12/09/2020

Le Grèce commande des Rafale en urgence !

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Athènes annonce en fin de journée une commande dans l’urgence de 18 avions de combat Dassault Rafale a déclaré samedi le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Paris, réussi ici une belle démonstration de soutien et passe devant l’américain Lockheed-Martin. Pour autant ce dernier est encore présent pour une modernisation de la flotte de F-16 au standard « Viper ». Mais pour une fois le F-35 est clairement distancé.

« L'heure est venue de renforcer nos forces armées », a déclaré le premier ministre grec dans un discours à Thessalonique. Le gouvernement grec est particulièrement échaudé face aux provocations turques. La situation en Méditerranée orientale est explosive depuis l'envoi par Ankara d'un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, dans une zone riche en gisements gaziers revendiquée par Athènes. Athènes a ouvert des discussions auprès de ses alliés en vue de l’achat potentiels d’avions de combat.

Avions et renforcement militaire : 

Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé samedi en fin de journée un important programme d'achats d'armes et une réorganisation des forces armées du pays, alors que la tension monte avec la Turquie en Méditerranée orientale. Kyriakos Mitsotakis a précisé que la Grèce allait se procurer, outre les 18 Rafale, quatre frégates et quatre hélicoptères de marine et procéder au recrutement de 15’000 soldats supplémentaires et financer davantage son industrie de défense.

L’Armée de l’air française à contribution :

Ce soir, il n’est pas encore clair comment le France va pouvoir transférer des avions de combat Rafale à la Grèce. Dix Rafale de dernière génération seraient vendus auxquels s'ajouteraient deux exemplaires prélevés sur la commande de l'armée de l'air française. Une autre solution viserait à un mixte entre des Rafale d'occasions de l'armée de l'air et dix autres exemplaires modernisés aux derniers standards F3R.

Analyse:

Paris a su agir avec détermination dans ce dossier avec un soutien inconditionnelle à la Grèce en déployant des navires de guerre et des avions de combat dans la région. Cette position à permis de prendre un avantage face à un Washington plus mesuré. Cet appuis politique à permis de débloquer cette future vente de Rafale. 

Photo : Rafale @ Armée de l’air

 

 

11/09/2020

L’Inde réceptionne officiellement ses Rafale !

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Il s’agit d’un double évènement, l’Inde a réceptionné sur son sol officiellement ses premiers avions de combat Rafale. Double, car le fait de réceptionner un nouvel appareil est en soi un jour important, mais également, car rien n’a été simple dans ce dossier. C’est lors d'une cérémonie sur la base militaire indienne d'Ambala, que la ministre des armées Florence Parly a remis les cinq premiers avions Rafale à l’Indian Air Force.

Rappel : 

Le contrat Rafale, a été signé en septembre 2016 pour un montant de 7,9 milliards d’euros pour 36 appareils. L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. Cette demande enterrait un précédent appel d'offres de 126 avions de combat pour lequel Dassault était en négociations exclusives avec l'Inde depuis 2012. Mais les tractations n'avaient jamais abouti. A noter que l’Inde semble avoir obtenu une baisse du prix tout en gardant un les standards négociés à l’époque pour 126 avions. En effet, les négociations de départ semblaient débuter à près de 10 milliards d’euros sans armement. 

Combler un vide :

Pour l'Armée de l'Air indienne, il devenait urgent de combler le vide qui se creusait chaque jour un peu plus avant l’arrivée du Tejas. Pour cela, il est évident que seul l’avion français était en mesure de venir remplacer rapidement les bons vieux MiG-21 à bout de souffle. La commande de 36 avions Rafale de Dassault Aviation était donc très attendue chez les pilotes indiens. Cependant la demande en nouveaux avions de combat pour l’IAF reste très importante, le marché est donc encore particulièrement attractif pour les avionneurs et Dassault espère obtenir d’autres commandes.

