25/08/2019

La Tchéquie opte pour les UH-1Y « Venom » & AH-1Z-Viper !

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Le ministre de la Défense nationale, Lubomir Metnar, a déclaré que le Bell UH-1Y « Venom » et le AH-1Z « Viper » avaient été choisis pour remplacer le MIL Mi-24 de l'armée de l'air. De son côté l’hélicoptériste Bell Textron a confirmée la nouvelle. Les Tchèques prévoient d’acquérir huit hélicoptères de combat d’assaut armés UH-1Y et quatre hélicoptères d’attaque spécialisés AH-1Z dans le cadre d’un effort plus large visant à accroître les dépenses de défense pour atteindre un objectif de 2% du PIB.

D'une valeur de 622 millions de dollars, la transaction devrait être finalisée d'ici la fin de l'année et les livraisons devraient être terminées d'ici la fin de l'année 2023. La combinaison des hélicoptères Textron Bell a été choisie de préférence à une offre de 12 Sikorsky UH -60M Black-Hawks avec options d’armement.

Le Bell Textron UH-1Y « Venom » :

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Le Bell UH-1Y « Venom » est destiné à remplacer le bon vieux Bell UH-1 « Iroquois » dans le corps des Marines. La principale amélioration est l'installation d'un rotor quadripale au lieu du bipale de son prédécesseur. En fibres composites, il est conçu pour résister à plusieurs impacts directs par des armes de calibres allant jusqu'à 23 mm. L'appareil présente aussi des turbines et une transmission améliorée, une avionique et une électronique modernisées, grâce à l'ajout d'écrans LCD multifonctions. L’UH-1Y a une charge utile augmentée de 125 % par rapport à l'Iroquois, un rayon d'action augmenté de 50%, une plus grande vitesse de croisière ainsi qu'une réduction des vibrations de la structure, améliorant la stabilité de l'appareil. Cet aéronef est équipé d'un capteur infrarouge de 3e génération de type (FLIR).

Le Bell AH-1Z « Viper » : 

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L’ultime version du célèbre « Cobra » est dotée d’une nouvelle motorisation, soit le General-Electric T700-GE-401, l’appareil est doté d’une avionique de dernière génération qui incorpore un FLIR de troisième génération et fournit actuellement, une des plus longue portée du marché. En outre, le système complètement passif et automatique de balayage du champ de bataille, permet d’identifier de façon positive et de suivre des cibles multiples à des distances, au-delà, de la portée maximale de son système d'armes. L’AH-1Z permet l’usage varié d’un armement complet comme les AGM-114A, B, C, F « Hellfire », des roquettes de 70mm et missiles air-air AIM-9 « Sidewinder ». Le poste de pilotage rénové comprend des écrans couleurs de grandes tailles, multifonctionnels et combinés avec la technologie de cartes mobiles.

Photos : 1 Venom & Viper @ N. Graf 2 UH-1-Y Venom 3 AH-1Z Viper @ Bell Textron

 

24/08/2019

L’Inde abandonne la remotorisation des Jaguar ! 

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L’armée de l’air indienne abandonne son ambitieux projet de remotorisation de sa flotte d’avions de combat SEPECAT Jaguar. La mise à niveau du moteur faisait partie d'un effort plus vaste visant à maintenir la flotte de Jaguar en état de fonctionnement durant encore 20 ans. La modernisation actuelle du programme « DARIN » implique une mise à niveau complète de l'avionique et l'installation d'un système de cockpit amélioré. Ces deux éléments sont aujourd’hui en cours d’installation, restait le problème du nouveau moteur.

Rappel :

En vertu d’un contrat signé en décembre 2009, 61 des 123 avions Jaguar sont en train de passer de la norme avionique DARIN I à la norme DARIN III, mais le projet reste néanmoins très en retard (sept ans de retard,). Le programme de mise à niveau de DARIN comprend l’installation de la suite avionique DARIN III, du nouveau radar AESA Elta ELM-2052 Israélien, d’un cockpit avec écrans EFIS, de commandes de vol.

