27/02/2017

La Russie recevra plus de 200 avions et hélicoptères cette année !

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Moscou, les Forces aérospatiales russes recevront 160 avions et hélicoptères pour l’année 2017 selon un communiqué du Ministère de la défense. Selon le commandant en chef des Forces aérospatiales russes, général Viktor Bondarev, l’état des Forces aériennes s’améliorent avec un taux de 55% appareils neufs.

La modernisation de l’aviation russe se poursuit à grand pas, l’année dernière ses ont 139 nouveaux avions de combat qui sont entrés en services. Cette année l’Armée de l’air devrait recevoir 140 nouveaux avions et une vingtaine d’hélicoptères.

Il faut ajouter à cela les nouveaux appareils qui vont venir moderniser l’aviation embarquée, soit presque autant d’avions et d’hélicoptères.

En parallèle à la livraison de nouveaux aéronefs, la Russie poursuit la modernisation de son parc de bombardiers stratégiques avec notamment les Tupolev Tu-22M et le Tu-160 « Blackjack » et la relance de la production de celui-ci.

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70% de l’armée doit être moderne en 2020 :

L’objectif de l’armée russe : toutes forces comprises, devra comporter 70% de systèmes modernes en 2020. En ce qui concerne les Forces aérospatiales russes, elles opèrent une incontestable remontée en puissance. Avec l’arrivée en service ces dernières années des appareils de types Su-35, Su-34, Su-30SM, en attendant celle du T-50 PAK FA prévu en 2018, ces nouveaux aéronefs ont redonner un tonus indéniable aux escadrons de chasse. Les pilotes, qui bénéficient pour leur formation de l'entrée en service d'un nouveau jet école le Yak-130, retrouvent par ailleurs des taux horaires d'entraînement proches, voire supérieurs dans certains cas, à ceux de l'OTAN. Avec la modernisation d'une partie des MiG-31, Su-24, Su-27, les Forces aériennes russes se dirigent indéniablement à l'horizon 2020-2025 vers une capacité accrue et particulièrement moderne. Le repositionnement de près de 260 avions de combat en Crimée, en plus, de ceux déjà présents, le long de la frontière avec les pays nouvellement membres de l’Otan lui donne une capacité très supérieure à celle que peut lui opposer aujourd’hui l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

Deux points faibles :

A ce jour, il reste encore deux points faibles qui devront être comblés au sein des Forces aérospatiales russes, il s’agit d’une part de combler le manque d’avions ravitailleurs. L’autre point concerne les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) et HALE (Haute Altitude Longue Endurance) dont elles sont dépourvues à ce jour. Mais ces deux points faibles vont être progressivement comblés d’ici 2020.

 

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Photos : 1 Su-30SM @ Fyodor Borisov 2 MiG-29K @ RACMIG 3 Tu-160@VVS

 

 

Un troisième Saab GlobalEye pour les EAU !

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Les Émirats arabes unis (EAU) ont commandé un troisième exemplaire du Saab « GlobalEye » d’alerte précoce et de contrôle aéroporté (AEW&C). Le contrat est estimé à près de 238 millions de dollars. Cette commande vient compléter la première qui avait été passée en juin 2016.

Le Saab GlobalEye :

Le système GlobalEye est basé sur une cellule de Bombardier Global jet 6000 est doté d’une électronique suédoise de chez Saab. Le système AEW&C GlobalEye dispose de la nouvelle version du radar « Erieye », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieur à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Selex-ES 7500E en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral. Le GlobalEye est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

 

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Photos : Le GlobalEye @ Saab

 

Nouvel IFF pour les NH90 italiens !

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Leonardo a remporté un contrat d'une valeur 11 millions d’euros, au nom du ministère italien de la Défense (Direzione degli Armamenti Aeronautici e per l'Aeronavigabilità - DAAA) pour fournir un nouvel interrogateur IFF pour les NH90.

Le nouvel IFF New Generation Identification Friend or Foe (NGIFF) appelé le SIT434/5, pour la marine italienne va être intégré à la flotte d’hélicoptères Nh90NH90 NFH. Le SIT434/5 a été intégré sur le NH90 NFH par Leonardo, et des tests de qualification effectués par la marine italienne se sont avérés un succès.

Le nouvel IFF permet aux opérateurs d'identifier les forces amies et de distinguer des menaces potentielles. Elle le fait en émettant un signal de «défi» pour les aéronefs non identifiés et de vérifier les réponses automatiques reçues, un véritable système de mot de passe d'appel et de réponse moderne.

A terme, tout les membres de l'OTAN devront disposer d'un équipement de type IFF mode 5 compatible, qui offre une meilleure sécurité de cryptage et d'autres avantages par rapport aux systèmes plus anciens.

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Photos : 1 NH90 italien 2 IFF SIT434 @ Leonardo

26/02/2017

Premier ravitaillement avec un KC-390 !