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La réponse à Pékin :

Cette remise des cinq premier avions Rafale est également l’occasion pour New Dehli d’envoyer un message fort pour le monde, et en particulier pour ceux qui contestent la souveraineté de l'Inde", a martelé le ministre indien de la défense Rajnath Singh. L’arrivée du nouvel avion a permis notamment de renforcer la coopération franco-indienne stratégique ces dernières années, notamment dans le cadre de la doctrine Indopacifique française qui consiste, face au comportement de la Chine, à multiplier les initiatives de défense avec les pays alliés de la région, depuis Abu Dhabi jusqu'à Canberra en passant par Singapour, Djakarta et Tokyo.

Le Rafale Indien :

Les Rafale indiens sont au standard le plus récent, soit le F3-R et disposent de certains aménagements spécifiques demandé par l’Inde soit le viseur de casque israélien Elbit Systems TARGO II, la nacelle de reconnaissance Rafael AN/AAQ-28(V) LITENING G4, mise à niveau de la centrales inertielles Sigma 95N pour les satellites indiens, intégration du TCAS et du TAWS, les moteurs Safran M88-E4 ont été adaptés pour un démarrage en altitude, intégration du système IESI  (Integrated Electronic Standby Instruments)de Thales.

En matière d’armement les Rafale indiens emportent les missiles air-air Mica et Meteor, le missile de croisière Scalp, des bombes MBDA SmartGlider avec éjecteurs multiples, la bombe guidée Rafael SPICE 1000, le missile antiradar ALARM de BAe Systems, le missile indien ASTRA et le système de leurre tracté Rafael X-Guard.

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Photos : 1 Rafale indien @ G.Gosset/Dassault Aviation 2 Premiers pilote indiens du Rafale 3 Rafale indien @ Dassault Aviation

 

 

08/09/2020

Des A330 MRTT supplémentaires pour l’Armée de l’air !

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Le ministère des Forces armées a annoncé la commande de 237 millions de dollars fin août, portant sur trois avions ravitailleurs Airbus A330 MRTT « Phénix ». Ce programme fait partie d’un soutien de l’industrie aérospatiale du pays. En effet, il s’agit d’une commande anticipée concrète et immédiate du soutien du ministère des Armées au secteur industriel aéronautique.

 Un total de trois A330 seront convertis en avions militaires MRTT (Multi-Rôle Tanker Transport) « Phénix ». Ces appareils viendront compléter le parc de 12 A330 MRTT attendus d’ici à 2023. L’Armée de l’air Française disposera alors d’une flotte de 15 appareils. Ces nouveaux appareils remplaceront deux A340 et 2 A310 encore en service.

L’A330 MRTT « Phénix » : 

Nommé « Phénix » au sein de l’Armée de l’air, l’A330 MRTT est équipé de moteurs Rolls-Royce Trent 700 et d’une combinaison du système de rampe de ravitaillement Airbus (ARBS) et de cosses de ravitaillement sous tuyau orientables. Les « Phénix » peuvent également être reconfigurés pour transporter 271 passagers en tant qu’avion de transport. En version évacuation médicale (MEDEVAC) l'avion est équipé du module « Morphee » de soins intensifs, qui peut transporter 10 patients et 88 passagers. 

L’A330 MRTT d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile.

Photo : A330 MRTT Phénix@ Airbus DS

 

 

06/09/2020

Le M-346 est incapable d’assurer une simple police du ciel, la preuve :

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Les milieux qui contestent la nécessité pour la Suisse d’acquérir de nouveaux avions de combat, en vue de remplacer à partir de 2030 sa flotte de F/A18 « Hornet », affirment que des « jets de luxe » ne sont pas nécessaires pour un service de police aérienne crédible. Selon eux, notamment les représentants du Parti socialiste suisse, l’avion d’entraînement Leonardo M-346 offrirait « des performances suffisantes au travail de police aérienne suisse ».

Dans son INFO flash #22 du 4 septembre 2020, le Forum Flugplatz Dübendorf a publié une simulation de mission de police aérienne, opposant le Leonardo M-346 au F/A18 « Hornet » actuellement en service au sein des Forces aériennes suisses. Cette simulation respecte comme condition de départ une Quick Reaction Alert de 15 minutes, communément appelée QRA-15, celle maintenue à toute heure par l’OTAN, donc tous les pays qui nous entourent et adoptée par la Suisse pour l’état de préparation et le mode opératoire de ses Forces aériennes.