Le plan initial prévoyait d'achever la mise à niveau de Jaguar d'ici à décembre 2017, la flotte modernisée restant en service auprès de l'IAF au-delà de 2030. Toutefois, Hindustan Aeronautics Ltd (HAL), entreprise publique, n'a livré que six prototypes mis à niveau après avoir obtenu l'autorisation opérationnelle initiale. (CIO) en novembre 2016. Alors que HAL peinait à intégrer un nouveau radar sur les jets, il n’y avait pas encore de passation de pouvoirs pour une unité de contrôle opérationnel final (FOC).

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L’aspect le plus important est la sous-performance des moteurs Rolls-Royce Adour Mk 811 du Jaguar datant des années 1980. Selon des fuites provenant de l’établissement de défense indien, la poussée des moteurs aurait été réduite de 15 à 30%. Cette réduction nuit à l’efficacité de la flotte de Jaguar, l’avion n’étant plus en mesure de transporter tout son chargement d’armes, élément crucial pour un chasseur à frappe profonde qui sert d’aéronef de frappe nucléaires au sein de l’IAF.

 La seconde phase de modernisation dite «Darin IV» comprenait la remotorisation de l’avion avec le moteur le F125IN d’Honeywell en remplacement des actuels Rolls-Royce Adour Mk 821.  Ce nouveau moteur pèse 600 livres de moins que l'Adour et dispose d’une poussée de 9850 lbf (43.8kN) qui devait permettre au Jaguar de décoller 25% plus court qu’actuellement et ceci avec un rendement 36% supérieur à la motorisation actuelle. 

Les causes du retard et de l’abandon :

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L’évaluation du moteur et de son intégration dans la cellule du Jaguar par HAL n’a pas trouvé de solution en ce qui concerne les adaptations de la cellule, pour l’intégration définitive de la nouvelle motorisation. Ces problèmes durent depuis près de quatre années et plusieurs millions de dollars ont été investit à perte. Avec les pressions sur le budget et le besoin d’avancer rapidement sur les autres projets d’avions de combat, l’Indian Air Force a décidé de fermer ce dossier de manière définitive. 

L’Inde et le Jaguar : 

L’Inde est le plus gros client à l'export pour le Jaguar franco-anglais. Démarchée dès 1968, l'Inde signa finalement en avril 1979 une commande pour 130 Jaguar, incluant un contrat de fabrication sous licence pour 95 exemplaires et un transfert de technologie. La Royal Air Force devait former les premiers pilotes de la Force aérienne indienne et louer à l'Inde 20 appareils, en attendant qu'elle reçoive ses Jaguar (nommés localement Shamsher, soit "épée de justice"). 

Un premier escadron indien fut déclaré opérationnel en septembre 1980, suivi d'un second un an plus tard, après l'arrivée des 38 exemplaires fabriqués par la SEPECAT. La production locale, confiée à Hindustan Aeronautics Ltd, commença par l'assemblage à partir de pièces fournies avant de se poursuivre par une fabrication entièrement indienne à l'exception des réacteurs. Au total, cinq escadrons furent équipés progressivement de 1980 à 1991, dont l'un reçu 12 Jaguar IM destinés à l'attaque maritime que l'Inde est le seul pays à avoir mis en service.

Photos : 1 Jaguar modernisé DARIN III 2 nouveau cockpit @HALle moteur F125IN@ Honeywell

23/08/2019

Des CH-149 additionnels pour le Canada !

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Le gouvernement du Canada lance l’achat de deux hélicoptères Leonardo CH-149 « Cormoran » supplémentaires pour soutenir les opérations de recherche et de sauvetage (SAR).

Chaque année, l'Aviation royale canadienne (RCAF) effectue environ  1’000 missions dans le cadre de la recherche et du sauvetage, une mission essentielle des Forces armées canadiennes. Avec la mise à niveau des CH-149 « Cormoran » et une augmentation de la taille de la flotte, les Forces canadiennes vont continuer à fournir des services de recherche et sauvetage dans un environnement difficile. 