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L’avionneur brésilien Embraer a terminé avec succès le premier ravitaillement en vol à partir de son KC-390. Ce premier ravitaillement a été réalisé avec un Northrop F-5 de la force aérienne brésilienne. L’avion de chasse est venu se placer derrière le KC-390 est à procéder à l’approche du panier ravitailleur. Puis le pilote a pu enquiller le panier et recevoir le carburant. Le KC-390 était doté de deux tuyaux de ravitaillement. Ce test a eu lie non loin de la base aérienne de Santa Cruz près de Rio de Janeiro.

Frederico Lemos, directeur d'Embraer pour le développement, a déclaré que l'avion avait désormais fait ses preuves et notamment l’enveloppe de ravitaillement. Le KC-390 pourra également vole à faible vitesse pour effectuer des ravitaillement d’hélicoptères.

Le point sur les essais :

L’année prochaine Embraer procédera à des essais sur pistes austères y compris la glace et la neige. Les deux prototypes ont maintenant terminé 850 heures de vol avec des essais à 0,8 Mach jusqu'à 36.000 ft. Embraer a terminé les essais de flottement et confirmé les capacités du système « fly-by-wire » des commandes de vol en mode "normal" avec les protections d'enveloppe.

L’avionneur a commencé l'assemblage du premier avion de série sur la chaîne de montage de Gaviao Peixoto. Le deuxième avion suit de près. Les deux seront livrés à l'armée de l'air brésilienne en 2018. Plus tard cette année, la société va procéder à des évaluations de givrage artificielles à McKinley au sein du laboratoire d’Eglin AFB, en Floride, tandis qu'une série de vol avec vent de travers fort seront effectués à Punta Arenas au sud pointe du Chili.

La force aérienne brésilienne veut atteindre à la capacité opérationnelle initiale et la certification en 2017, alors que la capacité opérationnelle complète est prévue pour 2018.

L’Embraer KC-390 :

Le KC-390 est doté d’une avionique avec double affichage tête haute, avec un système de mission complet. L’avion est également doté d’un système complet d'autoprotection. Les pilotes disposeront de commandes «fly-by-wire» avec système de contrôle de vol et des fonctions optimisées, qui assureront d’excellentes performances avec un équipage réduit. L’équipage disposera de quatre grands écrans reconfigurables et de deux manches latéraux, le KC-390 permettra des utilisations sécurisées à partir de pistes semi-préparées. 

L’avion aura une capacité de décollage d’environ 72 tonnes avec une charge maximale de 20 tonnes. D’une longueur de 33,4 mètres et d’une hauteur de 11,4 mètres l’avion dispose d’une envergure de 33,9 mètres. Doté d’une porte cargo à l’arrière, l’avion pourra être également être aménagé rapidement pour le ravitaillement en vol, ainsi que pour des missions spécifiques, comme l’écoute électronique par exemple. Le KC-390 est motorisé par deux IAE V2500-A5.

 

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Photos : 1KC-390 2 Ravitaillement depuis le F-5 @FAB

 

 

25/02/2017

Scandale autour de la livraison de l'AW101 indonésien !

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Leonardo a livré le premier exemplaire du nouvel hélicoptère présidentiel AW101 à l’Indonésie. Mais le nouvel appareil est pour l’instant séquestré par la police et stocké dans un hangar. En effet, l’armée indonésienne enquête sur la procédure d’acquisition.

Rappel :

En novembre 2015, la Force aérienne indonésienne avait sélectionné l'hélicoptère Leonardo AW101 pour répondre à son exigence en matière de transport présidentielle. Trois hélicoptères devaient être commandés en version VIP.

Le feuilleton indonésien de l’AW101 :

Le choix de l’AgustaWestland AW101 avait été fait, selon un programme bien défini et en toute transparence. De fait, les responsables de la Force aérienne ont tout naturellement annoncés le choix final en ce qui concerne l’hélicoptère européen. Mais de son côté, le Président indonésien Joko Widodo à quant à lui, refusé ce choix. Il semble que celui-ci a ordonné l'achat d'un hélicoptère assemblé localement, ou avec un contenu local important. Hors, l’Indonésie ne dispose pas d’infrastructures permettant l’assemblage sur son sol d’un hélicoptère de ce type.

En juillet dernier, l'Armée de l'Air a proposé d'acquérir un AW101 unique, cette fois configuré pour des missions militaires et non plus en version VIP présidentiel. Mais, le général Gatot Nurmantyo, a exhorté l'annulation de l'acquisition prévue pour cet unique appareil par une lettre écrite au ministre de la Défense Ryamizard Ryacudu.

Sauf que l’AW101 en version militaire est bien arrivé en Indonésie au début du mois de février ! Les questions qui se posent aujourd’hui dans le pays sont : Comment l’acheteur a-t-il pu contourner la décision des politiques ? Quel budget a permis cet achat ?

La bataille des responsables indonésiens :

Cette affaire démontre les tensions qui existent entre le ministre, le commandant des forces armées et le chef de l’Armée de l’air. En effet, il semble bien que l’Armée de l’air indonésienne a passé commande de l’AW101 de son propre chef et ceci en contournant le processus d'approvisionnement régulier et de ses contrôles. Suite au prochain épisode !

 

Photo : l’AW101 livré à l’Indonésie @ Leonardo