Situation de départ de la simulation :

Le service de police aérienne est assuré depuis la Base aérienne de Payerne, dès lors que par égard pour la région touristique du Haslital, les Forces aériennes suisses concentrent leurs opérations de vol depuis Payerne pendant la période estivale. Un avion de ligne en l’occurrence un Airbus A319  s’apprêtant à transiter par l’espace aérien suisse le long de la voie aérienne sud-nord doit être contrôlé.
L’alarme est déclenchée à Payerne lorsque que l’avion cible se trouve encore à 50 km au sud de la frontière nationale.
Le jet chargé de mener la mission de police aérienne décolle de Payerne dans les 12 minutes qui suivent l’alarme, à ce moment, l’avion cible a atteint la région du lac des Quatre-Cantons.

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Résultat de la simulation (avec décollage depuis Payerne) :

Un avion d’entraînement Leonardo M-346 ne réussira à atteindre l’avion cible qu’en-dehors de l’espace aérien suisse, bien au-delà de Schaffhouse.


Un avion de combat F/A-18 « Hornet », volant à 90 % de sa vitesse maximale, interceptera l’avion cible dans la région de Kloten.


Certes, si l’équipe au sol et le pilote du F/A-18 « Hornet » utilisaient la totalité des 15 minutes requises pour un décollage en alerte, le point de rencontre avec l’avion cible se déplacerait au-delà de la frontière nord du pays, mais cela serait encore pire avec le Leonardo M-346.

Normes QRA : 

QRA 15: décollage en maximum 15 minutes, en général 10 - 12 pour les hornet.

QRA 3 : décollage en 3 minutes pilote dans l'avion, moteur en éteint .

La norme QRA est adaptée en fonction  de la situation, en cas de crise grave ,les avions sont maintenu en vol 24/24.

Commentaire :

Pour mener de telles missions de sûreté d’un espace aérien, un État qui entend rester souverain sur son espace aérien a besoin d’une défense aérienne fonctionnelle, dotée d’avions de combat modernes et performants, même en temps de paix. Les avions d’entraînement proposés par les adversaires aux avions de combat à hautes performances coûtent certainement moins cher que les quatre avions évalués actuellement par la Suisse dans le cadre du projet Air2030, mais comme ils se révèlent à l’évidence inaptes à remplir ne serait-ce qu’une mission de police aérienne simple, les acquérir consituerait donc un gaspillage pur et simple de l’argent du contribuable.

Par ailleurs, l’argument d’acheter des Leornado M-346 pour les engager en complément de notre flotte actuelle de 30 F/A-18 « Hornet » afin de les « économiser » et les « tirer en avant » le plus possible ne tient pas : faudrait-il encore que le Leonardo M-346 arrive à intercepter un avion cible volant à Mach 0,8 et 10’000 mètres d’altitude pour savoir si un F/A-18 « Hornet » n’aurait pas mieux fait l’affaire. Dans le cas contraire dépêcher un F/A-18 pour déterminer, si c’est une mission pour le Leornado n’entraînerait aucune réduction des heures de vol de nos F/A-18 « Hornet » qui atteindront leur fin de vie utile en 2030.

Enfin, affirmer que le manque de performances notamment en vitesses pure et ascensionnelle du Leonardo M-346 pourrait être compensé par une collaboration accrue avec nos voisins afin d’augmenter notre délai de pré-alerte, relève de la méconnaissance de la collaboration résultant de la gestion intégrée de l’espace aérien européen à laquelle la Suisse est partie prenante.

Pour en lire plus sur la problématique de la police aérienne, nous vous reportons à nos articles rassemblés sous le #hashtag Police aérienne.

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Le M-346 ne dispose pas des capteurs modernes (radar à balayage électronique AESA,  infrarouge longue-portée IRST) capablent d'engager des avions, des missiles, ni mèmes des drones. Il s'agit d'un appareil école capable uniquement d'engagements contre l'antiguérillas, soit l'attaque au sol légère. Son radar à antenne mécanique est déjà totalement dépassé. 

Les opposants n'ont de cesse que d'avancer de fausses informations, il est grand temps de rétablir les vérités!