Concernant la flotte d’AW101 (CH-149 Cormoran) :

Plus de 190 hélicoptères AW101 ont été construits ou vendus à des clients civils et militaires à travers le monde dans une grande variété de configurations. La flotte mondiale a atteint plus de 200.000 heures de vol au Canada, au Royaume-Uni, Italie, Danemark, Portugal et le Japon offre des performances exceptionnelles et un degré extrêmement élevé de sécurité.

Les Forces canadiennes ont mené des milliers de missions et des centaines d'opérations de sauvetage, y compris:

  • A 1’200 km. Aller et retour au large de Terre-Neuve;
  • Une aide au sauvetage de nuit, à crevasse profonde de 30 mètres 8700 "sur le côté d'un glacier;
  • Un voyage 3,500 km pour sauver un chasseur échoué sur un écoulement de la glace de l'Arctique.

Le Cormoran a un taux de disponibilité de mission qui atteint les 98%, attestant de sa fiabilité en cas d'urgence et de déploiement d'une mission critique.

En ce qui concerne la mise à jour des CH-149 :

Le programme CMLU mettra à niveau les CH-149 « Cormoran » conformément à la dernière norme AW101-612, actuellement livrée en Norvège, offrant ainsi une voie de mise à niveau à faible risque avec une solution moderne et éprouvée. Ces améliorations des capacités et des équipements incluront une avionique à la pointe de la technologie, un nouveau «cockpit », l’ajout des derniers capteurs, des technologies radar et de recherche avancée, des moteurs plus puissants à commande numérique, des communications sans fil en cabine, un éclairage LED, une mise à niveau des treuils de sauvetage, des solutions de formation synthétiques.

Photo : CH-149 « Cormoran » @ RCAF

 

22/08/2019

Air2030 : Essais du système sol-air Raytheon Patriot !

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Nous voici entré dans la phase des essais concernant les deux systèmes sol-air en compétition. Si l’intérêt est moindre que dans le cas des avions de combat,  le nouveau système de missiles sol-air devra pouvoir fonctionner en réseau avec le futur avion de combat, les deux systèmes sont indissociables en vue d’une défense aérienne moderne.

Les essais :

Les essais se déroulant sur l’ancienne place d’exercice « Gubel » à Menzingen ZG comprennent dix missions aux tâches spécifiques. Les essais consisteront à effectuer des mesures au sol et à sonder l’espace aérien à la recherche d’avions des Forces aériennes. L’objectif des missions est de vérifier les capacités des détecteurs des systèmes radars, ainsi que les données des offres reçues. Aucun essais n’aura lieu les jours fériés ou le week-end. Les essais n’incluent pas non plus d’essais de tir. 

Les détecteurs des deux systèmes candidats seront testés successivement aux dates suivantes :

  • Raytheon Patriot (US)  Du 19 au 30 août 2019.
  • Eurosam SAMP/T (FR/IT) Du 16 au 27 septembre 2019.

Pour ces tests, 10 missions de vols sont prévues avec différents aéronefs (avions, hélicoptères, drones) afin de vérifier l’efficacité des radars proposés et des centrales d’engagement des deux systèmes. Tout comme les avions, les essais sont compartimentés, afin que les données restent. Rappelons que la première soumission d’offres a eu lieu en mars dernier.

Exigences de base  :

  1. La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15 000 km2 au moins. Le système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (verticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement).
  2. Les capteurs de la défense sol-air contribuent à l’établissement de la situation aérienne générale.
  3. Données servant de base pour le dimensionnement des paquets logistiques :

 engagement continu pour autant que les flux transfrontaliers de matériel soient garantis ;

 capacité à tenir au moins six mois si les flux transfrontaliers de matériel ne sont pas garantis.

Le Raytheon Patriot MIM-104 PAC-3+ :

Le Raytheon Patriot assure le rôle de plateforme anti-missile balistique (ABM, anti-ballistic missile) dans l'armée des États-Unis, ce qui est aujourd'hui sa mission principale. Le système SAM et le radar du Patriot ont été développés par l'armée des États-Unis à l'arsenal de Redstone à Huntsville, Alabama. La version la plus moderne qui est proposée à notre pays, le Patriot PAC-3+ est considéré comme très performant. Le système dispose d’une architecture ouverte qui permet une mise à jour et une modernisation facilitée.

