12/09/2019

Pologne, un pas de plus en direction du F-35 !

 

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Washington confirme avoir autorisé une vente possible portant sur un total de 32 avions de combat Lockheed-Martin F-35 pour la Pologne. Le montant de la transaction est estimé à 6,5 milliards de dollars. Le contrat comprend également 33 réacteurs Pratt & Whitney F-135, l'armement les équipements connexes.

Campagne agressive de Lockheed Martin :  

La Pologne est engagée dans un effort important de modernisation de son armée. La mise à jour de la flotte de F-16 était déjà une étape importante. L’avionneur américain Lockheed Martin a déployé de nombreux efforts pour convaincre Varsovie d’opter pour le F-35, plutôt que de commander un nouveau lot de F-16. La Pologne cherche depuis un certain temps à remplacer ses flottes de MiG-29 et Su-22 encore en service. Lockheed Martin souligne que le F-35 est le seul chasseur de la 5e génération actuellement produit en série et que ses capacités de combat sont uniques par rapport à ses concurrents. La campagne du F-35 en Pologne a débuté officiellement lors de l'événement MSPO 2015.

A cette époque, le directeur de Lockheed Martin responsable du développement commercial international du programme F-35 avait fait remarquer que  les capacités de combat des jets de 5ème génération ne peuvent être comparées à celles des chasseurs de la génération précédente, tels que F 16. Grâce à la technologie furtive et au fait que tous les éléments du chasseur, y compris l'armement, le carburant ou les capteurs, sont dissimulés à l'intérieur du chasseur, l'avion devrait avoir plus de chances de survivre dans des conditions de combat denses et un environnement de défense adverse. Une autre caractéristique du chasseur F-35 est visible lors de l’utilisation de capteurs multi-spectres de pointe, notamment des 6 caméras infrarouges. Lockheed Martin a également fait valoir aux polonais que le radar actif phasé AN/APG-81 de type AESA qui permet de suivre les menaces aériennes et terrestres en même temps. Les jets vont opérer en utilisant une tactique de «groupe de loups»  à quelques kilomètres de l’avion, ce qui permet à une petite quantité de chasseurs de contrôler de vastes zones. Les F-35 vont pénétrer dans les systèmes de défense de l'ennemi, ce qui permettra aux cellules de la 4ème génération de mener à bien leurs tâches. On le comprend, l’avionneur a fait jouer ici l’interopérabilité de son F-16 modernisé et du F-35 en tant que complément indispensable à l’aviation polonaise.

La tactique de l’avionneur semble donc avoir fait mouche dans les hautes sphères de Varsovie, laissant une fois de plus les concurrents sur le banc de touche. Bien que rien ne soit encore signé, il semble que la Pologne ne s’intéresse pas aux nombreux problèmes de l’avion ni de la protection des données du client.

Photo : F-35 @ Lockheed Martin

 

11/09/2019

Livraison du premier Gripen E au Brésil !

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L’avionneur Saab a franchi une étape importante avec la livraison du premier Gripen E F-39 FAB41000 au Brésil. Marqué par une cérémonie à Linköping (Suède) le 10 septembre, le premier avion brésilien Gripen E a été livré pour lancer le programme d'essais en vol. Le F-39 a effectué une démonstration aérienne pour les invités.

Les essais de qualification en vol seront effectués en Suède avec des pilotes et une équipe de techniciens brésiliens (FAB & Embraer). Les logiciels définitifs et l’IRST doivent encore être installés. Puis l’avion sera transférer au Brésil pour poursuivre la campagne d'essais en vol dans le pays. L’appareil sera suivi par d’autres aéronefs qui prépareront le terrain pour la transition de la Force aérienne Brésilienne (FAB) dans le pays. En 2021, la FAB recevra à un rythme régulier ses avions pour équiper ses premières escadrilles.

Une cérémonie marquant cette étape importante a eu lieu à Linköping, en Suède, le 10 septembre. Fernando Azevedo e Silva, ministre brésilien de la Défense; Le lieutenant brigadier Antonio Carlos Moretti Bermudez, chef des forces aériennes brésiliennes; Nelson Antonio Tabajara de Oliveira, ambassadeur du Brésil en Suède; Le lieutenant brigadier Carlos Augusto Amaral Oliveira, chef d'état-major de l'armée de l'air brésilienne; Peter Hultqvist, ministre suédois de la Défense; Le major général Mats Helgesson, commandant des forces aériennes suédoises; et représentant Saab Håkan Buskhe, président et chef de la direction; et Jonas Hjelm, vice-président directeur et responsable du secteur aéronautique de Saab.