 

 Sources :  reproduction augmentée  de l'article  "Air2030 – Mission de police aérienne : le Leonardo M-346 sous la loupe" publié sur www.luftverteidigung.ch ; "Article original" : https://luftverteidigung.ch/fr/air2030-police-aerienne-le-leonardo-m-346-sous-la-loupe/

 

Photos: F/A-18 en montée pour une interception @ DDPS

 

 

04/09/2020

Radar AESA pour les Eurofighter anglais !

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Après les allemands et les espagnols, les anglais se lancent officiellement dans la phase finale en vue d’équiper leurs avions de combat de type Eurofighter d’un radar à balayage électronique (AESA). Le ministère britannique de la Défense (MoD) a donné son feu vert à la phase terminale du radar CAPTOR-E Mk 2 (ECRS MK 2) destiné au chasseur polyvalent « Typhoon II » de la Royal Air Force (RAF).

BAE Systems et Leonardo partageront un financement de 421 millions USD pour le développement et l'intégration de l'ECRS Mk 2. Outre les modes de recherche et de poursuite, le radar ECRS Mk 2 confèrera également des capacités en matière de guerre électronique (EW) et l'attaque électronique (EA).

Le nouveau radar actif à balayage électronique (AESA) est initialement prévu pour la modernisation des 40 Eurofighter Tranche 3 avec l'option pour l'extension dans la Tranche 2. L’engagement du Royaume-Uni envers l’ECRS Mk 2 fait suite à un engagement similaire de l’Allemagne et de l’Espagne de répondre à leurs propres exigences nationales en matière de radar AESA.

BAE Systems et Leonardo travaillent déjà, dans le cadre d'un programme de développement dans quatre pays, aux côtés des partenaires du consortium Eurofighter en Allemagne, en Espagne et en Italie sur une version de base du radar Captor-E de type AESA. Cependant, les deux sociétés affirment que l'ECRS Mk 2 « est une approche totalement nouvelle conçue pour répondre aux besoins opérationnels de la RAF et des futurs clients exportateurs ».

Les principaux différenciateurs de l’ECRS Mk 2 sont un nouveau réseau multifonction à haute puissance, comportant beaucoup plus d’éléments de transmission / réception que les radars de chasse similaires, et un nouveau « back-end » à architecture ouverte. Le nouveau réseau permettra le fonctionnement simultané de la fonctionnalité EW et EA à large bande aux côtés des modes radar air-air et air-sol traditionnels.

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Rappel :

Actuellement équipé d'un radar à balayage mécanique l’ECR CAPTOR, l’Eurofighter est conçu pour être continuellement mis à niveau pour répondre à la demande opérationnelle, quel que soit le défi ou la menace. L'ECRS Mk2 permettra à l'avion de détecter, d'identifier et de suivre simultanément plusieurs cibles dans les airs et au sol dans les environnements les plus difficiles.

Prévu pour être en service au milieu des années 2020, le programme de développement des radars soutiendra des centaines d’emplois hautement qualifiés, dont plus de 300 sur le site d’Édimbourg de Leonardo et 100 sur leur site de Luton, 120 sur le site de BAE Systems dans le Lancashire et 100 sur leur site de Dunfermline et 50 chez le sous-traitant Meggitt à Stevenage.

Un avion trois versions du radar CAPTOR-E :

Pour autant, les tergiversations des pays engagés au sein de l'Eurofighter débouchent maintenant sur trois versions du radar CAPTOR-E : 

  • Le CAPTOR-E Mk0 soit la version de base de Leonardo destinée au Qatar et au Koweit. 
  • Le CAPTOR-E MK1 dont l'interface est développée par Hensoldt pour l'Allemagne et l'Espagne. 
  • Le CAPTOR-E ECRS Mk2 en développement par la filliale de Leonardo en Angleterre pour la RAF.

Si nombre d'éléments sont communs entre les trois versions, les différences pourraient compliquer le choix des clients potentiels à l’avenir.

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Photos : 1 Eurofighter de la RAF 2 l’AESA ECRS Mk2 3 le nouveau cockpit grand-écran de l’Eurofihgter @ BAe Systems