Composition du système Patriot PAC-3+ :

Missile GEM-T GaN:

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Le missile GEM-T (Guidance Enhanced Missile) de Raytheon est l’un des piliers du système de défense antimissile Patriot de l’armée américaine, utilisé contre les avions et les missiles balistiques et de croisière tactiques. Le missile GEM-T offre une capacité améliorée pour vaincre les missiles balistiques tactiques, également appelés TBM, avions ou missiles de croisière. Il est maintenant devenu le premier missile contenant un émetteur GaN (Nitrure de Gallium). Celui n'a jamais besoin d'être recertifié au cours des 45 années de vie du missile.Les émetteurs connectent le missile au système terrestre, lui permettant de contrôler l’arme pendant le vol. La version GaN du GEM-T utilise l’état solide à la place du tube à ondes progressives conventionnel, qui nécessite un approvisionnement en pièces et une recertification correspondant à la durée de vie du missile. Avec le GaN cette action est devenue inutile.Le nouvel émetteur a la même forme, le même ajustement et le même fonctionnement que l'ancien. Il est également plus robuste, ne nécessite pas de refroidissement supplémentaire et est prêt à fonctionner en quelques secondes après sa mise sous tension. Cela signifie que le GEM-T avec le nouvel émetteur GaN continuera à fonctionner dans les conditions les plus difficiles. Le missile est propulsé par le plus grand moteur mono-étage à propergol solide de sa catégorie.

Le radar Raytheon AN/MPQ-53 Next Generation :

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Le radar proposé à notre pays et le Raytheon AN/MPQ-53 soit le radar de base du Patriot, mais dans un standard très amélioré « Next Generation ». Ce radar multi-fonctions multi-éléments en bande C/G/H est chargé de la recherche, de la détection, du suivi et de l'identification des menaces potentielles, ainsi que du guidage des missiles Patriot. Il est équipé des fonctions de contre-mesure électroniques (ECM), d’identification ami/ennemi via l’IFF. Le système est couplé à un interrogateur AN/TPX-46(V)7 qui diffère des autres versions, car son celui-ci régi par l’ordinateur de bord suit une seule cible et utilise l’antenne de son radar principal pour la fonction IFF.L'AN/MPQ-53 amélioré est contrôlé à distance par la station de contrôle MSQ-104, via une liaison par câble. Il est capable de suivre plus de 100 cibles potentielles et d'engager jusqu'à 9 d'entre elles simultanément. Le système radar a une portée supérieure à 170 kilomètres (la portée réelle est confidentielle). Le radar MPQ-53 NG ne compte que peut de pièces mobiles, ce qui limite les pannes et permet de concentrer le rayonnement. Le radar dispose d’une grande antenne que l’ont dirige dans l’axe ou la menace et la considérée la plus probable. Le radar peut cependant tourner sur 360° pour des corrections de suivi ou changements d'axe de surveillance. Le secteur de recherche est de 90° et la capacité de piste de 120°. La version améliorée offerte à notre pays permet de faire face aux menaces émergentes, telles que les missiles balistiques manoeuvrables, les missiles et les avions, drones de croisière furtifs.

Lanceurs :

Le Patriot PAC-3+ est établi autour de 2 camions lanceurs portant chacun huit « tubes » hermétiques M901 contenant les missiles, qui n'exigent aucun entretien extérieur. Le chargement s’effectue à l’aide d’une grue. Le système peut emporter jusqu’à 16 missiles. Chaque lanceur PAC-3+ comprend le système électronique amélioré du lanceur (ELES), une boîte de jonction contenant l'unité de diagnostic de la station de lancement (LSDU), une nouvelle interface et des câbles de lancement du PAC-3+. Le système ELES sert d’interface électrique entre le lanceur et les missiles et l’ECS situé à une distance maximale de 1’000 mètres, en les connectant à l’unité de gestion à l’aide de câbles à fibres optiques ou d’ondes radioélectriques dans la plage VHF (SINCGARS). L’ELES comprend un panneau de commande de démarrage, un panneau de commande de moteur de lanceur, un panneau de commande d’alimentation, un panneau d’interface de connecteur de lanceur et un boîtier de contrôle.  