«Avec l'industrie brésilienne, je suis fier de participer à la construction d'un partenariat stratégique à long terme avec le Brésil et l'armée de l'air brésilienne. Avec le Gripen E, le Brésil aura l’un des combattants les plus avancés au monde et le programme de transfert de technologie permettra au Brésil de développer, de produire et de maintenir des chasseurs supersoniques », a déclaré Håkan Buskhe, président et chef de la direction de Saab.

«Le Gripen augmente la capacité opérationnelle de l'armée de l'air brésilienne et renforce le partenariat qui assure le transfert de technologie au Brésil, favorise la recherche et le développement industriel dans les deux pays», a déclaré Fernando Azevedo e Silva, ministre brésilien de la Défense.

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Rappel :

Le partenariat avec le Brésil a débuté en 2014 avec un contrat pour le développement et la production du 36 Gripen E/F (F-39 au Brésil) pour l'armée de l'air brésilienne, y compris les systèmes, le support et les équipements associés. Saab pilote le développement de l'industrie aéronautique locale par l'intermédiaire de ses partenaires nationaux dans le programme brésilien Gripen E, qui comprend un programme complet de transfert de technologie au Brésil, qui doit être exécuté sur une période d'environ dix ans.

Les avions brésiliens Gripen E/F sont développés et fabriqués avec la participation de techniciens et d’ingénieurs brésiliens. Cette intégration fait partie du transfert de technologie et vise à fournir les connaissances pratiques nécessaires à la réalisation de ces mêmes activités au Brésil. À partir de 2021, l'assemblage complet de 15 appareils commencera au Brésil. Le développement du Gripen F à deux places progresse avec des activités étendues au sein du réseau de conception et de développement Gripen à Gavião Peixoto au Brésil. Les livraisons de Gripen F devraient débuter en 2023.

Cinq pays exploitent actuellement la famille Gripen: la Suède, l’Afrique du Sud, la République tchèque, la Hongrie et la Thaïlande, et le Brésil va bientôt le rejoindre. L’Empire Test Pilots ’School (ETPS) du Royaume-Uni utilise le Gripen comme plate-forme pour la formation des pilotes d’essai.

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Photos : Cérémonie de réception @ Saab

 

07/09/2019

La FAB réceptionne sont premier KC-390 !

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L'armée de l'air brésilienne (FAB) a réceptionné son premier avion de transport multirôle Embraer KC-390 lors d'une cérémonie à la base aérienne d'Anápolis, près de la Capitale Brasilia, le 4 septembre dernier. La FAB est actuellement en plein préparatifs en vue de la mise en service de l’avion avec son premier groupe de transport de troupes. L’avionneur brésilien Embraer a organisé de son côté une formation théorique et pratique avec les équipes de l'armée de l'air pour commencer les opérations.

Lors de la cérémonie de remise, le commandant de l'aviation brésilienne, le lieutenant-brigadier Antonio Carlos Moretti Bermudez a déclaré : «L'intégration du KC-390 dans l'aviation brésilienne est une étape importante, sa modernité apportera une mise en œuvre et une amélioration de la doctrine d'utilisation de ce vecteur à missions multiples, contribuant ainsi grandement à l'accomplissement de la mission consistant à contrôler, défendre et intégrer les 2,2 milliards sous notre responsabilité. »

Dans le cadre de son contrat d’achat avec les forces aériennes brésiliennes, Embraer a annoncé la signature d’un contrat de services et de support d’une durée de cinq ans. Ce contrat lui confie la responsabilité du soutien logistique et technique, du contrôle de la maintenance, de la réparation des composants, du personnel d’appui pour la mise en service de l’avion et de la fourniture du matériel. L’accord porte également sur l’analyse structurelle, l’élaboration de bulletins de maintenance, la peinture des avions et d’autres services, indique le constructeur. 

Rappel : 

Le développement du KC-390 a été lancé en 2009 sous la forme d'un projet commun entre l'armée de l'air brésilienne et Embraer. Le premier exemplaire a volé en 2015.

L'armée de l'air brésilienne a commandé 27 appareils supplémentaires. En juillet, l’aviation portugaise est devenue le premier client à l’exportation du KC-390 avec une commande ferme de cinq exemplaires. Par ailleurs, Embraer a 33 lettres d’intention pour le KC-390, dont six de l’aviation argentine, six de l’aviation chilienne, 12 de l’aviation colombienne, deux de l’aviation tchèque de la société de services d’aviation SkyTech.

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L’Embraer KC-390 :

Le KC-390 est doté d’une avionique avec double affichage tête haute, avec un système de mission complet. L’avion est également doté d’un système complet d'autoprotection. Les pilotes disposent de commandes «fly-by-wire» avec système de contrôle de vol et des fonctions optimisées, qui assurent d’excellentes performances avec un équipage réduit. L’équipage dispose de quatre grands écrans reconfigurables et de deux manches latéraux, le KC-390 permet des utilisations sécurisées à partir de pistes semi-préparées. 

