. Le processus controversé a initialement vu Varsovie, en avril 2015, passer une commande de 50 Airbus Helicopters H225M devant être exploités par les trois branches de ses forces armées. Cependant, un changement de gouvernement a vu ce contrat annulé en octobre 2016. Au lieu de cela, la Pologne a poursuivi une stratégie d'acquisition au coup par coup : en plus du S-70i, elle a commandé quatre Leonardo Helicopters AW101 pour des opérations de guerre anti-sous-marine par sa marine.

Le Sikorsky S-70i « Black-Hawk » :

Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le Hawk « M » a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, l’hélicoptère est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical.

L’hélicoptère S-70i présenté par Sikorsky PZL Mielec dispose de quatre pylônes sous les ailes qui peuvent engagés des missiles Lockheed-Martin AGM-114 « Hellfire » avec des paniers lance-roquettes Hydra 70. L’hélicoptère offre également l’option d’emport d’une mitrailleuse M134 de 12,7mm ou deux canon GAU-19.

Selon PZL Mielec, l'architecture du système permet au S-70i d'intégrer également d'autres armements selon l'inventaire des clients potentiels à l'exportation.

Photo : S-70i « Black-Hawk » produit chez PZL@ PZL

27/12/2019

L’Algérie aurait signé pour des Sukhoi Su-57 « Felon » !

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Selon le site de défense Menadefense, l’Algérie aurait signé un contrat portant sur l’acquisition de 14 chasseurs furtifs Sukhoi Su-57 E « Felon » et deviendrait, ainsi le premier client à l’exportation du nouvel avion de combat russe.

Modernisation de la Force aérienne :

Les Forces aériennes algériennes auraient aussi signées deux autres contrats pour 14 bombardiers Su-34 « Fullback » et 14 Su-35 « Flanker-E ». Une option pour deux autres escadrons de 14 appareils pour chaque type d’avion a aussi été signée pour palier au retrait naturel d’appareils de la flotte de l’armée de l’air à l’avenir.

La décision algérienne semble avoir été prise suite à la visite d’une délégation au dernier salon aéronautique MAKS 19 près de Moscou. Il semble, par ailleurs que les tensions avec le Maroc, dont récente commande de 25 Lockheed-Martin F-16 Block72 « Viper » ont accéléré la commande. Reste à attendre la confirmation et d’en savoir plus en ce qui concerne les équipements de la version « E » d’exportation.

 Le Sukhoi Su-57 E « Felon » :

La version « Export » du Su-57 a été autorisée à la vente en avril dernier par le gouvernement russe. La société Rostec Defence est autorisée à promouvoir l’avion au Moyen-Orient et dans certaines régions de l'Asie-Pacifique et en Afrique.

Pas de pression américaine : 

Lors de la commercialisation de l'avion destiné à l'exportation, M. Kladov, Directeur de la coopération internationale et de la politique régionale de la société de portefeuille industrielle russe Rostec Defence, a déclaré qu’il était peu probable que les clients soient dissuadés par la loi américaine intitulée Countering's Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA). Cette législation, introduite en août 2017, proposait des sanctions aux clients de la défense russe en réponse à l'ingérence présumée de Moscou dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et à l'annexion de la Crimée.  

Le Sukhoi Su-57 "Felon" :

Susceptible de venir remplacer l’actuel Su-27, le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté, l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation et ceci même si le réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode « Supercroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élevés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (Multifunction Integrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux : soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir" sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tous les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

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Photos : 1 Su-57 2 Cockpit @ Sukhoi