Stations de commande (BMC4I):

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Afin de contrôler l’ensemble du système, le Patriot PAC-3+ dispose d’une station de commande de tir AN/MSQ-104 (ECS), montée sur un camion de 5 tonnes et une station de contrôle d’engagement (ICC), un groupe de mâts d'antenne pour les communications et le brouillage antiradar d'une hauteur de 31 mètres, monté sur un camion de 5 tonnes. Des groupes électrogènes alimentent l’ensemble du système. Le système est doté d’une liaison de données LInk16.

Formation :

Raytheon offre plusieurs solutions en vue de la formation :

 Hardware :

  • Dispositif d’entraînement reconfigurable.
  • Simulation hardware du radar, l’ECS et lanceur.
  • Simulation virtuelle du radar et des équipements de tests.

Formation basée sur la réalité augmentée (CAVE) :

- Simulation hardware de la communication

Software :

  • Simulation virtuelle 3D du radar, ECS, lanceurs.
  • Scénarios de formation Hi-Fi.
  • Simulateur de l’opérateur.
  • Leçons interactives sur ordinateurs portables ou tablette.

Annexe technique :

Le système Patriot dispose de deux fournisseurs, soit Raytheon ou Lockheed Martin. 

Pour le standard PAC3 :

 Raytheon : Radar AN/MPQ/53NG & missile GEM-T GaN (choix Suisse).

Lockheed Martin : Radar AN/MPQ-65 & missile PAC-3 ERINT.

Les deux versions de radars proposées dans le standard le plus récent sont équivalentes en terme de modernité et d'efficacité.

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Photos : 1 & 2 radar Raytheon AN/MPQ-53 amélioré 3 Tête de missile GEM-T @P.Kümmerling

 

 

 

21/08/2019

Mirage 2000 à Payerne !

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Le jeudi 22 août 2019 dans la matinée, six Mirages 2000 de l'Armée de l'air française se poseront sur la base aérienne de Payerne pour différents entrainements lors d'un exercice commun pendant une semaine. Ils repartiront le vendredi 30 août. Les français et les suisses utiliseront cette occasion pour s'entraîner conjointement et échanger leurs expériences. De tels exercices ont lieu régulièrement.

L'objectif de cet exercice sont la mise en commun d'expérience dans les domaines de la police aérienne et de la défense aérienne, mais aussi l'entrainement des procédures communes. Les Forces aériennes suisses profiteront aussi de ces journées pour comparer leurs capacités vis-à-vis d'une nation qui a une grande expérience opérationnelle.

Cet exercice a lieu régulièrement et en alternance entre les deux pays. Sur le plan juridique, cet entraînement se fonde sur l’accord entre la Suisse et la France relatif aux activités communes d’instruction et d’entraînement des forces armées françaises et suisses.(Sources DDPS).

Exercice « Epervier » :

L’Exercice « Epervier » n’est pas une première, il existe depuis plusieurs années entre nos deux pays. Dans le cadre des échanges bilatéraux, l’exercice “Epervier” se déroule chaque année à tour de rôle en Suisse et en France. Mais pour des raisons d’engagement sur des théâtres d’opération étrangers de l’Armée de l’air française, cet exercice avait été momentanément reporté ces dernières années.

Epervier, c’est l’occasion pour les deux Forces aériennes de s’entrainer conjointement au combat aérien longue portée BVR (Beyond Visual Range = hors de portée visuelle) et combat aérien rapproché (Dogfight) en enchaînant des missions simples 1 vs 1 puis, plus complexes 4 vs 4.

Il s’agit également de peaufiner les procédures d’engagement afin de parfaire la capacité commune d’engagement en matière de partenariat de défense aérienne.

Il faut rappeler que depuis plusieurs années le partenariat entre les deux pays à fortement augmenté dans le domaine de la sécurité en Europe et ce genre d’exercice, ainsi que l’entraînement au ravitaillement en vol des F/A-18 suisses sont devenus chose courante.

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