L’avion a une capacité de décollage d’environ 72 tonnes avec une charge maximale de 20 tonnes. D’une longueur de 33,4 mètres et d’une hauteur de 11,4 mètres l’avion dispose d’une envergure de 33,9 mètres. Doté d’une porte cargo à l’arrière, l’avion peut être également aménagé rapidement pour le ravitaillement en vol, ainsi que pour des missions spécifiques, comme l’écoute électronique et le largage de parachutistes par exemple. Le KC-390 est motorisé par deux IAE V2500-A5. Selon l’avionneur Embraer, les deux moteurs à double flux et la conception en flèche des ailes le rendent plus efficace et lui confère «le coût du cycle de vie le plus bas du marché».

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Photos : 1 & 3 KC-390 2 Cockpit  @Embraer

05/09/2019

Police aérienne, les heures de bureaux appartiennent au passé !

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Ce mercredi les Forces aériennes ont fait le point sur la mise en place de la police aérienne, lors d’une conférence de presse sur la base aérienne de Payerne, suivi d’une démonstration de décollage de deux appareils armés. Le bilan est positif et l’extension des interventions depuis le début de cette année tous les jours de 06h00 à 22h00 fonctionne bien. D'ici fin 2020, deux avions armés seront complètement disponibles sept jours sur sept, 24 heures sur 24 

06H00 à 22H00 :

Actuellement, la police aérienne est disponible de 6h à 22h et ceci 365 jours par an. Le développement du service de police aérienne se poursuivra jusqu’à fin 2020 pour atteindre la pleine capacité avec deux avions armés opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an (PA24/24).

Nous sommes maintenant entrés dans l’avant-dernière étape avant la disponibilité complète. Il faut cependant noter que ces deux dernières années des exercices ponctuels ont été réalisés pour tester la PA24 24/24 avec des mises en piquet ininterrompus de deux avions armés et ceci durant 36 heures. Avec cette mesure, les Forces aériennes poursuivent deux objectifs : il s’agit, d’une part, de pouvoir ordonner de temps à autre une augmentation aléatoire de la disponibilité afin de rester imprévisible en cassant la routine et, d’autre part, d’acquérir des connaissances utiles pour la mise en œuvre des phases ultérieures, où la disponibilité est plus élevée.

Surveillance radar 24/24 depuis 2005 : 

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité  a été démontrée à plusieurs reprises. On oublie souvent, que si nos avions n’ont pu décoller par le passé, ce sont bien les aiguilleurs du ciel de l’armée qui ont coordonné les interventions des Forces aériennes voisines. Coordination par exemple, lors du cas de l’avion d’Ethiopian Airlines détourné sur Genève a été escorté d’abord par les Italiens, puis par les français.  Le projet PA24 va permettre de réaliser la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum QRA15 (Quick Reaction Alert). Cependant, selon l’exigence de la situation, ce temps peut être réduit à QRA8 pilote dans l’avion moteur éteint et QRA3 pilote dans l’avion, moteurs en fonction.

Pourquoi faut-il attendre 2020 ? 

Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question, le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive qui a été mise ne place : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 « Hornet » de jour comme de nuit et les week-ends, il était impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faut 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

Recrutement et formation additionnelles requis (3 années de formation) :

FA = 54 mécaniciens/électroniciens, 5 chefs d’équipe.

Base logistique de l’armée (BLA)= 20 mécaniciens/électriciens.

Base d’aide au commandement (BAC) = 1 électroniciens.

Skyguide : 9 contrôleurs aériens.

Il faut également noter qu’une partie du personnel au sol est également formé en tant que pompier avec un entraînement spécifique pour intervenir et neutraliser le feu sur un avion de combat armé de munitions réelles (missiles, obus). Le temps de réaction est très court, soit 90 secondes.

Le recrutement et la formation de ces personnes sont nécessaires pour renforcer les équipes déjà présentes pour assurer le tournus de la PA24, il faut pouvoir disposer de deux relèves de 11 personnes au sol sur la base et ceci en permanence. A cela s’ajoute 5 pilotes.

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Le principe de police du ciel :

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Les deux avions sont affectés principalement à des « Hot Missions » et à des « Live Missions ». Dans le premier cas, il s’agit d’engagements déclenchés par la présence d’aéronefs qui violent la souveraineté de l’espace aérien de la Suisse ou qui commettent de graves infractions aux règles du trafic aérien, sans oublier les aéronefs ayant un problème technique (panne radio, problèmes de motorisation et/ou des instruments de navigation). Les « Live Missions », quant à elles, sont des contrôles ponctuels d’avions officiels appartenant à des Etats étrangers qui, pour survoler la Suisse, ont besoin d’une autorisation de vol diplomatique (Diplomatic Clearance). Il peut arriver que l’avion annoncé ne soit pas celui qui traverse notre espace aérien.

Un espace aérien très fréquenté :

Notre pays se trouve au cœur des couloirs aériens européens, plus de 3'000 aéronefs de toutes tailles survolent au quotidien notre pays en moyenne. Les pannes, erreurs de pilotage et autres violations sont malheureusement choses fréquentes. Les avions de ligne, jets privés évoluent à haute altitude et souvent à grande vitesse. Les pilotes de « Hornet » doivent parfois, selon les cas, accélérer jusqu’au passage du mûrs du son, afin de rattraper l’avion sujet à un problème, causant malheureusement quelques désagréments en terme de bruit à la population. Cependant, il faut garder à l’esprit que ceux-ci ne sont rien face aux drames que de telles interventions ont probablement permis d’éviter. Pour l’année 2019, la PA24 enregistre déjà 11 « Hot Missions » et 166 « Live missions ».

La Police du ciel c’est :

Plus de sécurité afin d’éviter une catastrophe dans notre espace aérien.

Une amélioration de la collaboration avec les Forces aériennes voisines. La Suisse est un partenaire incontournable pour la sécurité au centre Europe.

L’application de notre souveraineté aérienne et politique. 

La création de 100 emplois sur le site de Payerne avec aujourd’hui 364 emplois sur la base aérienne.

Un meilleur taux de disponibilité des avions. Les mécaniciens de piquets pour la PA24 sont occupés, lorsqu’ils ne sont pas à préparer un décollage en urgence, à la révision d’avions 24/24, ainsi que le week-end. Les cycles de révision G3 (300heures) et G6 (600heures) seront effectués dans les nouvelles halles (H4) actuellement en cours d’achèvement.

En parallèle à la PA24, de nouvelles infrastructures modernes (dortoirs, salles d’eau, bureaux) pour les pilotes et le personnel au sol sont actuellement en phase de finalisation. Une nouvelle centrale écologique de chauffage fonctionnant avec de pellet de bois sera bientôt mise en service, additionnée par des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments.

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Photos : 1 Hornet au roulage pour décoller 2 Dans le box  @P.Kümmerling

 

02/09/2019

Le KJ-600 AEW, le Hawkeye chinois ! 

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La Chine travaille à l’amélioration de sa capacité de détection et d’alerte lointaine pour venir équiper son aéronavale.  L’actuel porte-avions chinois le Liaoning ne peut compter aujourd’hui que sur des hélicoptères aéroportés d’alerte avancée et sur un système radar intégré pour détecter les ennemis, ce qui limite considérablement la détection en profondeur du dispositif aéronaval contrairement à la marine américaine qui dispose du « Hawkeye ».

Le KJ-600 AEW&C :

La marine chinoise ne peut déployer pour l’instant un avion d'alerte et de contrôle (AEW & C) aéroporté pouvant être déployé en tant que centre de commandement dans le ciel, collectant des informations et coordonnant les navires pour former une force de frappe plus puissante. Cette faiblesse et en passe d’être corrigée avec l’arrivée prochaine du KJ-600. Construit par la société Xian Aircraft Corporation (XAC), le KJ-600 pèse environ 30 tonnes et est propulsé par deux turbopropulseurs FWJ-6C. Le KJ-600 est basé sur l'expérience acquise avec le démonstrateur technologique JZY-0, une variante à quatre gouvernails de l'avion de transport Y-7. En raison de son poids élevé et de sa puissance moteur limitée, le KJ-600 est conçu pour décoller du porte-avions en utilisant uniquement une catapulte. L’appareil ressemble à si méprendre au E-2 « Hawkeye » de Northrop-Grumman. Le KJ-600 serait équipé d’un radar construit par l’Institut 603 de type AESA à basse fréquence, efficace contre les avions furtifs. Reste que le KJ-600 doit encore ffectuer son vol inaugural prochainement.

Destiné à la prochaine génération de porte-avions ?

Une réplique d'un avion d'alerte avancée KJ-600 aéroporté a été photographiée installée sur un pont de réplique de porte-avions ne nouvelle génération en août 2018. Selon plusieurs observateurs, l’avion devrait venir équiper la prochaine génération de porte-avions chinois utilisant un système de catapulte électromagnétique de type EMALS.

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Photos : 1 Image de synthèse du KJ-600 AEW&C @XAC 2 Maquette d’essais sur une réplique de porte-avions@ CCTV